Psychanalyse, etc...

Black Wolf Membre 234 messages
Forumeur activiste‚ 51ans
Posté(e)

Bonsoir,

Je souhaite lancer un débat sur le thème de la psychanalyse. Mais je ne souhaite pas qu'il fasse usage de mots savants et de références à tels ou tels auteurs. C'est plus au ressenti et à la réflexion brute que je fais appel. Il n'est pas interdit de citer un tel ou tel autre quand on ne peut pas faire autrement, mais que la citation ne demande pas au lecteur du forum de lire ses ¿uvres en entier pour se faire une idée. Je ne cacherais pas que ce qui m'a donné l'idée de créer ce fil sont « le livre noir de la psychanalyse » et « l'anti livre noir de la psychanalyse ».

Pour moi l'idée de la psychanalyse en elle-même n'est pas forcément mauvaise. Ce n'est pas tant l'idée de démêler le fond de notre pensée qui pourrait éventuellement poser problème mais la démarche mise en ¿uvre. 1/ Comme toutes les sciences Humaine, la psychanalyse s'est raccrochée à une époque, à des points de vues moraux. Ce n'est pas un reproche qu'on peut lui adresser. Il fallait bien partir de quelque chose. Mais à lire certains sites infirmiers, je crois qu'en 2007, certains n'ont pas réussi à se départir de cette vieille démarche. 2/ Freud, le neurologue fondateur de la psychanalyse a fait des généralités à partir de cas particuliers, ce qui est hautement contestable. 3/ On a fait beaucoup de verbiage en psychologie et en psychanalyse, même Lacan le reconnaissait. On peut résumer certains discours à de l'imposture « séductrice ». 3/ La démarche psychanalytique implique de partager sa vie et ses pensées avec un tiers. Seul son bon vouloir et sa droiture empêchent qu'il ne fasse pas usage de ce qu'on lui délivre comme bon lui semble. 4/ J'en passe et des meilleures¿

Donc le débat est lancé, il y aurait bien d'autres sujets à aborder sur ce thème mais je vous laisse maintenant la parole.

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aimaire Membre 911 messages
Forumeur accro‚ 37ans
Posté(e)

Je pense pour ma part que chacun peut s'auto-analyser,je ne dit pas que c'est évident mais c'est possible.Reflechir a sa propre condition, regarder son passer d'une facon neutre. Je suis persuader que chacun connait réellement ces problemes de fond il suffit de pas avoir peur d'y plonger et de ne pas s'auto-jugé, en bref je pense qu'on ne peut ce mentir a soit même quand on as la lucidité nessecaire et si on la pas la relativisation est primordial pour la gagner.

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Black Wolf Membre 234 messages
Forumeur activiste‚ 51ans
Posté(e)
Je pense pour ma part que chacun peut s'auto-analyser,je ne dit pas que c'est évident mais c'est possible.Reflechir a sa propre condition, regarder son passer d'une facon neutre. Je suis persuader que chacun connait réellement ces problemes de fond il suffit de pas avoir peur d'y plonger et de ne pas s'auto-jugé, en bref je pense qu'on ne peut ce mentir a soit même quand on as la lucidité nessecaire et si on la pas la relativisation est primordial pour la gagner.

Et lorsqu'on refoule inconsciemment quelque chose, on fait comment pour s'auto-analyser ? :o

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Indy Membre+ 10 383 messages
Forumeur "Fucking" Moyen‚ 150ans
Posté(e)

pour ma part , je pense que certaines personnes y sont sensibles et d'autres pas,

certaines personnes en ont besoin pour aller mieux et découvrir des choses en

eux-mêmes qu'ils avaient dans le passé enfouis ou refoulés.L'essentiel étant de ne pas

se voiler la face, tout dépend des pathologies concernnées, des barrières que ces

dernières peuvent causées envers un bon epanouissement personnel.

cela risque de vous sembler un peu simpliste comme comparaison mais c'est un peu

comme les vitamines, certains en ont besoin pour avoir la pêche et d'autres peuvent

s'en passer.

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aimaire Membre 911 messages
Forumeur accro‚ 37ans
Posté(e)
Je pense pour ma part que chacun peut s'auto-analyser,je ne dit pas que c'est évident mais c'est possible.Reflechir a sa propre condition, regarder son passer d'une facon neutre. Je suis persuader que chacun connait réellement ces problemes de fond il suffit de pas avoir peur d'y plonger et de ne pas s'auto-jugé, en bref je pense qu'on ne peut ce mentir a soit même quand on as la lucidité nessecaire et si on la pas la relativisation est primordial pour la gagner.

