Aller au contenu

Grèce : le mouvement social continue...


Black Survitual

Messages recommandés

Membre, 52ans Posté(e)
Black Survitual Membre 1 513 messages
Baby Forumeur‚ 52ans‚
Posté(e)

{{{2 Janvier 2009}}}

Pour le nouvel an, la plupart des gens choisissent de rester dans leur

maison ou d'aller dans des bars, pour célébrer l'arrivée du nouvel an.

Cependant il y a des gens qui ont choisis de passer ces temps proche de

ceux qui sont seuls, enfermés et oubliés. Il y a aussi des gens qui

pensent que la lutte sociale ne s'arrête jamais.

A Athènes, un millier de personnes ont participé à la solidarité : ils ont

d'abord marché vers la prison des hommes puis ont continué ensuite verts

celle des femmes. Il y a eu une petite manifestation pendant laquelle

quelques distributeurs de banques et quelques caméras de surveillances ont

été détuites. Les 6 ou 7 unités anti émeutes n'ont pas réagi.

Ici, photos de la Prison de Koridalos (Athènes) : [->

http://athens.indymedia.org/front.php3?lan...d=958925#959017 ]

Video [->

]

Et aussi : [->

http://athens.indymedia.org/front.php3?lan...ticle_id=959426 ]

Photos de la prison Ag. Stefanos de Patras : [->

http://patras.indymedia.org/front.php3?lan...le_id=3654#3655 ]

Au meme moment, s'est tenu un rassemblement au square Sintagma d'Athènes

contre le bombardement de l'armée israélienne à Gaza et l'occupation de la

Palestine. Participaient de nombreux migrants, palestiniens et autres, des

membres des mouvements pacifists, et des parties et organisations de

gauche. Par ailleurs, des incendies et d'autres attaques ont eu lieu dans

de nombreuses villes de Grèce après les 12 coups de minuit, envoyant un

message pour 2009.

===========================

{{{30/ 12 / 2008}}}

{{Kalamariá :}} Mardi 30 Décembre se tiendra une manifestation contre la

répression étatique.

{{Athènes :}} Une manifestation a réuni environ 150 personnes devant le

centre commercial The Mall. Les gens ont parcouru le centre commercial en

criant des slogans et en distribuant des tracts aux gens. Un très beau

texte a été lu dans les hauts-parleurs de la galerie marchande. Le

pamphlet finissait ainsi : ¿Contre la misère, restent toujours la

résistance et la poursuite de la rébellion. Des centaines d'inculpés et

des dizaines d'embastillés nous supplient de continuer notre lutte¿. Il y

avait également des pancartes : ¿Tais-toi et Consomme¿, ¿Lui travaille,

vote et se tait¿, ¿La conscience naît dans les barricades. Réveille-toi¿.

L'arbre du Noël a été dignement orné de P.Q. tandis que son armature a pu

servir à quelque chose : on a tué le temps avec un mini match de

football...

Mardi passé, deux personnes ont attaqué une collègue syndicaliste. La

camarade est à l'hôpital dans le coma. Ils l'ont attaquée en utilisant du

vitriol. L'attaque est liée à l'action syndicale de la collègue,

puisqu'elle avait par le passé reçu moultes menaces de la part du

bienveillant patronat.

Ce matin, environ 500 personnes ont manifesté au centre d'Athènes et se

sont ensuite dirigées vers l'hôpital d'Evangelismós où est la collègue.

Cette nuit un concert sera organisé au Centre Culturel (occupé) du

quartier Néa Filadélfia : les bénéfices iront à la collègue qui est dans

un état critique.

{{Serres :}} Mardi 30 Décembre se tiendra une assemblée convoquée par des

étudiants et des professeurs.

{{Ptolemaída :}} Ce matin a eu lieu un rassemblement d'une soixantaine de

personnes sur la place centrale de la ville. Tout de suite les

participants ont manifesté en passant par le commissariat de la ville et

la mairie dont ils ont peint la façade de l'immeuble !

