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des notes et des mots


fille du peuple

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fille du peuple Membre 73 messages
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Des notes et des mots

Un violon, une rose, un patio. Une brume légère. Un puits, une roue en bois, une sérénade.

Une grenouille, un nénuphar, un îlot. Un voile de parfum. Un rouet, une vieille femme, un frisson.

Des caresses pour des mots, du vent pour des notes. Des do pour des notes, des si pour des mots.

Le violon joue. Un rêve effrité, basculé, bousculé. Les doigts courent sur des touches blanches

et noires. Rien n'est dit, tout est retenu. Des doigts longs et agiles agonisent de ne pouvoir mettre des mots sur des mi bémol ou des fa dièse. Des silences plus lourds que des paroles. Des silences

plus secret que des notes.

Sage.

Une accélération. Des flots de paroles muettes. Des fa si do, des mi ré sol. Des accentuations freinent des éclaboussures. Des tourbillons. Répétés. Le même rythme. Plus soutenu. Les doigts longs et agiles s'évertuent à répéter des mots. Rien que des mots qui s'agitent dans tout les sens. Mots sourds. é pas perdus vers un abysse. Timide de beauté, murmure de délicatesse, les doigts longs et souples galopent sur des touches blanches et noires. Des mots soufflés. Des mots happés. Des mots au son parfait et pur, sans voyelles ni consonnes. Juste des notes. Des notes qui épinglent des mots, des mots qui étriquent des notes. Des doigts qui serrent des mots et des notes. Une prison de mots et de notes, bouche aux barreaux d'acier. Un son aigu, des mots feutrés. Une ceinture en cuir serre trop un ventre. Des notes et des mots feutrés, seulement, surgissent de la bouche béante. Des notes s'interdisent toute frivolité gourmande. Des mots se taisent. Les doigts fouillent la chair

des notes et violent les mots. Ricochet de pensées âpres. Des mots à contresens, des notes à contre-courant. Des mots s'essoufflent, des notes dérapent. Suivant l'instant, suivant la saison, les notes

exhalent de la vase d'une mare le parfum d'une cavalière.

Une cascade de notes pour un torrent de mots. Juste une note à côté d'une autre note. Une note

broie une autre note. Une croche noire galbe les formes d'une ronde blanche.

Parjure de notes et de mots.

Sans m'apitoyer. Ne rien laisser paraître. Se laisser aller.

Une blanche vaut bien une noire. Des doigts longs et souples courent encore sur une marelle. Simple jeu. Jeu acide. Mots habituels. Lassitude. Errance. Ne rien connaître des notes et des mots

pour ne pas laisser sa colère déborder. Lire les notes, c'est peut-être lire des mots.

J'arrête,

Trop de mots, pas assez de notes.

Non.

La caresse du vent glisse sur les mots, sur mes notes. Le désir du vent se pose ailleurs mais jamais sur mes mots, sur les notes. Jamais. Gueule d'écume dégorgeant un amour bavant sur papier buvard. Une noire hache une blanche, la blanche glapit. Une lettre boisée brame une plénitude,

tandis qu'une note de rubis roule dans un abîme de fraîcheur. Note bafouée, mot balayé.

Note espiègle contre mot platonique.

Toujours se taire. Encore se taire.

Tout casser.

La colère monte et monte. Passer les brassées de mots et de notes à travers une vitre pour le son

de l'éclat du cristal. Lacérer des sonorités. Miroir qui explose. Des serpents n'arrêtent pas de

s'entortiller jusqu'au cou de passage.

Des notes alvéolées. Encore des notes. Des mots, des notes.

Chacun entend les mots, les notes, comme il veut. Elle, cela lui dure depuis longtemps, trop longtemps qu'elle scalpe sa colère contre elle-même. Elle maudit cette avalanche de sons. Trop rusées

vos notes. Merci. Trop de bruit. Pas assez de mots. Elle craque. En a-t-elle le droit ?

Non.

Les notes cognent, s'entrechoquent. Dormir à l'infini. Une croche noire vaut bien un mot froissé. Le droit de quoi ? Taper une note. Un mot fait une croche à une noire. Des mots résonnent

des notes suspendues dans le couloir d'un dortoir. Jouer un mot, écrire une note. Composer

une plainte, s'endormir dans cri strident. Hurler tout en haut d'une montagne glacée, tonner des notes et des mots. Les touches usées, les mots n'ont plus de sens. Le violon ne possède pas de touches, juste des cordes. Plus rien ne hasarde, le pantin se désarticule. Le piano n'a pas de cordes, juste

des touches noires et blanches sans ardeur. Les doigts fous déchaînent le vent. Les doigts

ne protestent pas, ils jouent une complainte sans fêlure. Le pantin n'a plus de fils. Les fils

sont des notes. Le pantin n'est plus un polichinelle dont les mots s'épuisent sur une bouche,

grimace ou sourire, pauvre demi-soleil sans mots. Des mots trop longs, des notes trop courtes.

