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La belle et la bête de guerre


Yavin

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La belle et la bête de guerre


Jeudi 07 Août - 12:54

En grande forme, Robert Crais entraîne son héros Joe Pike dans une embrouille urbaine où les élans du coeur font autant de dégâts que les gros calibres



On dit de lui qu'il est le seul fauve de la ville. De fait, Joe Pike a tout de l'arme fatale. A côté de cet ancien membre du LAPD (Los Angeles Police Department), John Rambo paraît aussi inoffensif qu'un petit rat de l'opéra. La nuit, plutôt que de dormir, Pike effectue des footings en portant un sac à dos rempli de 20 kilos de farine, monte et descend 20 fois de suite au pas de charge un escalier de 189 marches équivalant à la hauteur d'un immeuble de 9 étages. Généralement, le garçon, qui, même au coeur des ténèbres, ne quitte jamais sa paire de Ray-Ban, boucle sa promenade avec quelques centaines de pompes. En plein entraînement commando, il est appelé par une ancienne connaissance. Sa mission: «Garder un paquet, chaud bouillant». Le paquet en question n'est autre que la belle Larkin Conner Barkley, riche héritière et jet-setteuse notoire! Depuis qu'elle a croisé, en rentrant d'une sauterie, des gens qui n'avaient rien à faire ensemble, Larkin est traquée par des tueurs. Pike doit donc assurer sa protection à n'importe quel prix. Il reçoit le message et expédie rapidement cinq malfrats en enfer. Mais l'étau continue néanmoins de se resserrer autour de la peste et de son garde du corps. Dans des rues hantées par le mal, les deux vont devoir s'apprivoiser afin d'échapper à un adversaire mystérieux et décidé qui prend au fil des jours les traits d'un avocat ripou, d'un duo d'agents doubles, d'un gang de narcotrafiquants ou d'un psychopathe à la solde des terroristes...

De livre en livre, Robert Crais s'impose comme l'un des maîtres les plus brillants du nouveau polar américain. Désormais aussi apprécié qu'un Michael Connelly ou un Harlan Coben, cet enfant de Louisiane né en 1953 réussit fort bien à insuffler à des personnages archétypaux ce soupçon d'humanité qu'on cherchera en vain dans les productions grand public habituelles. Moins dramatique que ses réussites précédentes («Le dernier détective», «L'homme sans passé»), «Mortelle protection» n'en est pas moins une peinture subtile du Los Angeles d'aujourd'hui.



Jean-Philippe Bernard
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Source: Le Matin
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