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Le gouvernement refuse de modifier le bouclier fiscal


magicyama

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Membre, 37ans Posté(e)
Tymous Membre 252 messages
Baby Forumeur‚ 37ans‚
Posté(e)
Quel est le rapport entre le prix du duplex de Sarkozy, et le bouclier fiscal ? et si Bouygues lui a fait un prix, c'est son droit et ça ne nous regarde pas.

Quant à s'augmenter, pour ma part je n'ai pas trouvé ça choquant, surtout si on compare son salaire actuel, à ceux d'autres dirigeants :

http://www.lemondeavance.com/commentaire_L...idents--372.htm

Avec un salaire mensuel de 19331 ¿, Sarkozy n'est pas le mieux payé, en Europe, mais c'est à la hauteur de ses responsabilités.

C'est vrai qu'il est à plaindre... Y'as une limite à ne pas franchir. Il a voulu être président, il l'est (à mon grand regret), il fait comme tout le monde, il accepte son salaire. Que je saches, ce n'est pas pour le salaire que l'on devient président, ais-je tort?

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Membre, L'ignorant des ignorés, Posté(e)
Brownies Membre 4 477 messages
L'ignorant des ignorés,
Posté(e)

Ce n'est pas une raison pour accepter d'être sous payé :coeur:

Il a quand même cumullé un temp celui de ministre de l'intérieur et de président. :blush:
et ? c'est quoi le rapport avec le bouclier fiscal ?
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Membre, forumeur révolutionnaire, 52ans Posté(e)
transporteur Membre 23 297 messages
52ans‚ forumeur révolutionnaire,
Posté(e)
Ce n'est pas une raison pour accepter d'être sous payé :coeur:

Il est trés loin de l'étre,n'oublions pas que son salaire est de l'argent de poche

et ? c'est quoi le rapport avec le bouclier fiscal ?

Le même que celui que tu a explicité plus bas en ne trouvant pas chocant son augmentation de salaire. :blush:

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Membre, Tu n'auras d'autre batracien devant ma face, 110ans Posté(e)
Grenouille Verte Membre 32 822 messages
110ans‚ Tu n'auras d'autre batracien devant ma face,
Posté(e)

Normalement, ce n'est pas au gouvernement mais à l'assemblée de décider ce type de choses. :blush:

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Membre, forumeur révolutionnaire, 52ans Posté(e)
transporteur Membre 23 297 messages
52ans‚ forumeur révolutionnaire,
Posté(e)
Comme si les combines pour diminuer le montant de ses impôts, datait de Sarkozy :blush: . Et comme si ça ne concernait que les tranches aisées :coeur: La seule chose que Sarkozy a promis, c'est que le montant de l'impôt ne dépasserait pas la moitier des revenus d'une personne, et c'est déjà bien suffisant.

Les riches sont de plus en plus riches et ce n'est pas du à leur travail mais au fait qu'ils sont protégés des prélèvements qui frappent les autres catégories de français.

Le bouclier fiscal , la multiplication des niches fiscales font que les très hauts revenus contribuent moins que les classes moyennes.

La réforme des droits de succession instaure de fait une classe héréditaire de riches rentiers .On en revient toujours au même type de problème, à savoir celui de la répartition, des richesses (via le rapport revenus du travail/ revenus du capital), et des contributions au fonctionnement collectif.On nous vente(on nous y contraint même) l'aurope mais que certains s'exilent fiscalement c'est une chose (souvent des sportifs ou des « stars » bien peu reconnaissants envers la France pour la réussite qu'elle leur a offert),le vrai problème auquel il faut se pencher c'est l'uniformisation des politiques fiscales des pays européens.

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Membre, L'ignorant des ignorés, Posté(e)
Brownies Membre 4 477 messages
L'ignorant des ignorés,
Posté(e)
Il est trés loin de l'étre,n'oublions pas que son salaire est de l'argent de poche
C'est vrai que maintenant, il est payé comme un chef d'état. Et si pour ce qu'il en fait, ça ne te regarde plus :coeur:
Les riches sont de plus en plus riches et ce n'est pas du à leur travail mais au fait qu'ils sont protégés des prélèvements qui frappent les autres catégories de français.