{{Lárisa :}} Ce matin, un groupe de 50 personnes s'est rassemblé devant le

commerce du président de l'¿Association des Commerces de la Ville¿ en

criant des slogans vengeurs et en collant des affiches sur la façade de

son magasin. Dans la ville de Lárisa, les seuls dégâts apparents

concernent des banques et des voitures de police. Cependant, le Tzíkas (le

président de l'Association) terrorisait les propriétaires en leur disant

que les anarchistes viendraient leur casser leurs commerces. Lui aussi a

aussi collaboré avec la ville et a attaqué une camarade dans une

manifestation. En ce moment a lieu une manifestation dans la ville.

{{Ksánzi :}} Ce matin, un groupe d'étudiants et de travailleurs a occupé

pendant 1/2 heure une station de radio, pour dire la vérité sur les

événements qui ont suivi l'assassinat d'Alexandros.

Un rassemblement et une manifestation sont prévus le 31 Décembre à 13H.

Samedi 3 Janvier se tiendra une assemblée populaire au Centre Ouvrier de

la ville pour statuer quant à la poursuite de la lutte.

{{Quartier d'Áyios Dimítrios :}} Ce matin a été réalisé un tractage sur

l'attaque de la syndicaliste. Cette après-midi une assemblée populaire a

eu lieu dans le théâtre Melína Merkúri. La collecte d'argent pour les

inculpés se poursuit. La prochaine assemblé de la Mairie occupée est

prévue pour jeudi 8 janvier 2009 à 18H dans ce même théâtre Melína

Merkúri.

{{Náfplio :}} tous les jours se tiennent des assemblées d'étudiants,. 5

assemblées populaires ont eu lieu, et une station de radio a été occupée

dans la ville d'Árgos. Ce matin, ils ont occupé la Mairie de la ville de

Náfplio en exigeant la liberté pour tous les détenus. Des tracts ont été

distribués autour de la Mairie et cette après-midi une nouvelle assemblée

populaire a eu lieu.

{{Árta :}} Pour le 30 Décembre, ¿l'Initiative de Solidarité avec la Lutte

Sociale¿ de la ville a appelé à une manifestation à 18H.

{{Thessalonique :}} Une bombe a explosé tôt ce matin dans le bureau du

parti Nouvelle Démocratie dans le quartier d'Áno Póli. Provocation

gouvernementale ? Car ici, cela fait un moment que plus personne n'a quoi

que ce soit à foutre des ¿partis¿ ou des ¿organisations¿...

=========================================================

{{{Le siège de la ¿RATP athénienne¿ occupé }}}

{{27/ 12 / 2008}}

{{{Quand ils attaquent l'une d'entre nous, c'est nous tous qu'ils

attaquent ! }}}

Aujourd'hui, 27 décembre, nous occupons les bureaux centraux de ISAP (RATP

d'Athènes) comme une première réponse à l'attaque meurtière au vitriol sur

le visage de Constantina Kouneva le 23 décembre, quand elle revenait du

travail. Constantina est aux soins intensifs à l'hôpital d'Evangelismos

avec des problèmes respiratoires et des problèmes de vue

{{Qui est-elle et pourquoi l'a-t-on attaquée ? }}

Constantina est une des centaines de travailleuses immigrées qui

travaillent dans le ménage pour une entreprise privée, coopérant avec la

société de transport public. Secrétaire générale du syndicat Panattica (de

tout le département de la capitale) de nettoyeurs et femmes de chambre,

très engagée et connue des patrons pour cela. La semaine dernière elle

s'est disputee avec la compagnie (Oikomet) revendiquant toute la prime de

Noël pour elle et ses collègues, en dénonçant les actes illégaux des

patrons. Avant cela, sa mère a été virée par la même compagnie. Elle-même

a été déplacée loin de son premier poste de travail, alors qu'une

rencontre, après ses accusations, devrait se faire avec ses patrons et la

Commission du Travail le 5 janvier 2009. Ce sont des pratiques tres

répandues dans le secteur des compagnies de nettoyage qui embauchent des

travailleurs précaires.

