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Karachi, un haut fonctionnaire confirme !


Invité David Web

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Karachi : un haut-fonctionnaire confirme les rétrocommissions

Contrôleur général des armées, Jean-Louis Porchier s'est longuement confié à la mission parlementaire d'enquête sur l'attentat de Karachi, qui a fait onze victimes françaises, en 2002. Son témoignage, que Le Monde a pu consulter, est resté confidentiel depuis le 15 décembre 2009, date de son audition. Il est essentiel.

Car M. Porchier sait tout du contrat Agosta, signé le 21 septembre 1994 par le gouvernement d'Edouard Balladur, prévoyant la livraison de trois sous-marins au Pakistan. Or, le juge antiterroriste Marc Trévidic estime que l'arrêt du versement des commissions promises pour ce contrat à divers intermédiaires, imposé par Jacques Chirac en 1995, a pu déclencher un mécanisme conduisant à l'attentat de Karachi.

Le juge financier Renaud Van Ruymbeke postule, quant à lui, que le contrat Agosta a pu générer des rétrocommissions venues gonfler les caisses de M. Balladur pour sa campagne présidentielle, en 1995. En mars 1999, M. Porchier avait rendu un rapport d'enquête au ministère de la défense, détaillant de nombreuses irrégularités dans l'éxécution du contrat.

Les commissions ? "On arrivait ainsi à un total de 800 millions de francs de commissions [122 millions d'euros] ce qui est totalement excessif et injustifié", explique le contrôleur général. Lors de son enquête, il va donc se rapprocher d'un personnage clef de l'industrie de l'armement français, Michel Ferrier, ex-directeur des transferts sensibles au secrétariat général de la défense nationale (SGDN).

Suite de l'article source "le Monde"

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Membre, Héraut de la tourmente des estocs, 63ans Posté(e)
Thordonar Membre 4 247 messages
63ans‚ Héraut de la tourmente des estocs,
Posté(e)

que faire ?

un MEGA scandale arrose des personnages politiques de premier plan, et rien ne se passe, aucune conséquence. c'est ça la démocratie à la française. en fait, par notre aplatissement, nous prouvons que nous méritons nos hommes politiques

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Membre, 80ans Posté(e)
bibifricotin Membre 12 828 messages
Mentor‚ 80ans‚
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Dans l'immédiat, l'urgence sera d'étouffer l'affaire.

Il faudra attendre une alternance politique pour conclure sur le fond.

Cette démocratie à la française commence à peser lourd

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Invité croissant
Invités, Posté(e)
Invité croissant
Invité croissant Invités 0 message
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Les propos rapportés par les députés confirment, presque mot pour mot, ceux que M. Porchier nous avait tenus dans le cadre du livre Le Contrat - Karachi, l'affaire que Sarkozy voudrait oublier (éd. Stock), publié au mois de mai. Reste qu'ils sont désormais consignés dans un dossier judiciaire, les comptes rendus des auditions menées par la mission d'information ayant été transmis au juge antiterroriste Marc Trévidic, chargé de l'affaire de l'attentat de Karachi, par le député communiste Jean-Jacques Candelier, début décembre.

Ancien contrôleur général des armées, Jean-Louis Porchier a été chargé, en 1997 et 1999, de deux enquêtes sur le contrat Agosta ¿ la vente, signée en septembre 1994, de trois sous-marins au Pakistan par le gouvernement Balladur ¿, qui s'est avéré une gabegie industrielle et financière pour l'Etat français, selon les conclusions du militaire.

Invité par les députés à s'exprimer sur les commissions versées en marge du contrat Agosta, appelées ¿frais commerciaux exceptionnels¿ (FCE) dans le jargon de l'armement, M. Porchier a d'abord jugé leur volume «totalement excessif et injustifié». Au total, les commissions ont représenté 84,7 millions d'euros, soit 10,25 % du montant du contrat (826 millions d'euros).

De fait, l'enquête des juges Marc Trévidic et Renaud Van Ruymbeke ¿ en charge quant à lui de l'aspect financier ¿ sur l'affaire de Karachi a d'ores et déjà permis d'établir qu'un réseau d'intermédiaires, dirigé par deux hommes d'affaires d'origine libanaise, Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir, avait été «imposé» in extremis par le gouvernement Balladur dans le contrat Agosta à l'été 1994, alors que les négociations étaient déjà closes.

