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fille du peuple

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À propos de fille du peuple

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    Forumeur en herbe

Informations Personnelles

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    Femme
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  • Lieu
    perdue dans un joli village du rhone
  1. fille du peuple

    Pluie

    Pourquoi Bleuhaine ? Parce que j'aime bien. Je trouve cela original, doux et cruel a la fois. Bleuhaine
  2. fille du peuple

    Pluie

    Pluie L’aube ruissele à peine sur les prairies que déjà je laisse vagabonder mes pensées. Dans un souffle, comme une brise légère, je pousse un soupir. Je rêve de toi, celui que je ne connais même pas. Je t’imagine au travers d’une morale, je te sculpte un visage, je t’invente un regard. Je fouille dans ma mémoire pour éviter des pièges qu’un coup de foudre sans réflexion peut cacher. J’entends ton rire, malgré le chant des crapauds qui ce matin ressemble à un glas triste et froid. Appel à la pluie Je perçois la tiédeur, la moiteur, de tes mots silencieux. Je t’invente sans retenu, pareil à un poème d’une midinette de quinze ans que seul l’âge peut excuser cette naïveté. Indolence d’une jeunesse qui s’étire, se prélasse, sur le verbe aimer. Je décele le son grave de tes paroles alors que le vent s’offusque de la tiédeur de ce matin. Un peu comme le pas lourd des chevaux galopants sur les pages d’un cahier de l’écolier furieux d’être là plutôt que dehors pour siffler fleurette sur une herbe verte et fraîche de ce printemps, je laisse mon émoi s'affoler . Je désaltère mes pensées dans un puits de fantasmes suprême dont je connais les broderies de la fantaisie . Imagination avide sans limite que je lâche sans bride. Je peux folâtrer le parfum de ta peau, le deviner, le saisir pour le laisser rouler sur mes pensées. Indolente, insouciante de cette léthargie charnue de tendresse je pose autour de toi une lumière pleine de clarté, de saveur, d’appétit. Ciel violacé, ambiance jaunâtre qui annonce un orage. L’odeur même de la pluie se fait sentir lorsque irascible elle tombe sur la terre battue pour s' agglutiner à la poussière sur le sol.. Ambiance lourde qui colle à la peau, transpirer un instant dans l’attente d’une émotion qui va tonner Une hirondelle rase la terre, un vol parfait avant que la pluie vienne éternuer sa mélodie sur l’étang du champ voisin. Perdue dans mes pensées je continue à t’écouter, plus présent mais si chimère. Je sens ta main dans mes cheveux, je sens ta bouche sur la mienne. Je ferme les yeux pour ressentir cet imaginaire. La pluie s’abat, brutale, sur le bitume de la rue, ricoche, rebondit pour s’affaler et ruisseler dans le caniveau. Les crapauds se sont tus, ravis de ce déluge. J’ai dessiné tes cheveux, j’ai façonné ton buste sans entendre la pluie chanter sur les vitres de ma maison. Je laisse ta main courir sur mon visage, parcourir les courbes de mon corps. Chaque caresse est silencieuse, muette d’encore. Je te raconte, tu te livres sans parole. Le tonnerre gronde, pour sans doute me réveiller. Je suis sourde à son appel . Je m’invente un monde de couleurs, de miel, de douceur où le salé se mêle au sucré. Sueur entrelace le charnel. Parfum boisé se mêle avec l’arôme de la menthe. Tout devient confus, tout monte en puissance. Accélération. Souffle. Endiguée. Après la pluie, le calme revient. Les rayons du soleil envahissent les prairies, les crapauds redoublent d’allégresse, toi tu t’évanouis comme la vapeur de l’eau sur le bitume. Reste…. bleuhaine
  3. fille du peuple

