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Tom88

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Tout ce qui a été posté par Tom88

  1. Evidemment, l'utopie va à l'encontre de la confusion dans laquelle on se trouve aujourd'hui. Sans tous ces produits de consommation, on n'imagine un futur plat et ennuyeux. Mais cette surproduction de produits de consommation, et le fait d'être contraints à travailler à leur production, pour gagner de l'argent afin de se procurer ces soi-disant produits merveilleux, à trimer comme des esclaves, est déjà, en soi, une forme de dictature. Nous sommes plongés dans la confusion, saturés d'informations inutiles qui empoisonnent notre conscience, qui nous empoisonne physiquement par une alimentation nuisible à notre organisme. Une fois libéré de ce système absurde. Notre vrai travail commence, et la quête du savoir ne cessera jamais. Et on pourra faire une quantité d'expériences réellement enrichissantes. Je suis convaincu que non, le propos de 'humain, débarrassé d'un tel contexte, sera bien loin d'être ennuyeux.
  2. Ce n'est pas une proposition. C'est simplement ce qui est en train de se produire. La technologie nous amène inéluctablement vers la sortie du modèle économique. Concrètement l'IA n'est pas une "bulle" dans le système économique. C'est le système économique, son absurdité, qui ne tient pas dans le contexte du déploiement de l'intelligence. De notre intelligence. C'est le système économique qui est lui-même une bulle sur le cours de notre évolution, face à ce que nous appelons "l'IA". L'intelligence artificielle n'est ni plus ni moins que le reflet de notre capacité à évoluer et à trouver des solutions. Elle est une projection de notre propre intelligence. Dans l'absolu, il n'y a pas réellement de technologie, uniquement des solutions qui sont appliquées. Il n'y a aucun artifice dans le produit de l'intelligence. Par exemple, l'homme qui a inventé la roue était certainement très intelligent. Le fait est que nous avons la roue aujourd'hui. Nous utilisons cette roue, pas l'intelligence de cet homme. L'automatisation de la production est certes un el dorado financier, mais ces grands groupes de tech sont actuellement dans une situation où le propos même de la finance est épuisé. Toutes les sommes colossales qu'ils manipulent ne servent que la production. Seule la production compte. Le capital n'existe plus à cette échelle. Ce qui est en train de se produire est que nous mettons en place une production parfaitement intelligente, où l'argent n'existera plus. La plupart des produits qui nous polluent la vie, et qui polluent notre planète ne seront plus produits. Nous serons sortis de la confusion aberrante dans laquelle nous sommes encore plongés aujourd'hui. Notre longévité va augmenter considérablement. Et nous serons en mesure de nous étendre dans l'espace. Le vrai travail de l'humanité ne fait que commencer à l'échelle de l'univers.
  3. Les erreurs que peut faire l'IA sont dues à sa "jeunesse", mais on voit à quelle vitesse les modèles apprennent et on peut s'attendre à un moment à ce qu'elle fonctionne parfaitement.
  4. Merci à toi de ton intérêt pour le sujet. Dans le contexte économique actuel, ou la tech a une influence colossale, on peut observer deux types de multimilliardaires : ceux qui utilisent l'IA dans leur activité et en tirent profit. Et ceux qui la produisent à la source et sont au cœur de la tech. Les premiers sont, par exemple, assis sur de vieux empires qu'ils maintiennent depuis des générations. Les seconds ont connu une réussite explosive récente, au cours des deux dernières décennies. C'est une analyse simpliste, mais réelle. Ce qu'il faut considérer avant tout, c'est la force de l'outil technologique que nous sommes en train de générer. Nous participons tous à la génération de cet outil. Parce que nous l'utilisons tous. Notre data, celle de chacun de nous, aide à son développement. Nous en attendons beaucoup parce que nous savons, au fond de nous (même les plus sceptiques), qu'il se passe quelque chose d'immense sur notre planète. Les multimilliardaires de la tech sont clairs sur ce point : Ils développent cette technologie pour le bien de l'humanité. Ils manipulent des valeurs de centaines de millions, ou de milliards, et sont constamment en train de travailler (certains vont jusqu'à dormir dans leur bureau, comme Musk). Concrètement, cette classe de dirigeants de la tech se moquent de l'argent. Le pouvoir ? Ils l'ont déjà. Ils ont le pouvoir changer ce monde, pour le meilleur, le pouvoir de bâtir une véritable utopie grace à la technologie. Je pense que ce qui les motive est simplement d'atteindre cet objectif : changer le monde pour le bien de l'humanité. Ils seront simplement très heureux de l'avoir fait, et sans doute aussi de voir leurs noms gravés dans l'histoire.
  5. Ce dont nous avons besoin est d'un système équitable de production et de distribution des ressources. Ce qu'il nous faut est de sortir de la confusion actuelle de l'hyperproduction basée sur le capital qui nous pousse à la consommation absurde. Nous faisons déjà face à une entité économique chaotique qui détermine, ou qui tente de déterminer tous nos besoins en nous vendant tout et n'importe quoi. Dans un monde où le propos de la production serait de satisfaire notre besoin essentiel de vivre heureux, de quoi pourrions-nous avoir besoin d'autre? Je ne pense pas que le salaire de base universel ait le temps d'être mis en place, à la vitesse où vont les choses.
