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Mort d’Édouard Balladur, l’homme qui est « allé plus loin que Margaret Thatcher »

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Marcuse

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Membre, 26ans Posté(e)
Marcuse Membre 1 920 messages
Maitre des forums‚ 26ans‚
Posté(e)

Figure de la droite et mentor de Nicolas Sarkozy, l’ancien premier ministre est décédé ce 31 août à l'âge de 97 ans. Sa carrière politique, du ministère de l’Économie (1986-1988) à son accession au poste de premier ministre (1993-1995) lors de la deuxième cohabitation, restera marquée par de nombreuses privatisations. Sans oublier sa candidature à l’élection présidentielle de 1995, qui a ouvert une guerre fratricide au sein du RPR.

Il hésitait à garder ses gants au moment de serrer les mains des ouvriers. Il était capable de demander à son garde du corps de servir d’intermédiaire pour donner une pièce à un SDF. Édouard Balladur, décédé ce 31 août 2026 à l’âge de 97 ans, n’était pas taillé pour les campagnes électorales. En témoigne son échec retentissant à l’élection présidentielle de 1995.

Décidé à trahir Jacques Chirac, il se présente contre son « ami de trente ans ». Mais c’est finalement ce dernier qui se qualifie pour le second tour. « Je vous demande de vous arrêter ! » lance Édouard Balladur à ses partisans qui sifflent le nom du futur président, lors d’une allocution restée culte.

La scène révèle à quel point la droite s’était déchirée cette année-là, laissant de profondes cicatrices entre Jacques Chirac et ceux qui avaient décidé de suivre son concurrent.

Mais il serait injuste de résumer la carrière d’Édouard Balladur à cet épisode fratricide, tant l’ancien premier ministre a marqué la vie politique et économique de notre pays. Car il fut avant tout le grand ordonnateur de la vague de privatisations conduites entre 1986 à 1995.

D’abord en tant que « ministre de l’Économie, des Finances et des Privatisations » (tout un programme !) de Jacques Chirac. Puis, en tant que premier ministre de François Mitterrand, lors de la deuxième cohabitation.

La grande privatisation 

Il commence, sitôt en poste, par la privatisation de la Société générale. Tout un symbole : la banque est la première entreprise nationalisée par le général de Gaulle en 1945 à être vendue au privé. S’ensuit une nouvelle salve de privatisations de ce que l’on appelait à l’époque des « bijoux de famille » : des géants de l’industrie ou de la finance comme Saint-Gobain, la Compagnie générale d’électricité (CGE), Matra ou encore Suez pour l’industrie ; Paribas, Crédit commercial de France (CCF) pour les banques ; TF1 ou Havas pour la communication. (...)

Affaire Karachi et responsabilité dans le génocide rwandais

https://www.humanite.fr/politique/droite/mort-dedouard-balladur-lhomme-qui-est-alle-plus-loin-que-margaret-thatcher-ne-pas-publier-marbre

 

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Membre, Capitaine Jack, 62ans Posté(e)
Captaine-Jack Membre 6 157 messages
Maitre des forums‚ 62ans‚ Capitaine Jack,
Posté(e)
il y a 37 minutes, Marcuse a dit :

Figure de la droite et mentor de Nicolas Sarkozy, l’ancien premier ministre est décédé ce 31 août à l'âge de 97 ans. Sa carrière politique, du ministère de l’Économie (1986-1988) à son accession au poste de premier ministre (1993-1995) lors de la deuxième cohabitation, restera marquée par de nombreuses privatisations. Sans oublier sa candidature à l’élection présidentielle de 1995, qui a ouvert une guerre fratricide au sein du RPR.

Il hésitait à garder ses gants au moment de serrer les mains des ouvriers. Il était capable de demander à son garde du corps de servir d’intermédiaire pour donner une pièce à un SDF. Édouard Balladur, décédé ce 31 août 2026 à l’âge de 97 ans, n’était pas taillé pour les campagnes électorales. En témoigne son échec retentissant à l’élection présidentielle de 1995.

Décidé à trahir Jacques Chirac, il se présente contre son « ami de trente ans ». Mais c’est finalement ce dernier qui se qualifie pour le second tour. « Je vous demande de vous arrêter ! » lance Édouard Balladur à ses partisans qui sifflent le nom du futur président, lors d’une allocution restée culte.

La scène révèle à quel point la droite s’était déchirée cette année-là, laissant de profondes cicatrices entre Jacques Chirac et ceux qui avaient décidé de suivre son concurrent.

Mais il serait injuste de résumer la carrière d’Édouard Balladur à cet épisode fratricide, tant l’ancien premier ministre a marqué la vie politique et économique de notre pays. Car il fut avant tout le grand ordonnateur de la vague de privatisations conduites entre 1986 à 1995.

D’abord en tant que « ministre de l’Économie, des Finances et des Privatisations » (tout un programme !) de Jacques Chirac. Puis, en tant que premier ministre de François Mitterrand, lors de la deuxième cohabitation.

La grande privatisation 

Il commence, sitôt en poste, par la privatisation de la Société générale. Tout un symbole : la banque est la première entreprise nationalisée par le général de Gaulle en 1945 à être vendue au privé. S’ensuit une nouvelle salve de privatisations de ce que l’on appelait à l’époque des « bijoux de famille » : des géants de l’industrie ou de la finance comme Saint-Gobain, la Compagnie générale d’électricité (CGE), Matra ou encore Suez pour l’industrie ; Paribas, Crédit commercial de France (CCF) pour les banques ; TF1 ou Havas pour la communication. (...)

