Chercheur en Biologie


Roomi7 Membre 3 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Bonjour à tous,

J'ai pour objectif de devenir chercheuse en biologie. J'en suis encore très loin mais aimerai quelques réponses ou mêmes témoignages de certains quant à la vie de biologiste et surtout par rapport au salaire.

J'ai fait des recherches pour le salaire d'un chercheur (en France) et ça s'élève apparemment à environ 2000¿/mois minimum pour un débutant.

Mais cela dépend du publique ou du privé et j'espère que vous pourrez m'éclairer un peu par rapport à ça.

J'ai vu aussi qu'il y avait plus de possibilités à l'étranger (USA, Angleterre..), et souhaiterai plus d'informations si possible.

Voilà.

Merci d'avance. :smile2:

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Demon.sadique Membre 1 109 messages
Serpent des tentations‚ 34ans
Posté(e)
Comment pensez-vous que les salaires des biologistes vont évoluer? D'ailleurs à quel salaire s'attendre en sortant juste de l'internat, et apres l'achat d'un labo privé?
Tu gagneras bien ta vie.

Pas aussi bien que tes aînés, car il sera de plus en plus difficile d'accéder au capital des des LABM (comme des officines d'ailleurs), mais bien quand même.

En sortant de l'internat c'est très variable ça va du simple au double d'après ce que j'ai pu entendre d'internes en fin de cursus.

Minimum 3000 euros nets/mois pour un CDI temps plein.

Je discutais avec un biologiste de ville il y a quelques jours et il me disait que les conventions collectives des laboratoires donnait le salaire mini d'un biologiste salarié à 3500 net/mois. mais je n'ai pas le texte sur moi.

Tout ça issu d'un autre forum, je ne sais pas si ça t'aidera.

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Criterium Membre 2 376 messages
Nyctalope‚ 32ans
Posté(e)

Comme je suis en fin de thèse de doctorat en biologie... ; :smile2:

En gros.. en France et aux USA ces temps-ci de toute façon la tendance est à ouvrir peu de postes, la conjoncture n'est pas très bonne; les salaires en France pour un début - et là on parle bien pour un métier de recherche en biologie (il y a beaucoup de métiers satellites), sont équivalent pour le public et le privé. Aux USA, ou même plus près (Belgique, Suisse, Europe du Nord), les salaires peuvent être doublés, il y a clairement un problème à ce niveau-là en France; on ne fait pas de la recherche pour devenir riche. Selon l'organisme dans lequel tu travailles, selon le métier plus précisément auquel tu te destines, selon ton évolution de carrière, ton salaire peut évidemment changer du tout au tout.

Enfin, si tu as des questions plus précises, n'hésite pas. ;)

Démon.sadique, ta deuxième citation concerne les médecins qui couronnent leurs études d'une thèse, et ils sont dans une situation un peu différente du cursus habituel (càd non-médecin) des chercheurs en biologie. ;)

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Roomi7 Membre 3 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Tout d'abord, merci pour ces réponses ^^.

Pour te répondre Criterium, pour le moment je suis encore jeune et ne suis pas vraiment sûre de la filière que je suis prédisposée à choisir.

En terme de salaires, c'est vrai que la France n'est pas le pays le plus approprié même si après, c'est plutôt par passion que j'ai choisi de m'orienter vers la recherche.

Mais bon, la vie est chère et quitte à faire 8 années d'études autant qu'elle soient gratifiantes à la fin.

Partir à l'étranger ne me gène pas, mais c'est vrai que le salaire change par rapport au métier exercé dans le même domaine et à l'éventuelle évolution de la carrière.

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Criterium Membre 2 376 messages
Nyctalope‚ 32ans
Posté(e)

Si tu veux suivre la ligne droite fac de biologie - thèse de doctorat (8 ans total), il faut aussi bien savoir que l'on n'a pas un poste juste après la thèse de doctorat mais après un ou plusieurs stages post-doctoraux (et pour certains, beaucoup trop). Ca te fait au bas mot 10 ans d'étude: mais il y a des tas d'autres métiers qui gravitent autour de celui-ci et autour de la biologie, tout aussi bien payés voire plus, qui ne nécessitent pas autant d'études. :smile2:

Pour les autres pays, tu le verras probablement au cours de tes études, il est très bien vu d'avoir fait un stage à l'étranger; et si tu restes jusqu'à ta thèse en France, il est mieux de faire son ou ses stages post-doctoraux à l'étranger: cela t'ouvre beaucoup de portes (et pour l'épanouissement personnel, c'est bien), te fait voir d'autres endroits, d'autres cultures, croiser des gens du milieu - et éventuellement te faire découvrir "le" pays dans lequel tu as envie de commencer à travailler, quitte à revenir plus tard. ;)

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Lotaire Membre 241 messages
Forumeur activiste‚ 46ans
Posté(e)

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Lotaire Membre 241 messages
Forumeur activiste‚ 46ans
Posté(e)

La recherche en France se fait par passion plus que par désir d'enrichissement. Ce qui est moins le cas ailleurs et effectivement dans les pays anglo-saxons par exemple.

