lecture analytique sur Epître à Huet Jean de la Fontaine


bringy Membre 1 message
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Bonjour à tous,

Merci de bien vouloir m'aider.

Voilà, j'ai donc une lecture analytique à faire, découpée en 4 questions. Je sais que c'est un travail assez long mais is pouviez m'aider à le réaliser en relevant les procédés et m'indiquer les différentes pistes, ce serait très aimable de votre part. Merci d'avance.

1. En étudiant le lexique, la ponctuation et l'énonciation, distinguez et reformulez les différentes thèses énoncées.

Qu'est-ce qui permet de reconnaître celle de la Fontaine? Regroupez ces arguments.

2. Quels arguments sont donnés pour justifier la thèse des adversaires de La Fontaine? Sous quelle forme se présentent-ils?

3.L'admiration conduit à imiter les Anciens: comment La Fontaine présente-t-il une imitation qui diffère de l'esclavage?

4.Comment, dans ce texte, La Fontaine se démarque-t-il à la fois des partisans inconditionnels des Anciens et de ceux des Modernes? Quel idéal définit-il de cette façon?

Un extrait du texte nous est ensuite donné pour répondre aux questions:

Je vous fais un présent capable de me nuire.

Chez vous Quintilien s'en va tous nous détruire

Car enfin qui le suit? qui de nous aujourd'hui

S'égale aux anciens tant estimés chez lui?

Tel est mon sentiment, tel doit être le vôtre.

Mais si notre suffrage en entraîne quelque autre,

Il ne fait pas la foule ; et je vois des auteurs

Qui, plus savants que moi, sont moins admirateurs.

Si nous les en croyons, on ne peut sans faiblesse

Rendre hommage aux esprits de Rome et de la Grèce

Craindre ces écrivains ! on écrit tant chez nous

La France excelle aux arts, ils y fleurissent tous

Notre prince avec art nous conduit aux alarmes,

Et sans art nous louerions le succès de ses armes

Dieu désapprendrait-il à former des talents?

Les Romains et les Grecs sont-ils seuls excellents?

Ces discours sont fort beaux, mais fort souvent

Je ne vois point l'effet répondre à ces paroles

Et, faute d'admirer les Grecs et les Romains,

On s'égare en voulant tenir d'autres chemins.

Quelques imitateurs, sot bétail, je l'avoue,

Suivent en vrais moutons le pasteur de Mantoue

J'en use d'autre sorte ; et, me laissant guider,

Souvent à marcher seul j'ose me hasarder.

On me verra toujours pratiquer cet usage

Mon imitation n'est point un esclavage

Je ne prends que l'idée, et les tours, et les lois,

Que nos maîtres suivaient eux-mêmes autrefois,

Si d'ailleurs quelque endroit plein chez eux d'excellence

Peut entrer dans mes vers sans nulle violence,

Je l'y transporte, et veux qu'il n'ait rien d'affecté,

Tâchant de rendre mien cet air d'antiquité.

Je vois avec douleur [ces] routes méprisées

Art et guides, tout est dans les Champs élysées

J'ai beau les évoquer, j'ai beau vanter leurs traits,

On me laisse tout seul admirer leurs attraits.

Térence est dans mes mains ; je m'instruis dans Horace;

Homère et son rival sont mes dieux du Parnasse.

Je le dis aux rochers ; on veut d'autres discours

Ne pas louer son siècle est parler à des sourds.

Je le loue, et je sais qu'il n'est pas sans mérite

Mais près de ces grands noms notre gloire est petite

Tel de nous, dépourvu de leur solidité,

N'a qu'un peu d'agrément, sans nul fonds de beauté

Je ne nomme personne on peut tous nous connaître.

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Jean Bambois Membre 661 messages
Forumeur forcené‚ 53ans
Posté(e)

Un grand coup de pied aux fesses, plutôt.

Fais ton devoir toi-même.

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