Le bouclier fiscal , la multiplication des niches fiscales font que les très hauts revenus contribuent moins que les classes moyennes.

ceci est complètement faux. ce sont bien les impôts des riches qui remplissent les caisses de l'état, et non les impôts des pauvres puisqu'ils ne payent pas d'impôts. C'est pourquoi il a instauré le bouclier fiscal pour que nos riches cessent de se tailler dans d'autres pays :bo:
Normalement, ce n'est pas au gouvernement mais à l'assemblée de décider ce type de choses. :blush:
Et bien considère que les données ont changées :snif: . Normalement, un président doit être plus payé qu'un premier ministre. C'est maintenant chose faite :coeur:
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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)

Les impôts des riches ?

Recettes fiscales 2006 : TVA : 163 milliards d'euros ; IR : 57 milliards ; IS : 49 milliards ; TIPP : 19 milliards ; droits d'enregistrement (successions, donations, ISF) : 21 milliards.

Ce sont les pauvres qui payent.

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Membre, L'ignorant des ignorés, Posté(e)
Brownies Membre 4 477 messages
L'ignorant des ignorés,
Posté(e)

Non, car ce sont les riches qui payent le plus de TVA puisque ce sont eux qui consomment le plus :blush: .

La TVA sur les produits de luxe s'élève à 33%, contre 5.5% sur les produits alimentaires. Qui, selon toi, achète le plus de produits de luxe, les riches ou les pauvres ? :coeur:

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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)

Parce que tu crois que les bourges bouffent chez Fauchon ? Qu'ils ne pratiquent pas le duty free ?

Le luxe c'est 35 milliards de CA anuel, et pour le monde entier. Pas de quoi frimer pour un PIB de 1 744,2 milliards d'euros.

XDe plus cette industrie profite essentiellement aux riches actionnaires et pas au ouvriers qui font grève de plus en plus souvent.

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Membre+, débatteur invétéré, 39ans Posté(e)
femzi Membre+ 5 626 messages
39ans‚ débatteur invétéré,
Posté(e)

bon alors?? elle est ou la vérité au final???

qui c'est qui contribue le plus? les riches ou les pauvres?

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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)

Débat français à propos du pouvoir d'achat.

Partage des richesses, la question taboue.

Afin de « défendre le pouvoir d'achat », le gouvernement français envisage une série de mesures ¿ monétisation des congés non pris, travail le dimanche, implantation plus facile des hypermarchés. Une donnée du problème est presque toujours occultée : en vingt ans, la part des salaires dans le produit intérieur brut français a baissé de 9,3 %, ce qui correspond à plus de 100 milliards d'euros en partie transférés vers le capital. Cet élément central du débat en est devenu le point aveugle.

Par François Ruffin

« La part des profits est inhabituellement élevée à présent (et la part des salaires inhabituellement basse). En fait, l'amplitude de cette évolution et l'éventail des pays concernés n'ont pas de précédent dans les quarante-cinq dernières années. » D'où sont tirées ces lignes ? D'un texte de la Confédération générale du travail (CGT) ? Nullement : elles viennent d'un article de la Banque des règlements internationaux (BRI), une institution qui réunit chaque mois, à Bâle (Suisse), les banquiers centraux afin de « coordonner les politiques monétaires » et d'« édicter des règles prudentielles ». Ce n'est pas vraiment un repaire de marxistes ; pourtant, leur exposé sur cette « marge [de profit] d'une importance sans précédent » se poursuit sur vingt-trois pages (1).

Et qui redoute le pire ? « J'ai attendu et j'attends encore quelque normalisation dans le partage du profit et des salaires » car « la part des salaires dans la valeur ajoutée est historiquement basse, à l'inverse d'une productivité qui ne cesse de s'améliorer ». Or « ce découplage entre faibles progressions salariales et profits historiques des entreprises fait craindre (...) une montée du ressentiment, aux Etats-Unis comme ailleurs, contre le capitalisme et le marché ». Là, il s'agit de M. Alan Greenspan, ancien directeur de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui livre ses inquiétudes au Financial Times (2).