Ceci dit, aux USA tu pourras gagner 3 fois plus (8000 $) dans certaines industries.. Mais tu devras payer cher une assurance santé. Lorsque tu auras des enfants tu devras payer (cher dans la plupart des états) leur scolarisation. Mais au final si l'argent t'intéresse autant que la recherche en elle-même, alors l'expatriation sera effectivement un bon choix.

Petit bémol, le droit de la propriété intellectuelle/industrielle en France est en revanche plus prometteur en terme de rémunération pour les chercheurs 'trouveurs' que le copyright anglo-saxon (qui est dédié au financeur de la recherche et non au découvreur). Un chercheur en bio qui fait une découverte industrialisable en France verra grossir son porte-feuille.

Il ne faut cependant pas omettre de signaler que la recherche et l'éducation sont en chantier depuis 2003. Pour faire vite, l'OCDE (+OMC+banque mondiale etc..) pousse à un ultralibéralisme depuis plus de 20 ans et indique depuis lors que seul la marchandisation de l'éducation et de la santé peuvent répondre au besoin de croissance des pays développés. Les gouvernements de droite s'emploient donc à mettre au feu de la croissance la recherche, l'éducation et la santé sous le terme d"économie de la connaissance".

Il y aura des changements donc avant que tu n'arrives sur le marché du travail Roomy7 ! :smile2:

Mais je ne me lance pas dans de la projective tout de suite..

En revanche, je donnerais mon avis sur cet engouement pour les questions de rémunérations, surtout chez des aspirants chercheurs.

La colonisation mentale qui invite à penser le monde et à se penser dans le monde à travers son niveau de rémunération me semble inquiétante.. Ais-je besoin d'en détailler les raisons ?

Etre chercheur, c'est une passion. Ais-je besoin de 5000 ¿/ mois ? (c'est de doute façon ce que touche un directeur de recherche hors classe en fin de carrière)

Est-il question de "tenir son rang" ? Rougit-on d'être un intellectuel lorsqu'un ami cadre commercial annonce qu'il gagne 3 fois votre salaire ?

C'est une course à l'échalotte, un bucher des vanités, que cette question du revenu dans ce type de profession.

Les questions éthiques me semblent bien plus importante, faire des la bio fondamentale, oui, des biotechnologies médicales, ce peut être bien.. mais des OGM agro-industriel ?

Et ce n'est qu'un exemple .

Reprenons donc au commencement, Quelle est ta vision du monde Roomy7 ?

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Roomi7 Membre 3 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

C'est sûr que d'ici là, il y aura certainement eu des changements. C'était plus pour avoir une idée de ce qui se passe actuellement.

Ma vision du monde? Tu sais, c'est pas à mon âge que je peux parler de vécu mais je regarde autour de moi et je peux te dire qu'il y a certaines choses qui peuvent changer ton point de vue par rapport à cet 'engouement' pour les questions de rémunérations.

Quand tu vois une personne qui fout rien de sa vie et puis qu'un jour, en griffonnant un signe sur une feuille se rend compte qu'elle peut se faire de l'argent, dépose sa marque et se fait des millions derrière en vendant des tee-shirts; tu te dis que toi avec tes 8 ans d'études t'as peut-être ta fierté et tes connaissances mais que c'est seulement 1500¿ qui rentre tous les mois.. tu commences à te poser des questions :smile2: .

Personnellement, je demande pas 10 000¿/ mois, mais un minimum. C'est clair que maintenant on fait plus passer le salaire avant la passion mais que veux-tu, c'est comme ça. C'est compréhensible étant donné l'état actuel des choses, quand tu te retrouves à la caisse à lâcher 70¿ pour 2 bouts de viandes, une bouteille de coca et du riz et que tu dois aussi assurer le loyer et les impôts.. tu regrettes de ne pas avoir tenter ta chance en notariat.

Tout devient plus cher alors on s'adapte, laissant parfois ses rêves de côté.

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Lotaire Membre 241 messages
Forumeur activiste‚ 46ans
Posté(e)

Je pense qu'il ne faut pas s'en laisser trop compter par une organisation sociale qui n'a rien de naturel, comme toute organisation sociale. Ce qui veut dire qu'il faut faire les choix disponibles dans l'espace des possibles existant.

De quoi ais-je besoin ? de manger, de m'habiller et d'un toit..