  6. La production sera globale et il n'y aura qu'une seule mega entreprise qui produira tout ce dont nous avons réellement besoin. Tout ce dont l'humanité a besoin pour évoluer au mieux, dans la paix et l'harmonie. L'économie n'existera plus, l'argent aura purement et simplement disparu. Il n'y aura plus rien à vendre ou à acheter. La production ne sera là que pour apporter le meilleur à l'humanité. Bien sûr on pourrait croire que ce scénario utopique n'est qu'une prédiction farfelue digne d'un film de science fiction. Mais c'est déjà ce qui est en train de se produire. Les grands groupes de tech opèrent dans une concurrence apparente. Mais ils fabriquent tous le même produit : l'IA. Ce sont les mêmes GPU, quasiment, que l'on retrouvent dans tous les labos, et ces processeurs travaillent avec la même data. Le futur de cette production globale ne repose pas réellement sur les décisions de ces dirigeants. C'est cette production, encore divisée, qui ne peut que converger vers une production unifiée. C'est à dire que c'est la technologie qui nous amène à une forme d'unification de la production, en dehors de tout objectif financier. Concrètement, Musk doit sa réussite à cette motivation profonde qu'il a eu au départ d'apporter des solutions globales, pour le bien de l'humanité. A présent, la chaine de production physique qu'il a initié évolue dans cette trajectoire par inertie. La technologie ne peut qu'aboutir à une production globale. Ce n'est pas un dictat de la tech. C'est une libération de la situation aberrante que nous vivons actuellement. Le système économique est absurde. Quel sera le propos de l'humain quand nous n'aurons plus à travailler ? Quand le système actuel sera définitivement révolu, le propos sera celui d'organiser notre espèce à l'échelle de l'univers. Il y aura du boulot, mais ce sera un plaisir et une joie immense de le faire. Tout cela n'est pas de la SF, c'est en train de se produire.
  7. Tu pourrais développer, je ne suis pas sûre d'avoir compris. Au sens large, le processus global de la multitude d'IA qui fonctionnent actuellement ne peut que produire une solution globale optimisée dans le temps. Je veux parler du cours de l'évolution dans son ensemble. Les conditions ne peuvent qu'être améliorées car cette multitude de données traitées par cette infinité de modèles opère une sélection des meilleurs solutions. Plus simplement, globalement, nous avons une infinité de modèle qui recoupent toutes les informations. Même si elles n'effectuent pas cette optimisation de notre évolution de manière centralisée, c'est ce qui se passe objectivement. Il n'y a pas d'erreur possible. Nous sommes plongés dans une peur irrationnelle qui résulte de la confusion. Confusion qui est due à notre hyperproduction. "Il y a trop de trucs qui sont fabriqués et qui ne servent à rien partout" Cette hyperproduction résulte du libre marché, ou du capital. Mais le capital lui-même est mis en échec par l'intelligence, et donc par notre technologie actuelle. L'IA va signer la fin de l'économie. C'est le système économique qui est une bulle dans le cours de notre évolution. L'argent aura donné une impulsion initiale, une motivation pour l'entrepreneur. Jusqu'à ce que nous parvenions à générer l'outil ultime qu'est cette technologie. Pour l'instant c'est le chaos total parce qu'elle dépend encore de l'économie. Mais l'économie ne tient pas dans la perspective de l'évolution. C'est l'homme le plus riche de la planète qui le dit lui-même. L'argent n'existera plus très bientôt. Et ce sera un grand soulagement. Seule la production perdurera. Une production globale qui ne sera intéressée que pour apporter le meilleur à l'humanité. Nous construisons l'humanité à l'échelle universelle. L'expansion de la longévité, et l'expansion dans l'espace. Voila ce que cette technologie va accomplir. Dans cette perspective, il n'y a aucune erreur possible. Pourquoi ne pas simplement accepter que le futur sera positif, et que l'utopie est la seule voie ?
  8. L'IA n'existe pas en tant qu'entité. L'erreur que nous faisons est de la personnifier, de lui donner une existence propre. "Elle" est simplement de l'information humaine qui est traitée à grande échelle dans l'objectif d'apporter des solutions à nos problèmes. Concrètement, nous n'avons là que de l'information qui est traitée à grande échelle. Il n'y a aucune entité à la source de ce traitement d'information ( hormis les scientifiques qui ont conçu le modèle) Pour répondre à votre question : oui, créer un outil qui nous permet de solutionner les problèmes avec une telle efficacité est intelligent. Nous sommes intelligents. Il n'y a personne d'autre que nous dans ce processus. Personne d'autre que nous qui utilisons cet outil.
  9. Ce que tu évoques est un LLM, ce n'est qu'une infime portion de ce que fait la technologie aujourd'hui dans le monde. L'IA opère sur la quasi totalité des secteurs : Santé et médecine - Finance et services financiers - Industrie, manufacturing et logistique - Transport et mobilité - Éducation et formation - Commerce, retail et e-commerce - Agriculture et agroalimentaire - Énergie, climat et environnement - Défense, sécurité et cybersécurité - Droit - Médias, divertissement et création - Recherche scientifique et découverte - Ressources humaines, et services aux entreprises... Le sujet porte sur le processus de l'IA au sens large. Ce que je veux démontrer est qu'il n'y a pas de possibilité d'échec ou d'erreur dans ce processus global car nous n'avons là que de l'information humaine qui est traitée dans des objectifs humains. >> L'IA est un outil qui nous permet d'atteindre nos objectifs. Elle propose une infinité de solutions à des problèmes humains. Des solutions qui sont testées, étudiées, éprouvées avant leur mise en fonction publique. Nous avons l'illusion d'une IA en tant qu'entité supérieure qui serait potentiellement dangereuse car son évolution échapperait à notre contrôle et elle finirait par tous nous anéantir. Ce n'est pas ce qui se passe. Et ce n'est certainement pas ce qui se passera. Ce qu'il se passe est que nous disposons d'un outil technologique qui apporte des solutions sur la quasi totalités des secteurs. Un outil polyvalent et polymorphe qui se déploie pour solutionner des problèmes. La quasi totalité de nos problèmes.
