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À qui profite la prolifération des « start-up » dans l’Éducation nationale ?

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Marcuse

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Membre, 26ans Posté(e)
Marcuse Membre 1 865 messages
Maitre des forums‚ 26ans‚
Posté(e)

Avec l’adoption du budget 2026, ce sont 4032 postes d’enseignants qui ont été supprimés. Dans un contexte assumé de réduction budgétaire, l’Education Nationale figure parmi les ministères touchés par les arbitrages gouvernementaux. Mais un secteur se porte très bien : celui des start-up spécialisées dans l’enseignement. Elles s’appellent Projet Voltaire, Spicee, Edumalin, ou encore Sondo. Si leur utilité demande encore à être démontrée, elles bénéficient de subventions massives. Et une nébuleuse d’acteurs, oscillant entre le Ministère de l’Education nationale et cette nébuleuse privée, en fait désormais la promotion. Au risque de conflits d’intérêts, masqués par un discours technophile ?

Beaucoup se souviendront du scandale du fonds « Samuel Paty » lancé par Marlène Schiappa, qui a fait l’objet de nombreuses controverses : manque de transparence dans la distribution des dotations, start-up bénéficiaires créées quelques semaines à peine avant la distribution des fonds, subventions disproportionnées au regard du travail fourni… Si l’affaire a connu un écho médiatique, elle a finalement été éclipsée par l’actualité. Les enjeux qu’elle soulève restent entiers.

Projet Voltaire, Spicee, Edumalin, Sondo… Ces noms, méconnus du grand public et souvent même des enseignants, désignent plus d’une centaine d’applications ou de plateformes éducatives financées par des fonds publics. Selon les estimations disponibles – difficiles à consolider en raison de la dispersion des budgets entre collectivités locales et ministère –, plusieurs millions d’euros y ont déjà été consacrés.

Lors du scandale du fonds Marianne, c’était plus de deux millions d’euros qui avaient été distribués à différentes structures, générant de nombreuses critiques : opacité des critères de financement et des montants parfois disproportionnés au regard du travail fourni. Ainsi, le programme iLaïc, porté par l’USEP, a reçu 355 000 € pour produire une poignée de vidéos cumulant seulement quelques centaines de vues sur YouTube et Instagram…

On aurait pu s’attendre à ce que ces polémiques incitent à plus de prudence. Il n’en est rien : les partenariats entre l’État et le privé dans l’éducation n’ont jamais été aussi nombreux – et aussi opaques.

https://lvsl.fr/a-qui-profite-la-proliferation-des-start-up-dans-leducation-nationale/

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Membre, 40ans Posté(e)
Totologik Membre 738 messages
Forumeur expérimenté‚ 40ans‚
Posté(e)
Il y a 12 heures, SpookyTheFirst a dit :

Interessant, peut-etre que si l’enseignement public arrivait à se reformer , il n’y aurait pas besoin de ces startups?

Pour se réformer, il faut pouvoir actionner les leviers de façon autonome (budget, recrutement, investissement, salaire ...). Seul le gouvernement au plus haut niveau, via la volonté du peuple peut agir. Car depuis des décennies, l'heure est aux réductions de budget, de posts, de non-rénovation des bâtiments (canicule ...) etc... 

Cet article illustre le fait qu'en France "on" a choisi d'affaiblir le service public à coup d'austérité, pour mieux le privatiser avec l'argent du contribuable afin d'engraisser des startups qui ont une utilité proche de zéro. C'est schématique mais on retrouve l'histoire des fournisseurs alternatifs d'énergie avec EDF, mais cette fois appliquée à l'EN.

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