Et lorsqu'on refoule inconsciemment quelque chose, on fait comment pour s'auto-analyser ? :o

L'inconscient est un jardin dont chaque personne a sa propre clef et comme dit plus la relativisation peu aider a la trouver.

Mais ce n'est qu'un avis personnel. :o

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Invité lobotomie_
Invité lobotomie_ Invités 0 message
Posté(e)

pour répondre, je citerai une sketch de Timsit

- " :o faut faire attention avec la psychanalyse. il y a un effet secondaire : tu deviens pauvre. 3 ans d'analyses, 70.000 francs ! tout ça pour apprendre que ta mère couche avec ton père ( :oet en plus qu'elle aime ça) "

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Je pense que la psychanalyse pure doit être réservée aux névrosés , c'est là où elle obtient ses meilleurs résultats .

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Maât Membre 533 messages
Forumeur forcené‚ 36ans
Posté(e)

Je ne pense pas que la psychanalyse, en tant que "consultation", soit indispensable...

En effet de toute façon une analyse est déjà une auto-analyse car elle ne peut aller plus vite que la compréhension même du "client".

Le psychanalyste n'est principalement là que symboliquement pour représenter le miroir d'autrui et donc pour avoir une vision extérieure ressenti par le client qui lui même va faire le travail comme s'il se "jugeait" de l'extérieur, essayant de ce fait d'être "objectif" à son sujet...

Dans notre vie moderne nous n'avons plus de personne de "confiance" et extérieur au problème à qui nous adresser pour nous confier, il est somme toute assez logique que certains expriment le besoin de se reposer sur quelqu'un pour pouvoir s'analyser, car il est en effet beaucoup plus facile d'avoir un support que de le faire seul.

Cependant l'analyse se veut être un long chemin, alors que beaucoup ne voudrait que résoudre un seul problème et ne pas entrer dans une analyse complète du disque dur. Il y a donc une sérieuse divergence entre la vision du client qui veut seulement traiter son petit bobo à l'âme du moment, et le psychanalyste qui veut faire un check-up complet.

Pour moi le psychanalyste ou les psychologues devraient se considérés comme des médecins généralistes de l'esprit, donc soigner les bobos de leur client et avoir un traitement à long terme plus diffus correspondant mieux à l'attente de ces clients.

De plus il y a qu'en même un petit défaut dans la forme... C'est qu'on le paie... L'association entre le fait de payer et la confidence de secret très intime me parait être un obstacle pour une confiance pleine et entière qui devrait être gratuite. De même que comme les médecins occidentaux le paiement s'effectue lorsqu'on est malade alors qu'on les consulte pour aller bien, le conflit d'intérêt semble très grand voire trop grand...

Pour ce qui est de la psychanalyse ou plutôt de l'auto-analyse en tant qu'outil de vie quotidien pour se connaître et comprendre se que l'on ressent et donc entretenir son esprit, il est évident que c'est indispensable pour éviter stress, dépression, etc..

P.S. : Désolé Black Wolf j'ai fait une longue réponse! :o J'espère cependant n'avoir pas trop compresser pour être resté compréhensible.

Modifié par Maât

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Candide Membre 98 messages
Forumeur en herbe‚ 33ans
Posté(e)
Je pense que la psychanalyse pure doit être réservée aux névrosés , c'est là où elle obtient ses meilleurs résultats .

Oui, la psychanalyse est essentiellement dédiée aux nevrosés... Mais comme ça représente la grande majorité de la population...!

Je suis convaincue de la véracité de la théorie de Freud dans ses grandes lignes, et nous avons TOUS subis au cours de notre développement des traumatismes qui ont été refoulés et sont devenus source de nos nevroses.

Apprendre à se connaître, retrouver et "conscientiser" ces évènements de notre vie qui sont en grande partie responsables de notre personnalité, voilà ce que permet il me semble la psychanalyse. Je suis par contre beaucoup moins convaincue de ses vertues thérapeutiques.... Mettre des mots sur ses maux peut aider à soulager mais ne permet pas de changer ou s'il elle le permet c'est après un très long travail... C'est pourquoi coupler une psychanalyse à des méthodes telles que la TCC (thérapie cognitivo-comportementale) me semble être une solution adaptée aux personnes souffrant de leur nevrose même après les avoir comprises...

