La morosité


Jedino Membre 47 430 messages
Jedi pas oui, jedi pas no‚ 24ans
Posté(e)

Voilà le résultat d'un texte écrit dans l'optique de me défouler, un vendredi soir, après une mauvaise journée. Ca donne de tout, et surtout du n'importe quoi.

La morosité sait se faire belle lorsque le ciel c'est éteins et que la lumière n'est que le souvenir d'un lointain passé. Mais elle est avant tout la douleur de la morsure, l'effet néfaste du venin sur nos chairs bien faites, le parce que de nos larmoiements étouffés que seul un dieu dépassé ne peut entendre. Elle est mon dernier souffle, mon dernier cri, en direction de cette humanité si heureuse dans l'illusion de son présent. Me voilà encore à assembler des mots qui n'ont pas le moindre sens. Me voilà encore à courir d'un pas bruyant à travers le silence. Me voilà, toujours ignorant, incessamment candide, à chercher une clef qui me permettrait d'ouvrir la porte de la compréhension. Compréhension qui n'a d'intérêt que dans la possibilité de soigner une blessure trop longtemps ouverte. Cette même blessure qui, avec la participation active du temps, n'a trouvé aucune difficulté à s'infiltrer dans les plus sombres couloirs de mon esprit. Je ne suis pas fou, ou du moins, j'ai encore une part suffisante de lucidité en moi, pour pouvoir affirmer sans l'ombre d'un doute que je sais marcher. C'est le moment euphorique tant attendu par bon nombres de mes camarades, celui où il faut rire de l'absurdité d'une parole aux apparences que trop trompeuses car, dans cette évidence réside une incohérence. La loi en elle-même n'est pas contestable. Cependant, dans le principe, l'inverse est parfaitement imaginable. Pour le démontrer, rien de plus simple qu'un enfant marchant sur ses quatre pattes dans le sens opposé que ses yeux lui découvrent. Et là, évidemment, toute votre réflexion vous mène vers l'unique question plausible qui nous vient en tête : pourquoi? Pourquoi ne pas se contenter de suivre naïvement la route que notre regard nous montre? Par satisfaction dans l'instant présent? Ou plutôt par peur? Mais peur de quoi? De la banalité? De la facilité? Ou même de l'inconnu? Si vous attendiez une réponse, j'ai peur, dans mon cas, de vous décevoir, parce que je ne possède pas la solution. Néanmoins, je peux vous offrir un départ : allez leurs demander, à ces enfants! Il n'y a qu'eux qui peuvent vous aider. C'est bien joli, mais la morosité, elle s'ennuie là. Surtout que ce soir, elle est de sortie : et pour cause, je la prends par le bras le temps d'une balade, histoire de m'enlacer toujours plus de son parfum assassin, et de m'éloigner, si ce n'est qu'un pas, de cette porte à serrure dont j'ai égaré la clef.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant
kivala Membre 8 853 messages
Forumeur alchimiste‚ 106ans
Posté(e)

c'est un très joli texte..

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Jedino Membre 47 430 messages
Jedi pas oui, jedi pas no‚ 24ans
Posté(e)

Merci bien :yahoo:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité château
Invité château Invités 0 message
Posté(e)

oh purée y a de l'idée, de la réflexion, bon dommage quand même que la forme du coup, je trouve perso, soit un peu morose m'enfin :

C'est bien joli, mais la morosité, elle s'ennuie là.

absolument génial, ne dit-on point que la vérité sort de la bouche des enfants ? :rtfm:

la forme d'une larme, vraiment bien Jedino :yahoo:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Jedino Membre 47 430 messages
Jedi pas oui, jedi pas no‚ 24ans
Posté(e)
oh purée y a de l'idée, de la réflexion, bon dommage quand même que la forme du coup, je trouve perso, soit un peu morose m'enfin :

Difficile d'écrire quelque chose de positif quand c'est pas la forme, en même temps :rtfm:

J'aimerai écrire plus souvent de cette manière là, même si des passages sont plus lourds, j'aime beaucoup la manière dont j'ai écrit ça. Malheureusement ce n'est ainsi que quand je suis vraiment pas en forme, alors je préfère éviter.

absolument génial, ne dit-on point que la vérité sort de la bouche des enfants ? :o°

la forme d'une larme, vraiment bien Jedino :yahoo:

Ahah! :D

La vérité sort de la bouche des enfants. Je sais pas si c'est fait exprès, mais du coup ça me fait penser au fait que dans le texte je dis qu'il faut aller demander à ce gamin, justement (mais évidemment, trop jeune pour cela, il ne pas répondre). Peut-être évident, mais bon, je dois fatiguer alors.

Et merci aussi. Il faut que je lise aussi un de ces jours ce que tu as pu pondre toi comme texte!

Modifié par Jedino

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité château
Invité château Invités 0 message
Posté(e)

ben tu connais arlequin et la commedia del arte ? ton texte m'y fait songer, c'est rudement bien fait, nan sérieux je suis admiratif, en principe d'ailleurs je devrais rire, puisque les armes, euh les larmes veux-je dire, des clowns sont sensé(e)s entraîner ce genre d'effet sur le corps humain, mais bon compte tenu que je venais de pondre moi-même un texte (cf ci-dessous, je sais pas trop en quelle position dans la hiérarchie de nos écrits :yahoo: ), ah ben vla quoi mais nan je t'avoue allez j'ai ri un petit peu tout de même, grâce au passage que j'ai cité dans mon message précédent, y avait un ptit côté autodérision je trouve dans ce morceau, et puis ce "c'est bien joli" enfin voila le but, mais c'est seulement un avis perso, de la commedia del'arte, parce que pour le reste, suffit de vivre et voila quoi, excuse ma franchise mais les répliques et citations à deux balles qui permettent juste à quelqu'un de se faire remarquer, j'aime bien m'enfin..... alors que dans ton texte là y a une forme poétique, il y a quelque chose..... une sueur de l'effort accompli (grâce à ce que j'ai quoté :rtfm: )

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Criterium Membre 2 349 messages
Nyctalope‚ 32ans
Posté(e)

Et bien, pour la part, je n'ai pas aimé. Je dirais qu'il y a trois raisons principales à cela ; la première, c'est que l'on a plus l'impression que les phrases décrivant la morosité ne la décrivent pas du tout, mais qu'elles étaient là pour faire joli ; cela ne sonne pas juste, et ne définit pas plus la morosité qu'elle ne définirait la tristesse ou une autre émotion négative. Du coup, l'on a l'impression que tu as choisi ce mot, la morosité, juste parce qu'il est plus rare et plus joli. Les mots, même ceux qui au final semblent signifier presque la même chose, n'ont pas la même histoire, le même vécu ; c'est cela qui leur donne des connotations diverses, entre autres. Or, la morosité, c'est avant tout un état stable, brumeux (lié aux m¿urs), et j'ai l'impression que tu parles au contraire d'un élan, d'une pique ; d'une clef qui a de la peine à être trouvée. ¿ La seconde raison, c'est que ton texte a une apparence d'écriture automatique, mais en en ayant principalement le mauvais côté de repartir sur une phrase à partir du dernier mot de la phrase d'avant ¿ compréhension, blessure, esprit ¿ ce qui, en principe, est une figure de style neutre, mais ici sert justement à s'éloigner de plus en plus de ce dont tu parlais, la morosité : au final, l'on a l'impression d'un monologue intérieur de quelqu'un qui a peur de lui-même, ou qui est fou. Troisième raison, "lorsque le ciel c'est éteins", cela écorche les yeux d'un point de vue orthographique, d'une manière qui me rend plutôt morose.

En revanche, la fin du texte est bien mieux réussie que le début ¿ tout ce qui suit la phrase soulignée par château : ¿C'est bien joli, mais la morosité, elle s'ennuie là. Surtout que ce soir, elle est de sortie : et pour cause, je la prends par le bras le temps d'une balade, histoire de m'enlacer toujours plus de son parfum assassin, et de m'éloigner, si ce n'est qu'un pas, de cette porte à serrure dont j'ai égaré la clef.¿ ¿ Cela sauve, en les filant, les métaphores de la morosité-femme et de la clef-antimélancolique.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Jedino Membre 47 430 messages
Jedi pas oui, jedi pas no‚ 24ans
Posté(e)
ben tu connais arlequin et la commedia del arte ? ton texte m'y fait songer, c'est rudement bien fait, nan sérieux je suis admiratif, en principe d'ailleurs je devrais rire, puisque les armes, euh les larmes veux-je dire, des clowns sont sensé(e)s entraîner ce genre d'effet sur le corps humain, mais bon compte tenu que je venais de pondre moi-même un texte (cf ci-dessous, je sais pas trop en quelle position dans la hiérarchie de nos écrits :D ), ah ben vla quoi mais nan je t'avoue allez j'ai ri un petit peu tout de même, grâce au passage que j'ai cité dans mon message précédent, y avait un ptit côté autodérision je trouve dans ce morceau, et puis ce "c'est bien joli" enfin voila le but, mais c'est seulement un avis perso, de la commedia del'arte, parce que pour le reste, suffit de vivre et voila quoi, excuse ma franchise mais les répliques et citations à deux balles qui permettent juste à quelqu'un de se faire remarquer, j'aime bien m'enfin..... alors que dans ton texte là y a une forme poétique, il y a quelque chose..... une sueur de l'effort accompli (grâce à ce que j'ai quoté :D )

Oui je connais la comedia del arte (merci les cours de français :D ). Bah disons qu'au début du texte, j'ai un besoin d'écrire parce que c'est pas la forme, et au fil du texte, on part dans le n'importe quoi (comme si doucement je sortais de cet état là, si tu veux). Du coup, à la fin, le ton est peut-être un peu moins "sérieux" (si je peux me permettre, même si ce n'est pas forcément ce qu'il y a de plus sérieux), d'où la possible autodérision que tu y vois. Disons qu'après ma réflexion profonde ( :o° ) sur le bébé qui marche à l'envers, on peut que se sentir à l'aise.

Et pour les citations, disons que je préfère une bonne phrase de moi (même si nulle) que répéter ce qu'un autre a dit (sauf si je l'ignore, mais bon là c'est autre chose). Mais comme le dit juste criterium par après, faut pas oublier que la certaine forme poétique (si on veut) c'est pour faire joli. Disons que j'aime bien ce qui est joli. Pas le truc de tout le monde, ce que je pense bien. Mais moi, quand j'ponds un texte qui a de belle forme, j'ai bien plus envie d'en refaire un deuxième. Je m'étale, alors, je vais m'arrêter là et commenter le message de Criterium (j'aime bien commenter, parce qu'outre me justifier, c'est, je trouve, un peu une forme de remerciement pour s'être donné la peine de donner son avis).

Et bien, pour la part, je n'ai pas aimé. Je dirais qu'il y a trois raisons principales à cela ; la première, c'est que l'on a plus l'impression que les phrases décrivant la morosité ne la décrivent pas du tout, mais qu'elles étaient là pour faire joli ; cela ne sonne pas juste, et ne définit pas plus la morosité qu'elle ne définirait la tristesse ou une autre émotion négative. Du coup, l'on a l'impression que tu as choisi ce mot, la morosité, juste parce qu'il est plus rare et plus joli. Les mots, même ceux qui au final semblent signifier presque la même chose, n'ont pas la même histoire, le même vécu ; c'est cela qui leur donne des connotations diverses, entre autres. Or, la morosité, c'est avant tout un état stable, brumeux (lié aux mœurs), et j'ai l'impression que tu parles au contraire d'un élan, d'une pique ; d'une clef qui a de la peine à être trouvée. — La seconde raison, c'est que ton texte a une apparence d'écriture automatique, mais en en ayant principalement le mauvais côté de repartir sur une phrase à partir du dernier mot de la phrase d'avant — compréhension, blessure, esprit — ce qui, en principe, est une figure de style neutre, mais ici sert justement à s'éloigner de plus en plus de ce dont tu parlais, la morosité : au final, l'on a l'impression d'un monologue intérieur de quelqu'un qui a peur de lui-même, ou qui est fou. Troisième raison, "lorsque le ciel c'est éteins", cela écorche les yeux d'un point de vue orthographique, d'une manière qui me rend plutôt morose.

(j'aime bien les avis négatifs, ne cherchez pas à savoir pourquoi :D )

J'avoue ne pas avoir cherché l'histoire, pour reprendre le terme que tu as employé. Erreur de ma part? Probablement. Disons que, pour me défendre (je peux?), je n'avais pas idée d'une telle poussée dans la signification même du mot. Enfin, disons que je sais que les mots ont toujours une nuance de sens, mais bon. Je ne peux que m'avouer vaincu là. Disons que c'est noté. :rtfm:

Après, oui, je m'éloigne de plus en plus du sujet que j'avais commencé. En faite, comme je l'avais signalé au début, c'est un texte que je fais pour me défouler, en quelque sorte. En soit, je pars d'un sujet qui est un peu mon état d'esprit actuel (même si maintenant oui, j'admets que ce n'est pas le mot adéquat ici :D ) pour en parler sans véritablement le définir. Pour faire joli. On peut le résumer ainsi, je pense. Cependant, après c'est une chose bien subjective (je sais que tu le sais, le "je n'ai pas aimé" le traduit très bien). Disons qu'il faut voir la chose comme un débit important de pensées et d'images que je souhaite ou non utiliser. Des idées personnelles, scellées dans des expressions, des belles phrases, pour les y enfermer, et de ce fait mieux me porter. Et puis, on va pas faire la grosse tête hein, je suis encore un newbie en la matière (le langage geek fait son entrée, et c'est pas dans le but de dire que ca excuse ceci ou cela ou qu'il faut être plus tolérant!).

En soit, tu as l'impression d'un monologue intérieur, car en vérité, c'en est un. Peur de moi-même? Possiblement. Fou? Il est difficile d'en juger de moi-même, en réalité.

Et pour la faute d'orthographe, bon là j'ai rien à dire. C'est honteux, un méprisable scandale :D (et encore, vous avez pas eu droit aux mots qui sautent, chose que je ne manque pas de faire très fréquemment)

En revanche, la fin du texte est bien mieux réussie que le début — tout ce qui suit la phrase soulignée par château : “C'est bien joli, mais la morosité, elle s'ennuie là. Surtout que ce soir, elle est de sortie : et pour cause, je la prends par le bras le temps d'une balade, histoire de m'enlacer toujours plus de son parfum assassin, et de m'éloigner, si ce n'est qu'un pas, de cette porte à serrure dont j'ai égaré la clef.” — Cela sauve, en les filant, les métaphores de la morosité-femme et de la clef-antimélancolique.

J'aime beaucoup aussi la dernière phrase (si je peux me permettre :bo: ).

Bref, j'espère ne pas avoir été trop long dans mes réponses, et surtout confus.

Et merci d'avoir partagé vos ressentis par rapport à mon texte :yahoo:

(et j'espère ne pas être trop chiant avec mes émoticônes, mais là, faut pas s'en prendre à moi, c'est la philosophie des jeunes qui veut ça)

Modifié par Jedino

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité château
Invité château Invités 0 message
Posté(e)

Si jpuis me permettre, bon cela m'avait rappelé une vidéo de la seconde guerre mondiale, avec la bombe atomique, toussa.... intitulé "sauvez (ou sauvons je sais plus trop) les bébés, mais sur youtube chuis tombé sur ça nan mais franchement cherchez l'erreur :

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Jedino Membre 47 430 messages
Jedi pas oui, jedi pas no‚ 24ans
Posté(e)

Je t'en prie.

Par contre nan, je trouve pas l'erreur.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !


Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.


Connectez-vous maintenant