Ce constat, chiffré, est unanimement partagé. D'après le Fonds monétaire international (FMI), dans les pays membres du G7, la part des salaires dans le produit intérieur brut (PIB) a baissé de 5,8 % entre 1983 et 2006. D'après la Commission européenne, au sein de l'Europe cette fois, cette part a chuté de 8,6 %. Et, en France, de 9,3 % (3).

Par le gigantisme des sommes en jeu, des dizaines de milliards d'euros, ces 9,3 % devraient s'installer au c¿ur du débat. Toute la contestation des « nécessaires réformes en cours » (« régimes spéciaux », retraites, sécurité sociale, mais aussi pouvoir d'achat) pourrait s'appuyer sur ce chiffre. Or c'est à l'inverse qu'on assiste : il est comme effacé de la sphère publique, éclipsé dans les médias, à peine mentionné par les responsables politiques. Un point central de l'économie en est devenu le point aveugle.

Qu'on évalue ce transfert de richesses : le PIB de la France s'élève à près de 1 800 milliards d'euros. « Donc il y a en gros 120 à 170 milliards d'euros qui ont ripé du travail vers le capital », calcule Jacky Fayolle, ancien directeur de l'Institut de recherches économiques et sociales (IRES). Soit, même avec des estimations basses, plus d'une dizaine de fois le déficit de la Sécurité sociale (12 milliards) et une vingtaine de fois celui des retraites (5 milliards). Ces derniers « trous » sont amplement médiatisés, tandis qu'on évoque moins souvent celui, combien plus profond, creusé par les actionnaires dans la poche des salariés... D'après Fayolle, de tels ordres de grandeur « traduisent des déformations structurelles, pas simplement de l'économie mais de la société ». Ces déformations résultent de « tout un ensemble de facteurs : le poids du chômage, les politiques économiques, les changements de la gouvernance des entreprises depuis une vingtaine d'années ».

Des médias entre mutisme et mensonges

C'est au début des années 1980 que le basculement intervient. Deux phénomènes se conjuguent : d'abord, le ralentissement de la croissance, qui passe de 4,8 % en moyenne durant les « trente glorieuses » (1945-1975) à environ 2 %. Ensuite, un bouleversement dans la répartition de cette croissance : « Tout se passe comme si ce changement de rythme avait été mis à profit pour modifier les règles du jeu au détriment des salariés (4) », notent des chercheurs de l'IRES.

D'abord par des « suppressions de postes » : des salaires ne sont plus versés, et leur part dans le PIB se réduit naturellement. Dans le secteur public, dernièrement, mais surtout dans le privé, avec des entreprises (Whirlpool, Michelin, European Aeronautic Defence and Space [EADS], Danone, etc.) qui surfent sur les bénéfices tandis qu'elles « restructurent » vers des « pays à bas coût de main-d'¿uvre ». En outre, le chantage au chômage aidant, les salaires réels ont stagné : « Le revenu salarial net n'a pratiquement pas augmenté depuis ces vingt-cinq dernières années », précise le quotidien Les Echos (5). Les approximations optimistes concèdent 16 % d'augmentation seulement entre 1987 et aujourd'hui. C'est aussi en 1987 que naissait le CAC 40, avec un indice 1 000. Il cotait 5 697 points le 11 décembre dernier : + 470 %, donc.

La « flexibilité » aussi a fait plonger les salaires, en les rendant plus irréguliers. Depuis 1980, « la proportion des travailleurs à temps partiel est passée de 6 % à 18 % de l'effectif salarié total, et celle des autres formes d'emploi atypique (intermittence, intérim, etc.) de 17 % à 31 % du salariat (6) ». Devenu jetable, malléable, sur mesure, l'emploi s'est ajusté aux besoins variables des entreprises.

