Guerre 14-18, ce que pense un allemand avant de tuer pour la 1ère fois

lisa59960lisa Membre 41 messages
Forumeur balbutiant‚ 23ans
Posté(e)

Bonjour,

Voilà en ce moment, en cour, nous étudions la guerre 14-18 et je me suis demandé ce que pouvait bien penser un allemand avant de tuer un français pour la première fois...

Ressent-il de la peine ? ou au contraire tut-il sans pitié, juste pour survivre ?

Si quelqu'un en sait un peu plus sur la moralité des soldats à cette époque, qu'il me fasse signe ! =)

Merci par avance de vos réponses.

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ratounette Membre 111 messages
Forumeur inspiré‚ 37ans
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c'était une guerre et un soldat allemand au même titre qu'un soldat Français tuait parce qu'il n'avait pas le choix, c'etait lui ou l'autre ou les camps de concentration si il refusait de faire cette foutue guerre, n'oublions pas que les premiers a avoir testé les camps furent les allemands opposés.

Après, il y avait les sympathisants allemands de cette guerre qui eux estimaient que c'était bien et donc je pense que ceux la tuaient sans scrupules.

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lisa59960lisa Membre 41 messages
Forumeur balbutiant‚ 23ans
Posté(e)

Oui, je comprend ce que tu veux dire...

Ca devait être horrible ! :s

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I_Love_Myself Membre+ 7 363 messages
Vendeur de rêve‚ 28ans
Posté(e)

Vous savez ce qu'on ressent en premier quand on tire sur un civil ??

==> Le recul du fusil..

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lisa59960lisa Membre 41 messages
Forumeur balbutiant‚ 23ans
Posté(e)

C'est magnifiquement dit...j'admire !

Et le pire est que lorsqu'on y pense, c'est vrai ! :snif:

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
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Des historiens anglais et français ont développé le concept de brutalization (in english), c'est à dire l'idée qu'un soldat vivant dans l'horreur des tranchées, dans la peur et dans la fureur et la douleur de voir un "frère" tomber, devient une véritable bête fauve et peut tuer sans scrupule pour venger ceux qui sont tombés.

Je suis assez d'accord avec cette idée.

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lisa59960lisa Membre 41 messages
Forumeur balbutiant‚ 23ans
Posté(e)

De ce point de vue, c'est également vrai...Mais dans ce cas, tous ont un prétexte pour avoir tué.

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Invité Heero
Invité Heero Invités 0 message
Posté(e)

Un soldat..."idéal", ce qu'il resent après avant de tuer...rien...après avoir tué il resent....rien non plus.

Un soldat qui éprouve quelque chose n'est plus vraiment un soldat, son travail est d'exécuter les ordres, ordres qu'il prend et exécute à la lettre avec la ferme conviction qu'il fait ça au nom de la justice et de la paix pour son pays.

C'est ma "réponse" à la question ce qui est souligné...

Modifié par Heero

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lisa59960lisa Membre 41 messages
Forumeur balbutiant‚ 23ans
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Parce que tuer un homme qui, qu'on se le dise, n'a pas vraiment envie de tuer, c'est agir pour la justice et la paix ??

Tout le monde à des sentiments.

Tu es là, le fusil en mains, avec l'ordre de ton supérieur de tuer cet homme en face de toi, qui est dans la même situation...On obéit, d'accord. Mais pendant les quelques secondes qui séparent le moment où la balle est tirée et celui où il pénètre le corps de l'autre, il est obligatoire de ressentir un tout petit peu de regret.

En tous cas c'est mon avis...

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
Posté(e)

Cela n'empêchait pas la fraternisation ou l'évitement. Mon père m'a raconté une anecdote familiale. Un de ses grands-pères a perdu un doigt emporté par une balle, il ne s'est même pas rendu compte à la douleur: il s'en est aperçu en trouvant son doigt dans sa musette. Il était tellement abruti par le stress, l'horreur, la faim, le manque de sommeil, etc. qu'à un moment donné, lorsqu'il est tombé sur un Allemand dans un bois, il a fait comme s'il ne l'avait pas vu. Ils étaient capables de ça aussi, pour que l'horreur s'arrête un moment.

