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La mémoire fragmentée des enfants d’immigrés

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Marcuse

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Membre, 26ans Posté(e)
Marcuse Membre 1 448 messages
Forumeur vétéran‚ 26ans‚
Posté(e)

Marquées par les traumatismes de guerre, de racisme ou de pudeur, les histoires familiales des enfants issus des générations postcoloniales peinent à être partagées. Face à ces silences, les enfants héritent d’une mémoire fragmentée, et peinent à retrouver leur récit.

Chez les enfants dits d’immigrés et les générations postcoloniales ce manque, n’est pas seulement un détail biographique. Il est parfois toute une généalogie rendue inaccessible, liée au manque à la fois d’archives et de transmissions orales brisées par les massacres et disparitions massives liées à la colonisation. Ce silence n’est ni accidentel ni individuel. Salah Khemissi, retraité de 72 ans, en mesure les effets.

Né à Tourcoing en 1953 de parents algériens arrivés en France en 1948 et 1950, il raconte l’impossibilité de remonter le fil de son histoire familiale : « On peut faire un arbre généalogique, mais moi, mon histoire, elle commence à ma grand-mère et à mon grand-père. Au-delà, je ne connais pas mon histoire. » Mais grandir avec ce vide a un coût psychique lourd. Le silence ne pèse pas seulement parce qu’il empêche de dire : il crée aussi une responsabilité immense pour les enfants, souvent premiers à maîtriser le français et être responsable des papiers administratifs incompréhensible pour leurs parents.

Salah Khemissi évoque une génération contrainte d’« encaisser » sans relâche : « Notre génération, je me demande comment on n’a pas fini en asile psychiatrique. Il y en a qui ont tenu, par responsabilité, comme moi et mon frère jumeau. Et d’autres qui ont eu des enfances complètement fragmentées et douloureuses, qui ont perdu la raison et sont tombés dans la drogue ou l’alcool. »

https://www.politis.fr/articles/2026/02/la-memoire-fragmentee-des-enfants-dimmigres/

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Membre, Posté(e)
Garlaban Membre 8 730 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)
Il y a 4 heures, Marcuse a dit :

« Notre génération, je me demande comment on n’a pas fini en asile psychiatrique. Il y en a qui ont tenu, par responsabilité, comme moi et mon frère jumeau. Et d’autres qui ont eu des enfances complètement fragmentées et douloureuses, qui ont perdu la raison et sont tombés dans la drogue ou l’alcool. »

https://www.politis.fr/articles/2026/02/la-memoire-fragmentee-des-enfants-dimmigres/

Par-delà ce cliché de la sociologie misérabiliste il y a le conflit de loyauté.

Assumer son identité française, c'est trahir les siens surtout s'ils sont Algériens. Si en plus, il y a élévation/amélioation sociale, continuer à accuser la France  de tous les maux est une façon de donner des gages à son milieu social et culturel d'origine, se faire pardonner sa réussite et son intégration.

Les mécanismes et ressentiments qui conduisent à la radicalisation et à la violence sont de même nature.

Modifié par Garlaban
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Membre, le corps sur Terre, l'esprit ailleurs , 55ans Posté(e)
pascalin Membre 15 514 messages
55ans‚ le corps sur Terre, l'esprit ailleurs ,
Posté(e)

Ce n'est qu'une posture mentale. Le manque d'histoire généalogique n'empêche pas d'être, de vouloir son propre avenir de façon positive et d'œuvrer dans ce sens. 

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