Au-delà ce sont des désirs qui peuvent être ordonnés, au sens de régulés, réfléchis, interrogés...

Je ne vois plus depuis longtemps l'intérêt d'une télévision, mais admettons qu'étant jeune elle en présente encore un.. En ais-je besoin de deux, trois etc.. La moyenne des écrans en France par famille est de 5... (ordinateurs et télévision).

La société de consommation est une invention récente (début du XXè). Elle procède d'un endoctrinement culturel par des moyens de communication de masse. Elle continue de progresser encore maintenant.

C'est ce système de production/consommation qui consume les ressources finies de notre ecosystème terrestre.

Discours dorénavant largement diffusé et audible, certes, mais qui impose des choix. Et celui du fatalisme ne peut pas être celui des jeunes générations. A moins d'aspirer de façon résignée à la disparition de l'espèce.

L'espoir libéral de l'ingénierie totale avec laquelle tout serait résolu par des innovations est une pure vue de l'esprit. Une vue économiciste et scientiste.

60 ans après la découverte de la puissance atomique, le nucléaire n'a toujours pas de solution pour le traitement des déchets. J'entends parler d'algues de traitement depuis plus de 15 ans. Il n'y a en fait, à bien lire les articles, quasi aucune avancée. Les technologies, bio, nano, photo, etc.. n'ont rien à voir avec la vapeur ou l'électricité. Leur complexité interractionnelle est telle qu'il est peu probable qu'un individu quelconque arrive un jour à les envisager seul. Et une perception collective sera toujours entravée par des conflits d'intérêts.

De la science à la technologie, il y a un pas que les grecs se refusaient à franchir sans une immense prudence, celle de la Diké, de la voie juste, du refus de l'hubris, de la démesure.

La mort de dieu constaté par Nietzsche correspond à un perte de mesure pour l'homme. S'il serait stupide de s'arrêter de chercher à comprendre le monde, il est tout aussi stupide de ne pas comprendre le message de Frankestein. Le problème n'est pas manichéen, avancer ou stagner. Mais plutôt de garder la tête froide, hors de la fascination de soi qu'éprouve celui qui trouve. Là devrait être la condition première du travail scientifique.

Ce qui signifie aussi une capacité de recul du scientifique vis à vis des passions démesurées et de la convoitise ignorante d'une société pour des applications concrètes, immédiates, lucratives.

Mais si un chercheur ne peut s'extraire de sa société sur la simple question de son adhésion à la consommation, à la valeur des biens, au niveau de son salaire.. alors comment pourra-t-il garder la tête froide sur le reste ?

Un scientifique participe de sa société, mais ne s'y réduit pas. Il doit défendre un niveau de vie correcte pour lui et ses confrères mais le temps historique qu'il doit prendre en considération 'scientifique' n'est pas celui de sa génération.. C'est celui de l'humanité.

La société de la connaissance forme des chercheurs comme on formait des ouvriers spécialisés au milieu du XIXè siècle. Une majorité sont des apprentis sorciers si spécialisé et si long à former qu'ils ne sont pas passé par la construction d'une conscience critique 'scientifique' nécessaire. Ce sont des ouvriers super spécialisé au main de manager le plus souvent aveuglés par leur désir de lucre.

Etre chercheur n'est plus être scientifique (et vice versa). Et la technoscience qui en découle est hautement volatile.. instable.. et irresponsable.

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Lotaire Membre 241 messages
Forumeur activiste‚ 46ans
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Résumé d'un article révélateur d'une tendance :

Scholars have grown concerned that the commercialization of academic science is increasing secrecy at the expense of cooperation and information sharing. Using data from comparable surveys of academic scientists in three fields (experimental biology, mathematics, and physics), we test whether scientists have become more competitive and more secretive over the last 30 years. We also use the recent survey to test a multivariate model of the effects of scientific competition and commercialization (patenting, industry funding, and industry collaboration) on scientific secrecy. We find that secrecy has increased, and has increased particularly for experimental biologists. Only 13 percent of experimental biologists in 1998 felt safe discussing their ongoing research with all others doing similar work. Our multivariate analysis shows that this secrecy is most related to concerns about being anticipated (scientific competition). We find that patenting is associated with increased secrecy among mathematicians and physicists, but not for experimental biologists. We find that industry funding is associated with more secrecy, while industry collaboration is associated with less secrecy, across fields. Our results suggest that the recent concern over increasing scientific secrecy has merit. However, this increased secrecy seems to result from a combination of increasing commercial linkages and increased pressures from scientific competition. Our research highlights the central role that scientists' competition for priority plays in the system of science and that, while such competition spurs effort, it also produces negative effects that recent trends toward commercialization of academic science seem to be exacerbating.

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