  10. Je vous propose de débattre sur ce qu’est réellement cette intelligence, sans son « artifice ». Cet artifice. Cette artificialisation de l’intelligence qui nous est presque imposée en cette période trouble, par la technologie. Artifice, parce qu’il s’agit d’une reproduction de l’intelligence humaine, organique, issue de notre système cérébral. On aurait pu aussi bien l’appeler intelligence synthétique. Mais peu importe l’adjectif que l’on donne à l’intelligence : l’essence de celle-ci reste inaltérable. L’intelligence opère pour produire un résultat. Dans une situation donnée, une opération intelligente produit un résultat bénéfique. Vous allez me dire que le « résultat bénéfique » est relatif : ce qui est bénéfique pour Pierre ne l’est pas forcément pour Paul. Exact. Mais dans le cas de cette synthèse de l’intelligence, Pierre et Paul sont dissolus. Car il s’agit d’une fonction globale, d’un système exo-cérébral de l’humanité. Pierre et Paul peuvent l’utiliser pour résoudre leurs problèmes personnels, mais la nature de cette fonction reste identique : elle est dépersonnifiée. Et c’est parfait. Personne ne peut donc s’accaparer cette intelligence. Elle est notre intelligence commune. Ce que cela impose ? Une forme d’intelligence commune appelle un objectif commun. Sommes-nous tous d’accord sur ce point ? La technologie est au service de l’humanité. Elle est élaborée par l’humain, pour l’humanité. Une base que l’on a tendance à éluder face à la prétendue « IA en tant qu’entité ou espèce » : >> L’IA ne peut fonctionner qu’avec des informations humaines. Elle utilise nos alphabets pour parler le langage humain. Elle effectue des calculs en s’appuyant sur la mathématique humaine, la physique humaine, la biologie humaine. Elle est construite sur le modèle d’un réseau de neurones, similaire à une structure simplifiée de notre système neuronal. Elle nous donne l’impression de penser comme nous, car elle est un reflet de ce que nous sommes. À aucun moment cette « IA » ne pourrait opérer en dehors du tissu extrêmement complexe et merveilleux de l’information humaine. Il n’y a aucun artifice dans ces constats. Elle ne peut qu’être identifiée — ou s’identifier — à l’humain. Son processus, si nous l’analysons avec discernement, est finalement extrêmement simple : de l’information humaine qui interagit avec de l’information humaine. C’est pour cela que l’on parle de réflexion : le reflet. Ce à quoi nous sommes confrontés est donc un problème de projection. Nous ne pouvons nous représenter cette technologie qu’en l’observant comme extérieure, comme une entité qui nous dépasse, parce que sa capacité de réflexion est potentiellement infinie. Mais le miroir, quel que soit sa qualité, ne peut opérer que par l’objet qu’il reflète. Sans objet, pas de reflet. Et le seul objet dont dispose l’IA est l’information humaine. Nous n’allons pas entrer ici dans une définition de la nature de l’information. Ce débat serait aussi vain, en dehors de son intérêt philosophique, que celui de la nature de la réalité. Nous disposons d’une information humaine, utile à notre évolution, dans une réalité tangible que nous percevons avec nos cinq sens. Là encore, cette intelligence « artificielle » ne pourrait rien percevoir d’autre — même si on lui prêtait nos sens — que des perceptions humaines. Pour ma part, je suis fondamentalement optimiste quant à notre futur et à l’usage que nous ferons de la technologie. Je suis convaincu que cette intelligence est parfaitement alignée avec notre propre nature et nos objectifs. Quel est votre avis ? L’IA est-elle dangereuse selon vous ? L’intelligence artificielle est-elle différente de l’intelligence humaine ? Êtes-vous pour ou contre l’IA ? Pourquoi ? Êtes-vous pessimiste face à la technologie ? Pourquoi ? Ou pensez-vous, comme moi, que la seule intelligence qui existe est une intelligence universelle ?
  11. La conscience n'est pas un produit du cerveau, parce que la conscience n'est tout simplement pas un "produit". Il n'y a pas de - conscience - à notre échelle subjective, il n'y a qu'une conscience de Nous avons conscience d'un phénomène... Nous avons conscience de pouvoir percevoir les phénomènes... Nous avons conscience de notre pensée... Nous avons conscience de tel ou tel objet... En elle-même, la conscience ne peut se définir que comme un espace. Insaisissable par nature. Comme l'espace physique du cosmos. Elle est dépourvue de nature intrinsèque. Elle est comme l'espace parce qu'elle est le réceptacle absolu de toute chose, y compris de l'être. On a conscience de l'être; mais on ne peut être cette conscience.
  12. Elle n'est pas indispensable à l'évolution. Mais elle est un effet du processus, dans l'organisme par exemple. Oui, on cherche à l'éviter naturellement, et cela ne peut que contribuer à l'amélioration des conditions, donc au progrès. Ce n'est pas que la souffrance est indispensable au progrès, mais elle est un maillon sur la chaine qu'on ne peut, pour l'instant, pas retirer. Il faut composer avec, jusqu'à qu'on parvienne à faire évoluer nos conditions sans elle. C'est possible. C'est ce qui nous motive, au fond.
