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Récit : Contamination


Lebiday

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Membre, Posté(e)
Lebiday Membre 7 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Bonjour / bonsoir,

je suis un très ( trop ) jeune "écrivain", j'ai 13 ans. J'habite en Polynésie française, et j'écris parfois. Voici mon premier vrai récit, un récit d'horreur donc. J'espère qu'il vous plaira :coeur:

Voici l'intro' et le prologue.

Contamination

Introduction

17 janvier :

Libération du virus, tous les scientifiques ayant eu un rapport avec celui-ci sont morts à présents. Ou fous.

18 janvier :

D'autres scientifiques se débarrassent du virus par les égouts. Personne n'en sait rien.

19 janvier :

Les sans-abris meurent. Les rats infestent les rues et mordent la population quand bon leur semble.

23 janvier :

L'Etat, paniqué, se précipite de mettre la zone en quarantaine, sans évacuer la population. Ainsi, plus de deux-cent milles personnes saines sont prises au piège.

Prologue

Pendant la nuit du 18 janvier, un cri perça dans la nuit ; cela me réveilla sur le coup. éa venait de la rue. Je l'appelle « ça » car il ne semblait pas appartenir à un être humain. Dans le salon, Marion était là. Elle portait un boxer violet avec des bandes blanches et un T-shirt gris. Elle aussi avait été réveillée. Jonathan, lui, se levait difficilement. Trois personnes dans cet appartement. Trois colocataires. Trois amis. Marion me demanda ce que ça pouvait être. Je ne répondis rien et je m'avançai machinalement vers la fenêtre.

L'obscurité qui enveloppait l'allée n'aidait pas. Je baissai les yeux vers ma montre : 4 h 14 A.M.

« Encore un clodo qui cuve, soupira Jonathan, la voix enrouée.

-Sûrement. »

Je ne répondis rien d'autre. Je n'avais pas la moindre idée de ce que ça pouvait être et je ne voulais pas le savoir. Il fallait aller se recoucher. Nous nous en retournâmes donc dans nos chambres. J'aurais vraiment du y prêter plus d'attention.

Le lendemain, je fus le premier à me lever. Un dimanche. Une lueur pâle envahissait le salon. La première chose que je fis, fut de retourner regarder dehors, par la fenêtre. Un grondement sourd résonnait dans la pièce. Ce que je vis me surprit, une foule d'une quarantaine de personnes s'empressait de prendre la direction opposée au centre. J'ouvris la fenêtre, et j'apostrophai un homme d'une cinquantaine d'années. Il était décoiffé, et avait encore son pyjama. Des rides lui tailladaient le visage, et quelques gouttes de sueur perlaient sur ses tempes.

« Où est ce que vous allez là ? » demandai-je. L'homme tendit l'oreille, il n'entendait pas, sûrement à cause du bruit omniprésent. Je lui répétai.

« Allume la radio, mon garçon ; tu seras bientôt dans le même cas que nous ! »

Je suivis son conseil, et je me dirigeai vers le poste de radio, sur la table de la cuisine, et je l'allumai. Je n'obtins que des parasites : aucune station n'émettait.

Je me retournais et vis Jonathan, ses écouteurs sur les oreilles. Jon' avait 26 ans, il travaillait dans un petit restaurant en tant que serveur. Il n'était pas très grand, mais assez musclé. Nous nous regardâmes quelques secondes. Il écoutait une chanson de metal, comme à son habitude : il n'écoutait que ça.

« éa va mon gars ? », me demanda-t-il. Il est vrai que je ne devais pas paraître très normal. Je me regardai dans le miroir avoisinant ; j'avais des grosses cernes noires, et je transpirais. « éa va¿ Mais laisse-moi passer. »Il s'écarta, je retournai à la fenêtre.

« Y a rien à la radio, aucune station n'¿ » Je m'arrêtai. On n'entendait plus aucun bruit. Un calme étrange par rapport au brouhaha d'il y a dix minutes. La rue était vide. « Allume la télé, lançai-je à Jonathan.

-Hey, dis moi, c'est quoi le problème ce matin ?!

-Allume la télé ! », Insistai-je.