Pour moi le psychanalyste ou les psychologues devraient se considérés comme des médecins généralistes de l'esprit, donc soigner les bobos de leur client et avoir un traitement à long terme plus diffus correspondant mieux à l'attente de ces clients.

Le problème c'est que chaque patient (j'aime pas trop le terme client) est différent et qu'aucun d'eux n'arrive avec son 'mode d'emploi'. C'est pas comme une grippe ou une méningite où le diagnostic est facile car les symptomes bien codifiés.. Si l'analyse est longue c'est justement parcequ'elle a ses propres chemins, sinueux mais nécessaires car correspondant aux étapes obligées différentes pour chaque personne. Il n'y a pas de protocole pré-rédiger qu'on pourrait appliquer à chaque patient en faonction de sa plainte (qui est souvent une "fausse plainte", c'est à dire une plainte qui veut dire autre chose que ce qu'elle dit vraiment et dont la signification réelle reste à découvrir à la fois par le psychanaliste et la patient).

De plus il y a qu'en même un petit défaut dans la forme... C'est qu'on le paie... L'association entre le fait de payer et la confidence de secret très intime me parait être un obstacle pour une confiance pleine et entière qui devrait être gratuite. De même que comme les médecins occidentaux le paiement s'effectue lorsqu'on est malade alors qu'on les consulte pour aller bien, le conflit d'intérêt semble très grand voire trop grand...

Freud insistait sur la ncessité du payement et il me semble aussi impératif. Il s'agit d'un travail difficile et il faut que ce travail coute au patient, au sens propre comme au sens figuré. Et c'est parceque le patient paye au sens propre qu'il donne, investit, paye de sa propre personne en se livrant véritablement.

J'ai déjà vue des psychanalystes pour enfant leur demander une rémunération symbolique (caillou, centime..)

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Maât Membre 533 messages
Forumeur forcené‚ 36ans
Posté(e)

Justement le profit peut être une valeur qui aux yeux du patient biaise la relation dès le début. Bien-sûr tout le monde n'y ai pas sujet...

L'investissement n'a pas besoin forcément d'être symbolisé, il est déjà présent dans le temps que le patient consacre à cet activité. Temps qui de nos jours est plus qu'en manque. :o

Le problème c'est que chaque patient (j'aime pas trop le terme client) est différent et qu'aucun d'eux n'arrive avec son 'mode d'emploi'. C'est pas comme une grippe ou une méningite où le diagnostic est facile car les symptômes bien codifiés.. Si l'analyse est longue c'est justement parcequ'elle a ses propres chemins, sinueux mais nécessaires car correspondant aux étapes obligées différentes pour chaque personne. Il n'y a pas de protocole pré-rédiger qu'on pourrait appliquer à chaque patient en fonction de sa plainte (qui est souvent une "fausse plainte", c'est à dire une plainte qui veut dire autre chose que ce qu'elle dit vraiment et dont la signification réelle reste à découvrir à la fois par le psychanalyste et la patient).

Chaque patient en médecine est particulier! Il n'y en a pas un pareil!... Certains disent qu'ils ont un peu mal au pied, alors qu'ils sont déchiré de douleur ailleurs par un cancer ; et inversement certains vont se plaindre alors qu'ils n'ont strictement rien...

Mais éviter d'entrer dans un traitement systématiquement long que les patients n'ont pas forcément envie de faire, serait un atout face aux nombreux préjugés vis-à-vis de cette discipline.

En médecine on traite les bobos du quotidien et on suit aussi sûr le long terme au grès des visites du patient qui sont évidemment plus ou moins régulière... :o

Pourquoi en serait-il autrement alors qu'on parle de santé de l'esprit? Bien-sûr un suivi implique un dossier médical, donc une reconnaissance officielle des disciplines et un encadrement rigoureux des praticiens.

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Black Wolf Membre 234 messages
Forumeur activiste‚ 51ans
Posté(e)
Pourquoi en serait-il autrement alors qu'on parle de santé de l'esprit? Bien-sûr un suivi implique un dossier médical, donc une reconnaissance officielle des disciplines et un encadrement rigoureux des praticiens.

