Aller au contenu

Tout accepter pour être heureux

Noter ce sujet


Azarius

Messages recommandés

Membre, Esprit ordinaire, 45ans Posté(e)
Azarius Membre 237 messages
Forumeur forcené ‚ 45ans‚ Esprit ordinaire,
Posté(e)

Ou la résilience absolue. 

Personnellement je suis complètement révolté par la vie, elle n'est pas vraiment sérieuse dans le fond. 

Alors oui, c'est sans doute vrai que notre perception de la vie n'est qu'une perception et qu'elle ne reflète pas nécessairement les subtilités d'une vision plus large. Mais et quoi ? Même si ce que la vie nous fait parfois subir fait parti d'un plan divin bien plus vaste, même si nos souffrances ne sont, en définitive, que des illusions, rien ne justifie les abimes de douleur que peuvent endurer certains êtres. 

Alors il n'y a peut-être pas de sens à tout ça . Et peut être même que vouloir justifier l'injustifiable est vain ou même nocif. Je me demande comment nos cœurs, qui ont si souvent été détruits par les malheurs ( les nôtres et ceux des autres) font pour continuer de battre. Si nous pouvions percevoir la détresse des êtres sensibles de l'univers, alors nous ne pourrions pas nous arrêter de hurler et de pleurer. 

Bien sûr, il y a des choses vraiment positives dans la vie. Comme les êtres chers par exemple. Et c'est d'autant plus dur de se dire que des choses terribles peuvent leur arriver. 

Mais je ne me focalise pas sur l'infini noirceur du monde, même si son expérience fait entièrement partie de la vie humaine. Je ne prends pas la vie au sérieux. Je la regarde et je ris. Un rire tonitruant qui se change en cri. 

La vie n'épargne personne et personne n'est a l'abri de sa propre conscience. Même si je devais mourir demain et qu'un ange m'explique que cet enfant massacré sous les yeux de sa mère dans un pays en guerre la retrouvera dans un monde de lumière et d'amour, alors je dirais : " quelle vaste fumisterie ! Quelle arnaque !" 

Non, je ne suis pas d'accord avec la vie, même si je l'aime avec tout mon amour.

Merci de m'avoir lu 😊 

Edit: un jour un maître zen qui avait perdu son fils qu'il aimait beaucoup était en train de pleurer discrètement à l'abri des regards. L'un de ses élèves, le remarque et lui demande :

" Maître, pourquoi pleurez vous ?" 

" J'ai perdu mon fils unique et je l'aimais beaucoup." 

" Mais vous nous avez enseigné que tout n'est qu'illusion ! " S'insurge le jeune moine.

" Oui, mais il était la plus belle de toutes les illusions" ...

Modifié par Azarius
  • Like 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
Membre, 64ans Posté(e)
orangine Membre 1 098 messages
Mentor‚ 64ans‚
Posté(e)

La plus belle chose qui m'est été donné mes fils. Ils sont le phare, mon destin ma vie

J'aime la vie mais le monde tel qu'il est me désintéresse.

Beaucoup trop de bruits, de destructions, de blabla pour des choses ineptes

On devrais parler de paix mais on parle de guerres

On étale sa culture et on en fait de la confiture

Les silencieux(ses) ont soif de belles histoires de bonnes nouvelles

Bonne nuit

  • Like 1
  • Merci 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 58ans Posté(e)
SpookyTheFirst Membre 4 514 messages
Maitre des forums‚ 58ans‚
Posté(e)

Je préfère comme disait Marc-Aurèle: « d'accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux changer et la sagesse de distinguer les premières des secondes. »

  • Like 2
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 71ans Posté(e)
Don Juan Membre 3 503 messages
Forumeur vétéran‚ 71ans‚
Posté(e)
Il y a 12 heures, Azarius a dit :

Ou la résilience absolue. 

