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Invité parasyte

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Invité parasyte
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Invité parasyte
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Bonjour,

J'ai vu de la lumière alors je suis entré, je laisse quelques mots trainer par ici , oui un cafard c'est bordélique.

La routine

Il est trop tôt.

Déjà ce cri strident retentit, toujours ponctuel mais n'arrivant jamais au bon moment. Elle reste là , étendue, n'osant ouvrir les yeux , de peur de réaliser qu'un nouveau jour commence , qu'elle doit abandonner ce doux rêve teinté de rose orangé, et revenir à la réalité, si terne. Enroulée dans la chaleur maternelle de sa couette moelleuse , elle s'éveille lentement, voulant à tout prix savourer cet instant, cet état de conscience , perdue entre deux mondes. . Le son se fait de plus en plus insistant, presque cruel, devinant peut être son hésitation, il la harcèle, se répétant encore et encore. Elle décide enfin de se lever et d'éteindre son réveil. La lumière lui brûle les yeux.

Juste une minute, le temps de réchauffer un café. Elle jette un oeil à la pendule du salon, la trotteuse continue son chemin , frénétiquement. Elle se prépare en hâte puis sort.

Aujourd'hui est un jour comme les autres, elle déambule dans les rues qu'elle connait par coeur. La démarche assurée et le regard dans le vague, elle se dirige vers son lieu de travail. Là où elle passera la journée à regarder l'heure ou par la fenêtre, s'amusant des allers et venues des passants , certains pressés d'autres nonchalants. C'est drole comme le temps parait suspendu , dans ces moments, les autres continuent leur et elle reste là, assise.

Elle est en retard.

Elle ne s'inquiète pourtant pas, elle a l'habitude. Il est 7:52 et il fait déja beau, pour une fois les matinaux sourient , cela lui aurait probablement remonté le moral , si seulement elle avait pris la peine de sortir de sa bulle, mais elle ne l'a même pas remarqué. Elle traverse la rue sans même vérifier qu'aucune voiture n'arrive.

Le crissement suraigu des pneus sur l'asphalte la réveille enfin, les passants se retournent . La violence du choc la fait valser comme une vulgaire poupée de chiffon, cette douleur lancinante qui l'envahit, commes des centaines de lames la lacérant de l'intérieur.

Elle ne trouve pas la force de crier. Juste une minute, le temps de comprendre ce qu'il se passait. Sa montre brisée, s'arrête. Un attroupement se forme , profitant du macabre spectacle. Ce voile brumeux revient se poser sur ses yeux, la plongeant dans cette inconscience qu'elle trouve si apaisante. Elle reste donc là allongée, ne luttant même pas pour ouvrir les yeux, pendant que les passants s'activent enfin. Elle a froid. Le bruit ambiant s'atténue, la lumière se fait plus faible. Elle s'enfonce à jamais dans ce sommeil sans rêves.

Il est trop tard.

Voyage

Assis, las, il se sentait pesant,

Cette impression de tomber, sans pouvoir s'arrêter.

Ne pouvant définir si sa chute était incroyablement lente

ou si l'illusion était dû à la profondeur de la descente.

Mollement il se laissait transporter

Etrangement, il ne croisa ni horloge ni lapin blanc.

Son esprit ayant vogué, emporté par la brise,

S'enfonçait maintenant en tourbillonant dans le sofa, comme digéré.

Ce monstre marin aux accoudoirs tentaculaires

l'englouttissait vingt milles lieues sous les mers

Il allait sûrement rejoindre quelques épaves échouées

dans ces profondeurs à jamais incomprises.

En levant les yeux , il pouvait voir la surface, lointaine,

Lumineuse, qui ondulait sous ce doux scintillement,

Il aurait tellement voulu passer de l'autre coté du miroir,

Là où cette crevasse deviendrait montagne, une échappatoire,

Là où son fatal désespoir, se muerait en émerveillement,

Cette contrée magique, loin des tensions humaines.