Ce qui en fait n'a pas toujours été le cas en psychanalyse... Jusqu'à il y a peu, n'importe quel charlatan pouvait s'installer en psychanaliste. Déplorable ! :o

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Candide Membre 98 messages
Forumeur en herbe‚ 33ans
Posté(e)
Justement le profit peut être une valeur qui aux yeux du patient biaise la relation dès le début. Bien-sûr tout le monde n'y ai pas sujet...

L'investissement n'a pas besoin forcément d'être symbolisé, il est déjà présent dans le temps que le patient consacre à cet activité. Temps qui de nos jours est plus qu'en manque. :o

C'est vrai que l'investissement en temps compte et parfois suffit, mais il n'a pas la valeur de l'argent qui est un don au psychanalyste nécessaire pour instaurer une relation d'échange équilibrée. L'analyste donne son écoute et son temps en échange il doit recevoir quelque chose sinon la relation est déséquilibrée.

Chaque patient en médecine est particulier! Il n'y en a pas un pareil!... Certains disent qu'ils ont un peu mal au pied, alors qu'ils sont déchiré de douleur ailleurs par un cancer ; et inversement certains vont se plaindre alors qu'ils n'ont strictement rien...

Mais éviter d'entrer dans un traitement systématiquement long que les patients n'ont pas forcément envie de faire, serait un atout face aux nombreux préjugés vis-à-vis de cette discipline.

En médecine on traite les bobos du quotidien et on suit aussi sûr le long terme au grès des visites du patient qui sont évidemment plus ou moins régulière... :o

Pourquoi en serait-il autrement alors qu'on parle de santé de l'esprit? Bien-sûr un suivi implique un dossier médical, donc une reconnaissance officielle des disciplines et un encadrement rigoureux des praticiens.

Aujourd'hui on pratique l'evidence based medecine, c'est à dire que chaque décision médicale doit suivre au minimum des conférences de consensus et au mieux des recommandations don le niveau de preuve scientifique doit être le plus élevé possible. Pour ériger ces recommandations on fait des études qui impliquent un grand nombre de sujets et ensuite on fait une analyse statistique. Cette analyse statistique porte sur un paramètre très fin et très précis (par exemple le taux de LDL choléstérol sanguin). Toutes les autres caractéristiques de l'être humain sont "balayées" par la randomisation. Comment faire ça en psychanalyse??? Par définition le psychisme d'un être humain est insécable et tout évènement ou caractéristique psychique est relié à d'autres elles même reliées à d'autres etc.. C'est un immense sac de noeuds et on ne peut pas séparer les problèmes les uns des autres comme on le ferait en médecine : je traite la mycose des ongles d'un côté et l'entorse de l'autre.

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
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Le probléme c'est que la psychanalyse pure ne se contente plus des seuls névrosés , elle s'est ouverte à toutes les structures mentales ce qui aboutit souvent à des problémes , le patient s'englue dans une analyse sans fin , passe d'analyste en analyste , se sent mal en même temps que ses finances .

Par ex , la psychanalyse s'est rendue compte que le divan était susceptible de provoquer des crises chez les psychotiques , du coup la solution a été trouvée dans le face à face pour un résultat peu probant si y'a pas un accompagnement médicamenteux derriére , une association avec un psychiatre .

Bref , la psychanalyse a un probléme avec ses propres limites thérapeutiques , probléme qu'elle n'aborde pas , c'est une façon de ne pas vouloir se regarder en face , un comble pour cette discipline !

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Somebody Membre 39 messages
Forumeur balbutiant‚
Posté(e)
Bonsoir,

Je souhaite lancer un débat sur le thème de la psychanalyse. Mais je ne souhaite pas qu'il fasse usage de mots savants et de références à tels ou tels auteurs. C'est plus au ressenti et à la réflexion brute que je fais appel. Il n'est pas interdit de citer un tel ou tel autre quand on ne peut pas faire autrement, mais que la citation ne demande pas au lecteur du forum de lire ses ¿uvres en entier pour se faire une idée. Je ne cacherais pas que ce qui m'a donné l'idée de créer ce fil sont « le livre noir de la psychanalyse » et « l'anti livre noir de la psychanalyse ».