Personnellement je suis complètement révolté par la vie, elle n'est pas vraiment sérieuse dans le fond. 

Alors oui, c'est sans doute vrai que notre perception de la vie n'est qu'une perception et qu'elle ne reflète pas nécessairement les subtilités d'une vision plus large. Mais et quoi ? Même si ce que la vie nous fait parfois subir fait parti d'un plan divin bien plus vaste, même si nos souffrances ne sont, en définitive, que des illusions, rien ne justifie les abimes de douleur que peuvent endurer certains êtres. 

Alors il n'y a peut-être pas de sens à tout ça . Et peut être même que vouloir justifier l'injustifiable est vain ou même nocif. Je me demande comment nos cœurs, qui ont si souvent été détruits par les malheurs ( les nôtres et ceux des autres) font pour continuer de battre. Si nous pouvions percevoir la détresse des êtres sensibles de l'univers, alors nous ne pourrions pas nous arrêter de hurler et de pleurer. 

Bien sûr, il y a des choses vraiment positives dans la vie. Comme les êtres chers par exemple. Et c'est d'autant plus dur de se dire que des choses terribles peuvent leur arriver. 

Mais je ne me focalise pas sur l'infini noirceur du monde, même si son expérience fait entièrement partie de la vie humaine. Je ne prends pas la vie au sérieux. Je la regarde et je ris. Un rire tonitruant qui se change en cri. 

La vie n'épargne personne et personne n'est a l'abri de sa propre conscience. Même si je devais mourir demain et qu'un ange m'explique que cet enfant massacré sous les yeux de sa mère dans un pays en guerre la retrouvera dans un monde de lumière et d'amour, alors je dirais : " quelle vaste fumisterie ! Quelle arnaque !" 

Non, je ne suis pas d'accord avec la vie, même si je l'aime avec tout mon amour.

Merci de m'avoir lu 😊 

Edit: un jour un maître zen qui avait perdu son fils qu'il aimait beaucoup était en train de pleurer discrètement à l'abri des regards. L'un de ses élèves, le remarque et lui demande :

" Maître, pourquoi pleurez vous ?" 

" J'ai perdu mon fils unique et je l'aimais beaucoup." 

" Mais vous nous avez enseigné que tout n'est qu'illusion ! " S'insurge le jeune moine.

" Oui, mais il était la plus belle de toutes les illusions" ...

Je pense que ces mots sont l'expression d'un chemin. Ils se suffisent à eux-mêmes.

Citation

L'évangile d'un non-croyant, ouvrage en cours de publication extrait.

9 « Maître, lui dis-je, quel monde aurais-je pu chercher que je ne sache même pas concevoir ? Me dis-tu qu’il y aurait un autre monde à côté de celui-ci, où la vie serait plus douce, si c’est le cas, alors montre-moi la porte que je puisse y entrer avec ma famille et tous ceux que j’aime. » Pendant qu’il me regardait avec intensité, je séchai mes yeux embués avec la manche de mon manteau, impatient de recueillir la réponse qu’il voudrait bien me donner. Ce n’était pas la pensée que je lui avais formulée qui m’émouvait, mais le regard de Jésus qui brillait d’extase et semblait éclairer l’espace autour de nous comme si la première heure du jour était venue. Il ajouta d’un ton paternel : « Non Nicodème, ce monde n’est pas encore fait, mais l’amour que je t’annonce contient en lui la force de l’instaurer. Lorsque l’homme aura découvert la graine qui dort en lui, alors l’amour, comme une plante, se développera dans tout son corps et une lumière éblouissante jaillira et transformera tout ce qui l’entoure comme elle aura transformé toute sa chair et ses os et son sang. »

 