Le pantin, juste du bois, se consume dans l'âtre rouge flamboyant. Les notes sont mortes, les mots sont vides. Des aréoles de mots et de notes font danser les flammes de la partition et valser

le pantin. Plus de clé de sol, plus de majuscule. Une gamme de mots pour une page de note.

Des mots sans images, des notes sans mélodie. Un violon pour écrire des mots, un parchemin pour composer une symphonie.

Deux croches pour faire une blanche, deux noires pour faire une croche.

Deux ailes pour faire une elle, une elle pour faire la sève.

Une vieille femme défraîchie tient un violon dans une main, dans l'autre une marionnette sans fils. éventail de mots, de notes. Epouvantail de sentiments posés sur l'herbe bleue d'un mois ignoré

du calendrier. Violon éventré, archer jeté, les notes grincent. Plume brisée, encrier vidé, les mots cinglent. Les mots sont doux, les notes sont mélodieuses. Les doigts rayent un ventre qui se tord,

un ventre de n¿uds et de double-n¿uds. Les doigts jouent une gamme sur un ventre agonisant.

Les notes sont lancéolées, les mots, électriques. Les cordes détendues, le violon se tait. Les mots rayonnent ailleurs. Le vent d'une caresse sur une joue, trop souvent humide, efface les derniers mots.

Les mots invitent les notes pour une valse. Les mains refusent.

Tout se rejoue, tout se récrit¿

Une histoire sans tiroirs, sans butoir. Des blanches charnues, des noires sabrées. Un mot oisif s'enroule autour d'une note qui se sculpte exquise. Tout reste fluide, tout devient rigide. Des blanches en cratères, des noires fiévreuses. Une note essoufflée, un sourire frappé. Prison de notes, mots échappés. Une neige de petites notes froides décline en petits mots. Une note poivrée dédaigne

un mot acidulé.

La vieille femme corrige son chignon de laine et de paille dégringolant. Malicieuses, les mains approuvent. De ses doigts vivants, elle amende son avalanche de fils grisonnants. Elle ne meurt plus. Elle badine du violon, une marionnette de vie s'agite près d'un feu dans la cheminée. Les mots et les notes sont en audace. Une blanche épouse une noire, une noire s'aligne sur une blanche, tout est foisonnement. Le tourbillon des mots anime une farandole de couleurs. La vieille femme saisit sept crayons de pastel gras et ébauche l'écharpe de Vénus pour épanouir son c¿ur.

Un violon ose une mélodie dans un patio où s'étirent des roses anciennes¿

Des pétales ourlés d'un rose délicat glanent, sur fond velouté, une blancheur candide d'imagination.

Fille du peuple.

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j'aime bien, bien que j'avoue qu'il manque une musique d'accompagnement, mais si tu permets, ze poste aussi ça, euh ouais bon uniquement si tu me permets :cray:

----------------------------------------------------------------------------

La silhouette d'Elizabeth se découpait dans le demi-jour matinal tandis que j'ouvrais le garage. Ses lunettes de soleil et sa fine robe transparente lui donnaient l'allure d'une de ces touristes que la côte accueille ordinairement l'été. Et pourtant, il s'agissait bel et bien d'Elizaheth, celle qui m'avait appelé hier soir et si désireuse de me revoir après dix années d'absence. Sylvie et les enfants dormaient encore à cette heure-ci, mais cela n'allait pas durer.

_ Vous resterez bien boire le café avec nous ? Lançai-je d'un air détaché.

Elle tourna alors la tête vers moi, m'aperçut et son visage s'éclaira. D'un coup sec, j'achevai de repousser la porte du garage, puis retroussai les manches de ma chemise déjà humide sous la chaleur de la côte bretonne.

La jeune femme pénétra dans l'allée de la maison, puis me toisa comme si elle ne me reconnaissait, avant de m'étreindre brutalement. Ses cheveux soyeux dégageaient un parfum aussi envoûtant que celui de notre première fois, et me faisaient toujours autant d'effet.

_ J'ai besoin de toi, fit-elle comme pour rompre le charme.

Au même moment, des volets claquèrent et je levai la tête vers mon épouse encore revêtue de sa chemise de nuit. Celle-ci nous aperçut et comprit aussitôt ; sans besoin de le lui demander, je savais qu'un petit-déjeuner pour cinq nous attendrait dans la salle à manger.

_ Nous t'hébergeons avec plaisir jusqu'à ce que tu trouves un appartement.

