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le parti socialiste est une machine à perdre


dihyia

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Membre, Posté(e)
dihyia Membre 9 023 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Le temps étant ce qu'il est, les échéances étant ce qu'elles sont, le PS reste le PS.

Depuis deux jours, 11 novembre oblige sans doute, c'est reparti comme en 14.

Depuis quelques mois, et plus encore depuis quelques semaines, plus personne ne se hasarde à considérer comme possible la réélection de l'actuel président. Plombé par la crise, plombé par sa personne, il serait promis à une giscardisation vulgaire, à cette différence près que Giscard fit naufrage en se prenant pour Louis XV là où l'actuel se prend pour Concino Concini. Passons.

Et pourtant, on ne peut que partager l'avis de Jacques Attali. Le PS a mis en route la machine à perdre, une fois de plus (à lire ICI). Je demande aux lecteurs prompts aux emportements d'oublier la personne d'Attali dans cette affaire et de ne considérer que l'analyse. Elle est juste.

1. Le PS ne désignera pas son candidat avant octobre 2011. Ce qui le laisse jusque-là sans porte-parole ni programme. (...) 2. A l'intérieur même du PS, les dirigeants sont plus occupés à s'entre-déchirer qu'à construire une réponse crédible à la crise. (...) 3. L'actuelle direction du Parti socialiste, particulièrement faible, est l'otage de son aile gauche irresponsable, sommaire et incompétente, qui s'exprime au nom du parti, dont elle est même le porte-parole.(...) 4. Certains notables socialistes pourraient préférer perdre la présidentielle pour être plus sûrs de gagner les élections locales suivantes. (...) 5. Les différents partis de l'opposition ont des conceptions économiques et écologiques aux antipodes. (...) 6. Plus encore, les écologistes pensent avoir tout intérêt, comme les communistes en leur temps, à faire perdre les socialistes.

Tout cela est bien vu.

Manque juste la cause première de ce triste constat, cause que je m'empresse de mentionner ici : le Parti socialiste n'a toujours rien compris à l'alchimie compliquée de l'élection présidentielle au suffrage universel, fruit de 1000 ans d'histoire, ce que montre le tragique discours des dirigeants de ce parti depuis 2002. "D'abord le programme", "il faut un projet", "ce qui compte, c'est nos propositions"...

Le PS profond, parti de notables et de petits potentats locaux (dont Frèche était la pire des incarnations politiques) pense élections législatives, vit élections législatives. Voilà pourquoi, ces temps-ci, il est urgent de songer à ce mot de François Mitterrand au soir de sa vie : « De toute manière, il faudra une ou deux générations pour que ce qui s'est passé avec moi puisse se reproduire. »

Une génération, ça nous met en 2022...

sce : l'express bruno roger petit

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Membre, 69ans Posté(e)
danielfr40 Membre 1 719 messages
Baby Forumeur‚ 69ans‚
Posté(e)

Le problème est que deux poids lourds ont besoins d'une désignation tardive.

Contrairement à ce qui est dit, Martine Aubry n'est pas l'otage de l'aile gauche, je ne comprends pas cette diabolisation de l'aile gauche.

Elle a hésité.

Soit elle appuie sa droite, et le problème est de savoir en quoi la gauche libérale se démarque de la droite.

Donc je pense qu'elle appuie plus sa gauche, car ça lui permet de se démarquer de la droite et de récupérer les mécontents.

Sans être un leader incontesté, elle a quand même pris en main le parti, beaucoup plus que ne l'a jamais fait François Hollande.

Sur un choix tardif, elle présentera l'avantage d'être déjà le leader du PS depuis plusieurs mois, de devoir endosser un programme qu'elle aura elle-même orchestré, et donc qu'elle portera plus facilement que ne l'a fait Ségolène.

C'est un argument pour la choisir, elle.

L'autre est DSK, si la stratégie de jouer la gauche de Martine ne marche pas, DSK représente une solution crédible dans le genre libérale, du fait de sa direction du FMI, et il ne sera disponible que tardivement. Si le choix se faisait avant, il serait d'office éliminé et ses partisans entreraient en guerre contre ça.

Face à eux, Ségolène espère à nouveau un élan populaire qui la relance, peu de chance je pense.

Et François Hollande voudrait bien percer, peu de chance aussi.

Malgré les grèves et manifs, Sarkozy n'a jamais été vraiment en difficulté, dans les sondages, actuellement, il est donné perdant mais tout juste, et sa cote remontera à l'approche de l'élection

Je suis d'accord que certains élus peuvent souhaiter rester dans l'opposition, mais on peut considérer que pour l'instant, sans être déclarée, le patron du PS est martine Aubry et que les propositions actuelles du P.S. sont celles qu'elle a choisi, même si elle n'en est pas toujours à l'origine.

Elle tient assez bien le parti, il faudrait qu'elle parle un peu plus fort

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