10 « Maître, lui demandai-je, comment un sentiment peut-il faire ou défaire un monde ? Comment peut-il changer ses lois ? Voilà ce que Jésus me répondit : « Nicodème, tout ce que tu peux voir et toucher et donc tout ce qui existe dans cet univers, comme tout ce que tu ne peux ni voir ni toucher est d’essence vibratoire, l’air que tu respires, les aliments dont tu te nourris, le bois qui compose ta table, ta chair, tes organes et ton sang, la montagne et la mer, et tout le reste, tout cela est lumière ordonnée. L’esprit est la source de toute vibration. Alors je te le demande mon ami, ce que tu appelles un sentiment, est-il le produit de ta chair ou celui de ton esprit ? »

 

11 La question était si étrange qu’il me fut impossible d’y réfléchir. Ce que Jésus appelait « amour » était-il un sentiment ? Voilà ce qui prenait toute la place dans mes pensées. Il parlait de lumière au cœur de toute chose, cette lumière, était-elle un sentiment, était-elle de l’amour ? Les sentiments que j’étais en mesure de nourrir au fond de moi déterminaient-ils la lumière qui m’animerait et me ferait devenir autre que celui que j’étais ? Comment allumer ce « feu du dedans » pour qu’il embrase mon assise, me réchauffe et répande sa chaleur au-dehors de mon être ? Le Maître me regardait me débattre dans mes émotions comme un homme tombé dans une piscine s’épuise à vouloir se hisser sur les bords en lançant des appels à l’aide désespérés. Comme je finis par retrouver un équilibre entre mes pensées et mes émotions je tentai une réponse à celui qui devint le maître de ma destinée.

 

  • Merci 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Esprit ordinaire, 45ans Posté(e)
Azarius Membre 237 messages
Forumeur forcené ‚ 45ans‚ Esprit ordinaire,
Posté(e)

J'ai conscience que cette ombre est en nous, quelle est une part de nous... Cependant qui a le choix ? Qui peut dire " J'ai décidé de faire l'expérience de cette vie avec ces règles, ces lois ? " Personne je pense.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 71ans Posté(e)
Don Juan Membre 3 503 messages
Forumeur vétéran‚ 71ans‚
Posté(e)
il y a 2 minutes, Azarius a dit :

J'ai conscience que cette ombre est en nous, quelle est une part de nous... Cependant qui a le choix ? Qui peut dire " J'ai décidé de faire l'expérience de cette vie avec ces règles, ces lois ? " Personne je pense.

Peronne peut-être... Ou seulement quelques uns.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Esprit ordinaire, 45ans Posté(e)
Azarius Membre 237 messages
Forumeur forcené ‚ 45ans‚ Esprit ordinaire,
Posté(e)
à l’instant, Don Juan a dit :

Peronne peut-être... Ou seulement quelques uns.

Peut être, je ne sais pas. 

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 71ans Posté(e)
Don Juan Membre 3 503 messages
Forumeur vétéran‚ 71ans‚
Posté(e)
il y a 29 minutes, Azarius a dit :

Peut être, je ne sais pas. 

Avec l'aide de Dieu ? 

Comme le suggère un certain pseudo ? ;)

 

Modifié par Don Juan
  • Like 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 36ans Posté(e)
Placoteur Membre 251 messages
Forumeur forcené ‚ 36ans‚
Posté(e)

La vie n'a pas besoin d'être entièrement acceptée, mais d'être entièrement organisée. Sans la vie, il n'y aurait pas de vie. Sans la vie, il n'y aurait que la mort. Mais le but de la vie, c'est davantage de garder son côté mortel, tout en retardant le plus possible la mort, que de ne pas pourrir ; c'est-à-dire : vivre et survivre, car le pourrissement du réel, c'est le partage de l'énergie de la mort, du désespoir, du regret... qui font la vie, non ne la détruise. Si nous ne pourrons jamais être l'esclave du bien, c'est très précisément parce que nous ne voulons pas être esclaves, car il est préférable d'être libres, tout en combattant le mal, que de ne pas combattre le mal, pour ne plus être libres.