Pour moi l'idée de la psychanalyse en elle-même n'est pas forcément mauvaise. Ce n'est pas tant l'idée de démêler le fond de notre pensée qui pourrait éventuellement poser problème mais la démarche mise en ¿uvre. 1/ Comme toutes les sciences Humaine, la psychanalyse s'est raccrochée à une époque, à des points de vues moraux. Ce n'est pas un reproche qu'on peut lui adresser. Il fallait bien partir de quelque chose. Mais à lire certains sites infirmiers, je crois qu'en 2007, certains n'ont pas réussi à se départir de cette vieille démarche. 2/ Freud, le neurologue fondateur de la psychanalyse a fait des généralités à partir de cas particuliers, ce qui est hautement contestable. 3/ On a fait beaucoup de verbiage en psychologie et en psychanalyse, même Lacan le reconnaissait. On peut résumer certains discours à de l'imposture « séductrice ». 3/ La démarche psychanalytique implique de partager sa vie et ses pensées avec un tiers. Seul son bon vouloir et sa droiture empêchent qu'il ne fasse pas usage de ce qu'on lui délivre comme bon lui semble. 4/ J'en passe et des meilleures¿

Donc le débat est lancé, il y aurait bien d'autres sujets à aborder sur ce thème mais je vous laisse maintenant la parole.

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce que dit saint-thomas quand il dit que la psy "pure" (?) doit être réservée aux névrosés. Déjà que penser de psy "pure", peut-être veut-il parler des patients internés, drogués jusqu'aux yeux, abattus, abrutis ...

Il n'y a pas deux psychanalyses :une soft et une "pure". Il n'y en a qu'une et quand vous tombez chez un bon psy vous pouvez alors poser votre sac à dos plein du trop-plein, plein du ras le bol, oui plein de névroses. Votre entourage n'est pas assez fort et disponible, quoique vous en pensiez et croyiez, pour écouter avec compassion et discernement votre souffrance Il ne voit qu'en vous l'ami, la compagne, la mère, etc .. Le psy voit autre chose de vous et surtout il est neutre. Il attends de vous des réactions que vous pouvez vous permettre.

Nous sommes dans une société où l'anonymat règne en maître, d'ailleurs la preuve n'est-elle pas justement sur ce forum où chacun de nous tente de parler à l'autre de sujets divers, soit gais soit tristes, certains appellent au secours, cherchent du secours et du réconfort.

N'est-ce donc pas une forme de psychanalyse ?

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yop! Modérateur 20 365 messages
Gonade Absolutrice‚ 35ans
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Débat sans fin puisque l'on n'a pas encore établit ce qu'était la psychanalyse.

Ne confondez pas la "science" et la pratique car il y a bien sûr beaucoup d'écart entre ce qui est dit et fait.

Il me semble qu'il y a depuis assez longtemps un conseil de psychanalistes qui régule les gens qui veulent pratiquer.

Et ce n'est pas à la portée de tout le monde !

Quant à l'auto-analyse, il me paraît bien présomptueux de se croire assez objectif pour pouvoir se juger soi-même.

Rien ne vaut une conversation intime avec un ou une amie et c'est moins cher que d'aller consulter.

Concernant Freud, ce qu'il a fait est extraordinaire puisqu'il a posé les bases de tout un mouvement de recherches. C'était aussi un homme de son temps et beaucoup de ses théories ont été réajustées mais la base de sa démarche était JUSTEMENT d'essayer de ne PAS faire de généralités.

Ne mélangez pas non plus Psychiatrie (traiter des pathologies mentales -graves- par médication et suivi personnel... normalement :o ) et Psychanalyse (résoudre des névroses avec l'aide d'un thérapeute et uniquement par les mots).

Description sommaires, quand même.

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce que dit saint-thomas quand il dit que la psy "pure" (?) doit être réservée aux névrosés. Déjà que penser de psy "pure", peut-être veut-il parler des patients internés, drogués jusqu'aux yeux, abattus, abrutis ...

Il n'y a pas deux psychanalyses :une soft et une "pure". Il n'y en a qu'une et quand vous tombez chez un bon psy vous pouvez alors poser votre sac à dos plein du trop-plein, plein du ras le bol, oui plein de névroses. Votre entourage n'est pas assez fort et disponible, quoique vous en pensiez et croyiez, pour écouter avec compassion et discernement votre souffrance Il ne voit qu'en vous l'ami, la compagne, la mère, etc .. Le psy voit autre chose de vous et surtout il est neutre. Il attends de vous des réactions que vous pouvez vous permettre.