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lisa59960lisa Membre 41 messages
Forumeur balbutiant‚ 23ans
Posté(e)

Ouuh ! Et encore il a eu de la chance, certain devaient souffrir horriblement ! Par exemple se retrouver avec le bassin retourné à cause d'un obus ou bien encore mourrir le corps déchiqueté en des milliers de morceaux...Brrrr ! :snif:

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Invité Heero
Invité Heero Invités 0 message
Posté(e)
Parce que tuer un homme qui, qu'on se le dise, n'a pas vraiment envie de tuer, c'est agir pour la justice et la paix ??

Tout le monde à des sentiments.

Tu es là, le fusil en mains, avec l'ordre de ton supérieur de tuer cet homme en face de toi, qui est dans la même situation...On obéit, d'accord. Mais pendant les quelques secondes qui séparent le moment où la balle est tirée et celui où il pénètre le corps de l'autre, il est obligatoire de ressentir un tout petit peu de regret.

En tous cas c'est mon avis...

C'est pour ça que j'ai précisé un soldat "idéal"

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game95560 Membre 2 689 messages
Forumeur alchimiste‚ 24ans
Posté(e)

J'ai étudié ça il y a un ou deux ans.

Certains devenait des "tarés" qui tuait tout le monde dans le camp adverse, du moins quand il survit :snif:

ça devait être horrible mais pour la plupart ils n'ont pas eu le choix

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Nina_Gayané Membre 3 914 messages
Nina_Gayané, what is it good for ? Absolutely nothing‚ 23ans
Posté(e)
Bonjour,

Voilà en ce moment, en cour, nous étudions la guerre 14-18 et je me suis demandé ce que pouvait bien penser un allemand avant de tuer un français pour la première fois...

Ressent-il de la peine ? ou au contraire tut-il sans pitié, juste pour survivre ?

Si quelqu'un en sait un peu plus sur la moralité des soldats à cette époque, qu'il me fasse signe ! =)

Merci par avance de vos réponses.

A cette époque, la propagande qui régnait dans les deux pays était-elle que les réquisitionnés se persuadaient de la véracité de ces propos par peur du combat. En effet, c'était des hommes ordinaires, et non pas des soldats, qui étaient envoyé au front. Pour se convaincre qu'il faut tuer, on est près à accepter n'importe quelle explication. Le soldat allemand était en tout point semblable au soldat français.

Car après tout, pourquoi dit-on que la cause juste était celle de la France ? Parce qu'on a gagné, et que le point de vue du vainqueur s'est imposé dans toutes les mentalités.

L'horreur des tranchées, des deux cotés, était la même. Certains soldats étaient abrutis par l'horreur du combat, à tel point qu'ils se renfermaient dans une carapace pour ne pas voir ça. Ils se déconnectaient. Une très petite minorité prenait plaisir au combat, car adopter la cause de la France ne voulait pas dire être prêt à tuer des hommes ordinaires qui nous ressemblait en face.

c'était une guerre et un soldat allemand au même titre qu'un soldat Français tuait parce qu'il n'avait pas le choix, c'etait lui ou l'autre ou les camps de concentration si il refusait de faire cette foutue guerre, n'oublions pas que les premiers a avoir testé les camps furent les allemands opposés.

Après, il y avait les sympathisants allemands de cette guerre qui eux estimaient que c'était bien et donc je pense que ceux la tuaient sans scrupules.

Les camps de concentration c'est la seconde guerre mondiale ... tu mélanges tout :snif:

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ratounette Membre 111 messages
Forumeur inspiré‚ 37ans
Posté(e)

oup's désolé j'ai pas fais gaffe j'ai juste retenu allemand et français...

J'ai cité un exemple concernant 39- 45...

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Invité Caller of the Storms
Invité Caller of the Storms Invités 0 message
Posté(e)
Des historiens anglais et français ont développé le concept de brutalization (in english), c'est à dire l'idée qu'un soldat vivant dans l'horreur des tranchées, dans la peur et dans la fureur et la douleur de voir un "frère" tomber, devient une véritable bête fauve et peut tuer sans scrupule pour venger ceux qui sont tombés.

Je suis assez d'accord avec cette idée.