Modifié par Placoteur
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Esprit ordinaire, 45ans Posté(e)
Azarius Membre 237 messages
Forumeur forcené ‚ 45ans‚ Esprit ordinaire,
Posté(e)

Quant à la mort, je pense que paradoxalement, c'est la dynamique même du changement qui rend la vie fluide et possible. Il y a un phénomène comme ça au niveau des cellules si je ne m'abuse. 

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 114 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

Bonjour,

Le 02/08/2026 à 11:32, Azarius a dit :

Cependant qui a le choix ? Qui peut dire " J'ai décidé de faire l'expérience de cette vie avec ces règles, ces lois ? " Personne je pense.

si certes on ne peut pas choisir les règles du jeu de la Vie, qu'elles soient naturelles ou sociales/culturelles, nous ne sommes néanmoins pas complètement démunis non plus.

D'une part, on peut changer son regard et donc son jugement et appréciation ou son interprétation, d'où le stoïcisme cité par le forumeur SpookyTheFirst avec Marc-Aurèle ( continuateur d'Épictète ), en effet, il ne sert à rien de s'inquiéter doublement à la fois de la réalité et de notre comportement face à elle quand nous n'avons aucune emprise sur elle, ou alors à un niveau insignifiant comme lorsque l'on vote par exemple, en revanche, on peut s'attarder davantage sur les phénomènes où notre action a un effet significatif, une forumeuse Orangine a cité quant à elle ses fils, c'est l'exemple par excellence de ce sur quoi nous avons un impact important, et en retour, notre appréciation en est aussi grandement affectée, nous avons comme qui dirait un vrai retour ou feedback entre nos actes et l'évolution de notre environnement immédiat, c'est donc loin d'être négligeable.

 

D'autre part, composer avec ces règles, c'est-à-dire de jouer le jeu si j'ose dire et d'en tirer avantage afin de tendre ou se rapprocher de ses choix personnels, en ligne directe de besoins ou d'envies. Par exemple, celle ou celui qui se sait peu enthousiaste à la promiscuité, voire même en a une sainte horreur, aura alors tout intérêt à s'éloigner des concentrations humaines, que ce soit les centres urbains, les évènements collectifs ou les transports en commun, tout comme de résider dans un lieu peu densément peuplé, bien sûr c'est un choix qui peut ne pas être anodin et même en conflit avec d'autres prérogatives, comme disons d'avoir une certaine notoriété ou célébrité, il faudra alors arbitrer entre ces priorités si elles sont réellement et définitivement incompatibles, c'est-à-dire faire un choix. Répétant cette opération sur tout les points importants pour nous-même ( tels la proximité avec la famille et/ou ses amis, le travail, les commodités, les activités, etc... ), puis mettant ensuite en œuvre leur mise en application, ce qui peut prendre du temps au final, on en arrive petit à petit malgré tout à se rapprocher de ce qui nous convient et à nous éloigner de ce qui nous contrarie, même si le tableau sera plus un jeu d'équilibrage puisque tout ne sera pas parfaitement positif, subsistera sans doute quelques regrets ou frustrations, en tout cas ainsi, on améliore sa propre situation et donc son bienêtre, par approche successive, jusqu'à atteindre un seuil de satisfaction minimale, voire à la dépasser par la suite en réitérant le procédé autant que de besoin. La métaphore avec le lézard pourrait quelque peu servir, où il peut être conduit à perdre/se délester de sa queue pour rester en vie, le rapport bénéfices/"maléfices" est meilleur dans ce cas que dans celui où il y laisse la vie purement et simplement, le " petit " sacrifice lui a permis d'améliorer son sort de suite, puis avec la repousse de son appendice il continuera sa progression, même si il reste in fine une cicatrice et peut-être une gène à l'usage, la mort imminente de l'animal peut être prise comme analogue à une mort sociale ou motivationnelle proche de son apogée. 