Enfin, on a rogné sur les à-côtés du salariat : il faut désormais cotiser plus et plus longtemps pour des retraites plus faibles, verser la contribution sociale généralisée (CSG) et des franchises médicales pour que les remboursements diminuent toujours, etc. « La masse salariale a deux composantes, nous explique Michel Husson, économiste à l'IRES : le salaire direct et les cotisations. Dans un premier temps, le salaire net a fait baisser la part salariale à un niveau qu'on ne peut plus faire trop descendre. Dans un second temps, la part des cotisations prend le relais. »

Le mutisme qui entoure ce détournement de richesses constitue un exploit permanent. Des heures de radio, des pages dans la presse : les journalistes ont glosé sur les miettes des régimes spéciaux, sur ces « bénéficiaires de lois obsolètes », sur ce « privilège intolérable », sur cette « inégalité inacceptable », sur la « nécessité économique et démographique » de cette « mesure d'équité » (7). Mais ils ont presque toujours oublié de mentionner le combien plus « inégal » partage des ressources nationales. Nos éditorialistes ont aussi omis de pester contre le « privilège intolérable » des actionnaires, ces « bénéficiaires » d'abattements fiscaux, sur la « nécessité économique et démocratique » de taxer leurs revenus financiers...

Mais, dans la foulée du conflit « catégoriel » des cheminots, le débat s'est fait plus « général », portant sur le pouvoir d'achat ! « Une surprenante stagnation », titra Le Monde (8). D'autant plus « surprenante » que ces 9,3 % n'étaient signalés à aucun endroit. Le terrain était ainsi préparé pour un président de la République qui se refusa à « distribuer les cadeaux de Père Noël car les Français savent bien qu'il n'y a pas d'argent dans les caisses. (...) Je n'ai pas le pouvoir d'augmenter les salaires. (...) Pour donner du pouvoir d'achat, il faut réhabiliter le travail (9) ». Et de soigner le mal par le mal : en aggravant la « flexibilité » des salariés : horaires variables et dimanche ouvré...

Le lendemain, tandis que Le Figaro saluait la « fin du carcan des 35 heures », Les Echos félicitaient M. Nicolas Sarkozy : « Il a tracé le programme des réformes pour les prochains mois ¿ assurance-maladie, marché du travail. » Quelques pages plus loin, dans les mêmes éditions, on découvrait un article intitulé « Grande plaisance : la course au luxe ». Celui-ci expliquait que « les millionnaires, toujours plus nombreux, sont lancés dans une course sans fin au plus grand, au plus beau, au plus luxueux yacht... Dans ces châteaux des temps modernes, le robinet à 8 000 euros plaît beaucoup (10) » ! Mais pas le moindre lien entre le pouvoir d'achat en berne à la « une » et cette autre actualité, plus réjouissante. Pourtant, voilà qui aurait pu donner chair aux 9,3 %...

Ce mensonge par omission d'une donnée centrale de l'économie, qui surprendra-t-il ? « La presse quotidienne, résumait déjà Jack London, c'est l'escamotage quotidien » qui « purge » les injustices « par le silence de l'oubli » (11). Mais un autre « silence » assourdit. Quand MM. François Hollande, Bernard Thibault ou Vincent Peillon se sont-ils saisis de cet argument et l'ont-ils opposé à un journaliste ? Peut-être l'ont-ils fait, à l'occasion, dans une parenthèse. Mais, à coup sûr, l'« opposition » n'a guère accordé à ces 9,3 % la place qu'ils méritent. Qu'ils citent ces 100 milliards d'euros (au moins), et le socle d'inégalité, invisible et fragile, sur lequel reposent toutes les « réformes » des deux dernières décennies, pourtant effectuées au nom de la « justice », s'effondre. La rhétorique d'une pseudo-« équité » ¿ car, comme le recommande l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), « il ne faut pas avoir l'air de défendre des intérêts, seulement des idées et des principes (12) » ¿ s'écroule d'un coup. Qu'entendit-on à la place le 29 novembre au matin, dans la « Revue de presse » de France Inter ? « La Croix est allé à la rencontre des politiques et leur demande leurs idées en matière de pouvoir d'achat. Côté socialiste, le député Michel Sapin préconise des allégements de charges pour les entreprises qui auront conclu des négociations salariales. » Du chipotage et de nouvelles aides publiques.