    chaumiére

    Ok, c'est je clos ! lol
  4. fille du peuple

    chaumiére

    Chaumiére ….Je clore les yeux et je vois.... Nuance de grains, petits... Douce et tendre....l'écharpe de Vénus. Je devine les odeurs d' un rosier fardé de rouge sang soutenu, dont la fleur turbinée exhiberait un parfum qui me donnerai faim. Je vois une chaumiére, loin de tous. … Combien de fois ai-je perçu dans mes rêvasseries cette chaumiére... Paisible, posée au milieu d'une prairie. Maisonnette trapue, vétue de pierres. Forte, vulnérable. Epaisse, fragile. Le toit, de la mousse, câline et chatoyante. Une fleur sauvage se serait installée dessus sans permission mîne de rien mais qui fait son petit effet. Reposant. Chut....le vent..... Un banc de bois, vieux, inviterait les promeneurs égarés a se poser pour souffler et goûter le paysage ébouriffée. Une bouffée d'air à pleine face par ce que le vent s'agite sans cesse, sans violence, juste ce qu'il faut pour s'éveiller à la vie. Lentement. Des fenêtres petites agrémenteraient la façade de pierres, juste pour autoriser une petite lumiére innocente à 's'infiltrer dans la maison. Pas plus, pas moins. Pas de bruit. Silence... Chut......le toucher.... Un rosier adossé à la façade, qui sous le frôlement du vent livrerait son arôme aux marcheurs. Rosier ancien dont les grosses roses charnues roses pâles ourlées d'un vert tendre rappelerait des souvenirs charnels. Au loin, une riviére traverserait la prairie. Riviére de montagne couleur bonbon à la menthe. Des ballets inscessant d'oiseaux viendraient chaparder une goutte de cette eau froide toutefois délicate. Une symphonie de sons. Une symphonie de paix. De douceur. De sourires vrais. Des regards en transhumances....Dans le regard de ces mendiants je dévisagerais alors le bonheur. Juste d'un instant, le temps d'une pause. Le temps d'un battement d'aile de l'hirondelle....a peine perceptible....mais il suffit d'aimer pour voir.....Paupiére qui libére une larme. Battement de cil qui laisse rouler trop de douceur imaginaire. Chut....la caresse.... Moi ? Je n'entendrais que la complainte du vent. Je ne verrais que le soleil levant. Je ne sentirais que le souffle de l'air cajoler ma peau. Le verbe abandonner ne sera que plagiat. Et vêtu d'un col roulé je rirais aux éclats sur la colline aux milles effluves, parce que j'aurais juste trouvé la main qui me guidera sur le petit chemin poétique de la vie. bleuhaine
  5. fille du peuple

    poésie saccadée

    Bonsoir, C'est juste une partie d'un gros doc que j'ai achevé il y a deux mois. Un mélange sans doute de moi. En même temps je voulais arriver a ce que le lecteur imagine une fin, sans que je dise comment cela va se terminer. Je crois que je suis arrivé a cela. Je ne vous ai donné qu'un extrait. amitié bleuhaine
  6. fille du peuple