 

:bienvenue:

 

Modifié par deja-utilise
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Esprit ordinaire, 45ans Posté(e)
Azarius Membre 237 messages
Forumeur forcené ‚ 45ans‚ Esprit ordinaire,
Posté(e)

Oui je comprends ce que tu expliques. J'essaie personnellement de faire de mon mieux à mon niveau et je suis très heureux quand tout se passe bien. D'ailleurs je crois qu'il existe une bonté fondamentale dans la vie. 

On cherche souvent un sens à la vie. Mais peut être sommes nous ce sens. 

Cependant, rien ne m'empêchera de penser que la vie n'est pas si sérieuse que ça. Aucunes histoires ne viendra justifier les horreurs dont les êtres sensibles font l'objet. Je suis, par principe, un révolté conscient de l'existence sans pour autant lui retirer ce qu'elle a de magnifique.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 114 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

Bonjour,

Le 06/08/2026 à 11:39, Azarius a dit :

On cherche souvent un sens à la vie. Mais peut être sommes nous ce sens. 

Oui en quelque sorte, et plus généralement, nous cherchons du sens à tout ce qui se passe, nous sommes prompts à formuler des explications peu ou prou ad hoc sur toute chose, que l'on en ait les compétences/facultés ou non !

Il faut croire que nous autres humains avons une sainte horreur de l'inconnu et de l'incertitude ou de l'ambiguïté, se faisant, nous construisions une interprétation à nos yeux cohérente, et en lien avec qui nous sommes, qui nous déleste alors de ces inconforts. Ce qui est recherché est ce soulagement en lui-même, qu'importe le moyen et donc la qualité vérace mis en œuvre, secondaire, en effet, il est somme toute rare que la vérité soit hissée comme objectif premier au détriment de tout autre chose, en réalité très majoritairement, la vérité n'est utilisée que comme intermédiaire pour justifier nos intérêts après coup si elle le permet, dans le cas contraire elle est ignorée, déformée ou bafouée en tant que de besoin. 

Comme dit à un autre forumeur, ne nous pouvons pas être autre chose que ce que nous sommes, à chaque instant, le sens que l'on croit trouver n'est alors que la fraction de nous mis en exergue à un moment donné, ce qui explique pourquoi, ce sens peut évoluer au fil du temps, il suffit de prêter plus attention à ceci ou cela, ou plus de poids axiologique, pour que notre appréciation change elle aussi. En ce sens, il n'y a pas de réponse définitive, ni pour soi, ni pour quiconque ! On peut le voir ou le sentir, en prenant un exemple connexe illustratif, il suffit de s'interroger de ce que l'on a pensé du film que l'on vient de visionner avec une autre personne l'ayant vu en même temps que nous, il est clair que nous n'avons pas prêter attention aux mêmes éléments, ni ne leur avons donné la même signification, et cela est encore vrai, si on revoit ce même film 20 ans plus tard, on risque fort de le voir sous un autre jour avec une autre appréciation, comme si nous étions en train d'en discuter avec une autre personne finalement.  

 

Le 06/08/2026 à 11:39, Azarius a dit :

Cependant, rien ne m'empêchera de penser que la vie n'est pas si sérieuse que ça.

Aucunes histoires ne viendra justifier les horreurs dont les êtres sensibles font l'objet. Je suis, par principe, un révolté conscient de l'existence sans pour autant lui retirer ce qu'elle a de magnifique.

Je pense que le vocable " sérieux " n'est pas des plus heureux, la vie est tout simplement, le jugement que l'on porte, positif ou négatif, provient avant tout du jugeur ou de l'observateur en question, il est de fait notoire qu'un dépressif trouvera la vie franchement triste par exemple ! Peut-être que la terminologie " juste " serait un peu plus appropriée, même si là aussi, cela dépend d'une référence subjective, elle a l'avantage d'être intersubjective - et donc normative - et non pas seulement idiosyncratique - et donc singulière. 

