POLITICIENS? MILITANTS ? ALTRUISME OU INTERET PERSONNEL ?


Bran ruz Membre 8 737 messages
Artisan écriveur ‚ 50ans
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Le domaine politique est une source de nombreuses discussions et polémiques.

Coluche avait dit : "Tous pour un et tous pourris".

C'était Coluche. C'était un sketch.

Mais dans la réalité, les conséquences de la politique gèrent notre vie quotidienne. Ce fait nous concerne tous.

Nous mêmes pouvons avoir des opinions, savons nous vraiment pourquoi ?

Des gens s'engagent en politique.

Soit en affirmant haut et fort leurs opinions.

Soit en devenant militants au sein d'un parti.

Soit en faisant une carrière politique.

Cette liste n'est pas exhaustive.

On peut-même y rajouter les membres d'associations citoyennes ou caritatives et humanitaires.

Leur démarche d'implication est-elle toujours motivée par le dévouement envers la société ?

Ou répond-t-elle à une envie de pouvoir répondant à une frustration dissimulée au fond de leur être ?

Ou encore à une simple envie de profiter du système pour se faire sa propre place au soleil?

Merci pour vos réponses. :o

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Yavin VIP 32 683 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Je crois que peu de monde se placent en politique pour l'intérêt de la collectivité, tous le monde veut du pouvoir et la politique en fournit à foison...

A lire : Sexus Politicus, ce livre démontre l'impact qu'à le pouvoir sur les gens...

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Bran ruz Membre 8 737 messages
Artisan écriveur ‚ 50ans
Posté(e)
Je crois que peu de monde se placent en politique pour l'intérêt de la collectivité, tous le monde veut du pouvoir et la politique en fournit à foison...

A lire : Sexus Politicus, ce livre démontre l'impact qu'à le pouvoir sur les gens...

Pourriez-vous nous en indiquez l'auteur s'il vous plaît ?

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

moi je sais que je vote en fonction de mon interêt perso d'abord , de ma vision d'une société aprés , par pure conviction envers le candidat jamais.

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Yavin VIP 32 683 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Le livre "Sexus politicus" écrit par Christophe Deloire et Christophe Dubois, journalistes, est paru en septembre 2006, aux Editions Albin Michel...

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Bran ruz Membre 8 737 messages
Artisan écriveur ‚ 50ans
Posté(e)
Le livre "Sexus politicus" écrit par Christophe Deloire et Christophe Dubois, journalistes, est paru en septembre 2006, aux Editions Albin Michel...

Merci à vous Yavin, je vais essayer de me procurer ce livre pour appréhender le point de vue de ses auteurs. :o

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Invité Simplicius
Invité Simplicius Invités 0 message
Posté(e)

On peut poser la question autrement !

Serait-il souhaitable que la majorité des politiques soient de purs idéologues abstraits, persuadés qu'ils agissent par dévouement envers une "Société" dont ils gomment l'humanité, les particularités, les contradictions et les incohérences pour en établir une définition arbitraire sortie de leur tête ? Les idéalistes, qui n'appréhendent souvent le monde que par le préalable de leurs certitudes, ne sont-ils pas beaucoup plus dangereux que les "non purs" dont l'intéressement plus ou moins grand démontre qu'ils ne sont pas des machines implacables incapables de toute complexité humaine ?

J'en veux pour preuve les totalitaristes du XXe siècle. Non seulement les chefs, bien sûr, mais toute la masse des "vertueux" intransigeants qui, en réduisant le monde à leurs chimères, soutenaient les plus grands crimes. Ainsi, en France même, en pleine Révolution culturelle (combien de morts ? :o ), on a pu trouver d'ardents maoïstes. Ne citons même pas Sartre (ce serait trop facile) prêt chaque fois à soutenir le plus ignoble (je fais partie de ceux qui refusent de céder à l'axiome ridicule et qui donc préfèrent avoir raison avec Aron que tort avec Sartre).

Bref face à ces "purs", je préfère mille fois le gouvernement d'hommes complexes tels Mazarin ou Talleyrand qui en s'évitant de faire l'ange ne parviennent pas à faire la bête !

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Stein Membre 1 771 messages
Vipère lubrique‚ 74ans
Posté(e)
Ainsi, en France même, en pleine Révolution culturelle (combien de morts ? :o ), on a pu trouver d'ardents maoïstes. Ne citons même pas Sartre (ce serait trop facile) prêt chaque fois à soutenir le plus ignoble (je fais partie de ceux qui refusent de céder à l'axiome ridicule et qui donc préfèrent avoir raison avec Aron que tort avec Sartre).

Mes sentirais-je visé? :D

---

D'abord, je n'ai jamais été un "ardent" maoïste (d'ailleurs Olivier Rolin estimait qu'en cas de révolution, j'aurais été le premier à être fusillé à cause de mon côté trop jouisseur et bon-vivant :o )...