    poésie saccadée

    27aout 2010 Poésie saccadée, en escalier. Musique persiflée, en espalier. Cimetière des souvenirs sont des éclairs fusillés la nuit. Ciel sans reproche qui se révolte dans la puanteur des éclats de vies. Vomir ses peurs. Ravage dans une mémoire qui se veut éphémère. Galvauder des instants précieux où ton sourire s’accroche sur tes lèvres. Éphémère. Habiller ses rêves pour survivre malgré une douleur encore trop vive. Un dard dans un cauchemar, un glaive dans un songe, une épine dans la vie. Évanescence. Abysse de douceur. Puits sans fond qui crèvent la soif. J'ai si soif.... Gravats de pierre qui ensevelies des cris sans appel sans scalpel. Bris de colère, le soleil colmate des fissures. Marteler mes nuits. Mâtiner mon regard lorsque tu te réveilles. Maquiller mes pensées pour t'offrir un demain. Épingler des nuages dans mon monde où mon ami pierrot se casse toujours la gueule de la lune. Nuage blancs, nuage gris. Marquise de la chaussée lunaire reste la putain de ma littérature. Tandis que je conchie toujours autant les gens gantés de blanc parce que petits ils ont grandi sur des bitumes trop propres. Tuméfier des bras pour parfaire un monde meilleur suivant ton regard. Rire acide. Agrémenter une journée pour me complaire dans je ne sais quoi. Broder des mots sur des verbes pour passer le temps. Solitude de solitude je te merde de plus en plus haut. Fulgurante la douleur. Je suis moi. Pas d’artifice pour combler le rien. Le 29 août Pauvre fille. Tu n auras jamais de balançoire. Ni même de tortue. L’ombre de tes rêves. Chimère. Pas grave. L’habitude. Juste un jardin de fleurs et de poésie. Le reste n’a guère d’importance. L’hivers avec son éternel s va s’installer. Propre, sans surprise. Sans bavure. Juste des rayures. Sont creuses ses rayures. Des silences plus épais que la neige, plus froid que l’hivers. Des yeux en transhumance qui cherchent juste une éclaircie. Sombre la vie. J’entends le chant flûté des crapauds, le glas prés du lavoir. Les ombres chinoises s’installent dans ma tour de glace. C’est joli et reposant. Sourire. Pâle sourire qui n’égaye pas mon regard. Le chemin est long parsemé de cailloux. Petits cailloux qui font que chaque pas devient cuisant. Lumière. Les peupliers continuent de secouer leurs frêles branches sur la rive de mes pensées. Vouloir vivre. 31 août 2010 Pourquoi je n’arrive pas à être heureuse ? J’ai tout. Mais dans ma tête je me sens seule. Les idées restent, se chevauchent. Tout est barbouillé, sans dessus-dessous. Un bordel pas possible. J’avance, mais sans entrain. Juste peur dans mon ventre. Les cauchemars la nuit sont toujours là. Cela me glace, me pétrifie. Et j’ai tout pour être heureuse. Une jolie maison, un gentil garçon que j’aime bien beaucoup. Mais je ne me donne pas. Une retenue. Je ne l’aime pas cette retenue. Pas de soleil. Tout est soufflé, sans bruit. Grincement de porte à clapet dans ma tête. J’entends ton souffle la nuit. Saccadé, pause. Je n'ai pas confiance en la vie. Le 2 septembre J’ai froid. Très froid. Dans mon ventre ça grince. Peur. Très peur. Peur d’entendre crier. Peur de sa colère. J’ai rebu. Parce que dans mon ventre, dans ma tête trop de foutoir. Je veux juste m'isoler. Dormir pour ne pas bramer. 6 septembre 2010 Tout est rose et amour. Tout ce bouscule. Les images de violence que j ai connu et la liberté. La maison belle et l appartement. Liberté ou soumission. J’avais fini avec les enfants. Et me voilà de nouveau dans un rôle exigu. Je suis la méchante. La tendresse ? Avec de la chance de 4h du matin à 8 h. et oui j’ai bu. Voilà plus de 6 mois que je n’avais pas bu de colère. Mes émotions sont dans le bordel. Pourquoi je suis en colère ? Parce que je ne gère rien. Tous mes sens vont à contre sens. Oui je l’aime. Non rien n’est simple. Oui il y a cette date, putain de date que je m’étais fixé. Va falloir partager, écouter l’autre, donner. Tout ce qui me fou la trouille. Je ne crois pas en l’amour éternel. J’ai peur et je redeviens violente envers moi. Me faire détestable pour ne pas souffrir. Je sais être une garce mieux qu’une femme épanouie. Il ne fallait pas m’apprendre ! Je vous déteste vous les adultes. Je me déteste. Et je ne veux