En fait, notre sensibilité est très variable entre individus, mais aussi entre cultures et ou peuples, tout dépend où l'on place le curseur d'intensité, en même temps que les frontières englobantes i.e. d'extensivité ! Par exemple, notre appréhension de la valeur du vivant est pour hoi polloi une question de distance phylogénique, on a plus d'empathie pour le chimpanzé, que pour la vache, et plus pour cette dernière que pour un rat, lui même mieux loti que le cafard. Il suffit alors qu'un humain ou un groupe d'humains considèrent un autre humain ou un autre groupe d'humain comme nuisible ou comme parasite, et on voit comment cette sensibilité favorable pour l'endogroupe se transforme défavorablement pour l'exogroupe. Notre empathie est comme le visage de Janus, elle a un bon et un mauvais côté ! Notre sensibilité face à la souffrance d'autres êtres vivants s'alignent avec cette tendance bivalente, c'est bien pourquoi on ne mange pas les chiens en France, mais en Chine si, mais que l'on n'a aucune arrière pensée à connotation morale à manger du cochon, alors que ce dernier est pourtant plus intelligent que le premier, notre sensibilité est à géométrie variable - le cas du cheval démontre ce flou, c'est-à-dire comme ça nous arrange ou dérange en somme !   

En fait ce qui n'est pas sérieux, c'est notre propre espèce, incohérente et inconsistante, un véritable paradoxe ambulant, capable du meilleur comme du pire, et parfois chez une seule et même personne !

 

:bienvenue:

 

 

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, 89ans Posté(e)
WEST3-5 Membre 1 080 messages
Mentor‚ 89ans‚
Posté(e)

Le pire dans ce monde c'est l'Indifférence comme chantait  Bécaud .. et non nous ne devons pas tout accepter 

Les mauvais coups, les lâchetés
Quel importance
Laisse-moi te dire, laisse-moi te dire
Et te redire ce que tu sais
Ce qui détruit le monde c'est
L'indifférence (l'indifférence)
Et la rancune, les corrompues
Même l'enfance
Un homme marche, un homme marche
Tombe, crève dans la rue
Eh bien personne ne l'a vu
L'indifférence (l'indifférence)
L'indifférence, elle te tue à petit coup
L'indifférence, tu es l'agneau elle est le loup
L'indifférence, un peu de haine un peu d'amour
Mais quelque chose
L'indifférence, c'est toi tu n'es qu'un inconnu
L'indifférence, tes enfants ne te parlent plus
L'indifférence, tes vieux n'écoutent même plus
Quand tu leur causes
Vous vous aimez, et vous avez
Un lit qui danse
Mais elle guette, elle vous guette
Et joue au chat, à la souris
Mon jour viendra, qu'elle se dit
L'indifférence (l'indifférence)
L'indifférence, elle te tue à petit coup
L'indifférence, tu es l'agneau elle est le loup
L'indifférence, un peu de haine un peu d'amour
Mais quelque chose
L'indifférence, tu es cocu et tu t'en fous
L'indifférence, elle fait ses petits dans la boue
L'indifférence, y a plus de haine y a plus d'amour
Y a plus grand chose
L'indifférence, avant qu'on en soit tous crevé
D'indifférence, je voudrais la voir crucifiée
L'indifférence, qu'elle serait belle écartelée
L'indifférence
 
 
  • Merci 1
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre, Esprit ordinaire, 45ans Posté(e)
Azarius Membre 237 messages
Forumeur forcené ‚ 45ans‚ Esprit ordinaire,
Posté(e)

L'indifférence est la mère de la solitude. Merci pour cette très belle chanson 🙏

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Rejoindre la conversation

Vous pouvez publier maintenant et vous inscrire plus tard. Si vous avez un compte, connectez-vous maintenant pour publier avec votre compte.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Collé en tant que texte enrichi.   Coller en tant que texte brut à la place

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.

Chargement
×