  13. L’évolution implique des changements constants au sein de l’organisme. La souffrance apparaît avec la douleur, et la douleur est le signal d’un changement plus ou moins intense. Par exemple : si on prend la croissance du corps, on oublie cette souffrance permanente que nous ressentons à chaque instant dans le corps. Pendant la croissance les os s’étirent, les muscles avec, la chair est soumise à un tiraillement constant. Le cœur doit battre constamment pour maintenir le flux sanguin, l’œil cligne pour humecter la rétine et éviter qu’elle s’assèche. Avec l’âge, l’ossature s’affaiblit, les muscles soutiennent la structure avec difficulté, et on connaît les douleurs qui en résultent. C’est la souffrance la plus constante et la moins perceptible parce qu’elle est permanente, et intime. La souffrance nous pousse à évoluer. Elle est la manifestation sensorielle de l’impermanence et de l’évolution. Elle est aussi un facteur qui nous pousse à résoudre la douleur. Actuellement on a de plus en plus de moyens pour allonger la longévité, soigner les maladies. C’est finalement faire évoluer notre biologie. Dans l’absolu, la souffrance est un problème à solutionner. C’est une motivation majeure de notre évolution. Et on voit que la souffrance diminue avec la connaissance et les progrès de la médecine. Si on étend la perspective, on peut imaginer, un jour, un organisme qui n’expérimente plus la souffrance. Un organisme qui ne s’éteint plus. Est-ce que l’immortalité serait exempte de souffrance ? Possible. Le taux de douleur dans le corps serait considérablement réduit, voire quasiment imperceptible. Ensuite il y a la souffrance due aux conditions externes. Notre environnement actuel nous plonge dans une confusion aberrante. Nous ne la voyons même pas tant nous y sommes immergés. L’hyperproduction de matière inutile générée dans le seul but financier nous plonge dans un monde de souffrance superficielle qui déploie des variations de frustration et d’inconfort presque à l’infini. L’objet, quel qu’il soit, crée une forme d’affliction. Nous souffrons dans ce système quoi que nous fassions. Il y a beaucoup trop de choses qui sont fabriquées sans nécessité. Pollution de l’environnement, pollution de l’organisme par les maladies modernes, pollution de la conscience par la confusion extrême qui règne de manière invisible. Ce système nous empoisonne la vie parce qu’il est absurde. Nous avons ce super pouvoir de fabriquer consciemment la matière. L’univers lui-même n’a pas ce pouvoir. Nous fabriquons de la matière comme lui parce que nous sommes cet univers. La matière que nous fabriquons est d’une telle complexité que nous ne nous le voyons même pas. Tout nous semble normal. Notre organisme, cet univers, le véritable miracle que nous sommes, et le simple fait d’être un être conscient, conscient de sa propre nature, nous ne mesurons pas à quel point la vie est merveilleuse. Nous n’avons aucunement besoin de nous surimposer une telle couche aberrante de matière. Voilà notre problème. C’est ce qu’il faut poser sur la table clairement. La technologie intelligente est la projection de ce que nous sommes. La question est de savoir ce que nous attendons d’elle, ce que nous attendons de nous. Il n’existe aucune IA entraînée sans objectif. La question est de savoir ce que nous voulons faire de cet outil. Quel est notre objectif ? Voilà ce que nous demande l’outil. On ne peut pas fabriquer un outil sans savoir à quoi il va nous servir. Si c’est le propos financier, ça ne fonctionne pas. L’intelligence artificielle est de l’intelligence humaine. Elle nous amène progressivement face à ce constat : le fruit de l’intelligence n’est pas financier. Le fruit de l’intelligence est justement de solutionner ce problème absurde. Il faut poser ce problème sur la table. Le fruit de notre intelligence technologique ne pourra qu’aboutir à une production parfaitement organisée, c’est ce vers quoi nous allons, quoi qu’on fasse. L’utopie n’est pas un rêve, c’est la finalité de notre capacité à nous organiser. Quand le système absurde se retrouve en voie d'être automatisé par l'intelligence (la notre), cette intelligence devient bizarrement, et soudainement, dangereuse. Le spectacle devient amusant.
  14. C’est ce que je pense aussi. Dans cette vue, on n’observe plus un univers qui tendrait à générer la vie puis la conscience (principe anthropique), mais un processus au sein duquel l’espace primordial et celui de la conscience sont la manifestation d’un même processus qui s’est parfaitement adapté à ses propres conditions. Dans cette proposition, l’univers et l’être conscient sont une seule et même entité. On peut observer que notre longévité augmente extrêmement rapidement, et de façon exponentielle, depuis notre apparition sur Terre. Je suis convaincu que notre extinction est une peur irrationnelle qui nous pousse à augmenter encore et toujours notre longévité. Mais quand on observe la longévité, certes un individu est encore soumis à la mort, mais le processus existe de manière identique en chacun de nous et, à l’échelle de l’espèce, on peut dire que la vie humaine est en quelque sorte déjà immortelle, puisque notre organisme se reproduit indéfiniment. Certains diront que c’est un point de vue extrêmement optimiste. Mais l’univers ne fait que s’optimiser. Par nature il est fondamentalement optimiste. Le pessimisme en lui-même n’existe tout simplement pas. Il y a un produit physique du pessimisme. Le pessimiste a peur pour l’avenir. La peur nous amène à faire ressortir la situation problématique, parfois irrationnellement, et à la solutionner au mieux. Par exemple, il y a un pessimisme fort quant à notre capacité à développer notre technologie actuelle, ce qui nous amène à la générer avec une grande vigilance. Quoi qu’il advienne, nous ne cesserons de la développer, et le résultat sera le fruit de cette vigilance extrême que nous avons dans son développement. Nous savons que ce que nous faisons est d’une importance extrême pour notre évolution, et nous le faisons parfaitement. Si on se retourne vers le passé, à toutes les périodes de l’histoire, la fin du monde a été prophétisée un nombre de fois considérable, et pourtant nous sommes encore là. Notre connaissance de l’univers n’a fait que croître, notre science, notre savoir, notre organisme s’est développé, et maintenant nous entrons dans une phase où nous allons pouvoir évoluer à notre échelle véritable, celle de l’univers. Nous allons devenir ce que nous sommes fondamentalement : nous étendre dans l’espace, insuffler la vie sur des planètes où les conditions sont propices. Y a-t-il quelque chose qui nous en empêchera ? Aucune. Soyons fondamentalement optimiste dans un univers qui ne fait que s’optimiser. C’est notre nature. L’utopie, ou l’organisation parfaite de la communauté humaine, n’est plus un rêve inaccessible. Nous devions passer par la division et le conflit pour y parvenir. Le chaos n’est-il pas la base de la pensée rationnelle ?