pas que l’on m’aime car je ne crois pas aux promesses, vos promesses sucrées. Que va-t-on me prendre ? Quand le premier coup va-t-il tomber ? Que va-t-on cette fois si m’infliger ? Ça me fait rire noir de trouille dans mon ventre ! Je suis seule dans ma tête. Toujours seule. Solitude puante. Que vais-je encore entendre pour me rabaisser ? Je n’ai pas demandé à plaire ou même à être aimer. J’ai rien demandé. Quoique je fasse, quoique je dise j’ai tord. Alors pourquoi continuer à vivre ? Ce n’est pas facile de voir demain. Comment garder sa liberté sans prendre celle de l’autre? Comment être le plus juste? Je sais que je suis insupportable. Mais c’est plus fort que moi. Je voudrais qu’il me déteste autant que je l’aime. Je voudrais qu’il trouve une jeune femme et pas moi qui décline plutôt vers un âge avancé. Je ne crois pas que l’on puisse aimer une vieille peau plutôt que peau douce et fraîche. Dans 10 ans l’écart sera flagrant. Pourquoi c est pas simple les relations humaines? Chaque jour, parfois le matin. Parfois le soir. Jour de soleil, jour de pluie. Chaque jour cette date bien précise frappe, cogne dans ma tête sans prévenir. Elle me revient en pleine gueule, lancinante. Chaque jour, chaque seconde me conduit vers cette date du non lendemain. Je voudrais l’oublier, la chasser, de ma tête. Rien ni fait, elle m’attire comme une mouche sur de la fiente. Plus fort que moi. Je décide de tout même de cette date. Même de mon heure. J’ai vu des éléphants, vu la baie du Mont Saint Michel. J’ai vu des hommes et des femmes tuméfier leurs rêves dans des veines pour éponger leurs illusions. J’ai vu des enfants tremblants d’effrois devants des parents plein de colère et de rage. J’ai vu des bleuets arrachés à pleines mains. J’ai senti les vagues de l’océan sur mon corps un jour d’orage. J’ai senti des mains coléreuses me déchirer le bras parce que j’avais dit non. J’ai cru pendant longtemps que demain serait meilleur. J’ai cru entendre le silence dans mes cauchemars. J’ai gravit le parc des écrins, j’ai enjambés bien des obstacles pour arriver à me connaître. J’ai ôté toute peur face au danger. Je l’ai provoqué. Je l’ai supplié. J’ai vu des champs en friche parsemés de cosmos. Que pourrais-je voir d’autre ? J’ai cru voir un espoir un jour de cette année. Une brèche dans mes projets. Rien. Le néant. Juste des mots plus durs les uns aux autres. Le vide. Juste que je m’isole de plus en plus dans mes pensée. Plus envie. Je m’éteins. Plus de rêve. Colmater mes pensées pour tenir encore un peu. Sourire à la lune. Cela me fait mal. Pas grave. Je me fou de tout. Blindée. Et pourtant je voudrais continuer. Je voudrais dépasser cette date, maudite date. Putain de date que j’ai flanquée à mes trousses. Chaque jour elle s’approche. Compte à rebours. Badiner avec cette date. Dernier virage d’une vie martelée. Le trop plein d’un rien, le trop vide d’un tout. Je ne suis pas triste. 9 septembre 2010 On ne peut pas rendre quelqu’un heureux contre sa volonté. Je ne suis pas comme ses ex. je le découvre en cheminant prés de lui. Je suis différente. Je n’ai pas dit mieux, j’ai dit différente. Que pourrais-je lui apporter ? Rien ou le contraire de lui. Mais là je crois que nous courons vers la catastrophe. Son bonheur à lui c’est la fumette et l’alcool. Mon bonheur à moi la fantaisie, la rêverie sans substance pour me faire croire que tout est beau tout est rose. Je ne peux lui donner que ce que j’ai. Et je n’ai pas ce qu’il recherche. J’aime comme il me fait l’amour. C’est doux et bon. Mais la vie ce n’est pas que cela. Il ne sera jamais heureux avec moi, en parade si. Juste en parade. J’ai longtemps cherché quelqu’un à qui je pourrais dire que je n’ai plus peur dans mon ventre, quelqu’un avec qui je finirais ma vie tranquillement. Sans doute ne l’ai-je pas mérité. Ma vie est une bousculade de sentiments cachés, enfouis depuis trop longtemps. Je ne sais pas ce que je vais faire de ma date. Mais marcher encore pendant des années à courir après l’illusion d’un bonheur, je ne veux plus. Je n’y crois plus depuis trop longtemps. Vous n’avez fait mal vous les adultes qui gouverné tout et rien. Prison de pensées. Sourires mensongers. bleuhaine
  7. fille du peuple

