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Affaire Sarah Halimi : la famille relance la bataille judiciaire

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menon

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Membre, 129ans Posté(e)
menon Membre 11 977 messages
Maitre des forums‚ 129ans‚
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Le meurtrier de cette femme assassinée à Paris en 2017 avait été déclaré irresponsable.

William Attal, frère de la défunte, veut une nouvelle information judiciaire.

Il ne lâchera jamais. Vivant en Israël, William Attal, frère de Sarah Halimi, n’a pas accepté que le meurtrier de sa sœur soit déclaré pénalement irresponsable et échappe à la prison. Dans la nuit du 4 avril 2017, Kobili Traoré s’était introduit dans l’appartement de la victime, qui était aussi sa voisine. Il avait battu et défenestré cette femme de 65 ans. Cinq experts au total avaient examiné son profil. Ils s’étaient divisés sur les notions d’altération et d’abolition du discernement.

La première option menait Kobili Traoré aux assises et inéluctablement en prison, sa culpabilité ne faisant aucun doute. La seconde option, finalement retenue par un arrêt de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris rendu le 19 décembre 2019 (confirmé par la Cour de cassation le 14 avril 2021), l’a conduit en unité pour malades difficiles (UMD) dans un hôpital psychiatrique du Val-de-Marne, où il a très rapidement bénéficié de permissions de sortie. Dès 2022, Kobili Traoré circulait dans Paris.

Fin février 2026, Kobili Traoré a de nouveau été arrêté pour avoir passé à tabac un homme, avec deux comparses, dans l’appartement de la victime, dans le XVIe arrondissement de Paris, le 27 janvier. Une histoire de drogue, qui reste à éclaircir, constitue la toile de fond de cette affaire, qui a conduit Kobili Traoré en détention provisoire.

Cette fois, il n’est pas question d’abolition ni même d’altération du discernement, et cela alors que Kobili Traoré se trouvait en fugue de l’hôpital psychiatrique au moment de l’agression ! Un psychiatre a attesté au cours de sa garde à vue « qu’il ne présentait pas de symptomatologie aiguë (ni syndrome délirant ni désorganisation) », a fait savoir le parquet dans un communiqué.

Un homme violent

Neuf années séparent les deux affaires. Le « home-jacking » du 27 janvier 2026 ne peut suffire à rouvrir l’information judiciaire concernant la mort de Sarah Halimi, dans l’espoir d’obtenir un nouveau procès.

https://www.lepoint.fr/societe/affaire-sarah-halimi-la-famille-relance-la-bataille-judiciaire-5IZPDI7LDJD4PIQCCZD7DFAJAY/

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Membre, 129ans Posté(e)
menon Membre 11 977 messages
Maitre des forums‚ 129ans‚
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Trouver des éléments nouveaux

Selon l’article 196 du Code de procédure pénale, ces charges nouvelles sont « les déclarations des témoins, pièces et procès-verbaux qui, n’ayant pu être soumis à l’examen du juge d’instruction, sont cependant de nature à fortifier les charges qui auraient été trouvées trop faibles ».

En l’occurrence, l’avocat s’appuie sur des éléments compilés par William Attal, que Le Point a pu examiner. Il y a d’abord un enregistrement fait par un voisin la nuit de la mort de Sarah Halimi. On entend Kobili Traoré tenir des propos vengeurs sur les juifs : « Ta gueule, je vais tout faire avec cette juive », « Présidence Abou Mazen qui m’aide, les Palestiniens t’enculent ». Abou Mazen est le surnom de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne.

La requête évoque aussi des témoignages recueillis par la commission d’enquête parlementaire ou par William Attal, tendant à établir que Kobili Traoré avait prémédité son geste, ce qui serait « incompatible avec l’abolition du discernement », écrit Me Pardo. Une policière qui connaissait Sarah Halimi se serait confiée à William Attal : « Madame Halimi lui avait confié subir régulièrement et depuis de nombreux mois les insultes de Monsieur Traoré à raison de sa judéité et affronter ses crachats. » Elle s’était plainte, « quelques jours avant les faits, de la montée en puissance des comportements agressifs et antisémites de Monsieur Traoré à son encontre ».

