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Drones - achat aux américains


Aaltar

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Membre, Con de Sysiphe, 46ans Posté(e)
Aaltar Membre 11 523 messages
46ans‚ Con de Sysiphe,
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Drones : l'hypothèse d'un achat aux états-Unis prend du poids

Lors de l'inauguration du salon de l'armement Eurosatory, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a annoncé que Laurent Collet-Billon , patron de la Direction générale de l'armement (DGA), partait aux états-Unis pour étudier l'acquisition du drone américain Predator. En réalité, les Français ne négocient pas l'acquisition du vieux Predator, mais celle du nouveau modèle de cet engin, le "drone-tueur" MQ-9 Reaper . La confusion vient du fait que cet appareil sans pilote à bord a longtemps été baptisé Predator-B, avant de changer de nom. Laurent Collet-Billon est attendu à Washington par les patrons de l'US Air Force, par Ashton Carter, sous-secrétaire d'état chargé des acquisitions , et par des représentants de la société General Atomics , fabricant du Reaper. Les négociations sont entamées depuis plusieurs mois, et Le Point.fr est fier de rappeler à ses fidèles lecteurs qu'ils ont été les premiers à en être informés , dès le 11 octobre 2009. En mars 2010, nous présentions un point de l'avancée des discussions . Devant la levée de boucliers que suscite chez Dassault et Thales - associés dans un projet concurrent - cet éventuel achat aux états-Unis, le ministre de la Défense a évoqué "la responsabilité de n'écarter aucun choix", mais en rappelant qu'il devait tenir compte des actuelles contraintes budgétaires. Or, de ce point de vue, les projets de drones Male (Moyenne altitude, longue endurance) proposés par les industriels européens atteignent des sommets : le programme Talarion d'EADS est évalué entre 1 milliard et 1,4 milliard d'euros. Le projet SDM de Dassault/Thales et Indra - en réalité une francisation du drone Heron TP d'Israel Aircraft Industries - est estimé à 0,7 milliard d'euros. Un troisième projet, le Mantis du britannique BAE, pourrait faire l'objet d'un rapprochement avec Dassault.

La France se retrouve le bec dans l'eau, sans disposer d'aucun modèle national

Laurent Collet-Billon, qui est accompagné à Washington par l'ingénieur général des études et techniques de l'armement Jean-Christophe Cardamone, responsable de l'unité de management missiles et drones à la DGA, doit faire préciser quels "transferts de technologies les Américains seraient prêts à effectuer", a précisé Hervé Morin. é ce stade de la négociation, Washington a dit accepter de vendre aux Français pour un prix compris entre 80 et 100 millions de dollars, quatre avions et deux stations au sol, dans la version améliorée et plus automatisée du MQ-9 Reaper, que l'US Air Force doit recevoir à partir de 2012. Chaque avion supplémentaire serait facturé 10 millions de dollars. Les Français envisagent d'équiper ces drones de missiles antichars Hellfire. Très attachés à ce que les équipements de ces appareils soient totalement indépendants des Américains, ils souhaitent les équiper de deux systèmes développés à prix d'or pour l'actuel drone Harfang . Il s'agit de l'équipement de transmission des images par satellite, et du calculateur de mission.

Les Français avaient également exigé que General Atomics s'associe à un industriel français, et c'est EADS qui a été retenu. L'industriel européen a développé (à grand-peine) le drone Harfang acheté en Israël. Il a, de ce fait, pris une avance sérieuse sur Dassault qui, à l'instar de l'armée de l'air, a négligé les drones pour leur préférer la composante pilotée et le Rafale. é l'heure où le drone devient un outil dimensionnant pour toutes les armées du monde, la France se retrouve le bec dans l'eau, sans disposer d'aucun modèle national. La faute à qui ?

Source : le point

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