    Stop

    Un cri dans la nuit. Elle s'arrête quand la course au bonheur? Donnez moi juste une date et j'affronterais tout ce que vous voulez .Je vous écouterais encore....Juste une date s'il vous plaît. Combien de temps encore vais je tenir droite et souriante à vos yeux. Je me courbe, je me plie, je ne souris plus des yeux juste des lèvres, du bout des lèvres.... J entends au loin le fredonnement de la mélodie, je l'aime tant... Si douce et pleine d'espoir. Faire taire mes pensées pour que tous soient tranquilles et béant de sourires. Se taire pour ne pas déranger. Se murer dans des silences, ou plutôt se raconter des mensonges qui ne raillent pas vos demains. J’entends cette mélodie en boucle qui me fait du bien comme un baume sur des plaies qui suintent. Sourire mélancolique. Tristesse d'un regard. Je suis forte. Vous le criez si bien...Je deviens aveugle de vos mots, sourde de vos regards. Je n'entends plus vos ébats, vos débats sur le monde, sur les autres. Vous appuyez sans pitié, et aujourd'hui moi aussi j'avais une difficulté. Avec ma fille. Mais je suis forte, je peux tout encaisser. Gérer ma fille qui crie à l'aide et vos histoire de couples. C'est vrai je suis forte. Faire taire ma douleur devant la souffrance de mon enfant et entendre vos calamités sur les autres, sur moi. Vous êtes gonflés. STOP Taisez vous ! Laissez mes blessures se refermer avant de m'entailler de nouveau. Juste le temps que la croûte sèche, s'il vous plaît. Je n'ai plus le temps de souffler depuis quelque temps. Je n'entends plus les virgules, les points. Je vois juste ma fille sur ce lit. Elle a besoin de moi. Encore quelque temps.... Combien de temps cette longueur des émotions ? Je m'épuise a me rien dire. Je me vide de tout. Vous me sucer de l'intérieur c'est douloureux, cuisant. Vous aspirez tout de moi, de mes sentiments, de mes émotions. Stop. Je traîne mes pas vers l'automne avec langueur. Je ferme mes volets, je ferme la porte. Je veux être seule deux jours, trois jours, dix jours, mais barrez vous. Je sais je suis forte. Vous avez tant parier sur ma force de caractère sans entendre ce que j'avais a dire, juste parier si cette fois encore j'allais me relever, vous êtes gonflés...Je vous offre ma vie sur un plateau d'or, prennez là...Mais surtout taisez vous... Je voulais juste entendre le bruit du torrent, sentir l'arôme des fleurs, écrire la douceur des mots et surtout …............aimer.... bleuhaine
  8. fille du peuple

    florentine

    Florentine Florentine, aussi vierge que la pucelle d’Orléans, tu ressemblais à un lys posé dans un vase de porcelaine. Vêtue de ta courte robe, légère, fleurie d’étoiles tombées du ciel, tu me rappelais l’océan plein de rage et d’écume ce matin d’automne. Tu me faisais penser à de la guimauve, fondante et délicieuse Florentine. Souviens-toi, de toutes nos nuits où nos rêves étaient peint de frissons d’argent. Souviens-toi, Florentine, où ton nombril recevait une goutte de ce merveilleux vin que je léchais avidement et quand, sous ma langue, tu te libérais d’une fausse pudeur tu devenais tendre. Toutes ces nuits où de libertine tu devenais fragile. Je te faisais reine et je devenais ton roi où les draps devenaient notre royaume, notre lit le navire de tous nos désirs. Ton corps doux comme de la soie s’offrait à mes mains fébriles de délices. Mes doigts ont parcouru ton corps pour découvrir chaque splendeur, chaque secret que tu renfermais. Ton souffle s’affolait, timide d’abord puis il laissait la place à tes fantasmes charnels. Tu te donnais et tu donnais sans misère. Florentine, aussi vierge que la pucelle d’Orléans, je découvrais les dunes et les forêts de ton corps par temps de déluge. Chaque nuit tu redevenais pucelle et lorsque je me glissais en toi, Florentine, c’était toujours comme la première fois un plaisir, une fabuleuse découverte d’émotion, de jouissance. Lorsque je me faufilais en toi, Florentine, tu t‘ouvrais en un souffle dans tes yeux. Et moi, Florentine, je sentais monter en moi des turbulences dans tout mon corps, dans toute ma tête, je devenais fou lorsque je m’enfonçais dans le plus profond de tes merveilles. Florentine, je te revois allongée après les précipices de nos ébats, ta chevelure en bataille, tes jambes entrouvertes libérant notre folie de la nuit. Ton ventre reprenait un rythme normal tandis que ta bouche esquivait un sourire. Seule la lune déposait un voile de lumière sur ton corps. Et toi, Florentine, tu t’abandonnais à cette couverture éphémère sans même laisser échapper un soupir. Après, Florentine, sans remord, tu te levais pour t’habiller. Ta courte robe fleurie reprenait sa place sur toi, mine de rien. Tes bas, tes talons aiguilles faisaient le reste. Tu n’étais qu’un instant, qu’une comète. Je n’étais qu’une parenthèse dans ta petite vie bien désordonnée. Par le mouvement de ta robe trop courte tu reprenais ce que tu avais donné. Florentine, j’ai bien vieilli, mes mains tremblent encore lorsque j’évoque ton image. Florentine notre navire a échoué sur une plage, mais a-t-il fini par couler ?
  9. fille du peuple

    colére

    Bonjour, J'ai une certaine colére parfois. Mais elle retombe trés vite.... Amitié bleuhaine
  10. Bonjour Fille du peuple, toujours un plaisir de te lire, la colère, j'aime beaucoup comment tu l'as divulgue, un atrait parfait. Merci pour cette lecture et bonne journée