Enfin, William Attal affirme avoir rassemblé en 2025 des éléments attestant que Kobili Traoré avait consommé du crack avant le meurtre et pas seulement du cannabis. Ce faisant, selon Me Pardo, il ne pouvait ignorer qu’il s’exposait à une bouffée délirante, rarement provoquée par du cannabis mais fréquemment associée à de la consommation de crack.

« Loin d’avoir été victime d’une crise psychotique qu’il ne pouvait anticiper, il a déclenché lui-même, en conscience, cette crise, en consommant du crack et en a amplifié les effets en y ajoutant une consommation de cannabis. Il ne saurait donc y avoir d’abolition du discernement dans un tel cas », avance l’avocat dans sa demande.

Profil très inquiétant

Vient enfin ce témoignage devant la commission parlementaire d’un journaliste de France 24, Christophe Dansette. Il avait recueilli les confidences d’une infirmière, qui s’était occupée de M. Traoré. Il « ne prend pas de traitements, disait-elle. Il n’est pas malade, c’est un grand simulateur, je l’ai déjà vu à l’œuvre. Il fume toujours du shit, lorsqu’il se rend à la cafétéria […] Il est extrêmement religieux, il ne manque aucune des cinq prières de la journée. Il a refusé pendant un temps d’être soigné par une infirmière juive, parce qu’il avait peur de récidiver. »

Ces éléments sont accablants pour Kobili Traoré, mais rien ne dit qu’ils suffiront à rouvrir le dossier. Ceux qui sont extraits des auditions de la commission d’enquête ne sont pas vraiment nouveaux. Les autres risquent de se heurter au constat des psychiatres. Ils avaient clairement posé que l’antisémitisme était compatible avec l’abolition du discernement. C’était la forme que revêtait la bouffée délirante.

L’amertume des proches de Sarah Halimi n’en reste pas moins immense. L’enquête de personnalité décrit Kobili Traoré comme un individu violent, manipulateur, « paresseux » de son propre aveu, affichant « un comportement de caïd » dès la classe de cinquième selon un éducateur, incapable de supporter la frustration, consommant dix à quinze joints par jour.

Il a été jugé responsable de ses actes par la justice dans plusieurs affaires avant ce meurtre. Il le sera après, car il comparaîtra en correctionnelle pour l’agression du 27 janvier 2026. La nuit du 4 avril 2017 reste comme une parenthèse terriblement ambiguë d’abolition du discernement, hypothèse avancée par certains experts – mais pas tous – et retenue par la justice.

https://www.lepoint.fr/societe/affaire-sarah-halimi-la-famille-relance-la-bataille-judiciaire-5IZPDI7LDJD4PIQCCZD7DFAJAY/

 

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Membre, Obsédé textuel, 74ans Posté(e)
Gouderien Membre 39 421 messages
74ans‚ Obsédé textuel,
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Épouvantable affaire. Les agresseurs de Juifs trouveront toujours des gens pour les défendre. Plus généralement, cette histoire d'"abolition du discernement" constitue une explication bien commode pour excuser à peu près n'importe quel comportement violent.

Modifié par Gouderien
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Membre, Voyageur, 71ans Posté(e)
Plouj Membre 121 668 messages
71ans‚ Voyageur,
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Ça rejoint un peu un autre sujet, je ne sais plus où, dans lequel, les jugements concluent désormais souvent sur la psychiatrie.

Les prisons seraient trop pleines ? 

Les hôpitaux psy aussi, donc "on" les laisse dehors ! 

Et ce n'est pas cette nouvelle mode de plaider-coupable adoptée par le Sénat qui va arranger les choses...

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