Mais il était perdu d'avance, peu importe ce souhait,

Ni génie, ni fée pour l'exaucer, il était bel et bien seul,

Sa chute n'en finissait pas, un voyage au centre de la Terre

Croisera t'il quelques créatures préhistoriques ou légendaires

Les dents affutées, luisantes, débordant de leur gueules

Qui enfin feraient cesser cette déchéance de camé qu'il haïssait ?

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Invité château
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Invité château
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pour un premier message sur le fofo c'est euh.... ben c'est génial, tout simplement, on en réclame encore....

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Invité Mad_World
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Invité Mad_World
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J'aime beaucoup l'obscur que dégagent les personnages. joli :yahoo:

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Invité parasyte
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Invité parasyte
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Merci bien Messieurs.

Mad_World : J'essaierais peut être un de ces jours d'écrire sur quelque chose de plus "positif", mais pour l'instant je ne me sens pas capable sans donner dans la guimauve.

château : Cela me fait d'autant plus plaisir qu'en plus de mon premier post , il s'agit tout simplement de mes premiers écrits.

N'hésitez donc pas à commenter, afin que je puisse progresser.

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Invité château
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Invité château
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ben euh, j'aime ton style surtout dans la mesure où ça me fait songer au mien, un petit peu, mais en beaucoup moins sobre et beaucoup plus comment dire ? organique ; le deuxième notamment...... y a un peu de l'univers à Lovecraft.... impressions lovecraftiennes et la mort du personnage, dans le premier, j'adore, y a certes pas une grosse prise de risque avec le lecteur qui sera forcément ému, mais bon c'est très bien écrit à mon goût

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Invité parasyte
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Invité parasyte
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A nos amantes

Dans la pénombre, il s'approchait à pas de loup,

Les sens en éveil, sa vue se faisant perçante,

il domptait l'obscurité. Son regard glissa sur le cou

de sa future victime, sublimé par une lueur enlaçante.

La lune, pleine comme son désir, dessinait,

en s'introduisant furtivement entre les rideaux

un trait fin sur sa proie toujours évanouie,

comme pour lui indiquer le chemin précis.

Elle le guidait, jusqu'à la cambrure de son dos.

Il pouvait enfin mener l'offensive, il était assez près.

Baisers et morsures, griffures et caresses.

Elle se débattait déja, d'abord ondulante,

elle l'enserrait maintenant, serpent constrictor.

La lutte acharnée désignerait cette fois encore

deux vainqueurs, le prédateur et son amante.

Ils s'endormirent, tous deux, dans la tendresse.

En amour, tous les coups sont permis,

Surtout les meilleurs.

Si vous entendez un bruit dans la nuit,

N'ayez pas peur.

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Invité château
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Invité château
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Posté(e)

j'aime beaucoup, mais y a une expression employée qui me chiffonne : "future victime" ; curieusement, dans ma novella (sur mon blog) j'ai utilisé cette expression, notamment dans le premier chapitre, or c'est l'expression telle quelle depuis la première version de l'histoire, écrite quand j'étais gamin..... ceci explique sans doute qu'elle me titille cette expression, je sais pas..... dans le cadre de ton texte, très bien écrit comme d'hab, j'ai l'impression que ça s'harmonise bien avec le thème, cela dit, même si donc dans mon esprit ça résonne bizarrement ; fin bon.... la dernière strophe s'adresse au lecteur, ou à la lectrice, c'est un effet "facile" mais ça fonctionne