  11. Suis là ..tite fille du peuple ce soir...car je vais certainement partir sous peu

  12. fille du peuple

    colére

    La colère est là. Je la sens, elle remue tel un rat dans mon ventre. Elle éclate en débris de verre, me fait mal à l'intérieur. Impossible de la dompter. Elle creuse, fait des trous, des ravages dans une mémoire déjà douloureuse. Je n'arrive pas a la gérer. Même si je lui jette des graines de survie, elle grignote le temps qui me reste. Pourtant je voudrais ne plus avoir a la subir dans mon moi tout entier. A croire que je suis mal née. A croire que dés le début, l'histoire a mal commencé. Ai-je trop crié, ai-je pas assez crié ? Suis je aimable ? Trop fleur bleue ? Stupide de vouloir croire que le monde est beau ? Je vous ai fait des dessins de couleurs, je vous les ai offert. Vous les avez déchiré, sans regret. Je ne sais pas dessiner, je suis désolée. Cette colère qui me ronge de l'intérieur parce que je n’aime pas le verbe abandonner qui me marque comme un fer rouge. A vif. Toute une vie. Et qui dit « encore et encore « STOP. La vie ne peut elle pas n'oublier ? Juste une fois ? Juste parce que l'hiver arrive ? Juste parce que je pense que j'ai le droit d'y croire qu'un jour on me laissera pas sur le coin de la vie. Tous les jours on me demande d'écouter la misére humaine. Tous les jours je m'oblige à sourire pour réconforter et donner un peu de rire. Et tout simplement moi si j'avais envie de me mettre a genoux et de pleurer...Pleurer bleuhaine
  13. Bonsoir, j'aime beaucoup vos écrits, enfin, j'en ai lu que deux mais je trouve que cela refléte une certaine douceur et appaisement. Trés jolie, merci.

  14. fille du peuple

    sans titre

    Titre ok...Ballet.
  15. fille du peuple

    sans titre

    Je crois que souvent j'ai failli me noyer. Le sol me tirait par le fond,comme happée. Les yeux fermés je me laissais aller, engloutir. Et je ne sais pas pourquoi je suis toujours remonté a la surface, avec une grande bouffée d'air. Un grand ouf ! Je respire ! Les yeux sont ouverts, je recrache, je tousse et crache de nouveau. De l'émotion plein les poumons qui cognent. De l'émotion... Sans doute trop curieuse de la vie j'ai survécu a tant de naufrages. Cette force qui me pousse a tenir bon...Cette force dans tout ce que je trouve beau. Cette tendresse que je découvre chaque jour en regardant, épiant des paysages fantasmagoriques. En écoutant le vent qui s'accouple si bien avec les hirondelles. J'aime surprendre la rose anglaise s'ouvrir à l'aurore, j'apprécie chaque matin lorsque la belette croise mon regard sur la terrasse ombragée par le saule pleureur. Grande chapardeuse de fleurs champêtre, j'aime lorsque les cordes de la guitares s'éveillent sous les doigts des hommes doux. Je batifole avec les chansons de Léonard Cohen. Je m'incline devant tant de poésie. Et tous ces mômes qui rit sous la pluie, toutes ces femmes qui par un matin de printemps dévoilent leurs épaules, et tous ces hommes qui d'un regard vous captivent mesdames, je trouve cela précieux. Et puis l'automne qui d'un coup de vent chaud baffe mes pensées riches ou pauvres...Peu importe... Mais je crois aussi que c'est le verbe aimer que j'aime répandre. C'est doux, c'est sourire. Parfois grinçant, il suffit de le laisser et de trouver celui qui donne envie d'entreprendre l'impossible, celui qui d'un mot vous perce les émotions. Aimer fait vivre. Aimer c'est comme un rayon de soleil qui tombe du ciel pour atterrir dans l'océan et illuminer tout ce qui se trouve autour. Aimer un regard différent sur la vie. C'est jouer de la guitare divinement faux et trouver cela beau.... Cette curiosité sur la vie, voir ce qu'elle va m'offrir vaut le coup d'étudier la question et ne pas se noyer...Autrement je ne saurais jamais ce que veut dire vraiment le verbe aimer... bleuhaine
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