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Je suis le diable

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À propos de Je suis le diable

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    Forumeur en herbe
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  1. Bien évidemment non , Elle touche d'ailleurs majoritairement des femmes.
  2. Parfois confondue avec une obsession du sexe ou de l'amour, l'érotomanie est une maladie psychiatrique provoquant la conviction délirante d'être aimé. Un trouble parfois exacerbé par l'explosion des réseaux sociaux. Getty Images/Ingram Publishing Parfois confondue avec une obsession du sexe ou de l'amour, l'érotomanie est une maladie psychiatrique provoquant la conviction délirante d'être aimé. Un trouble parfois exacerbé par l'explosion des réseaux sociaux. Depuis dix ans, Chloé subit les assauts d'un homme à qui elle a eu le malheur, adolescente, de sourire un soir d'été. Convaincu depuis que la jeune femme est éprise de lui, il ne recule devant rien pour l'approcher: outre les coups de fils incessants et lettres par centaines, il dort parfois dans sa voiture durant des semaines au pied de son travail. Un cauchemar pour Chloé, qui a "peur, en permanence", même lors des rares périodes où son amoureux transi est interné. L'homme à l'origine des tourments de Chloé est atteint d'une véritable maladie, appelée érotomanie. Un "trouble délirant persistant, provoquant la conviction d'être aimé", explique le psychiatre Laurent Karila. Une "psychose paranoïaque passionnelle, qui peut rapidement transformer l'existence de ceux qui en sont victimes en enfer". PUBLICITÉ inRead invented by Teads Rien à voir avec une tocade amoureuse Souvent galvaudée et comparée à tort à un besoin de séduire un peu maladif, l'érotomanie n'a rien à voir avec une tocade amoureuse telle qu'on peut en connaître parfois. Rien à voir non plus avec les "accros au sexe", prévient Emmanuelle Lacroix, psychothérapeute spécialisée dans les addictions. "Les érotomanes cherchent l'amour et la reconnaissance, ils ne sont pas dans une quête boulimique de sexe. Cela peut éventuellement se rapprocher de ce que l'on peut traverser parfois à l'adolescence, lorsque l'on passe des heures à décrypter un mot ou une expression d'un être aimé. Seulement un vrai délire érotomane ne s'arrête pas, il s'intensifie même avec le temps". "L'obsession se fixe sans qu'il n'y ait aucune raison objective, ajoute Laurent Karila. Parfois, il peut s'agir d'un geste totalement anodin, un regard qui n'en est pas un, une branche de lunettes relevée d'une certaine façon ou un simple bonjour. Il faut bien que les victimes comprennent qu'il s'agit d'un délire qui n'a finalement pas grand chose à voir avec elles". L'espoir, le dépit et le passage à l'acte Le psychiatre identifie trois phases dans la maladie: "Il y a tout d'abord l'espoir. C'est le temps des déclarations, des lettres, des coups de téléphone. Une étape suivie du dépit, lorsque la personne est rejetée: tristesse, dépression... Puis survient le passage à l'acte: menaces, haine, harcèlement, voire violences". Une progression très bien décrite dans l'excellent film de Michel Spinosa, Anna M, où Isabelle Carré interprète une patiente persuadée que son médecin est amoureux d'elle. Douce et réservée, la jeune femme finit par basculer dans une terrifiante démence, allant jusqu'à se faire embaucher comme baby-sitter dans l'immeuble du médecin pour mieux l'approcher. Attention, tous les érotomanes ne deviennent pas dangereux ou ne se transforment pas en monstres comme l'héroïne d'Anna M, prévient Laurent Karila, "mais