Il prit la télécommande posée négligemment sur la table basse et appuya sur le bouton ON/OFF. « Bordel, l'antenne déconne encore ! », s'énerva-t-il. Aucune chaîne n'émettait, non plus. Ce n'était pas l'antenne¿

Bonne lecture :blush:

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Membre, 40ans Posté(e)
Symphony Membre 345 messages
Baby Forumeur‚ 40ans‚
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j'attends la suite :blush:

le début est simpa en tout cas

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Membre, Posté(e)
Lebiday Membre 7 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Merci de ta réponse, j'attends une ou deux autres réponses et je poste la suite.

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Membre, 34ans Posté(e)
Cy'Design Membre 199 messages
Baby Forumeur‚ 34ans‚
Posté(e)

un chouette prologue qui donne envie de connaitre la suite , c'est du bon boulot :blush:

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Membre, Posté(e)
Lebiday Membre 7 messages
Baby Forumeur‚
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Encore un message et je poste le chapitre Un ! :blush:

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Invité L'ancienne
Invités, Posté(e)
Invité L'ancienne
Invité L'ancienne Invités 0 message
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C'est nul :blush:

J'plaisante :coeur: nan pour un jeune de 13 ans, j'trouve que c'est un très bon début!! :coeur:

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Membre, Posté(e)
Lebiday Membre 7 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Je poste le Chapitre Un, qui amène la Partie Une :blush:

PARTIE UNE : Le royaume des ombres

Chapitre Un, le Winchester.

« Viens on sort, lui dis-je

-Mais c'est bon, on est dimanche, y a juste la télé qui merde, comme d'hab', on va pas s'affoler¿ Et puis Marion n'est pas rentrée¿

-Elle est sortie ? »

Il me tendit un papier avec un hochement de tête : « J'vais faire un tour. J'ai mal dormi, je reviens vers 14 heures. » Il était bientôt 15 heures, un frisson me parcourut tout entier. Elle était dehors, avec tous ces gens dehors. Des gens qui couraient. Des gens qui fuyaient.

« On sort, le pressai-je.

-Mais tu veux aller où ? Tous les magasins sont fermés, on est dimanche ! Vas t'coucher, t'as l'air HS. »

J'en avais assez. Il ne voulait rien savoir. Je le bousculai, et me dirigeai vers la porte, après avoir enfilé un jean et un T-shirt. Jon' me suivit. Comme quoi¿

L'appartement était au rez-de-chaussée, et on eut juste à ouvrir la porte pour se retrouver dans le couloir qui menait à la rue. Jonathan éteignit son baladeur, accentuant la sensation de silence. Une fois dehors je reconnus la rue si fréquentée quelques minutes auparavant. Le vent s'était tu.

« Si elle est sortie, Marion a du aller au Winchester. », indiqua Jonathan. Le Winchester était un bar à quelques rues d'ici, au coin d'une grande rue et d'un chemin de terre qui menait à quelques habitations. Nous nous dirigeâmes donc vers l'est. Les rues étaient vides, les voitures étaient garées, les volets fermés, les magasins, mêmes ceux habituellement ouverts le dimanche gardaient porte close.

