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E&E

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Tout ce qui a été posté par E&E

  1. Si mes souvenirs sont exacts, les anti fa attendaient à la sortie d'un magasin des jeunes "identitaires" pour leur casser la gueule... Manque de bol... Quand on cherche la merde... Tenez, les fameux jeunes identitaires , et notamment celui qu'un "one shot" a tué Clément Méric (jeune gringalet de surcroît ayant des problèmes de santé) il est sur la photo avec Ayoub et toute sa clique , de vrais fachos eux purs et durs rien à voir avec les guignols actuels (Némésis, Frontières et Cie). Sa tête est masquée par le rouge du drapeau Français... Sieg Heil ! Manque de bol comme vous dites !
  2. E&E

    Le revenu universel

    Ca c'est pour les fainéants. Moi je me lève tous les matins pour aller au travail. Je gagne 1 700 Euros par mois. Je fais tout bien. Je rampe comme une merde devant ma hiérarchie mais c'est normal, c'est grâce à eux que je mange. Je suis prêt à toutes les bassesses pour garder mon emploi, sauter du haut d'une falaise, me jeter dans le feu. Bon je ne vais pas loin avec 1 700 Euros mais on me dit que je suis un bon employé, je dis oui à tout. Je mange à la va-vite à ma pause de midi. Je cours dans l'atelier , dans l'usine pour gagner du temps. Parfois je suis au bureau, et je me propose d'y venir le dimanche matin pour avancer mon travail du lundi( journée la plus chargée). Le soir je suis tellement fatigué, que je me dispute avec ma femme pour pas grand-chose, je crie même sur mes enfants qui font trop de bruit quand je rentre le soir complètement lessivé, mais bon je préfère que me disputer avec mon patron, ce n'est pas grave. Je fais mes courses chez LIDL, je fais les poubelles aussi, je glane. Je fais des crédits, je paie en 10 fois. Pour Noël, je fais même des cadeaux aux enfants de mon patron avec la prime que je reçois. Les riches c'est eux qui commandent. Je ne vais quand même pas leur prendre encore des sous, les pauvres avec tous les impôts qu'ils paient. Déjà que je dois coûter cher à entretenir, mon salaire, les charges etc.. Donc voilà, comme les couillons avant moi qui ont posté sur ce revenu universel , j'ai une petite vie sans intérêt. Je veux continuer à vivre ma vie de larbin, de minable mais je veux aussi pouvoir rêver en allant à Saint-Tropez voir des yachts à 500 000 Euros , des voitures au même prix.. Je me dis quelle chance, ils ont quand même , tout cet argent tombé du ciel. D'autres me disent, ils ont dû posséder ou doivent posséder un sacré cheptel d'humains avec un code-barres sur le front, broutant paisiblement dans leurs vastes prairies, mais je n'écoute pas ce qu'ils disent c'est des jaloux. Moi je me dis juste que les Jacquouilles devraient cesser de se plaindre et devraient prier pour que les riches ne disparaissent jamais. On me dit que je suis un crétin parce que je prends la défense des riches voire je me branle sur leurs vies.. moi je me dis non, c'est juste dans l'ordre des choses. Avec une telle réflexion, certains me disent aussi que je devrais peut-être demander l'AAH(Allocation Adulte Handicapé) ils disent : syndrome du larbin.. Oui enfin 1000 Euros à ne rien faire. Je ne sais pas lire, je n'aime pas faire du sport, bref , je ne m'intéresse à rien donc je risque de m'ennuyer et je me dis quand même, les retraités doivent s'ennuyer quand même..
  3. E&E

    Déclaration d'amour..

    Oui bien sûr c'est volontaire. Je pars au départ sur un songe au sens figuré donc propre à soi pour partir sur la concrétisation d'un homme, cet homme qui va déclarer son amour. Cette transition donne plus de sens à cette petite histoire et permet de mieux comprendre justement qu'il s'agit bien au départ d'un rêve, d'une illusion.
  4. Voilà c'est exactement ce que je dis.
  5. Non, je reste chez moi tout simplement.
  6. Demain, si je me rends à une conférence d'Extrême-Droite avec un collectif d'Ultra-Gauche dans le seul but de semer le trouble et que de surcroît je suis là pour assurer la sécurité tout en venant pour y foutre le bordel, je prends mes responsabilités. à savoir recevoir des coups et en donner si nécessaire. Je ne légitime en rien ce qui s'est passé. C 'est dramatique et tragique, il me semble l'avoir déjà dit plus-haut.
  7. Aucun rapport. Tes amalgames n'ont aucun sens pour ne pas dire qu'ils sont ridicules. Visiblement, tu ne sembles pas comprendre où je veux en venir. Ce n'était pas prévu je pense.
  8. Et alors ? Ce n'est pas une fonction de médiateur ou de conciliateur.
  9. Ah mais bien évidemment. Si son revenu est conséquent, gratifiant, je comprends parfaitement que son activité professionnelle puisse avoir du sens.
  10. Sauf que la personne en question exerçait une fonction et pas des moindres au sein de ce collectif à savoir : Service d'ordre. Il n'était pas là par hasard.
  11. Une rixe qui a mal tourné sans qu'il y ait la volonté de tuer. Une source proche de l’enquête a évoqué vendredi « des échauffourées et une rixe entre des militants d’extrême droite et d’extrême gauche » comme il s’en produit « très régulièrement » dans ce secteur du centre de Lyon. