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Ressources humaines de la ville de Paris


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Hixelor Membre 85 messages
Forumeur en herbe‚
Posté(e)

Un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) d'Ile-de-France sur la gestion des ressources humaines de la ville de Paris depuis 2002 relève des "irrégularités dans les créations d'emploi et les recrutements" ainsi que le coût salarial des 20 directeurs généraux les mieux rémunérés, qui touchaient chacun 248.000 euros en moyenne en 2008.

Selon ce rapport d'observations définitives transmis récemment aux conseillers de Paris, "177 emplois de chargés de mission sont déclarés pourvus, alors que leur création n'a pas été autorisée par le conseil de Paris".

Pour les collaborateurs de cabinet, "les 132 postes pourvus dépassent le nombre des emplois régulièrement autorisés [...], soit 129".

La CRC rappelle que "lorsque le maire recrute pour son cabinet, les fonctionnaires doivent être affectés sur des postes de collaborateurs de cabinet".

"Or l'examen de la gestion des emplois de direction a mis en évidence que ce sont des emplois permanents et non des postes de collaborateurs de cabinet qui ont servi de support au recrutement de cadres au cabinet du maire", écrit-elle.

Une anomalie à 1,8 million d'euros

Ainsi, "le directeur de cabinet a été recruté sur un emploi de secrétaire général adjoint de la commune", ce qui lui a permis de toucher une haute rémunération, dont une "prime départementale" de 30.000 euros.

Le rapport souligne qu'"il n'existe pas de direction générale, mais seulement des directions". "Il ne devrait donc pas y avoir d'emploi de directeur général, mais seulement des emplois de directeurs".

La CRC chiffre à 1,8 million d'euros le coût de cette anomalie. Elle constate que des fonctionnaires, nommés délégué ou délégué général, ont été détachés sur des emplois de directeur ou directeur général alors qu'ils n'en "remplissent aucunement les fonctions".

Trois d'entre eux sont "rémunérés en dépassement de l'autorisation donnée par le conseil de Paris".

La CRC dénombre 10 directeurs adjoints au 31 décembre 2008, "recrutés sans emplois budgétaires correspondants", "avec dans certains cas des compléments indemnitaires".

Elle relève que malgré la disparition de la questure du conseil de Paris et de ses particularismes, les emplois de secrétaire général et de secrétaire général adjoint des services du conseil de Paris "ont été maintenus", alors que ce "sont des services administratifs comme les autres".

13 millions d'euros de primes

La chambre dénonce la "dénaturation de la prime départementale", qui coûte aujourd'hui près de 13 millions d'euros, contre 5 millions en 2002, à cause de l'extension du nombre de bénéficiaires mais aussi des hausses accordées à l'encadrement supérieur.

La prime du secrétaire général de la commune est actuellement de 40.000 euros.

Paris relativise

La Ville de Paris a jugé quant à elle qu'il n'y avait "nulle anomalie ni irrégularité". "La Ville récuse que la rémunération perçue par les 20 directeurs généraux de la Ville atteigne en moyenne 248.000 euros par an, chiffre qui ne figure nulle part dans le rapport. Leur rémunération nette annuelle est en réalité de 150.000 euros [soit 12.500 euros par mois sur une année, NDLR], soit un montant conforme à celui des cadres supérieurs de l'Etat occupant des fonctions équivalentes".

Le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) répond notamment qu'"en aucun cas des emplois permanents de la collectivité n'ont été détournés au profit du cabinet" et que pour "le directeur de cabinet du maire, le choix a été fait en 2001 de reprendre le dispositif appliqué aux précédents directeurs de cabinet".

"Depuis 2001, le directeur de cabinet ne bénéficie plus d'avantages en nature" (logement, véhicule) et son "détachement sur un emploi de secrétaire général adjoint ne contrevient à aucune règle", ajoute-t-il.

Bertrand Delanoë écrit aussi que le nombre de collaborateurs de cabinet a été plafonné dès novembre 2001 à 170, dont 40 pour celui du maire (35 seulement au 1er septembre 2010).

Pécresse monte au créneau

Valérie Pécresse (UMP) a exprimé vendredi sa "stupéfaction" après les révélations du rapport.

Dans un communiqué, la présidenpour les Franciliens qui peinent à joindre les deux bouts, plus particulièrement en période de crise", a dit Valérie Pécresse.

Selon elle "ce rapport pointe les dérives d'une mauvaise gestion et rappelle la nécessité d'une plus grande transparence de l'utilisation de l'argent public".

"A quelques semaines de l'examen du budget de la région Ile-de-France" elle appelle "l'exécutif régional [de gauche, ndlr] à lever lui aussi le voile de l'opacité et à se soumettre dans les meilleurs délais au contrôle de la Chambre régionale des comptes".

NOUVLOBS

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Hixelor Membre 85 messages
Forumeur en herbe‚
Posté(e)

Fric et les copains d'abord la crise n'existe pas a la mairie de Paris le social avant tout.

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venus23H Membre 3069 messages
Forumeur alchimiste‚ 62ans
Posté(e)

Heu! non mais tu y crois toi a la "stupéfaction "de Mme Pecresse? Moi je pense que le rapport a édité publiquement mais ces messieurs -dames savaient déja pour moi les 3/4 de tout ca.. et que : inutile de nous faire croire que... avec blablabla! :yahoo:

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