Les premières minutes à déambuler dans ces rues vides de toute vie furent très longues. Le ciel était d'un bleu éclatant et le soleil brûlait la ville. Mais quelque chose attira notre attention lorsqu'on traversa la dernière avenue avant le bar. Un petit groupe de personnes, visiblement que des hommes, entouraient une jeune femme d'une vingtaine d'années. Cette femme portait un short blanc et un débardeur, blanc également. Elle me fit vaguement penser à Marion, en plus jeune. Les personnes qui l'entouraient formaient un cercle parfait. Ils ne bougeaient pas, mais la fille tentait désespérément de trouver une issue dans ce mur vivant. L'un d'eux semblait être le chef, le noyau du groupe. Il portait une chemise ouverte à moitié, grise, et un pantalon noir. Il semblait très musclé. Soudain, cet homme émit un grognement, signal d'attaque. Tout se passa alors très vite. Tous les hommes se jetèrent sur la pauvre femme et la rouèrent de coups. Elle était totalement écrasée par cette masse humaine. Un cri perçant, un cri de désespoir nous parvint, celui de la jeune femme. Il fut assez long, mais se cassa brusquement à la fin. On aurait dit qu'elle s'étouffait avec un liquide quelconque. Son sang, probablement. Jonathan se retourna et commença à courir pour l'aider. Mais je lui pris sa manche, lui disant qu'ils étaient beaucoup trop nombreux. « J'appelle les flics.. » dit-il. Il raccrocha, après quatre essais, de vingt secondes chacun. Il n'y avait plus de tonalité. Trois personnes dans le groupe en face s'éloignèrent de leur proie, de quelques mètres. éa nous permit de voir un corps inerte, celui de la jeune fille. Il bougeait encore, sous les coups portés. « Viens, me dit Jonathan, allons nous en ! » Je lui emboitai le pas et je jetai un dernier coup d'¿il au combat, si on peut appeler ça un combat. Nous étions loin, mais je vis quelque chose qui me troubla encore plus que la vue du pauvre corps. L'homme qui avait donné l'assaut quelques minutes auparavant reçu un coup de l'un de ses compagnons, visiblement involontaire. Il se leva, abandonnant la jeune femme, et il s'approcha de son partenaire. Ce dernier portait une salopette bleue, portant les initiales VFR, « Very Fast Repair ». C'était un garage du coin, très connu. Les deux hommes étaient alors face à face. L'homme en noir s'approcha lentement. Il posa sa main gauche sur l'épaule droite du garagiste, et l'autre sur la tête. Jonathan me tira le T-shirt pour que je le suive, il ne voulait pas regarder cette boucherie. Je détournai mon regard quelques instants pour recommencer à marcher, mais je le tournai à nouveau pour observer la scène macabre. L'homme en noir avait à présent sa tête au niveau de la clavicule du mécano. Il le mordit sauvagement au niveau du cou et lui arracha une grande partie de la gorge. Du sang coula abondamment sur le cou de la victime, puis les genoux de ce dernier lâchèrent, laissant le pauvre homme s'effondrer à terre. Ces hommes s'étaient entretués, après avoir tué une jeune femme. Celle-ci n'était d'ailleurs qu'un tas de chair dans un bain de sang.

Jonathan et moi continuâmes de marcher le long de l'allée, muets, la bouche entrouverte. Nous étions vraiment choqués. « On aurait rien pu faire, remarquai-je, ils étaient une demi-douzaine d'affamés et on était deux. » Il hocha vaguement la tête. Nous prîmes alors la première rue sur la droite, et je me dirigeai vers la porte du bar. Elle était fermée. Je plaçai mes mains sur la porte où était marqué ¿Winchester' pour mieux voir à l'intérieur. Il n'y avait personne. Dimanche dernier, il était plein.

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Membre, 40ans Posté(e)
Symphony Membre 345 messages
Baby Forumeur‚ 40ans‚
Posté(e)

La suite SVP.

Je veux savoir ce qui est arrivé à Marion moi :blush:

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Membre, Posté(e)
Lebiday Membre 7 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Chapitre Deux, le Cislak.

« -Merde ! Elle doit être autre part !, m'écriai-je.

-Imagine qu'elle ait rencontrée les¿ Les¿ Ceux qu'on a vu là bas., bégaya-t-il.

-Je préfère ne pas y penser¿ On continue de la chercher. T'as une idée d'où elle a pu aller ?, le pressai-je.

J'étais quasiment sûr qu'il aurait une idée. Marion et Jonathan sortaient ensemble lorsqu'on s'est rencontré. Quand on a emménagé ensemble, ils ont décidés ensemble de suspendre leur relation. Mais je sentais bien qu'ils éprouvaient encore quelque chose l'un pour l'autre. Jonathan réfléchit quelques instants puis m'indiqua le Cislak, un lac proche de la ville. Marion avait l'habitude de s'y prélasser, dans le passé. A l'heure où j'écris cela, il a été entièrement vidé pour y brûler les corps des victimes.

Le lac se trouvait tout au sud, à une quinzaine de kilomètres de là ou nous étions. Nous démarrâmes alors, vers le sud, sous le soleil brûlant. Nous évitâmes la rue du massacre, préférant éviter les hommes et le reste de cadavre. Nous fîmes donc un léger détour pour passer dans une ruelle proche. Nous ne nous attendions pas à voir ça. Jonathan m'arrêta au commencement de la rue. « T'es fou ou quoi ?! T'as pensé s'il y en avait d'autres ? On pourrait même pas s'retourner dans ta rue ! » Il les qualifiait comme des gens différents. Une autre espèce. Un vrai fléau. « Faut juste courir¿ », lui répondis-je d'un air absent.

