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Aruna

Membre
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À propos de Aruna

  • Rang
    Forumeur forcené
  • Date de naissance 06/12/1973

Informations Personnelles

  • Sexe
    Homme
  • Pays
  • Lieu
    La montagne
  • Intérêts
    En deux mots, tout et rien. En un mot, le paradoxe.

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  1. Non, se tenir debout ou se tenir à genoux, n'est pas le fait de l'autre. Donc, si ils ne se tiennent debout que parceque nous sommes à genoux, c'est qu'ils s'appuient sur nous, et que leur posture n'est qu'une apparence.
  2. Aruna

    Et le futur?

    Tu considères donc que le monde de la sensation, ou du sentir, est encore en deçà de ce que tu appelles "le discours muet des choses"? Autrement dit, la sensation serait encore trop "bruyante", et du coup à ne pas confondre avec une forme de connaissance silencieuse...
  3. Si intellectuel signifie exclusivement connecté à cette infime partie du mental que l'on nomme intellect et découplé du reste, alors l'intellectuel serait une sorte d'être incomplet. Quant au penseur...la question est : quel est celui qui pense et quel est celui qui est pensé ?
  4. Si la mémoire évolue dans un temps suffisamment dilaté pour échapper à son emprise, si elle n'est pas un sédiment, ni même une trace, alors je la nomme perception.
  5. L'expression "mémoire vive" est paradoxale. Est-ce que la vie qui est spontanéité et créativité pure peut avoir un rapport avec la mémoire qui est une cristallisation ?
  6. Dire que l'être s'inscrit dans le temps n'est pas un énoncé suffisant. Il manque la contrepartie : l'être génère le temps. Peut on séparer le moyeu et la circonférence de la roue ?
  7. Je ne dirais pas que le temps ou la mémoire mutent. Je ne pense pas qu'il puisse véritablement y avoir un phénomène de métamorphose mais plutôt une sorte de dilatation. Comme la trame d'un tissu dont le grossissement permettrait la traversée.
  8. Aruna

    Qu'est ce que la haine ?

    Haïr est une réaction exacerbée (et donc pathologique) face à un être ou une chose extérieure à soi et dont l'existence est vécue comme une menace. Plus on a de choses à défendre, plus cette réaction pathologique est susceptible d'apparaître et de s'exprimer. L'indifférence, lorsqu'elle se résume à se boucher les oreilles et les yeux n'est qu'une fuite car elle est simulée. La véritable indifférence, signifierait de ne plus avoir rien à défendre. La haine de l'autre n'a un effet que lorsqu'elle se heurte à un bloc solide et cristallisé. Si elle rencontre le vide, elle se désagrège.
  9. Aruna

    Le don de la femme

    Je ne parle pas en vertu d'une conviction mais en vertu d'une cohérence. Si ce n'est pas moi (ou toi ou lui) qui écrit, qui parle ou agit, c'est donc l'Autre. Quant à le peindre... je ne vois de lui, dans le meilleur des cas, que les infimes traces d'un passage, un bruissement dans les feuilles, un parfum dans l'herbe mouillée, mais j'arrive invariablement trop en retard, il n'est déjà plus là. Je sens que quelque chose m'observe, tapi dans l'ombre.
  10. Aruna

    Le don de la femme

    Comment le savoir puisqu'il est l'autre? Peut être qu'il peut arriver qu'il dicte la partition, mais ça ne signifie pas que je puisse savoir ce qu'il est ou qui il est.
  11. Aruna

    Le don de la femme

    Ce sont sans doute les mots de l'Autre.
  12. Aruna

    Dernière danse

    Il y eut avant l'assombrissement, une période de clarté solaire d'une intensité particulière. Les gens ne sortirent plus qu'avec des verres fumés ou restèrent cloîtrés derrière leurs persiennes. Les rares qui affrontèrent la lumière crue en demeurèrent éblouis. La lumière pénétra en eux jusqu'au trefond et y perdura. A tel point que, quand les temps sombres arrivèrent, ils en étaient encore comme éclairés de l'intérieur. Ainsi, ils ne perdirent pas leur chemin dans la nuit, et évitèrent à ceux qui se trouvaient à proximité, de mettre le pied dans l'abîme.
  13. Aruna

    Dernière danse

    Nous n'avons pas pour responsabilité de maîtriser l'ensemble de la partition, mais celle de produire une note juste à chaque instant. (Parole de joueur de flûte)
  14. Peut-être tatonnons nous sans nous en rendre clairement compte dans la même direction. Peut être qu'un manque de lâcher prise ou un défaut "d'immersion" nous empêche de le voir. Je ne pense vraiment pas valoriser l'idée au détriment du sentiment. L'un et l'autre participent à construire notre représentation. Pour que le monde puisse nous toucher, l'un et l'autre demandent donc à être déconstruits. Dans l'expression du sentiment, il me semble qu'il y a encore interprétation, traduction d'un message. Si je suis devant un arbre et que je me sens (sentiment) envahi par l'émerveillement, c'est que je demeure observateur et que je reste dissocié de l'arbre que je suis en train d'observer. Communier demanderait que quelque chose soit stoppé dans la représentation, une sorte de momentum, ou de vide dans lequel l'observateur a disparu. Et l'objet observé également.
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