c'est du domaine du possible, d'où la nécessité absolue lorsqu'on en est la cible de ne pas subir en silence". "Il faut en parler, ne serait-ce que parce que c'est très lourd à porter. Et si la personne se fait trop pressante, si l'on ressent de la peur, ne pas hésiter à déposer une main courante, voire à porter plainte". Des victimes impuissantes "Un des psys de cet homme m'a prévenue un jour qu'il n'était pas exclu qu'il en vienne à me tuer", raconte Chloé, encore sous le choc. "Mais comme pour l'instant il n'est jamais allé plus loin que ses filatures ou ses campements en bas de chez moi, la justice ne peut pas grand chose, malgré les procédures engagées". C'est cette impuissance qui est selon Chloé le plus difficile à vivre dans cette histoire: "Il faut accepter que l'on ne peut rien faire, si ce n'est espérer qu'il aille mieux. Il faut aussi intégrer le fait que l'on n'y est pour rien, que l'on est même pas vraiment aimé par cette personne. Dans ses lettres, il m'appelle parfois par un autre prénom, tout en m'assurant que nous finirons par nous marier, avoir des enfants, parce qu'il sait que nous nous aimons". "Il y a des traitements, explique Laurent Karila: neuroleptiques, psychothérapie, hospitalisation lorsque le patient est en pleine décompensation." Difficile néanmoins de parler de guérison totale. Il se souvient ainsi de l'une de ses patientes avocates, "convaincue d'être aimée d'une personne célèbre". "Nous avons réussi à équilibrer le trouble, à force d'un suivi régulier. Mais quelques années plus tard, alors qu'elle avait retrouvé sa lucidité, je l'ai entendue me dire qu'il l'aimait encore peut-être..." Les réseaux sociaux, des boulevards pour les érotomanes S'il serait exagéré de voir des érotomanes partout, "c'est une pathologie relativement rare malgré tout", précise Laurent Karila, l'explosion des réseaux sociaux tend à exacerber le phénomène. Le psychiatre y consacre d'ailleurs un chapitre dans son ouvrage Accro!, publié chez Flammarion. "Ce ne sont pas Facebook, Twitter ou les blogs qui provoquent la maladie, mais ces supports sont autant de vecteurs d'expression supplémentaires pour les malades", explique-t-il. Facile en effet de contrôler les faits et gestes de quiconque inscrit sur les réseaux sociaux, sans compter l'immédiateté des SMS ou autres messages instantanés. Une raison supplémentaire de paramétrer ses comptes de manière à ne divulguer que le strict nécessaire sur sa vie privée...
  3. Traitement médicamenteux il me semble , mais d'après ce que j'en sais la guérison n'est jamais totale.
  4. Et cette personne a été et est diagnostiquée à l'heure où j'écris comme souffrant d' Érotomanie. Apparemment , l'origine étant l'accumulation de fantasmes d'après ce que j'ai pu apprendre , l 'utilisation du net n'a fait qu'aggraver les choses.
  5. À chacun ses références , Montaigne pour moi n'est pas de ceux-là.
  6. Je puis vous assurer qu'elle est réelle. Il y aurait beaucoup à dire sur ce pauvre Montaigne.
  7. Ajoute le pouvoir à la volonté , ta volonté en tant qu'individu , ta vision du pouvoir sera différente.
  8. Le pouvoir en soi n'est pas obligatoirement néfaste. L'on peut s'en jouer de manière subtile et intelligente pour son propre intérêt. Et dans l'absolu , le pouvoir est en chacun de nous.
  9. Visiblement il semble que si , il semble t'intéresser toi , puisqu''en plus de l'avoir lu , tu postes un commentaire. Pour toi ça ne peut être qu'un scénario intimiste et l'on comprend pourquoi. La prochaine fois donc , pense à réfléchir avec tes doigts à défaut de pouvoir le faire avec ta tête.
  10. Je suis le diable