Nous sommes dans une société où l'anonymat règne en maître, d'ailleurs la preuve n'est-elle pas justement sur ce forum où chacun de nous tente de parler à l'autre de sujets divers, soit gais soit tristes, certains appellent au secours, cherchent du secours et du réconfort.

N'est-ce donc pas une forme de psychanalyse ?

Par psychanalyse pure , je veux parler d'une thérapie uniquement et seulement psychanalytique sans association avec un psychiatre ( qui peut prescrire des médicaments ) . Certains psychanalystes en face de certains patients jugent l'association utile , d'autres non .

La psychanayse peut-être un formidable outil , je ne dis pas le contraire encore faut-il que le psychanalyste connaisse les limites de son outil , c'est tout . C'est pas toujours le cas malheureusement pourtant les recherches de Freud donnaient des indices quant aux pathologies à proscrire en psychanalyse .

Modifié par saint thomas

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lololaure Membre 112 messages
Forumeur inspiré‚ 38ans
Posté(e)
Super...Génialissime le débat à coup de vidéo sur Dailymotion.

Je ferme le sujet, vous n'avez plus rien à dire apparemment...

la psychanalyse remonte à pas mal de temps comme tu le dit. Mais elle est toujours d'actualité, car le corp humain est constitué pareil, le cerveau et les reflexes comportementaux marchent de la même façon. Je pense qu'une réactualisation est inutile car ce sujet à été traiter à maintes reprises et développer à fond. Trop développer d'ailleurs, ils en ont fait tout un pataques mais bon. En tout cas c'est utile ça permet à certaines personnes de se connaître et d'évacuer le mal être entassé. Certains ont besoin de ça pour se vider, pourquoi pas ? les psychiatres sont nombreux car ont vit dans une société de dingue et je pense que c'est un métier qui n'est pas prêt de se perdre

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Black Wolf Membre 234 messages
Forumeur activiste‚ 51ans
Posté(e)

La psychanalyse, j'y reviens brièvement puisque vos réponses n'ont pas portées sur les questions que je soulevais.

Peut-on faire une théorie générale à partir de cas particuliers ? Car en dehors du fait que ses analyses soient bonnes ou non, voila ce que Freud a fait¿ Un Homme névrosé, une Femme hystérique. Quelques analyses à l'emporte pièce et voila notre Sigmund qui part sur ses grands chevaux. Ce qui m'a le plus interpellé c'est sa psychopathologie de la vie quotidienne. Je trouve cela fumeux. Non je ne rentrerais pas dans les détails mais dans de nombreux cas il pourrait y avoir nombres d'autres explications que celle que Freud avance mais en plus, il se pourrait qu'en fait, dans de nombreux autres cas, il n'y ait parfaitement aucune explication. Pourquoi faut-il donner un sens à toute chose humaine ? Il n'y a parfois, je pense, aucune raison particulière dans l'accomplissement d'un acte ou l'expression d'une parole. J'appellerais ça « l'a-conscience ».

Certains d'entre vous disent que la psychanalyse peut venir en aide à certaines personnes. Encore faudrait-il le prouver. Et tout dépend de l'approche du psychanalyste. Je ne peux m'empêcher de penser que pour beaucoup de psy, la psychanalyse consiste à coller artificiellement des processus mentaux à leurs patients, puis de travailler à les leurs faire admettre. C'est comme ça que je vois les choses. Même si la pratique est plus discrète et plus subtile, même s'il ne s'agit pas de dire les choses de but en blanc, je crois que c'est ,au final, ce qu'il se passe. Je ne vois aucune possibilité pour le patient de sortir de son cercle. Bien sûr, le psy ne dit pas, « vous vouliez accomplir tel processus » mais plutôt « quel sens avait pour vous cet acte ? », répétant les petites question significative jusqu'à ce que le patient conclu quelque chose de part « lui-même ». Faire accepter à quelque un quelque chose qui lui est étranger n'est pas plus acceptable que de le lui dire, c'est même pire.

Pour moi, dans de nombreux cas, les écrits des psy se résument à du verbiage. C'est du verbe au kilomètre. Je ne crois pas que cela fasse avancer quoi que ce soit.