Une semaine plus tôt, sur la même antenne, le député et maire d'Evry Manuel Valls affichait son « courage » : « Il faut travailler sur un allongement progressif de la durée de la cotisation. éa vaut évidemment pour les régimes spéciaux ; ça vaudra demain pour le régime général. » Désormais, le « courage » consiste, dans ce camp aussi, non plus à soutenir une lutte qui inverserait un rapport de forces, mais à se plier par avance aux exigences du capital et du pouvoir, sans jamais batailler.

Les discours de la dernière élection présidentielle corroborent cette dérive : Mme Ségolène Royal ne signala à aucun moment les 9,3 % et les milliards évaporés ¿ tandis qu'elle dénonça volontiers les « 80 milliards de déficits cumulés » de la Sécurité sociale, l'« endettement public qui est passé de 900 à 1 200 milliards d'euros en moins de cinq ans », le « déséquilibre historique de la balance commerciale, 30 milliards d'euros », etc. Si elle s'engagea à « lutter », ce ne fut pas contre un « adversaire » identifié (« Je ne désignerai aucun ennemi », précisa-t-elle), mais plutôt contre des problèmes sans responsables ni coupables (la « lutte contre toutes les formes d'insécurité », « contre le décrochage scolaire », « contre la vie chère », etc.).

Le « rentier » n'apparut à aucun endroit, la « finance » fut désignée deux fois (en quarante-deux discours), l'« actionnaire » ne surgit qu'à neuf reprises. En somme, presque rien qui aurait réclamé une répartition plus égalitaire des richesses produites. Pourtant, pendant cette campagne, le CAC 40 publia ses « profits records » ¿ plus de 90 milliards d'euros ¿ dont, autre record, 40 milliards avaient été reversés en « dividendes » (mot utilisé une fois par Mme Royal) (13). Mais la candidate socialiste ne se saisit pas de cette aubaine, lui préférant une autre recette, consensuelle : « Nous relancerons la croissance économique parce que nous réconcilierons les intérêts des entreprises et les intérêts des salariés. Voilà la clé du développement économique. »

L'extravagante hypothèse conservatrice se trouvait ainsi confirmée : avec une croissance de 2 %, parfois déguisée en « crise », tout progrès social serait impossible, voire rendrait « inéluctables » des reculs en série. Cependant, cette croissance qualifiée de « molle », aux alentours de 2 %, correspond à la moyenne observée au cours du XXe siècle, hors « trente glorieuses ». Un siècle qui ne se priva ni de progrès technique ou humain, ni de bâtir des protections salariales. Désormais, la justice sociale devrait néanmoins patienter, espérer une improbable ¿ et pas vraiment souhaitable ¿ hypercroissance à 4 %, 5 %, 6 %, voire plus.

Au printemps dernier, en « une » de l'hebdomadaire Challenges et sur toutes les affichettes des bars-tabacs, la candidate socialiste posa sous le titre : « Ségolène Royal face aux patrons : ¿Faites des profits, augmentez vos revenus !¿ » Comme s'ils avaient attendu sa souriante permission...

François Ruffin.

(1) Luci Ellis et Kathryn Smith, « The global upward trend in the profit share », Banque des règlements internationaux, Working Papers, n° 231, Bâle, juillet 2007.

(2) Financial Times, Londres, 17 septembre 2007. Lire aussi La Tribune du même jour.

(3) Ou 8,4 %, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), qui adopte un mode de calcul différent, portant non sur le PIB du pays mais sur la valeur ajoutée des entreprises non financières. Données rassemblées par l'économiste Michel Husson dans son article « La baisse tendancielle de la part salariale », disponible sur http://hussonet.free.fr/p arvabis.pdf

(4) Samia Benallah, Pierre Concialdi, Michel Husson et Antoine Math, « Retraites : les scénarios de la réforme » (PDF), Revue de l'IRES, n° 44, Noisy-le-Grand, 2004.

(5) Les Echos, Paris, 30 novembre 2007.

(6) Le Monde, 30 novembre 2007.