Elle s'écarta de moi, sourit d'un air gêné puis ôta ses lunettes de soleil.

_ Il ne vaut mieux pas.

Ses yeux si purs qui ne m'avaient plus fasciné depuis une éternité arboraient un hématome indiquant clairement que mon ancienne petite amie avait de nouveaux ennuis.

La côte bretonne résonnait déjà des cris des mouettes tandis que nous rentrions à l'intérieur, Elizabeth ayant réajusté ses lunettes avant de saluer les enfants.

Sylvie était au courant depuis le coup de téléphone de hier soir, aussi elle éprouvait la même curiosité que moi à l'égard de notre invitée. Les deux femmes se valaient physiquement, distraitement je me dis que ce sont souvent d'infimes détails qui font que nous choisissons une personne comme conjointe. La tasse de café fumante portée à mes lèvres, je les laissai faire connaissance de manière détendue tout en observant Elizabeth avec plus d'attention. En dépit de l'hématome, l'expression de son visage conservait l'air séduisant que je lui avais trouvé à l'époque.

« Olivier était charmant au début, je l'ai rencontré dans le bar peu après notre rupture », commença Elizabeth tandis que ma femme et moi, de chaque côté de la table, écoutions attentivement son récit.

« J'étais en colère et buvais martini sur martini, puis il s'est approché, il était serveur dans cet établissement, et m'a glissé à l'oreille qu'ils ne pouvaient pas me laisser repartir dans cet état éméché. Alors j'ai sorti mon porte monnaie et m'apprêtais à régler l'addition lorsque je l'ai revu sans sa tenue de serveur, les clés de sa voiture à la main. J'ai protesté, mais nous avons fini par coucher ensemble. Le premier soir. Ensuite, rapidement, il a emménagé chez moi. Nous n'éprouvions rien l'un pour l'autre mais il m'évitait de penser à toi »

Imperceptiblement, Sylvie se retenait de me regarder, je tiquai moi-même en m'efforçant de ne pas repenser à ce jour-là, dont je conservais pourtant un souvenir net.

« Il habitait toujours officiellement au 41 avenue de l'Etoile, ce n'était pas un emménagement définitif, nous le savions tous les deux. Et j'ignorais ce qu'il faisait pendant que je me rendais au travail, ce boulot de caissière que j'avais à l'époque.

J'ai pressenti que quelque chose le préoccupait un soir où il est sorti précipitamment de l'appartement peu de temps après avoir éteint la télévision, alors que nous venions de regarder les informations du vingt heures. Il y avait eu un meurtre, et des protagonistes auxquels je n'avais guère fait plus attention que d'habitude devant l'écran de télé étaient impliqués dans une affaire de stupéfiants. Le lendemain matin, j'ai pourtant reconnu l'un des types, quand Olivier est revenu chez nous avec son pote. Les jours suivants, j'étais convaincue que les potes de mon petit ami étaient les mêmes que ceux que j'avais vu à la télévision. Alors j'ai cherché un prétexte pour chasser Olivier de ma vie, je ne voulais pas d'histoires. Au moins je voulais savoir ce qu'ils fabriquaient chez lui, puisque c'était là bas qu'ils passaient l'essentiel de leurs journées.

Bien mal m'en a pris ; c'était la dernière fois que je quittais mon chez moi. Aujourd'hui, c'est devenu un appartement scellé, et les flics me recherchent. ».

Les enfants jouaient dehors, la matinée avançait progressivement, ma femme et moi échangions des regards perplexes tout en écoutant notre invitée. Ni l'un ni l'autre n'avait encore la moindre idée de ce que Elizabeth sollicitait de nous.

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j'aime bien, bien que j'avoue qu'il manque une musique d'accompagnement, mais si tu permets, ze poste aussi ça, euh ouais bon uniquement si tu me permets :cray:

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La silhouette d'Elizabeth se découpait dans le demi-jour matinal tandis que j'ouvrais le garage. Ses lunettes de soleil et sa fine robe transparente lui donnaient l'allure d'une de ces touristes que la côte accueille ordinairement l'été. Et pourtant, il s'agissait bel et bien d'Elizaheth, celle qui m'avait appelé hier soir et si désireuse de me revoir après dix années d'absence. Sylvie et les enfants dormaient encore à cette heure-ci, mais cela n'allait pas durer.

_ Vous resterez bien boire le café avec nous ? Lançai-je d'un air détaché.

Elle tourna alors la tête vers moi, m'aperçut et son visage s'éclaira. D'un coup sec, j'achevai de repousser la porte du garage, puis retroussai les manches de ma chemise déjà humide sous la chaleur de la côte bretonne.