Visiblement, nous n'avions pas la même réaction à ces horreurs. Jonathan était paniqué, et en devenait presque paranoïaque, quant à moi, je ne réalisai pas encore. Jon' me regarda, puis m'approuva d'un signe de tête. Il voulait revoir Marion au plus vite.

Nous nous tournâmes alors vers la ruelle sombre. Quelques canalisations avaient sauté, laissant l'eau couler à flots. Des cartons mouillés étaient posés par endroit, et une vieille armoire nous cachait le bout de la rue. Nous nous engageâmes alors. Nous avions pensé nous dépêcher, pour sortir le plus vite possible, mais nous marchions lentement, scrutant les alentours, méfiants. Une odeur de pourri, très désagréable, envahissait l'atmosphère. Je pensais, et j'espérais secrètement que ce soit les cartons, mais non. J'étais juste devant Jonathan. Après quelques minutes de silence complet, nous arrivions à quelques mètres de l'armoire. Et c'est en l'enjambant que je le vis. Un homme en T-shirt rouge foncé ; puis je remarquai le peu de blanc en bas du T-shirt et je compris que c'était la couleur sa couleur auparavant. Le rouge foncé, en fait, c'était du sang séché. Mais il y avait aussi quelque chose qui n'allait pas avec cet homme. Bizarrement, je ne le vis pas tout de suite. Jonathan, lui, se retourna pour vomir bruyamment. Puis je compris.

Sa tête avait disparue, voila le principal problème. Ses jambes étaient contre l'armoire et sa tête aurait du être posée à coté d'un carton, mais sa tête n'était tout simplement pas là. Jonathan commençait à paniquer derrière moi. Je lui pris le bras, lui demandant de garder son calme et de s'imaginer que c'était un mannequin de cinéma. Moi-même, je n'arrivai pas à me contenter de cette maigre hypothèse. Mais j'espérais que ça l'apaiserait. Nous nous regardâmes dans les yeux, puis nous nous décidâmes en silence à passer le corps. Nous enjambâmes donc le corps, sans un regard. Une fois sorti de la rue, je vomis. Jonathan aussi, une seconde fois.

Nous avions parcouru une centaine de mètres depuis le Winchester. Déjà.

Voila, désolé du retard :blush:

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Membre, 40ans Posté(e)
Symphony Membre 345 messages
Baby Forumeur‚ 40ans‚
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En tout cas tu entretiens bien le suspense.

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Membre, Posté(e)
Lebiday Membre 7 messages
Baby Forumeur‚
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Voici les chapitres Trois et Quatre qui closent la Partie Une. La partie Deux, amènera du Cinquième au Dix-septième chapitre. Bonne lecture :blush:

Chapitre Trois, Sport center.

Une fois avoir repris nos esprits, nous décidâmes de mieux nous organiser, de nous préparer au pire.

« Il faut qu'on trouve des armes, remarqua Jonathan.

-Tu connais une armurerie dans la ville ?, m'étonnai-je.

-Je pensais pas à ça¿ On pourrait prendre¿ Je sais pas moi, des battes, des clubs de golf, des barres en fer, de quoi se défendre quoi. »

éa tombait bien. Nous étions rue Henor où se trouvaient de nombreux marchands de friandises, des boulangeries, mais aussi et surtout le plus grand magasin de sport de la ville. Ses néons étaient allumés, et l'un des E de CENTER commençait à se décrocher.

« Comment on va entrer ? On est dimanche !, demandai-je.

-On va pas se gêner ! » rétorqua-t-il.

A peine eut-il dit ces mots, que nous nous retrouvâmes devant l'entrée. Apparemment, on n'était pas les premiers à avoir eu cette idée¿ La porte fenêtre était littéralement explosée. Vers l'intérieur. Nous entrâmes malgré tout. L'entrée et la sortie du magasin se faisaient par la même porte. Les caisses avaient été soigneusement vidées par nos prédécesseurs.

Les lumières étaient éteintes et une obscurité oppressante régnait. Heureusement, avant l'escalator se trouvaient des petites lampes à dynamo. Nous en prîmes deux. Nous montâmes, et nous arrivâmes devant le rayon golf. Nous trouvâmes trois sacs de golf, dont deux des plus chers du magasin. Mais il ne restait plus que quelques bois, des putters et quelques rares fers.