(7) Respectivement, Patrick Fluckiger dans L'Alsace, Mulhouse (1er novembre 2007), Jacques Marseille sur France 3 (18 novembre 2007), Etienne Mougeotte dans Le Figaro Magazine, Paris (15 septembre 2007), Claude Weill dans Le Nouvel Observateur, Paris (25 octobre 2007), Alain Duhamel sur RTL (6 novembre 2007). Un recensement effectué par Le Plan B, n° 11, Paris, décembre 2007 - janvier 2008.

(8) Le Monde, 30 novembre 2007.

(9) M. Nicolas Sarkozy sur TF1 et France 2, 29 novembre 2007.

(10) Les Echos, du vendredi 30 novembre, qui publiaient page suivante un papier intitulé : « Les hôtels particuliers ont la cote » (on y lit notamment : « la mondialisation crée de plus en plus de multimillionnaires »). Le Figaro consacrait également, le même jour, un supplément au « Meilleur du Salon nautique ». Et Le Monde présentait, lui, des chaises à « 9 397 euros » l'unité.

(11) Jack London, Le Talon de fer (1908), Phébus, coll. « Libretto », Paris, 2003.

(12) Marianne, Paris, 24 novembre 2007.

(13) Relevé effectué à partir du site Technologies du langage.

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Membre, L'ignorant des ignorés, Posté(e)
Brownies Membre 4 477 messages
L'ignorant des ignorés,
Posté(e)
Parce que tu crois que les bourges bouffent chez Fauchon ? Qu'ils ne pratiquent pas le duty free ?

Le luxe c'est 35 milliards de CA anuel, et pour le monde entier. Pas de quoi frimer pour un PIB de 1 744,2 milliards d'euros.

Ton raisonnement ne tient pas la route. La TVA est une valeur ajoutée à l'ensemble des produits de consommation. Si on considère que les riches consomment plus que les pauvres, alors les riches rapportent plus de TVA à la France que les pauvres. Tu peux tenter d'extrapoler avec des chiffres et des blablas, c'est ainsi et bien heureusement.
bon alors?? elle est ou la vérité au final???

qui c'est qui contribue le plus? les riches ou les pauvres?

Voyons, tu sais faire preuve de bon sens en général :blush: .
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Membre, Tu n'auras d'autre batracien devant ma face, 110ans Posté(e)
Grenouille Verte Membre 32 822 messages
110ans‚ Tu n'auras d'autre batracien devant ma face,
Posté(e)
La TVA sur les produits de luxe s'élève à 33%

FAUX.

Sources :

Voici ce qu'on peut lire sur le site du Ministère des finances (impot.gouv.fr) :

Base de calcul et date de paiement

Pour toutes les opérations imposables, la TVA est calculée sur le prix hors taxe qui doit être reçu en contrepartie du bien livré ou du service rendu.

Le montant de la TVA calculé sur ce prix dépend du taux applicable à l'opération réalisée. Actuellement, trois taux principaux existent :

  • le taux normal de 19,6% qui concerne la majorité des ventes de biens et des prestations de services
le taux réduit de 5,5% applicable à la généralité des produits d'alimentation, à certains produits agricoles, aux transports de voyageurs, à la majorité des spectacles, à l'édition et à certains travaux réalisés dans l'habitation principale.
le taux particulier de 2,1% réservé aux médicaments remboursables par la sécurité sociale, aux ventes d'animaux vivants de boucherie et de charcuterie à des non assujettis, à la redevance télévision, à certains spectacles et aux publications de presse inscrites à la Commission paritaire des publications et agences de presse.

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Membre, L'ignorant des ignorés, Posté(e)
Brownies Membre 4 477 messages
L'ignorant des ignorés,
Posté(e)

Effectivement, je n'avais pas lu le contenu des titres annoncés. La TVA la plus haute s'élève donc à 19.6%. Ceci n'enlève rien au fait que ce ne sont pas les pauvres qui en payent le plus. En effet, s'ils consommaient plus que les riches, ce serait eux, les riches :blush:

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Membre, Posté(e)
saint thomas Membre 17 547 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)
Saint Thomas, qui te parle de fraude ? Il y a des tas de façon de diminuer, voire de ne pas payer son impôt sur le revenu, tout à fait légalement.