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Membre, nyctalope, 41ans Posté(e)
Criterium Membre 2 874 messages
41ans‚ nyctalope,
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Bienvenue, insecte. ¿ é mon tour de donner mon avis. Avant toute chose, disons que je ne trouve absolument pas de côté lovecraftien à cela, pour ma part contrairement à château. J'aime bien le petit texte ¿La routine¿ surtout pour le premier paragraphe et en fait, pas pour le déroulement ni le dénouement (au-delà du fait qu'il soit un peu classique et/ou téléphoné, je trouve ce second paragraphe moins évocateur) : la paresse, la lenteur, la procrastination du quotidien de chaque matin vécu comme étant subi, sont bien évoquées : l'état de conscience entre-deux, les couettes moelleuses... (au fait, pourquoi les virgules s'enfuient-elles souvent entre deux espaces?). Pour ce qui est du poème ¿Voyage¿, bien que j'apprécie les références croisées à des voyages d'une part de l'esprit ¿ Alice au pays des merveilles, De l'autre côté du miroir ¿ et d'autre part aux lieux extrêmes de la Terre ¿ par l'intermédiaire de la plume de Jules Verne, que j'aime beaucoup, et donc l'impression de clin d'¿il que cela laisse, je n'ai pas été ¿saisi¿ par le texte ; c'est comme s'il restait trop extérieur. L'on sent que tu as voulu ne donner la clé du trip au dernier vers seulement, cependant cela se pressentait ¿ oh, en soi, que cela se pressente, ce n'est pas forcément une mauvaise chose : le seul reproche que je pourrais faire à ce poème soit qu'il me soit resté trop extérieur. Mais est-ce mon humeur qui n'est pas en adéquation?

Moi qui vient d'entendre par une fenêtre entre-ouverte une voisine pousser quelques gémissements, je lisais heureusement la conclusion du deuxième poème... Sans doute un vampire s'est-il glissé chez elle, s'est-il conduit jusqu'à la cambrure de son dos, et est-il devenu double serpent ouroboros. En somme, d'abord inquiétant, puis érotique, puis humoristique ; il n'y a que l'image de la lutte ¿ les deux amants dussent-ils être tous deux vainqueurs ¿ que je n'aime pas trop, moins que griffures et morsures en tout cas. Peut-être... un duel? ¿ Bienvenue, insecte.

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Invité château
Invités, Posté(e)
Invité château
Invité château Invités 0 message
Posté(e)

j'aurais ptêtre dû préciser : ambiance lovecraftienne, un peu comme ça : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Qu%C3%AAte...th_l%27inconnue

m'enfin c'est que mon avis, et je persiste : j'aime beaucoup

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Invité Karbomine
Invités, Posté(e)
Invité Karbomine
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Posté(e)
N'hésitez donc pas à commenter, afin que je puisse progresser.

Hello.

La routine

Si j'ai bien compris, ce texte met en scène une jeune femme, censée représenter une sorte d'être-lambda, que la routine tue, en raison de sa perte de vigilence. Autrement dit, elle se laisse porter, c'est toujours la même rengaine, usée, élimée, et un «beau jour», la violence fondamentale du monde se rappelle à elle. C'est donc sa mollesse qui la tue, dans la mesure où celle-ci n'est pas en adéquation avec le milieu dans lequel elle évolue... milieu qui pourtant donne toutes les apparences de cette illusion désirée. En conséquence, il s'agit soit d'un échec de ce monde à réaliser la douceur vers laquelle il tend - le disque rayé soudain saute -, soit d'une tromperie de ce monde, qui soudain ote son masque au détriment de l'héroïne. La réaction plus voyeuriste qu'effrayée des passants laisserait entendre qu'il s'agit plutôt de la seconde possibilité, de même que le ton laconique de l'annonce de la mort : «si seulement elle avait pris la peine de sortir de sa bulle, mais elle ne l'a même pas remarqué.» (sans exclamation, sans emphase, en passant comme ça... assez ironique, non ?) ; la lapidaire conclusion : «Il est trop tard.», amorcée par «Il est trop tôt» et «Elle est en retard» qui donnent aux tout les allures d'une mécanique particulièrement froide ; l'image de la «vulgaire poupée de chiffon» enfin renforce mon impression.

Partant de là, voici mes critiques...