Jonathan pris un des derniers fer. Je lui dis que j'allai prendre autre chose, craignant le manque de solidité du manche. Je cherchai une batte de baseball. Je tombai aux alentours des rayons, sur une batte de cricket, plus résistante. Je m'empressai de la prendre. Jonathan m'appela : « Hey, on devrait prendre de quoi se protéger. Je veux dire, comme des armures.

-On va pas s'équiper pour partir au front, on prend juste de quoi s'défendre et on évite les embrouilles, okay ? Viens on va prendre des barres de céréales, y'en a la caisse. »

J'embarquai au passage un sac de randonnée, que je fourrai de barres, de boissons énergisantes et d'un petit kit de soins. On ne savait jamais. Puis nous sortîmes. Sans voir les yeux dans l'obscurité, derrière.

Chapitre Quatre, Gordon.

Il fallait aller au Cislak. Maintenant que nous étions bien équipés, nous décidâmes de prendre par la rocade, une ligne presque droite jusqu'au lac. A pied. Il fallait d'autant plus rester sur nos gardes. Nous partîmes donc de la rue Bodor, et prîmes la première sur la droite. La route menant à la rocade se trouvait à quelques centaines de mètres de là. « Bon, on va courir, dis-je à Jonathan. On regarde pas autour de nous, on court et on tape ce qui s'approche.

-Je suis d'accord. »

Nous nous élançâmes, et un appel nous arrêta net. Ce n'était pas un cri. Bel et bien un appel. Nous nous tournâmes machinalement, nos outils à la main. « Casse-toi pauvre taré! S'tu viens on t'éclate! cria Jonathan.

-Je suis sain, dit la personne en face de nous. »

Il s'agissait d'un homme d'une trentaine d'années. Il était chauve et portait un pantalon ample, vert kaki et parsemé de gouttes rouges. Du sang. Il avait également une chemise noire à manches longues qu'il avait retroussées jusqu'au coude. Par-dessus, il avait une veste sans manches beiges, formée d'une demi-douzaine de poches. Il avait une arme à feu en bandoulière. Une M14 argentée.

L'homme avait employé le mot « sain ». Ce qui signifiait qu'il y avait une maladie. Un virus.

« Qu'est-ce qui nous le prouve, mec? Dit Adrien, vraisemblablement paniqué.

-Rien. Juste ma parole. »

L'homme n'avait pas l'air d'avoir peur. Il s'avançait pas à pas vers nous. Je mis ma main sur l'épaule de mon ami, lui disant de se calmer. L'homme était maintenant à quelques mètres de nous. « Ils ne vous ont pas eu? Vous ne ressentez pas de nausées ou de vertiges? » En disant cela, l'homme avait mis la main sur la crosse de son arme, plus méfiant qu'auparavant. « Non, non ça va, mais qui t'appelle ¿ils'? dit Jonathan

-Je vous expliquerai. Suivez-moi, on a fabriqué un abri avec des provisions et des armes. Il vaut mieux pas rester dans les rues.

-Un abri? Des provisions? Mais il se passe quoi là? Demandais-je.

-Venez, je vous expliquerai, répéta l'homme.

-Vous êtes combien?

-Une trentaine. Mais quelques émissaires sont chargés de ramener des survivants. Il y en a encore beaucoup dans votre cas.

-Et c'est loin votre planque? Repris-je

-é l'extérieur de la ville, dans une usine désaffectée. Près du lac. »

C'était notre direction. Nous acceptâmes donc de le suivre. Accompagnés d'un homme armé, nous nous sentions moins vulnérables.

Après trois quart d'heure de marche, nous nous trouvâmes enfin, tous les trois, à la rocade. Pas une voiture ne roulait, pas une personne ne marchait. L'homme nous conduisit vers un garage privé où se trouvait une jeep grise, boueuse au niveau des roues et décapotable. « Nous irons plus vite en roulant » remarqua notre guide. Il sortit les clefs de sa veste beige et nous montâmes, Jonathan et moi à l'arrière.

Cette partie du voyage dura peu de temps, un quart d'heure seulement. Sortis de la rocade, sur une route de campagne, nous aperçûmes enfin les berges du Cislak. L'usine était également là, sinistre.

A une prochaine.

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Lebiday Membre 7 messages
Baby Forumeur‚
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Up !

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