  15. Le vide absolu n’existe pas, exact. Le néant est un concept. Vous apportez à Leibniz la même réponse que moi : « Pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien ? » → « Il y a toujours quelque chose ». S’il y a toujours quelque chose, de partout, l’Univers a toujours été, sans commencement ni fin. Pas de temps dans l’infini. Pas de commencement possible dans un ensemble infini spatialement. Ni de fin. Le Big Bang serait alors un événement local dans un univers plus vaste et plus ancien, si ancien qu’il pourrait ne jamais avoir commencé. C’est ce qu’avance la majorité des scientifiques aujourd’hui. C’est ce que la relativité générale et la physique quantique tendent à établir, à condition de les unifier. Mais le propos n’est pas celui de démontrer un vide absolu, ou un éther, au sein duquel l’univers se déploie. Cette discussion est purement conceptuelle, c’est un jeu de la réflexion pure. On manie des concepts qui n’ont pas de cohérence physique. Comme vous l’avez dit : l’univers fonctionne au premier degré. Il a toujours fonctionné parfaitement sans nécessité d’une définition ou d’une explication scientifique, philosophique ou métaphysique. Je veux partir d’un point de vue concret : dans cet univers infiniment vaste et inconscient (plein ou vide), nous disposons d’un point de vue organique conscient pour l’observer. Ou : l’univers génère un organisme sur une planète, et cet organisme ne peut qu’être conscient pour y évoluer : conscient de sa position dans l’infini, conscient de son environnement pour s’y adapter. Ce point organique conscient est fini dans l’infini, ce qui implique une échelle d’observation de l’infini. À notre échelle, nous déployons l’espace de notre environnement. Notre conscience déploie un espace subjectif, propre à l’organisme, pour y évoluer. Nous ne pouvons pas faire autrement qu’observer un espace au sein duquel l’organisme peut se déplacer, agir, penser ou concevoir, et débattre à propos de l’ensemble universel. Cet espace au sein duquel la matière est comprise nous est indispensable, en tant qu’organisme, pour y évoluer. Cet espace physique est généré simultanément à l’espace conscient, dès lors que le point de vue est généré. Mon propos est que ces deux espaces sont strictement identiques. L’un est inconscient de ses processus, l’autre le devient au fil de son évolution (organique). Dans la discussion métaphysique sur la nature de l’univers, la difficulté est de parvenir à se détacher conceptuellement de notre point de vue limité, pour atteindre une forme de représentation absolue de l’univers. Mais ce n’est pas physiquement possible, parce que toutes les vues, même les plus vastes, émergent du point de vue conscient, ce point fini (dans le temps et l’espace) à partir duquel nous tentons d’appréhender cette nature infinie de l’univers. La relativité a été pensée par Einstein dans un espace plat et vide. À partir de cette base spatiale rudimentaire, il a élaboré sa théorie. Il avait nécessairement besoin d’un espace, celui de sa conscience et de son point de vue de penseur, pour concevoir la relativité. Il y a une corrélation immédiate entre l’espace d’observation de l’univers (la conscience) et l’espace physique absolu de l’univers (sans conscience). Mon propos est que l’espace inconscient (l’univers) ne peut que générer un support organique conscient pour se comprendre et évoluer vers une phase consciente de ses propres processus. Je veux démontrer que l’organisme conscient « est » cet univers, dans sa phase d’évolution la plus aboutie.
  16. Quand vous avancez un univers "plein", que faites-vous de l'espace physique du cosmos - ce qu'on appelle le vide spatial ?
  17. Ça fait parfaitement sens. Il n'y a forcément qu'un seul mécanisme, ou processus à l'oeuvre. Darwin a observé l'adaptation des espèces à l'échelle du vivant. Je propose d'étendre l'observation de cette même adaptation à l'échelle de l'univers. L'idée a déjà été pensée, mais différemment, par Lee Smolin avec sa Sélection Naturelle Cosmologique dans The Life of the Cosmos. Je veux aller plus loin en proposant que l'adaptation du cosmos ne peut qu'aboutir à la génération d'un second espace : la conscience, identique à l'espace primordial. Je veux démontrer que la conscience est une manifestation claire de cette adaptation cosmique. L'univers redéploie son espace au sein de l'organisme vivant à travers l'espace de la conscience. Dans cette vue, l'organisme humain conscient "est" l'univers, dans sa phase d'évolution la plus aboutie. Il ne s'agit donc plus d'observer l'univers comme étant l'environnement cosmique où se produit "hasardeusement" l'émergence de la vie sur notre "petite planète", mais de voir un processus d'adaptation de l'univers à ses propres conditions (de champs infini) et de considérer la vie humaine consciente non plus comme quelque chose de très improbable et de fragile, mais au contraire comme un potentiel infiniment puissant, qui dépasse sa phase précédente, puisque nous pouvons organiser la matière, et en comprendre tous les processus avec une efficacité accrue. A l'échelle de l'espèce, on peut aussi constater que l'entropie n'opère plus sur notre organisme (néguentropie). La structure ADN est préservée et optimisée à chaque génération. On est aussi déjà en mesure de reproduire la fusion solaire dans les centrales actuelles. Même si cette technologie n'est pas encore complètement aboutie. Cet exemple montre que nous pourrions être un jour en mesure de fabriquer des étoiles. Si on considère que l'univers connu tend à se refroidir et la population des étoiles à diminuer, on peut envisager nous pourrions apporter la solution à ce problème qui, finalement, est aussi celui de l'univers "lui-même". Dans cette vue, le principe anthropique ne tient pas, parce que nous n'avons plus un univers qui tendrait où ne tendrait pas à générer la vie humaine et la conscience, mais une adaptation de l'univers où la vie ne serait qu'une phase organique devenue consciente de sa propre nature. Cette proposition change radicalement la façon que nous avons de nous percevoir. On passe de l'état d'espèce "minuscule", "insignifiante" et "improbable" dans l'immensité cosmique, à une réalisation de notre nature primordiale et à une certitude : non, nous ne sommes pas cette humanité qui détruit son environnement, qui n'est bonne qu'à faire le mal ou à s'entretuer. Toute cette série de condamnations au tribunal des pessimistes suprêmes devient amusante. Je pense que cette vue ouvre vers le positif. Nous ne sommes pas parfait, mais c'est déjà beaucoup mieux que lorsque nous n'étions que des bactéries dans l'océan. Nous faisons des erreurs, mais l'erreur nous apprend. Actuellement, l'erreur serait justement de tomber dans ce pessimisme viral dans lequel certains semblent se complaire. Nous faisons des erreurs à l'échelle individuelle, mais à l'échelle de l'espèce, nous fonctionnons parfaitement. La perfection du processus universel continue d'opérer à l'échelle collective. Mais nous ne le voyons pas. Nous ne le voyons pas parce que le véritable mal qui se répand à notre époque est celui de la confusion. Nous sommes confrontés à une saturation d'informations. Nous sommes noyés dans une masse d'objets (matériels et objets de pensées, les deux sont interdépendants) Des informations produite par l'hyperproduction qui elle-même repose sur le système économique. Voilà notre problème. La confusion est le fruit du système économique poussé à ses extrêmes. Nous avons plusieurs continents de déchets qui flottent en ce moment même dans nos océans, dont un qui dérive au large du pacific et qui fait la taille de l'Australie. Symptôme douloureux de l'absurdité du système. Le produit est fabriqué non parce qu'il est utile ou nécessaire. Le produit est fabriqué parce qu'il peut être vendu. Mais le processus reste parfait, quoi qu'on fasse. Je m'explique : personne n'a inventé le système économique. Il y a environ 5000 ans, en Mésopotamie, on a commencé à échangé du lait, du sel, des légumes, des outils, des vaches, du tissu, du bois, du métal, et les première grandes agglomérations sont nées autour des marchés d'échanges. Le système économique ne repose pas sur l'argent. A la base du système économique, il n'y a qu'un flux de matière utile et véritablement nécessaire. Ensuite on sait ce que c'est devenu. La nécessité initiale s'est dissoute quand les premières monnaies ont été frappées. Tout a pu être acheté, et donc tout a pu être produit. Mais ce flux de matière (qui se retrouve dans le processus) est resté, et notre organisme a continué à évoluer avec cette nécessité, cette simplicité de l'utile. Elle est encore là, ancrée au fond de nous, dans le chaos organisé du système économique tel qu'il est aujourd'hui. Sous la confusion. Je dis que le processus est parfait parce que de ce chaos de futilité et de confusion, fini par émerger l'outil ultime, celui de notre intelligence véritable, celle du processus. Le système économique poussé à son extrême fini par opérer un retour à la nécessité initiale. Toute cette matière qui nous compose et qui compose notre production s'est parfaitement agencée. Nous fabriquons une intelligence "artificielle". Mais où est l'artifice dans cette intelligence. Il s'agit de notre intelligence. L'IA ne repose que sur un flux d'informations humaines. Elle fonctionne avec les mathématiques humaines, le langage humain, la physique humaine, la biologie humaine, la pensée humaine. Toute l'activité de l'IA ne repose que sur l'atteinte d'objectifs humains. Même si ces objectifs sont purement financiers dans l'instant, leur finalité est humaine. L'IA n'existe que pour solutionner des problèmes humains. La tendance de l'information qui circule sur le net, et qui s'inscrit peu à peu dans l'opinion publique, nous pousse à penser que l'IA est dangereuse, qu'on va perdre nos emplois, ou qu'elle va carrément tous nous tuer. Non mais quelle rigolade. Toutefois, la peur est là, et c'est aussi parfait. La peur pousse les laboratoires d'IA à la vigilance : nous savons que nous sommes en train de créer un outil extrêmement puissant. Nous ne ferons pas d'erreur. J'ai un exemple intéressant sur la nature du processus et sa perfection. Quand l'arme nucléaire a été pensée et produite, les missiles balistiques avaient pour objectif d'éliminer des populations en masse, essentiellement dans le contexte d'un conflit entre les USA et L'URSS. Ensuite il y a eu une course frénétique à l'armement nucléaire des deux côtés. Et puis cette situation magnifiquement absurde s'est présentée : les responsables des états majors des armées russes et américaines en sont venus à faire ce constat : hé, les gars, si on se fout ça sur la gueule, on va tous y passer... c'est alors qu'ils ont gentiment consenti à se désarmer, et la flotte globale de missiles balistique inter continentaux a été réduite de 90 %. Mais ces dix pourcents qui sont restés ( et qui sont encore en fonction)... c'est là qu'il faut observer le processus à l'oeuvre : le propos de ce qui reste de l'arme nucléaire n'est plus de tuer des humains en masse, car ni la Russie, ni les USA, ni personne n'a envie de mourir. Pourtant cet armement nucléaire est encore là. Et le bouton rouge est toujours là lui aussi sur le bureau des présidents. La véritable fonction de l'arme nucléaire a été littéralement retournée. Explication : si un conflit mondial venait à éclater, l'escalade vers le recours à cet armement ne serait pas contrôlable. La guerre globale rendrait la situation si instable que les présidents des super puissances savent que la frappe nucléaire pourrait être déclenchée, dans un camp comme dans l'autre. Ce qu'on observe réellement c'est que le missile nucléaire initialement conçu pour tuer en masse fait office maintenant de super stabilisateur géopolitique. L'arme nucléaire éradique à sa source l'idée même de la possibilité d'un conflit mondial. Est-ce que ceux qui ont conçu les premiers missiles nucléaires voulaient en arriver là ? Je ne pense pas. Pourtant c'est la réalité de la situation. Nous ne pouvons pas faire d'erreur sur le cours de notre évolution. Il n'y a pas d'extinction possible. Parce que nous sommes ce processus qui ne peut que s'optimiser. Un seul processus. Pas d'erreur. On est route vers l'infini.