Selon plusieurs témoignages et documents à la disposition des juges, une partie des 33 millions d'euros de commissions promises au réseau Takieddine/El-Assir aurait servi, en retour, au financement illicite de la campagne présidentielle de M. Balladur, en 1995. C'est ce que l'on appelle une rétrocommission, proscrite par le code pénal.

«Ce contrat est vraiment une ânerie, une ineptie»

E. Balladur© Reuters

Face aux députés, M. Porchier a livré sur le sujet une anecdote explosive.

La voici: «J'ai rencontré, au moment de l'enquête, le directeur du contrôle de l'export du SGDN (Secrétariat général de la défense nationale, NDLR), M. Ferrier, qui m'a dit : ¿Ce contrat ne sert à rien. Il n'est pas significatif pour lutter contre la réduction du plan de charge de la DCN Cherbourg (qui a construit les sous-marins, NDLR). Cela ne sert à rien aux Pakistanais car ce n'est pas avec trois sous-marins qu'ils vont rétablir l'équilibre avec l'Inde. Ce contrat permet le recyclage d'argent pas très net du côté du Pakistan et, du côté français, il permet de verser des rétrocommissions. Il y a 10% de rétrocommissions sur l'ensemble des FCE. Sur ces 10%, il y en avait une partie pour la campagne électorale de M. Balladur et une autre pour M. Léotard¿.»

J

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Invité David Web
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Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
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Le problème dans cette affaire c'est ce fameux secrêt défense, qui empêche les familles des victimes de l'attentat de pouvoir mettre à jour tous les responsables.

Et même levé, les informations de ce dossier ne seront donnés qu'au compte goutte.

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Invité David Web
Invités, Posté(e)
Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
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Karachi : l'avocat des victimes fustige "ceux" qui freinent les investigations

Les parties civiles, dans l'affaire de Karachi, craignent que le parquet de Paris ne veuille freiner l'instruction menée par le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke, chargé du volet financier du dossier.
Me Olivier Morice, l'avocat des familles des victimes de l'attentat de Karachi qui a fait onze morts en 2002, avait déposé, lundi 13 décembre, un courrier au secrétariat de Chantal Arens, présidente du tribunal de grande instance de Paris. Il y fustige "ceux qui orientent la démarche du parquet", qui n'auraient, selon lui, "d'autre souci que la protection de hautes personnalités politiques françaises susceptibles d'être inquiétées"

Suite de l'article (Le Monde)

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Membre, Tu n'auras d'autre batracien devant ma face, 110ans Posté(e)
Grenouille Verte Membre 32 822 messages
110ans‚ Tu n'auras d'autre batracien devant ma face,
Posté(e)
que faire ?

un MEGA scandale arrose des personnages politiques de premier plan, et rien ne se passe, aucune conséquence. c'est ça la démocratie à la française. en fait, par notre aplatissement, nous prouvons que nous méritons nos hommes politiques

:yahoo:

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Membre, Héraut de la tourmente des estocs, 63ans Posté(e)
Thordonar Membre 4 247 messages
63ans‚ Héraut de la tourmente des estocs,
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:yahoo:

mais... mais... que ce passe t'il ? :dev:

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  • 1 an après...
Membre, Tu n'auras d'autre batracien devant ma face, 110ans Posté(e)
Grenouille Verte Membre 32 822 messages
110ans‚ Tu n'auras d'autre batracien devant ma face,
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forum

Karachi : un témoin disert


Jeudi 18 octobre - 22:55

Entendu par le juge Trévidic, un ancien agent de la DST lâche quelques intéressantes infos…



    Eclipsée par la lune médiatique de la procédure sur d'éventuelles rétro-commissions liées à la vente de sous-marins et de frégate au Pakistan et à l'Arabie Saoudite, l'enquête sur l'attentat de Karachi mené par le juge anti-terroriste Marc Trévidic se poursuit.
    

    
    Le 18 septembre, le magistrat a entendu un témoin fort bavard en la personne de Claude Thévenet. Ancien de la DST recyclé dans le privé ce désormais résident suisse a effectué une pige retentissante pour le compte de la Direction des chantiers navals (DCN), les fabricants des sous-marins Agosta, dont les salariés ont été les principales victimes de l'attentat au pays des purs : le rapport Nautilus.


Suite de l'article...
forum Source: Backchich
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