Ensuite, le maoïsme "à la française" était surtout d'essence libertaire, et se trompait complètement sur la nature réelle du régime chinois. Lorsque nous avons fini pas comprendre, au début des années 70, nous nous sommes auto-dissouts, révulsés d'horreur que nous étions (ce qui nous a été reproché par nombre de militants "intégristes").

Enfin, tout comme vous, rétrospectivement je préfère avoir raison avec Aron que tort avec Sartre (quoique la question n'ait jamais été aussi caricaturale, sauf pour certains journalistes). Certes, Jean-Paul fut mon ami... mais c'est Aron qui avait raison (de ne se révolter qu'à moitié :o ), l'un n'empêche pas l'autre...

Et puis globalement, il faut voir le contexte de mai 1968. Oui, à l'époque il fallait se révolter (vu le genre d'état auquel nous faisions face), mais ensuite, dans les années 70, ça n'avait plus grand sens.

---

Sur ce je vous laisse reprendre le débat. ;)

Modifié par Stein

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Bran ruz Membre 8 737 messages
Artisan écriveur ‚ 50ans
Posté(e)
On peut poser la question autrement !

Serait-il souhaitable que la majorité des politiques soient de purs idéologues abstraits, persuadés qu'ils agissent par dévouement envers une "Société" dont ils gomment l'humanité, les particularités, les contradictions et les incohérences pour en établir une définition arbitraire sortie de leur tête ? Les idéalistes, qui n'appréhendent souvent le monde que par le préalable de leurs certitudes, ne sont-ils pas beaucoup plus dangereux que les "non purs" dont l'intéressement plus ou moins grand démontre qu'ils ne sont pas des machines implacables incapables de toute complexité humaine ?

J'en veux pour preuve les totalitaristes du XXe siècle. Non seulement les chefs, bien sûr, mais toute la masse des "vertueux" intransigeants qui, en réduisant le monde à leurs chimères, soutenaient les plus grands crimes. Ainsi, en France même, en pleine Révolution culturelle (combien de morts ? ;) ), on a pu trouver d'ardents maoïstes. Ne citons même pas Sartre (ce serait trop facile) prêt chaque fois à soutenir le plus ignoble (je fais partie de ceux qui refusent de céder à l'axiome ridicule et qui donc préfèrent avoir raison avec Aron que tort avec Sartre).

Bref face à ces "purs", je préfère mille fois le gouvernement d'hommes complexes tels Mazarin ou Talleyrand qui en s'évitant de faire l'ange ne parviennent pas à faire la bête !

Simplicius, merci pour votre réponse, mais ne croyez-vous pas que l'on peut être politiquement honnête sans être pour autant un Saint Just?

Quant aux Staliniens bornés, et comme pour tout les autres, ils étaient soit conditionnés par un régime lobotomisant, soit simplement, pour les aparatchiks, de simples escrocs parfois meurtriers.

Entendons-nous bien :

Il ne s'agit pas de faire ici de l'angélisme, mais bien de tenter de connaître individuellement les motivations profondes de notre engagement, ou de notre absence d'enagement en politique. Et d'être capable d'en définir le degré de sincérité. Pouvons nous être lucides sur nos propres opinions ?

Sommes nous arqueboutés au point de ne plus être objectif. Donnons-nous priorité au réglement de compte ou bien à la raison?

Qu'en pensez-vous Simplicius ?

Je reste confiant dans votre compréhension envers mon propos.

Merci pour votre participation :o .

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Invité Simplicius
Invité Simplicius Invités 0 message
Posté(e)

Les motivations sont multiples et complexes. Le goût du pouvoir pour le pouvoir est un puissant ressort qu'il ne faut pas négliger. Il y a un aspect grisant dans le pouvoir. Le goût des honneurs aussi.

Pourquoi la plupart des personnes ont l'obsession des décorations ? Pourquoi beaucoup se précipitent pour la présidence de telle association, la direction de tel centre ? Un universitaire (et que stein ne se sente pas visé, c'est juste parce que c'est un milieu que je connais très bien) aura l'obsession d'être élu doyen. Non pas tant pour l'action administrative (les responsables administratifs se tapent le boulot effectif à leur place) mais pour le prestige qui rejaillit. "Je suis doyen !" (ou directeur d'UFR). Quinze ans après leur fonction, ils en parlent encore ! ;)

L'orgueil voire le goût du lucre peuvent être une motivation. Mais je dirai : Et alors ? Ils ne sont pas exclusifs d'une action plutôt positive pour la communauté.

Je préfère un ressort égoïste avec des effets altruistes qu'un fanatisme débouchant sur le pire.

Mais on va peut être dire que je suis trop libéral ! :o:o

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Bran ruz Membre 8 737 messages
Artisan écriveur ‚ 50ans
Posté(e)
Les motivations sont multiples et complexes. Le goût du pouvoir pour le pouvoir est un puissant ressort qu'il ne faut pas négliger. Il y a un aspect grisant dans le pouvoir. Le goût des honneurs aussi.