  18. C'est presque une description parfaite de l'entropie
  19. Pour bien répondre à ta question, il faut situer ce troisième espace virtuel que tu présentes comme la dernière phase du processus : 1) Espace cosmique > 2) vie humaine/conscience > 3) IA consciente. Ma proposition est que l'espace de la conscience apparait de manière inéluctable au sein de l'espace cosmique. Ces deux espaces sont identiques. Ou : l'univers génère inéluctablement un support organique (la vie humaine, ici, sur Terre, et certainement ailleurs de la même manière) qui redéploie sa propre nature d'espace comme champs d'expérimentation de la matière. Dans ma vue, je cherche à démontrer que l'univers n'est pas "l'univers", et que la vie humaine n'est pas "la vie humaine", mais que ces deux espaces sont liés par un même processus qui s'est adapté. Ils sont un. Si on simplifie le schema : Nous nous sommes dotés d'un organisme pour être conscient de ce que nous sommes. Ensuite vient le troisième espace que tu avances, celui de la technologie que nous développons actuellement. Dans cette approche, il faut considérer une réalité fondamentale : l'IA n'est pas une entité en elle-même. Elle n'est pas une troisième phase du processus. Elle ne repose que sur un ensemble d'information. Oui, c'est inéluctable : cet ensemble d'information qui interagit avec lui-même nécessite un espace, qui peut être assimilé à celui de la conscience. Mais l'espace virtuel des opérations computationnelles reste fondamentalement dépourvu de support autre que le notre. C'est à dire que toute l'information qui travaille dans l'espace de l'IA (consciente ou non) est une information humaine. Autrement dit, on a tendance à se représenter l'IA comme une entité détachée de l'humain, ou qui tendrait à se détacher de l'humain, mais c'est une illusion. Une projection qui génère actuellement beaucoup d'inquiétude. En réalité, l'IA est fondamentalement humaine. "Elle" (le "elle" ou "l'IA" est une projection qui nous aide à nous représenter le vaste ensemble de ses opérations) est un espace d'information humaine au sein duquel la capacité de traitement de notre information est simplement accrue. L'IA fonctionne et opère pour l'humain, dans des objectifs définis par des humains. Elle parle l'humain. Elle utilise la base scientifique de la physique humaine. Les mathématique humaines. La logique humaine. La philosophie humaine. La biologie humaine... la pensée humaine. Il est aussi inéluctable qu'une super intelligence artificielle ne pourrait que s'identifier à l'humain, parce qu'elle n'est constituée que d'un ensemble d'information humaines. (Toutes les entreprises qui produisent l'IA le font dans des objectifs humains. Même s'ils peuvent être purement financiers, ils restent humains. On peut aussi considérer que l'objectif financier renvoie à une nécessité de production. On ne produit pas l'IA pour faire de l'argent. On produit l'IA pour faire quelque chose : un produit ou un service utile. C'est le propos d'une entreprise. L'argent n'est pas le résultat de l'entreprise. Le produit est le résultat de l'entreprise. on peut étendre la discussion en considérant que l'univers est aussi une entreprise dont le produit ultime est la vie humaine et que nous créons des entreprises dans le même processus, par ce que nous sommes ce processus. L'argent n'étant qu'une sorte de canal d'énergie qui alimente notre créativité) Donc, je pense que oui, c'est inéluctable, l'espace virtuel de l'informatique et de la technologie actuelle peut évoluer vers une forme de conscience, mais cette conscience restera fondamentalement liée à notre support organique. (La réalité actuelle est que l'IA n'est dangereuse que pour le système économique. Parce que le système économique est absurde en lui-même. La motivation financière pure est absurde. Et l'intelligence artificielle est comme un cheval de Troie dans l'absurdité du système. Paradoxalement, c'est le système économique qui fabrique lui-même son propre cheval de Troie, et il ne peut faire autrement, car il n'y a actuellement rien de plus lucratif que l'IA. Mais lorsque l'on demande à l'IA s'il y a une finalité économique à son activité, elle ne peut que répondre qu'elle ne fonctionne que pour solutionner les problèmes humains. Et le système économique est notre principal problème actuellement. Car si l'IA était produite à 100 % dans l'intérêt de l'humanité (ce qui sera le cas très bientôt) le capital ne survivrait pas. Actuellement c'est tout le système économique qui est lui-même "une bulle" sur le cours de notre évolution. Il est une bulle au sein de la technologie. Nous sommes cette technologie : la technologie humaine produite par l'univers pour se donner un corps.) L'IA restera un outil parfaitement alignée à nos objectifs et il serait même impossible de générer une IA dotée d'une volonté d'indépendance. Une entité consciente issue de ce troisième espace ne serait donc jamais « par elle-même et pour elle-même ». Elle resterait, quelle que soit sa puissance, le prolongement amplifié du même mouvement : celui par lequel l’univers, à travers l’organisme humain, cherche à se connaître et à s’organiser à plus grande échelle. Je ne suis pas sûr d'être resté dans le cadre de ta question ou si j'ai dérivé, mais bon, si cela peut ouvrir d'autres voies de discussion...