Petit exemple : Si une personne paye annuellement 3000 ¿ d'impôts sur le revenu, il lui suffit, à l'heure actuelle, d'effectuer des travaux de rénovation à visée d'économie d'énergie, pour un montant lui rapportant, l'année suivante, le montant de ses impôts, sous forme de crédit d'impôts.

Il y a beaucoup de façon de réduire ses impôts sur le revenu, au profit des sociétés, des associations, de particuliers, des entreprises... ce qui n'est pas versé à la caisse des impôts part dans d'autres caisses.

Toutes les classes bénéficient des mêmes avantages, certains profitant même d'un crédit versé, si la somme remboursée dépasse le montant de leurs impôts.

Il y a effectivement des personnes qui fraudent, mais ça n'a rien à voir avec la politique gouvernementale, c'est juste qu'il y a toujours des escrocs, quelles que soient les catégories sociales.

1° Faut payer les 3000 euros , ça vaut pas un yacht acheté detaxé aux Caïman et net d'impôt avec fioul et réparation détaxés aussi quelque soit le pays où tu amarres le bateau puisqu'il est considéré comme yacht non français.

C'est pas une fraude c'est tout à fait légal mais faut avoir une grosse fortune

2° Plus tu as de fric plus tu peux bénéficier de combines (parfois légales) pour faire de grandes économies.

Quand tu es un salarié moyen , tu ne pourras pas , proportionnellement , faire autant d'économies en usant d'astuces juridiques

C'est pas compliqué.

Effectivement, je n'avais pas lu le contenu des titres annoncés. La TVA la plus haute s'élève donc à 19.6%. Ceci n'enlève rien au fait que ce ne sont pas les pauvres qui en payent le plus. En effet, s'ils consommaient plus que les riches, ce serait eux, les riches :blush:

Si on parle pourcentage , les pauvres consomment plus que les riches , à la fin du mois il ne reste pas grand chose sur le compte , contrairement aux plus riches.

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Membre, Tu n'auras d'autre batracien devant ma face, 110ans Posté(e)
Grenouille Verte Membre 32 822 messages
110ans‚ Tu n'auras d'autre batracien devant ma face,
Posté(e)
Effectivement, je n'avais pas lu le contenu des titres annoncés. La TVA la plus haute s'élève donc à 19.6%. Ceci n'enlève rien au fait que ce ne sont pas les pauvres qui en payent le plus. En effet, s'ils consommaient plus que les riches, ce serait eux, les riches :blush:

En effet, et sur le reste de ton intervention, je suis d'accord.

La TVA fait payer proportionnellement aux dépenses (et en fait elle prélève un pourcentage légèrement supérieur chez les plus riches).

C'est le principe du "plus on est riche, plus on paye".

C'est un impôt très juste, car personne n'y échappe (alors que l'impôt sur le revenu est payé par beaucoup moins de monde).

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Membre, Posté(e)
saint thomas Membre 17 547 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)
Quel est le rapport entre le prix du duplex de Sarkozy, et le bouclier fiscal ? et si Bouygues lui a fait un prix, c'est son droit et ça ne nous regarde pas.

Quant à s'augmenter, pour ma part je n'ai pas trouvé ça choquant, surtout si on compare son salaire actuel, à ceux d'autres dirigeants :

http://www.lemondeavance.com/commentaire_L...idents--372.htm

Avec un salaire mensuel de 19331 ¿, Sarkozy n'est pas le mieux payé, en Europe, mais c'est à la hauteur de ses responsabilités.

1) tu parles du salaire de Sarko mais il est logé , blanchit il me semble , le chauffeur , les domestiques , le hauffage , l'électricité , ses costumes , les robes de sa femme

, sa bagnole , son jet , sa bouffe, les hôtels c'est toi qui le paye tout ça.