Les contrats en retard, les salaires jamais payés, les heures

supplémentaires non payées, la différence entre ce que les travailleurs

signent et ce qui se passe vraiment, le choix d'embaucher presque

exclusivement des immigré(e)s, qui ont peur de perdre la carte de séjour,

l'argent qui n'est pas déclaré à la sécurité sociale, et ceci toujours

sous la protection du secteur public et de ses membres corrompus, qui

connaissent la situation et renforcent ces conditions d'esclavage

moderne... ce sont les règles dans ce domaine.

C'est spécialement le cas d'Oikomet, une compagnie de nettoyage qui

embauche des travailleurs précaires partout en Grèce, et propriété de

Nikitas Ikonomakis (membre du PASOK, le parti socialiste grec) qui emploie

officiellement 800 travailleurs (les travailleurs parlent du double,

tandis que les trois dernières années plus de 3000 y ont travaillé), où le

comportement mafieux illégal des patrons est un phénomène quotidien. Par

exemple, les travailleurs y sont obligés de signer des contrats blancs

(les conditions sont écrites par les patrons ultérieurement) qu'ils n'ont

jamais l'occasion de revoir. Ils travaillent 6 heures et ne sont payés que

pour 4,5 (salaire brut) pour ne pas dépasser les 30 heures (si non ils

devaient être inscrits dans la catégorie de travailleurs à haut risque).

Les patrons les terrorisent, les déplacent, les licencient et les menacent

avec des démissions forcées (une travailleuse a été retenue de force dans

un bureau de la compagnie pendant 4 heures jusqu'à ce qu'elle signe sa

démission). Le patron crée lui-même un syndicat afin de manipuler les

travailleurs tandis qu'il licencie et embauche à sa guise sans permettre

la communication et l'action collective entre les travailleurs.

{{Quelle est la relation entre Oikomet et ISAP ? }}

Oikomet a le monopole du nettoyage chez ISAP (comme dans d'autres services

publics) car elle «offre le paquet le moins cher avec les conditions

d'exploitation et de dévalorisation du travail les plus élevées». Tel sont

les termes «d'offre et de demande» mis en place par les services publics,

auquel ISAP participe. ISAP est complice du maintien de ce statut

d'exploitation sauvage malgré les dénonciations continues de la part des

travailleurs. L'attaque meurtrière contre notre collègue a un caractère de

vengeance et de punition exemplaire.

La cible n'était pas choisie au hasard : femme, immigrée, syndicaliste

active, mère d'un adolescent ; la plus vulnérable aux yeux des patrons. La

manière n'était pas choisie au hasard : elle relève des pratiques

d'autrefois et a pour objectif de stigmatiser, de terroriser et de montrer

ce qui les attend. Le moment n'était pas choisi au hasard : à l'heure où

les médias, les partis, l'église, les entrepreneurs et les chefs des

syndicats essayent de décrédibiliser le mouvement d'explosion sociale, où

l'assassinat de sang-froid se camoufle en un ricochet de la balle du flic

porc assassin, l'attaque contre Constantina passe inaperçue. L'attaque

meurtrière des patrons a été minutieusement préparée.

Constantina est une d'entre nous. La lutte pour la DIGNITé et la

SOLIDARITé est NOTRE lutte.

L'attaque contre Constantina a marqué notre mémoire des rafles racistes,

des camps de concentration, des attaques paramilitaires, des accidents du

travail, des assassinats de l'état, des conditions de travail

esclavagistes, des inculpations, des licenciements jusqu'au terrorisme -

montrant le long chemin de la lutte sociale et de la lutte de classes.

Notre c¿ur est rempli de douleur et de rage. On va seulement dire :

{{{Les assassins vont payer !

Le terrorisme patronal ne passera pas ! }}}

{Assemblée de solidarité à Constantina Kouneva}

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×