Le choix d'un personnage féminin est tout à fait justifié, je trouve (féminité = douceur, passivité, nuit), l'ouverture du texte sur une sortie de rêve aussi, puisque finalement c'est là que commencent les problèmes ; elle aime trop le rêve et en néglige ainsi la réalité. Ah. Zut. Je ne sais plus où tu veux en venir, en fait... C'est rêve vs réalité (= routine) ou routine (= douceur) vs violence [voire, chose très intéressante à mes yeux... routine (= civilisation) vs violence (= sauvage)] ? On peut concilier le tout en disant que l'équation de ton texte est celle-ci :

rêve / réalité = routine / violence

Pour le personnage, la faute consiste à voir la douceur du rêve dans la monotonie du quotidien alors que celui-ci recèle une violence sournoise, qui n'attend que la disparition de toute vigilence pour surgir...

Relisant ton texte dans cette optique, j'ai alors de nombreuses plaintes à t'adresser, qui tournent toutes autour du même point : tu n'appuies pas assez sur certain traits et tu t'écartes parfois de ton propos.

  • Pourquoi "terne", la réalité ? L'essence même de ton personnage est de ne pas aimer voir - ce qui finit par faire d'elle la nourriture visuelle des autres, d'ailleurs - et tu insistes assez sur le champ lexical de la vision - elle pourrait tout simplement préférer à la vue le toucher, le goût, l'odorat, sens qui induisent plus de proximité et qui sont en cela plus enfantins. Il faudrait en conséquence appuyer sur d'autres détails pour confirmer au lecteur.

  • Le café - boisson énergisante, instrument de la mécanisation de l'homme - pourrait être... tiède, non ?

  • é ce stade du texte, deux termes me choquent : «brûle» et «frénétiquement». Je les trouve trop forts, chacun pour des raisons qui lui sont propres. C'est à la fin du texte qu'elle se brûle vraiment, mais bon, ça passe encore. Disons que ça annonce. Par contre, la frénésie de l'horloge, je ne suis pas du tout d'accord ; l'horloge est froide, ponctuelle, inéluctable. Elle n'a pas besoin de s'énerver, au contraire, ce sont les hommes qui s'énervent face à elle. N'aie pas peur de faire sobre et discret, les lecteurs attentifs verront... Les autres glisseront dessus de toute manière, mais ils s'imprégneront tout de même. Donc vise au plus juste, pas plus haut, pas plus bas.

  • La «démarche assurée» ne colle pas avec le «regard dans le vague». Là encore, tu pourrais esquiver en parlant de ses yeux plus que de son regard - mal ouverts ? - ou en bifurquant sur un autre sens.

  • «à regarder l'heure ou par la fenêtre» ; aïe. L'horloge prend ici une teinte ambiguë (elle devient le salut en plus d'être le bourreau). Je n'aime pas la voir si près de la fenêtre, symbole de l'attente passive d'une évasion ou d'un sauveur s'il en est. Par ailleurs, tu as beau utiliser un adversatif - «ou» - la coordination les place sur le même plan grammatical et je trouve ça dangereux. Au final, je comprends surtout qu'elle est passive. C'est tout ce que tu voulais dire ?

  • «C'est drôle comme le temps paraît suspendu dans ces moments» donc il y a de l'insolite... de l'amusement et de l'évasion au sein de cette routine qui paraît quand même plutôt plaisante. So, faudrait savoir ! éa pourrait être une nuance, mais il me semble que c'est contredit par le premier paragraphe. En fait c'est vraiment dans ce passage qu'un autre sens gagnerait à être introduit... éa pourrait être une mélodie, la chaleur du soleil sur sa peau, quelque chose qui ne contredise pas son dégoût du visuel. Non ? Et puis elle vit dans un monde où le temps n'est pas suspendu, précisément... Son "péché", c'est justement de vouloir le suspendre, soit. Mais pour autant, il faudrait qu'elle glisse au cours de l'action vers une étape supplémentaire dans cette recherche de la suspension du temps... Jusque là, elle n'est pas morte, et son erreur fatale pourrait être justement de vouloir abandonner, pour la première fois, sa vue à la flânerie. Or ce passage nous laisse entendre que c'est commun. Donc attention, ton personnage n'est pas toi ; il n'est qu'un personnage.

