Histoire du karate et shotokan


abolbarae Membre 3 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Le secret et les légendes qui entourent le développement des arts martiaux rendent difficile la reconstitution de l'histoire du Karate. Le point commun de presque tous les arts martiaux, est qu'ils puisent leur origine dans le temple de Shaolin. Légende ou réalité, vers le début du VIème siècle, un moine bouddhiste venu de l'Inde, du nom de Bodhidharma, arriva au monastère de Shaolin. Il initie ses disciples à des techniques respiratoires, et leur apprend des exercices destinés à s'endurcir ainsi qu'à se défendre lors de leurs fréquents voyages. L'enseignement de Bodhidharma, qui affirme que la vérité ultime ne saurait être atteinte sans le développement harmonieux du corps et de l'esprit, influença l'évolution ultérieure des arts martiaux.

La légende raconte que plus tard, le temple Shaolin aurait été détruit dans un incendie, et que les moines survivants se seraient dispersés à travers la Chine, propageant leur art de combat sous le nom de Shaolin Su Kempo.

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Durant la dynastie Ming, l'île passera sous la domination chinoise. Hasshi, nouveau roi de la dynastie locale Sho, interdit toutes les armes sur l'île. Les insulaires n'ont d'autre défense que leurs techniques de combat locale, trois dans toute l'île : le Shuri-Te, le Naha-Te et le Tomari-Te, du nom des trois villes principales.

Les contacts de plus en plus abondants avec les commerçants et émissaires chinois introduit parallèlement l'art du poing (kempo) chinois chez les habitants, et de nouvelles techniques se greffent aux styles de combat des trois régions de l'île.

En 1609, Shimazu, seigneur féodal du clan de Satsuma, conquiert les Ryu-Kyu, dont Okinawa. Lui aussi y interdit les armes.

Naha, la Capitale, est investie de samouraïs et de militaires. Les habitants réagissent en s'entraînant avec une vigueur sans pareille à leur nouvelle forme de combat, résultant de la fusion des styles locaux et du kempo chinois. C'est l'Okinawa-Te, ou le To-De.

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C'est au cours de ce siècle que se produisit la véritable synthèse du " Te " local et des arts martiaux chinois originaires du temple de e de e de Shaolin qui devait aboutir progressivement au " To-de ", ancêtre du Karaté actuel.On s'entraîne en secret, la nuit, entre disciples de confiance.

L'enseignement de maître à disciple se fait oralement, et par l'intermédiaire des katas. Les pieds, les mains deviennent des armes redoutables; le karatéka doit parfois rivaliser contre le sabre.

Chaque mouvement est systématisé afin d'atteindre son efficacité totale; aucun artifice n'est conservé, tout souci esthétique est retranché.

Les méthodes de luxation, de renversement et de strangulation sont reléguées au rang secondaire. Seul le coup fatal est conservé, celui qui permet de vaincre à coup sûr l'adversaire.

L'étape la plus importante pour le développement de cet art fut franchie au début du XXème siècle par le maître Asato Itosu qui réussit à introduire le Karaté comme complément à l'éducation physique dans les écoles de l'île.

C'est Gichin Funakoshi, originaire de Shuri, qui importa le karaté d'Okinawa au Japon. Son enseignement est assez proche de celui que l'on dispensait à okinawa. Les transformations les plus flagrantes que l'on retrouve dans le Shotokan actuel sont dues à son fils Yoshitaka qui introduisit des exercices de combat et adaptera la pratique du karaté à la tradition japonaise.

Le Karaté est aujourd'hui probablement l'art martial le plus populaire au monde.

Contrairement au Judo et à l'Aïkido, le Karaté ne fut jamais l'oeuvre d'un seul homme, mais celle de plusieurs générations de maîtres et de disciples, à travers une multitude d'écoles et de styles originaux qui conservent aujourd'hui encore, toutes leurs caractéristiques spécifiques.

Pratiqué dans les universités, l'art martial d'Okinawa a beaucoup évolué, avec, notamment l'apparition de la compétition. Mais dans l'archipel des Ryu-Kyu on pratique encore la forme ancienne de cet art, celle des maîtres Itosu, Funakoshi, Mabuni, Miyagi, les pères du Karaté moderne .

de http://karatekatashotokan.com/

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Stefan124 Membre 440 messages
Forumeur survitaminé‚ 38ans
Posté(e)
Le point commun de presque tous les arts martiaux, est qu'ils puisent leur origine dans le temple de Shaolin

Bon, ceci dit, les chinois ont fait peu de kata, et c'est devenu la spécialité des maîtres okinawaïens, et d'autres maître japonais par la suite. Il n'y a que 3 katas chinois, qui sont parmi les plus courts, sur les 26 katas du karaté shotokan.

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Laguardia Membre 6 639 messages
Inside‚
Posté(e)

merci pour cet article :blush:

effectivement en arts martiaux chinois, on ne parle pas de kata

on étudie des enchainements appelés "formes"

ces enchainements sont une suite d'applications martiales déguisées

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Stefan124 Membre 440 messages
Forumeur survitaminé‚ 38ans
Posté(e)

Ca je ne savais pas, par contre.

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Invité Akoumou
Invité Akoumou Invités 0 message
Posté(e)

Wouah ! Je parlais arts martiaux tout à l'heure... et vraiment très intéressant ce post' !

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Invité filipe59
Invité filipe59 Invités 0 message
Posté(e)

Sujet très intéressant merci...

Chaque mouvement est systématisé afin d'atteindre son efficacité totale; aucun artifice n'est conservé, tout souci esthétique est retranché.

Le geste parfaitement maîtrisé est aussi beau à voir qu'efficace..

Le point commun de presque tous les arts martiaux, est qu'ils puisent leur origine dans le temple de Shaolin. Légende ou réalité, vers le début du VIème siècle, un moine bouddhiste venu de l'Inde, du nom de Bodhidharma, arriva au monastère de Shaolin.

Moi je citerai plutô Daruma, "moine" qui fonda Shaolin et qui passa sa vie à étudier les formes de combats des animaux, pour donner naissance à ce que l'on appel maintenant le Kung fu...

Pour le Karaté, merci d'avoir fait référence à Funakoshi Gishin, fondateur du karaté "moderne" style shotokan... D'autres styles sont aussi à l'honneur, shito ryu, goju ryu, notamment... :coeur:

Durant la dynastie Ming, l'île passera sous la domination chinoise. Hasshi, nouveau roi de la dynastie locale Sho, interdit toutes les armes sur l'île. Les insulaires n'ont d'autre défense que leurs techniques de combat locale, trois dans toute l'île : le Shuri-Te, le Naha-Te et le Tomari-Te, du nom des trois villes principales

Vrai et faux... durant cette période toutes les armes furent interdites... vrai...

Les "combattants" se sont inspirés de leurs outils de paysans pour en faire des armes... le nounchakou n'est que l'ancêtre d'une faucille...

Merci encore... c'est très intéresssant et ça change des sujets "Rambo" à deux balles... :blush:

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