La jeune femme pénétra dans l'allée de la maison, puis me toisa comme si elle ne me reconnaissait, avant de m'étreindre brutalement. Ses cheveux soyeux dégageaient un parfum aussi envoûtant que celui de notre première fois, et me faisaient toujours autant d'effet.

_ J'ai besoin de toi, fit-elle comme pour rompre le charme.

Au même moment, des volets claquèrent et je levai la tête vers mon épouse encore revêtue de sa chemise de nuit. Celle-ci nous aperçut et comprit aussitôt ; sans besoin de le lui demander, je savais qu'un petit-déjeuner pour cinq nous attendrait dans la salle à manger.

_ Nous t'hébergeons avec plaisir jusqu'à ce que tu trouves un appartement.

Elle s'écarta de moi, sourit d'un air gêné puis ôta ses lunettes de soleil.

_ Il ne vaut mieux pas.

Ses yeux si purs qui ne m'avaient plus fasciné depuis une éternité arboraient un hématome indiquant clairement que mon ancienne petite amie avait de nouveaux ennuis.

La côte bretonne résonnait déjà des cris des mouettes tandis que nous rentrions à l'intérieur, Elizabeth ayant réajusté ses lunettes avant de saluer les enfants.

Sylvie était au courant depuis le coup de téléphone de hier soir, aussi elle éprouvait la même curiosité que moi à l'égard de notre invitée. Les deux femmes se valaient physiquement, distraitement je me dis que ce sont souvent d'infimes détails qui font que nous choisissons une personne comme conjointe. La tasse de café fumante portée à mes lèvres, je les laissai faire connaissance de manière détendue tout en observant Elizabeth avec plus d'attention. En dépit de l'hématome, l'expression de son visage conservait l'air séduisant que je lui avais trouvé à l'époque.

« Olivier était charmant au début, je l'ai rencontré dans le bar peu après notre rupture », commença Elizabeth tandis que ma femme et moi, de chaque côté de la table, écoutions attentivement son récit.

« J'étais en colère et buvais martini sur martini, puis il s'est approché, il était serveur dans cet établissement, et m'a glissé à l'oreille qu'ils ne pouvaient pas me laisser repartir dans cet état éméché. Alors j'ai sorti mon porte monnaie et m'apprêtais à régler l'addition lorsque je l'ai revu sans sa tenue de serveur, les clés de sa voiture à la main. J'ai protesté, mais nous avons fini par coucher ensemble. Le premier soir. Ensuite, rapidement, il a emménagé chez moi. Nous n'éprouvions rien l'un pour l'autre mais il m'évitait de penser à toi »

Imperceptiblement, Sylvie se retenait de me regarder, je tiquai moi-même en m'efforçant de ne pas repenser à ce jour-là, dont je conservais pourtant un souvenir net.

« Il habitait toujours officiellement au 41 avenue de l'Etoile, ce n'était pas un emménagement définitif, nous le savions tous les deux. Et j'ignorais ce qu'il faisait pendant que je me rendais au travail, ce boulot de caissière que j'avais à l'époque.

J'ai pressenti que quelque chose le préoccupait un soir où il est sorti précipitamment de l'appartement peu de temps après avoir éteint la télévision, alors que nous venions de regarder les informations du vingt heures. Il y avait eu un meurtre, et des protagonistes auxquels je n'avais guère fait plus attention que d'habitude devant l'écran de télé étaient impliqués dans une affaire de stupéfiants. Le lendemain matin, j'ai pourtant reconnu l'un des types, quand Olivier est revenu chez nous avec son pote. Les jours suivants, j'étais convaincue que les potes de mon petit ami étaient les mêmes que ceux que j'avais vu à la télévision. Alors j'ai cherché un prétexte pour chasser Olivier de ma vie, je ne voulais pas d'histoires. Au moins je voulais savoir ce qu'ils fabriquaient chez lui, puisque c'était là bas qu'ils passaient l'essentiel de leurs journées.

Bien mal m'en a pris ; c'était la dernière fois que je quittais mon chez moi. Aujourd'hui, c'est devenu un appartement scellé, et les flics me recherchent. ».

Les enfants jouaient dehors, la matinée avançait progressivement, ma femme et moi échangions des regards perplexes tout en écoutant notre invitée. Ni l'un ni l'autre n'avait encore la moindre idée de ce que Elizabeth sollicitait de nous.

Je permets... :o

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Membre, Explorateur de gaufrette, 51ans Posté(e)
Sagara san Membre 12 465 messages
51ans‚ Explorateur de gaufrette,
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Style d'ecriture bien particulier fille du peuple, mais tres agreable a lire.

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Membre, Posté(e)
fille du peuple Membre 73 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Merci sagara. On ne la déja dit. Mais je sais pas faire autrement. je voudrais apprendre autrement.

Fille du peuple

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