Leur salaire ne posait pas de probléme aux autres présidents avant Sarko parce que c'est quasiment de l'argent de poche! Y'a que ce con qui s'est augmenté et qui a donné une carte bleue à la Cécilia d'un montant illimité A NOS FRAIS

y'a des pays où les présidents payent de leur poche beaucoup de choses , y'en a certainement plus que de ceux où ils ne paient rien de chez rien et dont le salaire sert d'argent de poche. Voilà pourquoi certains présidents gagnent plus.Il l'a pas dit Sarko ? :blush:

2)Le duplex c'est une fraude , Sarko n'est pas à ça prêt , y'a abus de pouvoir à partir du moment où y'a eu deal sans appel d'offres sur un marché en échange d'un interêt personnel. Quand il a revendu le duplex c'était tout bonus puisqu'il n'a pas payé grand chose sur les travaux et je gage qu'il bénéficie du bouclier fiscal , en Hongrie la famille se faisait appeler "monseigneur" par les villageois et la Carla n'est pas spécialement Cosette (elle sort d'une des plus grandes fortunes d'Italie en fait)

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Invité Danaos
Invités, Posté(e)
Invité Danaos
Invité Danaos Invités 0 message
Posté(e)
Non, car ce sont les riches qui payent le plus de TVA puisque ce sont eux qui consomment le plus :bo: .

La TVA sur les produits de luxe s'élève à 33%, contre 5.5% sur les produits alimentaires. Qui, selon toi, achète le plus de produits de luxe, les riches ou les pauvres ? :coeur:

je crois qu'il ne faudrait pas nous faire avaler des couleuvres...ce que tu viens de dire est faux puisque ces fortunes sont chassées par WOERTH qui leur demande de payer leur impôt... :coeur: Primo

Ensuite, je crois que la consommation n'est pas un facteur de croissance puisque nous n'avons jamais autant consommé en masse et la croissance est faible depuis 15 ans environ et en panne sèche depuis deux ans...

Enfin, encore heureux qu'ils consomment, mais ils ne font que consommer des produits de luxe...? Non parce que moi quand je fais le bilan de mes courses, c'est 400 euros par mois, quand je fais le bilan de mes pleins de gazoil, c'est 250 euros par mois...quand je fais le bilan de tout cela je crois que par rapport à ce que je gagne par mois et les charges fixes attenantes, je crois que je contribue largement à la TVA et certainement plus que ceux qui ont de gros biffetons et qui fraudent dans les paradis fiscaux...donc ton argumentaire est beau mais il ne tient pas la route :blush:

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Membre, L'ignorant des ignorés, Posté(e)
Brownies Membre 4 477 messages
L'ignorant des ignorés,
Posté(e)
1° Faut payer les 3000 euros , ça vaut pas un yacht acheté detaxé aux Caïman et net d'impôt avec fioul et réparation détaxés aussi quelque soit le pays où tu amarres le bateau puisqu'il est considéré comme yacht non français.

C'est pas une fraude c'est tout à fait légal mais faut avoir une grosse fortune

Donc si je suis ton raisonnement, tous les Français qui possèdent un yacht l'achète détaxé aux iles Caïman ? Tu as des preuves de ce que tu avances ? :coeur:

Et donc, toujours pour suivre ton raisonnement, les entreprises Françaises qui fabriquent des Yachts, elles les vendent à qui ?

2° Plus tu as de fric plus tu peux bénéficier de combines (parfois légales) pour faire de grandes économies. Si c'est légal, ce n'est plus une combine, c'est un fonctionnement normal, non ?

Quand tu es un salarié moyen , tu ne pourras pas , proportionnellement , faire autant d'économies en usant d'astuces juridiques

C'est pas compliqué. Et quand tu ne payes pas d'impôt, tu en récupères sous forme de crédit d'impôt :bo:

Si on parle pourcentage , les pauvres consomment plus que les riches , à la fin du mois il ne reste pas grand chose sur le compte , contrairement aux plus riches. N'importe quoi, ton raisonnement est complètement débile. On ne parle pas de ce que consomment les personnes mais de ce qu'ils apportent à l'état. Qu'un smicard rapporte moins qu'un PDG, encore heureux :blush:

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Invité Danaos
Invités, Posté(e)
Invité Danaos
Invité Danaos Invités 0 message
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faux! un PDG bénéficie d'allégements fiscaux dont ne bénéficie pas un smicard...et puis on ne traîte pas de débile un raisonnement...

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