Le concept de "brutalisation" de la société est à l'origine inventé par George Mosse qui est un historien (à la base du XVIe siècle d'ailleurs) allemand réfugié en Angleterre, puis aux USA lors de l'avènement du nazisme. Il a été effectivement repris par des historiens français, et c'est beaucoup plus large que ce que tu décris : la brutalisation de la société c'est qu'à force d'infliger des violences innommables à un groupe social celui ci devient moins sensible à celle-ci (voire la réclame et en use après le conflit).

Le corrolaire c'est que l'avènement des totalitarismes n'a pu se faire que parce qu'il y a eu la Grande Guerre et les conséquences que l'on sait pour préparer le terrain en quelque sorte, et que sans elle probablement que l'histoire aurait été toute autre.

C'est un concept qu'on utilise lorsqu'on étudie les évènements ayant mené au fascisme/nazisme/soviétisme.

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Invité Caller of the Storms
Invité Caller of the Storms Invités 0 message
Posté(e)
Les camps de concentration c'est la seconde guerre mondiale ... tu mélanges tout :snif:

Pas du tout. Les camps d'extermination oui, mais les camps de concentration ça existe depuis la guerre des Boers, donc le XIXe siècle, et c'est une invention anglaise d'ailleurs. Et la WWI est le premier conflit à en utiliser en Europe à ma connaissance. Mais ca n'a evidemment rien à voir avec les camps nazis.

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Nina_Gayané Membre 3 914 messages
Nina_Gayané, what is it good for ? Absolutely nothing‚ 23ans
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C'était uniquement pour les officiers et les lieutenants non ? Des camps de concentration "light" avec distractions et tout ...

Si ce n'est pas le cas, mea culpa :snif:

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Invité Caller of the Storms
Invité Caller of the Storms Invités 0 message
Posté(e)

Heu, non c'était pas les camps façon Paul Rassinier.

Je cite cet article relativement bon de Wikipédia qui commence à devenir une encyclopédie assez sérieuse :

La France a utilisé des camps de concentration dès la Première Guerre mondiale, dont celui de Pontmain, pour y enfermer les ressortissants allemands, austro-hongrois et ottomans présents sur son territoire à l'ouverture des hostilités. De nombreuses îles françaises de la Manche, de l'Atlantique et de la Méditerranée ont été utilisées pour implanter de tels camps. Marcel Proust a évoqué ces camps dans «Le temps retrouvé».

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Ocytocine Membre+ 17 768 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
Posté(e)
Le concept de "brutalisation" de la société est à l'origine inventé par George Mosse qui est un historien (à la base du XVIe siècle d'ailleurs) allemand réfugié en Angleterre, puis aux USA lors de l'avènement du nazisme. Il a été effectivement repris par des historiens français, et c'est beaucoup plus large que ce que tu décris : la brutalisation de la société c'est qu'à force d'infliger des violences innommables à un groupe social celui ci devient moins sensible à celle-ci (voire la réclame et en use après le conflit).

Je ne parle que de ce que je connais et j'ai étudié ce concept dans le cadre de la Première guerre mondiale uniquement (qui est le sujet de ce topic d'ailleurs). Je ferai des recherches plus approfondies la prochaine fois.

Ce concept a été repris par l'historiographie récente, notamment les historiens de la Première Guerre mondiale autour de l'Historial de Péronne comme Stéphane Audoin-Rouzeau et Annette Becker qui se sont davantage intéressés aux violences guerrières dans le cadre d'une « culture de guerre ». Mosse, quant à lui, analysait plutôt les conséquences politiques dans l'entre-deux-guerres.

<h3 class="spip">Bibliographie</h3>

  • George Mosse, La Brutalisation des sociétés européennes. De la Grande Guerre au totalitarisme, Hachette littérature, 2000
  • Stéphane Audouin-Rouzeau, Annette Becker, Christian Ingrao, Henry Rousso (dir.), La violence de guerre 1914-1945, Editions Complexe, 2002
  • « 1914-1918. Victoire et désastre », L'Histoire, n° 225, octobre 1998
  • « Vivre et mourir au front », L'Histoire, n° 249, décembre 2000

source: site de l'académie d'Amiens.

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