En fait, ni le comportementalisme, ni la chimiothérapie, ni la psychanalyse telles qu'elles sont pratiquées ne me conviennent. Freud aurait pu être une bonne révolution de la médecine s'il avait été par ailleurs un peu plus objectif vis-à-vis de lui-même et si on avait su en prendre et en laisser. Mais même cela est insuffisant en vérité. Car c'est bien ce qu'à fait Lacan sans pour autant sortir du ghetto procédurier. Peut-être faudrait-il laisser plus de place à l'auto analyse. Et avec la chimiothérapie, nous avons une chance de pouvoir le faire. Le médicament neuroleptique permet de laisser au malade une plus grande liberté dans la gestion de sa propre souffrance. Nous pouvons le laisser libre comme toute autre personne sans prendre de risques majeurs pour les autres ou pour lui. Nous pouvons lui laisser une plus grande liberté dans l'analyse de sa propre psychologie¿.

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Black Wolf Membre 234 messages
Forumeur activiste‚ 51ans
Posté(e)
Aujourd'hui on pratique l'evidence based medecine, c'est à dire que chaque décision médicale doit suivre au minimum des conférences de consensus et au mieux des recommandations don le niveau de preuve scientifique doit être le plus élevé possible. Pour ériger ces recommandations on fait des études qui impliquent un grand nombre de sujets et ensuite on fait une analyse statistique. Cette analyse statistique porte sur un paramètre très fin et très précis (par exemple le taux de LDL choléstérol sanguin). Toutes les autres caractéristiques de l'être humain sont "balayées" par la randomisation. Comment faire ça en psychanalyse??? Par définition le psychisme d'un être humain est insécable et tout évènement ou caractéristique psychique est relié à d'autres elles même reliées à d'autres etc.. C'est un immense sac de noeuds et on ne peut pas séparer les problèmes les uns des autres comme on le ferait en médecine : je traite la mycose des ongles d'un côté et l'entorse de l'autre.

Je rejette par essence ce présupposé de la civilisation psychanalytique qui veut que chaque partie psychologique d'un être humain détermine une autre. C'est pour moi un dogme qui doit être combattu avec et sans vergogne. Justement la psychologie n'est pas une science exacte et donc à partir de là, elle ne saurait avoir des principes indiscutables. Si chaque être est particulier, rien ne peut se résumer à un principe de base. Pour moi, tout ceci n'est que foutaise. Chaque individu a sa propre histoire, son propre fonctionnement et rien ne peut permettre de le comparer à un autre. Rien ne prouve non plus, si ce n'est des généralisations abusives, qu'un acte ou une parole soit systématiquement lié à autre chose et que cet autre chose soit lui-même lié encore à autre chose, etc. Je fais simple parce que je ne vois aucune raison de répondre mot pour mot au verbiage des psychologues¿.

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yop! Modérateur 20 365 messages
Gonade Absolutrice‚ 35ans
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Hé ! :o

Ca va oui !?? On arrête de chier sur Freud !! :D

Si tu as lu ses travaux, tu peux constater que le doute et la remise en cause sont les moteurs de ce qu'il fait. Il serait sûrement fier qu'on remette en cause des choses qu'il a explorées. Dans ses livres, Freud dévoile sans fard son raisonnement, du début à la fin.

C'était aussi un homme de son temps mais avec une liberté d'esprit extraordinaire pour l'époque.Et depuis et à partir de ce qu'il a fait, beaucoup de choses ont changé. :o

La psychanalyse n'est pas une science de dogme vu qu'elle évolue encore pour essayer de poser ses propres bases. Cela dit, il y a des grands mécanismes qui régissent nos comportement et à l'aide de la clé appropriée, on peut réellement faire changer un patient.

Une clé du même métal mais pas de la même forme, pour reprendre une image de Pierre Daco.

Cela paraît toujours obscur, cette science du cas par cas, mais c'est dans la pratique !! Les théories, elles, sont là pour jalonner le parcours individuel de l'analyste face à un patient consentant. Et puis une science qui s'adapte dans sa pratique, c'est l'idéal. Bien que certaines dérives puissent en découler (mais c'est partout pareil).

Il ne faut donc pas mélanger mauvais et bon psychanalyste. L'essence même de la pratique est de ne PAS coller de schémas sur les gens ! Un bon analyste doit être investi dans ce qu'il fait. Un mauvais ne s'emmerdera pas et fera rentrer le patient dans un moule. Ce qui peut l'enfoncer dans son mal être.

Et quand tu commences à parler de médication, de psychologie, de comportementalisme, je dois te dire que l'on n'est plus dans la psychanalyse, là.

Et pour ton info, je n'ai même pas fait d'analyse !! :(

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