Pourquoi la plupart des personnes ont l'obsession des décorations ? Pourquoi beaucoup se précipitent pour la présidence de telle association, la direction de tel centre ? Un universitaire (et que stein ne se sente pas visé, c'est juste parce que c'est un milieu que je connais très bien) aura l'obsession d'être élu doyen. Non pas tant pour l'action administrative (les responsables administratifs se tapent le boulot effectif à leur place) mais pour le prestige qui rejaillit. "Je suis doyen !" (ou directeur d'UFR). Quinze ans après leur fonction, ils en parlent encore ! ;)

L'orgueil voire le goût du lucre peuvent être une motivation. Mais je dirai : Et alors ? Ils ne sont pas exclusifs d'une action plutôt positive pour la communauté.

Je préfère un ressort égoïste avec des effets altruistes qu'un fanatisme débouchant sur le pire.

Mais on va peut être dire que je suis trop libéral ! :o:o

Vous parlez de vos préférences, et je vous remercie pour votre réponse, mais qu'en est-il de vos motivations personnelles ?

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Acharon Membre 2 217 messages
Forumeur alchimiste‚ 37ans
Posté(e)
Les motivations sont multiples et complexes. Le goût du pouvoir pour le pouvoir est un puissant ressort qu'il ne faut pas négliger. Il y a un aspect grisant dans le pouvoir. Le goût des honneurs aussi.

Pourquoi la plupart des personnes ont l'obsession des décorations ? Pourquoi beaucoup se précipitent pour la présidence de telle association, la direction de tel centre ? Un universitaire (et que stein ne se sente pas visé, c'est juste parce que c'est un milieu que je connais très bien) aura l'obsession d'être élu doyen. Non pas tant pour l'action administrative (les responsables administratifs se tapent le boulot effectif à leur place) mais pour le prestige qui rejaillit. "Je suis doyen !" (ou directeur d'UFR). Quinze ans après leur fonction, ils en parlent encore ! ;)

L'orgueil voire le goût du lucre peuvent être une motivation. Mais je dirai : Et alors ? Ils ne sont pas exclusifs d'une action plutôt positive pour la communauté.

Je préfère un ressort égoïste avec des effets altruistes qu'un fanatisme débouchant sur le pire.

Mais on va peut être dire que je suis trop libéral ! :o:o

Encore une fois nous sommes d'accords !Cependant je ne sais pas si on peut vraiment etendre la theorie de la main invisible à l'action politique :D .

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Bran ruz Membre 8 737 messages
Artisan écriveur ‚ 50ans
Posté(e)
Encore une fois nous sommes d'accords !Cependant je ne sais pas si on peut vraiment etendre la theorie de la main invisible à l'action politique :o .

Acharon, je ne connais pas la "théorie de la main invisible" pourriez-vous me l'expliquez? S'il vous plaît, merci. ;)

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Acharon Membre 2 217 messages
Forumeur alchimiste‚ 37ans
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Je te copie un petit resumé trouvé sur un site economique:

Théorie de la main invisible

Selon Adam Smith, l'individu ne " cherche que son propre gain " mais par son action personnelle et isolée il contribue à une fin qui le dépasse, l'intérêt général. Les opérations des agents, apparemment indépendantes les unes des autres, sont en fait coordonnées (main invisible) et aboutissent à une situation dans laquelle les producteurs peuvent vendre leurs marchandises et les consommateurs satisfaire leurs besoins. Une telle issue est garantie par un système de prix et de salaires flexibles qui assure un équilibre efficient sur tous les marchés. La somme des intérêts individuels et égoïstes est égale à l'intérêt général.

Il me semble que c'est assez clair .En fait cette theorie est primordiale pour comprendre l'ossature ideologique du liberalisme economique .

Notons cependant que certains economistes tels que John Nash s'y sont attaqués avec un certain succes .

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Bran ruz Membre 8 737 messages
Artisan écriveur ‚ 50ans
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Merci bien Acharon, (pour l'obolle, on verra plus tard).

;)

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Invité j-luc
Invité j-luc Invités 0 message
Posté(e)

Il n'y a pas que des Cincinatus en politique c'est une chose entendue. J'ai pu observer des citoyens ordinaires dans leur façon de se comporter face à un ministre ou à un député. A leur décharge on peut dire que le temps aidant cela devient difficile de ne pas attraper la grosse tête.

Cette question repose en fait celle de l'accession à un mandat. Quid du député battu qui serait issu du secteur privé, notre systéme politique n'y répond pas. Quid également de l'élu qui dirait en conscience: un mandat ou beux mandats, cela suffit à un autre de prendre la place.

L'exercice su pouvoir agit comme un amplificateur de ce que nous portons en nous.

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