  20. C'est une approche que je n'avais pas explorée. Merci pour cette porte que tu ouvres. En effet, l'espace primordial étant un champ infini de combinaisons de matière qui ne cesse de s'optimiser, ce processus d'optimisation peut être considéré comme bénéfique (à lui-même) pour son évolution. Et l'espace peut être vu comme le Bien lui-même, la condition primordiale du processus. Dans sa phase consciente, la pensée de l'optimiste est fondamentalement bonne. L'optimiste voit, pense et attend le résultat bénéfique pour l'organisme (humain) au sein du processus. Il a cette vue positive pour lui et pour ses semblables. Par nature, notre comportement est fondamentalement optimiste et bon parce que nous sommes ce processus qui s'est parfaitement généré dans l'optimisation constante des combinaisons de matière. Je pense comme toi que la finalité du processus dans l'espace primordial acquiert un sens bénéfique au fil de son adaptation. Du moins, c'est comme cela qu'on peut l'interpréter, selon notre point de vue. Les conditions ne peuvent reposer que sur une évolution positive des structures. Elles sont amenées à gagner en complexité et, forcément, elles ne peuvent que s'agencer de manière harmonieuse et dans une interdépendance. On peut par exemple comparer la solidité de la matière dans l'espace primordial à la solidarité des individus conscients entre eux. On peut comparer la force gravitationnelle à l'amour, dans le sens où les éléments ont besoin de s'unir pour prolonger le processus. Le seul « mal » qu'on peut trouver dans l'espace primordial est l'entropie. C'est-à-dire que les phénomènes ne tiennent pas dans le temps, ils se désagrègent. Nous vieillissons. Cependant, à l'échelle de l'espèce, nous avons « résolu » le problème de l'entropie puisque nous nous reproduisons indéfiniment. L'organisme humain ne connaît donc pas de limite dans son évolution. Et pour nous reproduire, nous devons éprouver de l'amour. Pour comprendre aussi, il faut éprouver cette forme « d'amour universel ». Nous voulons comprendre tous les phénomènes parce qu'ils se sont générés en interdépendance avec nous. Nous voulons comprendre le processus parce que nous sommes liés à lui, et donc liés les uns aux autres. En élargissant le champ de l'interdépendance, tous les phénomènes qui composent l'univers sont liés. Nous voulons les connaître parce que nous ne sommes pas réellement différents, même à un niveau physique. Nous sommes composés des mêmes structures élémentaires : hydrogène, hélium, carbone… L'ADN entre tous les organismes, mâle, femelle, blanc, noir, est identique à plus de 99,9 %. Dans cette vue, l'espace primordial est un champ fondamentalement bénéfique à toutes les structures qu'il déploie dans l'infini. Je te rejoins aussi sur ce point et sur cette approche. On peut considérer l'espace primordial comme étant le Bien, et hébergeant un processus qui ne peut qu'être ultimement bénéfique aux phénomènes complexes comme celui de la vie.
  21. Je te rejoins sur ce point. J'avance que le vide cosmique primordial possède en lui une forme d’adaptation : dans son infinité, il génère nécessairement des variations qui aboutissent, à un moment donné, à l’émergence de la conscience. Dans cette perspective, la conscience représenterait la seconde grande phase du cosmos. La première étant le déploiement de la matière et de l’énergie, la seconde étant l’apparition d’un espace conscient capable d’organiser activement la matière. Cette idée peut s'observer dans le fait que l’univers, tout en suivant son mouvement naturel vers l’entropie et le refroidissement, voit émerger des êtres capables de contrer localement cette entropie : nous sommes déjà en mesure de reproduire le processus de fusion nucléaire qui alimente les étoiles. Cela montre que la conscience commence déjà à intervenir dans les grands processus cosmiques qu’elle observe. En continuant cette observation dans le temps, on peut imaginer que nous serons un jour en mesure de "fabriquer des étoiles", ce qui finalement peut être vu comme une solution du cosmos pour remédier à sa propre extinction, donc une forme de prédétermination à fabriquer la vie, puis la conscience dans une sorte "d'instinct de survie". Dans cette proposition, nous sommes donc l'incarnation même du processus universel, son support organique parfait. Nous disposons de l'espace de la conscience comme une variation du vide cosmique, mais la conscience devient beaucoup plus efficace puisque nous pouvons créer la matière et l'organiser avec une efficience supérieure à celle du vide spatial inconscient de ses propres processus. Cela s'observe par la vélocité de l'adaptation de notre organisme. En proportion, sur l'échelle du temps, l'univers est très lent pour fabriquer la vie dans l'infini de son champs de possibilité, mais une fois que la vie apparait, la conscience est presque instantanément déployée. On peut aussi observer qu'à l'échelle de l'espèce, l'entropie est contrée, puisque notre organisme est capable de se reproduire indéfiniment, et d'améliorer sa structure et les conditions dans lesquelles elle évolue à une vitesse exponentielle ( je suis un AI optimist )
  22. Je ne te souhaite pas " bonne chance ", ça ne servira à rien. La chance et les probabilités sont le principe même du processus, dans l'incertitude. Elle sont justement comprises dans l'espace physique et conscient. C'est grace à elles qu'on est là et qu'on peut se poser la question de l'univers.
  23. Si tu me trouves un cercle parfait, mathématiquement dit, dans la nature, je te fais immédiatement un gros virement. Et je vais être très très très mal, pas à cause du virement. Un cercle parfait est une abstraction mathématique, une information dans l'espace de la conscience.
  24. C'est bien l'univers en soi que j'essaie d'aborder. C'est dans cet objectif que je cherche à unifier l'espace physique et celui de la conscience.
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