Affaire Karachi et responsabilité dans le génocide rwandais

https://www.humanite.fr/politique/droite/mort-dedouard-balladur-lhomme-qui-est-alle-plus-loin-que-margaret-thatcher-ne-pas-publier-marbre

 

Les années Sarko je m'en souviens comme le début de la fin

Désolé de ne pas rendre hommage !

Juste un avis perso sans rancune !

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Membre, 51ans Posté(e)
Elisa* Membre 17 371 messages
Maitre des forums‚ 51ans‚
Posté(e)

RIP

Un dinosaure qui s’en va… ac lui, c’est un peu toute une période politique qui disparaît.

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Membre, Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis, 54ans Posté(e)
DroitDeRéponse Membre 93 123 messages
54ans‚ Un con qui marche ira plus loin qu'un intellectuel assis,
Posté(e)

Je n’ai pas compris en quoi il était allé plus loin que Margaret Thatcher . Contrairement au Royaume Uni c’est la gauche qui a fermé les mines non ?

Quant aux privatisations c’est la gauche plurielle qui en a le plus fait .

https://www.lemonde.fr/blog/decodeurs/2009/11/16/jospin-a-t-il-plus-privatise-que-la-droite/?srsltid=AfmBOoom4Cs1a7QLXvLaHm3pOQMmTPNC4zoQyPph4ejjR-0P7bga92dx

Ce qu’il a dit. 

En déplacement au Vietnam, le premier ministre a réagi à la polémique qui l’oppose à Lionel Jospin en assurant : « La vérité c’est qu’en 1997, la majorité de gauche a été élue sur un programme de gauche et c’est elle qui a fait le plus de privatisations dans l’histoire de notre pays ». Dans une tribune au Monde, l’ancien premier ministre socialiste avait estimé que François Fillon était « inélégant, impertient et imprudent » en imputant son échec de 2002 à des « engagements jamais tenus ».

Pourquoi c’est vrai. 

1 – Beaucoup de privatisations sous Jospin, et d’importantes ouvertures de capital

Après avoir publié cette note, j’ai été contacté par Marie-Anne Vanneaux, maître de conférences en droit public à l’Université d’Artois, qui a consacré sa thèse de doctorat à cette question. Elle me confirme ce que laisse apparaître le site de l’Insee et les compilations d’articles réalisées sur ce site de cours d’économie : le gouvernement Jospin a effectivement été celui qui a le plus privatisé d’entreprises publiques (environ 31 milliards d’euros de recettes).

Par privatiser, il faut entendre, au sens strict du terme, le moment où l’Etat passe en dessous des 50 % du capital d’une entreprise (voir ci-dessous). La plupart de ces privatisations ont eu lieu entre 1998 et 2001. Dans sa thèse, dont elle m’a envoyé des extraits, Marie-Anne Vanneaux, qui a compilé ces données à partir des lois de finances et des rapports budgétaires notamment, souligne que le gouvernement de Lionel Jospin a privatisé certaines grosses entreprises publiques (Crédit Lyonnais, CNP, GAN, entre autres).

Mais elle ajoute que le gouvernement de gauche plurielle ne « s’est pas limité à ces cessions totales ». Et explique que « l’autre fait marquant de cette période réside dans le nombre d’ouvertures de capital et de cessions partielles de capital d’entreprises publiques. » (France Télécom, Air France, Autoroutes du Sud, notamment). Ce qui ne compte pas dans le total des privatisations, mais illustre la marche engagée par le gouvernement Jospin.

 

Modifié par DroitDeRéponse
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Nouveau, 49ans Posté(e)
Sharlyne Nouveau 5 messages
Baby Forumeur‚ 49ans‚
Posté(e)

rendre hommage aux politiques c'est oublier toutes les conneries qu'ils ont pu faire et gagner l'argent sur le dos des français sans s'user physiquement, lui c'est trop tard mais  beaucoup d'autres devraient reverser la moitié de leur rente à l'état pour rembourser cette monstrueuse dette qui nous pend au nez, la Grèce n'a toujours pas sorti le champagne, on n'en parle plus du tout comme si c'était loin, attention à vouloir glorifier les anciens politiciens comme on fête son anniversaire, on perd le sens des réalités

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Membre, 56ans Posté(e)
le justicier Membre 412 messages
Forumeur alchimiste ‚ 56ans‚
Posté(e)
il y a 2 minutes, Sharlyne a dit :

rendre hommage aux politiques c'est oublier toutes les conneries qu'ils ont pu faire et gagner l'argent sur le dos des français sans s'user physiquement, lui c'est trop tard mais  beaucoup d'autres devraient reverser la moitié de leur rente à l'état pour rembourser cette monstrueuse dette qui nous pend au nez, la Grèce n'a toujours pas sorti le champagne, on n'en parle plus du tout comme si c'était loin, attention à vouloir glorifier les anciens politiciens comme on fête son anniversaire, on perd le sens des réalités

Tous les politiques ne sont pas à mettre dans le même panier, et beaucoup s'engagent sincèrement sans compter leurs heures ni s'enrichir. Par ailleurs, on se doit de respecter un homme politique qui vient de mourir, quelles que soient les erreurs ou les conneries qu'il a pu commettre au cours de sa carrière.

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