    Frissons

    La vie de Paulette bascule peu à peu , la toile rien que la toile . Son réel lui est insupportable , invivable , elle s'enfonce chaque jour de plus en plus dans la dépression. Son mari lui , ne voit rien pour la simple et bonne raison qu'il ne s'en soucie guère , Paulette fait partie des meubles , un simple bibelot posé là dont il se fout éperdument. Paulette est en quête d'amour mais surtout de sexe car il a bien longtemps que sa boutique n'a pas été sollicitée pat son mari , la vitrine n'étant pas très engageante il faut bien l'avouer. Paulette cherche à rencontrer , à plaire , surtout à être aimée. Mais les sites de rencontres étant payants et surtout il est plus difficile de tricher et de mentir , d 'y mettre un visage autre que le sien , elle y renonce et sa course se termine sur un forum de discussions général comme celui-ci , un forum public où elle prend le pseudo de "Tropmignonne" agrémenté d'un avatar , d'un visage aguicheur. Nous sommes en septembre 2008 , Paulette a 52 ans.. Elle poussera le vice jusqu' à utiliser le prénom de sa propre fille et emprunter son âge , âgée à l'époque de 22 ans. Propos salaces , allusions sexuées , telle est la teneur essentielle de Paulette sur ce forum , Sandrine 22 ans est aux anges , son succès est incontestable. Etudiante , avec un joli minois , Paulette-Sandrine a ses adeptes de tout âge de tout horizon. Paulette 52 ans retraitée dans le réel est donc devenue Sandrine , étudiante de 22 sur le net , jusqu'au jour où , elle tombe amoureuse d'un autre internaute présent sur ce forum et là tout bascule car il faut passer au réel et Paulette peine à se dévoiler , elle en crève , ,elle n'en dort plus .. Elle finira par le faire et à donner son numéro de téléphone à cet homme.. Sauf que cet homme en question à l'annonce de ces vérités , et après avoir vu le vrai visage de Paulette (au sens propre et figuré) se liquéfie littéralement . Paulette le supplie de ne pas la laisser tomber , qu'il ne soit pas un amant véritable , elle peut le comprendre , mais un amant virtuel , elle est prête à payer pour ça et elle va payer. À ce stade sa famille n'a pas conscience du désordre qui règne dans la tête de Paulette. Cet homme qu'elle considère comme son amant est Breton , et si il est important de le préciser ; c'est que Paulette dès lors va remplir ses placards de produits alimentaires bretons , elle ne vit plus que pour la Bretagne , et elle va finir par prononcer le mot divorce lors d'une réunion de crise familiale. Sa fille cadette tente de la raisonner en vain : " mais maman dit-elle tu rêves ! ".Au final et contre toute attente c'est son mari qui va faire une dépression, à pleurer. Elle met son amant virtuel (qu'elle considère ainsi) dans la confidence , qui lui conseille de cesser toute relation avec lui avant qu'un drame arrive. Elle n'en fera rien , et son mari va devenir quelque peu violent en lui assénant quelques gifles , elle le menacera de porter plainte. L'été qui suit , son mari partira en vacances dans le sud de la France pour trois semaines. Paulette elle reste chez elle et propose à son amant virtuel de l'héberger durant trois semaines , mais à condition de ne sortir que la nuit , pour ne pas être vu des voisins. Il ne viendra jamais. Paulette devant ce refus , ne sait que faire. Elle sollicite auprès de son amant des conversations téléphoniques où elle pourra s'émoustiller rien qu'au son de sa voix et ira jusqu' à lui demander son adresse et lui expédier par la poste ses dessous... Son interlocuteur va finir par s'effrayer et couper tout contact téléphonique et mettra Paulette dans une rage folle , qui encore aujourd'hui dix ans après , perdure.
  11. Je suis le diable

    Paulette

    Un petit espace aménagé dans le hall d'une maison bourgeoise , un rideau séparant et protégeant des éventuels courants d'airs lorsqu'une personne frappe à la porte d'entrée et qu'il faut lui ouvrir , Paulette vit là , recluse. Ce petit réduit ressemble plus à un placard qu'autre chose garantissant et préservant néanmoins l'intimité de Paulette . Ce n'est pas réellement une chambre de bonne mais cela y ressemble. Un petit téléviseur dont il faut régler l'antenne régulièrement , une chaise de cuisine sur laquelle est posée un coussin , une table minuscule pour éventuellement y poser une tasse de thé ou de café Paulette surfe devant son écran d'ordinateur du matin au soir , emmitouflée , car la température y est bien plus basse que dans l'ensemble de la maison. En réalité cet espace est un tombeau. Paulette ne vit pourtant pas seule , mais le reste de la maison est occupé par son mari et ces deux-là se détestent , un simple verre à moutarde tombé malencontreusement sur le sol suscite des réflexions désagréables de la part de son mari , quand ce n'est pas des noms d'oiseaux qui fusent . Ceci dit derrière les murs ainsi que sur la toile , le qu'en-dira-t-on doit être préservé et l'illusion doit être parfaite , l'espace vital de Paulette est fait de pixels , elle a complètement occulté son réel , et sa folie va l'amener très loin. À y réfléchir et en y regardant bien , il y a chez elle , quelques similitudes avec une certaine Emma Bovary , l'héroïne du roman de Gustave Flaubert paru en 1857..... À suivre..
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