  • «Sa montre brisée, s'arrête.» D'une part, c'est cliché. D'autre part, il serait plus intéressant que la montre, avatar de l'horloge qui l'obsède, précisément ne s'arrête pas. Ou bien elle pourrait entendre un clocher sonner huit heures, narquoisement, ce qui motiverait en plus les mentions de l'heure exacte. éa collerait mieux avec l'ironie que tu insères dans le texte.

En somme, je te conseillerais de réaxer tes images ainsi :

rêve (odorat, toucher, goût ; chaleur) / réalité (ouïe, vue ; froid) = routine (pittoresque ; itératif ; drôlatique) / violence (pictural ; ponctuel ; dramatique).

De manière plus générale, mon conseil serait de dresser une première esquisse, intuitive, de ton texte. Suite à cela, observe-le avec la plus grande attention, décortique-le pour en saisir la structure interne, intime, son souffle et partant de là, appuie certains traits, corriges-en d'autres et peaufine, comme tu l'as très bien fait. Il en gagnera en percutant et en justesse.

En dehors de ces critiques, je n'ai jamais passé autantde temps sur un texte sur forumfr, si je l'ai fait c'est parce qu'il est vraiment bon et qu'il montre que tu possèdes un certain sens -voire un sens certain - de la narration et de la phrase ; pas de fioritures, c'est un excellent signe. In fine, je ne te reproche que des imprécisions qui donnent l'impression - fausse, je m'en suis rendu compte en approfondissant - que le tout manque de tripes.

Bienvenue ici ; c'est un plaisir d'avoir des posts de cet acabit. :yahoo:

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Invité parasyte
Invités, Posté(e)
Invité parasyte
Invité parasyte Invités 0 message
Posté(e)
Bienvenue, insecte. é mon tour de donner mon avis.

Merci Crayon pour cet avis.

Pourquoi "terne", la réalité ? L'essence même de ton personnage est de ne pas aimer voir - ce qui finit par faire d'elle la nourriture visuelle des autres, d'ailleurs - et tu insistes assez sur le champ lexical de la vision - elle pourrait tout simplement préférer à la vue le toucher, le goût, l'odorat, sens qui induisent plus de proximité et qui sont en cela plus enfantins. Il faudrait en conséquence appuyer sur d'autres détails pour confirmer au lecteur.

Le fait qu'elle ne prête pas vraiment attention à son café laisse à penser que ce n'est pas non plus le gout. Il est vrai que j'aurais probablement dû évoquer d'autres sens, pour montrer à quel point elle est éteinte dès qu'elle quitte son cocon. Si elle arrive tout de même à ressentir de la peur, c'est parce que somnolente, elle vit encore à travers ce monde imaginaire. Au fur et à mesure qu'elle s'éveille, elle se plonge dans une vacuité protectrice.

Le café - boisson énergisante, instrument de la mécanisation de l'homme - pourrait être... tiède, non ?

Je n'y ai tout simplement pas pensé et l'idée me plait.

Par contre, la frénésie de l'horloge, je ne suis pas du tout d'accord ; l'horloge est froide, ponctuelle, inéluctable. Elle n'a pas besoin de s'énerver, au contraire, ce sont les hommes qui s'énervent face à elle.

C'est une maladresse de ma part, c'est elle qui trouve que cette aiguille s'agite. Elle a l'impression que tout ce qui la ramène à la réalité est une agression.

«à regarder l'heure ou par la fenêtre» ; aïe. L'horloge prend ici une teinte ambiguë (elle devient le salut en plus d'être le bourreau). Je n'aime pas la voir si près de la fenêtre, symbole de l'attente passive d'une évasion ou d'un sauveur s'il en est. Par ailleurs, tu as beau utiliser un adversatif - «ou» - la coordination les place sur le même plan grammatical et je trouve ça dangereux. Au final, je comprends surtout qu'elle est passive. C'est tout ce que tu voulais dire ?

Là je pense que je n'aurais pas dû la faire regarder cette horloge, en effet. C'est le temps qui est sensé la ratrapper et non elle qui lui donne de l'importance.

«C'est drôle comme le temps paraît suspendu dans ces moments» donc il y a de l'insolite... de l'amusement et de l'évasion au sein de cette routine qui paraît quand même plutôt plaisante. So, faudrait savoir !

Elle ne s'amuse du temps qui passe que lorsque celui ci agit sur les autres. Simple spectatrice, elle ne comprend pas pourquoi les autres s'agitent, peut être même pense t'elle avec une certaine méprise qu'elle est au dessus de ça. Ici ça se représente par le fait qu'elle regarde les autres du haut de sa fenêtre, et lorsqu'elle marche dans la rue, elle-même actrice elle préfère se renfermer sur son vide intérieur, marchant de façon mécanique.

«Sa montre brisée, s'arrête.» D'une part, c'est cliché.

Je plaide coupable.

Merci beaucoup pour ces pistes et d'avoir pris de ton temps. J'en prend bonne note. Le texte mérite d'être retravaillé, à vrai dire je l'ai fait de façon très, trop intuitive, sans vraiment revenir dessus. Flemme ou impatience? Curiosité d'avoir des avis peut être...

Que de bien vilains défauts.

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Membre, Ne se refuse rien, 37ans Posté(e)
cricket Membre 3 815 messages
37ans‚ Ne se refuse rien,
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Mon cousin le cafard est hélas prématurément décédé.

Heureusement, il continue à me transmettre ses écrits, captés par mes antennes, depuis l'au-delà.

Je ferais donc la messagère, de bon coeur, en respect pour sa mémoire.

Immersion

J'entend ton mumure magique,

Douce sirène à la fin si tragique.

Victime de la violence de ton père,

qui t'a éclaboussé de sa colère.

Extirpée de ce rocher là-haut,

Tu reposes à présent parmis les flots.

Ensorceleuse, au regard captivant

Semant le feu sans artifice,

dans le coeur des hommes, naviguant

Exacerbant leur faible vice.

Obnubilés par ton chant, et ta beauté

Il venaient s'échouer sur les rochers.

Tu as compris, lorsque tu les a rejoins

La douleur de ces nombreux marins.

Cette brûlure dans les poumons, puissante

que l'eau alentour ne pouvait éteindre

Les bulles d'air remontant, insolentes,

A la surface qu'ils ne pouvaient atteindre.

Quelle amusante ironie du sort,

Lorelei, je me réjouis de ta mort

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Invité château
Invités, Posté(e)
Invité château
Invité château Invités 0 message
Posté(e)

tiens ça me fait songer au roi Arthur et Excalibur ; en plus évidemment de Apollinaire

ma foé interprétation très réaliste : les dangereuses criminelles sont jetées en prison ou condamnées à mort suivant les pays, même si en France on connaît ce qui est appelé la "personnalisation des peines" en fonction des cas ; je n'en dis pas plus....

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Membre, Ne se refuse rien, 37ans Posté(e)
cricket Membre 3 815 messages
37ans‚ Ne se refuse rien,
Posté(e)

Juste pour signaler au passage que je transfère tout ça sur mon blog, avec quelques modifications, et surtout des corrections de ces immondes fautes de frappe et d'orthographe. Là au moins je pourrais les retoucher vu qu'on ne peut plus éditer.

Je posterais quand même peut être ici de temps en temps, je verrais bien.

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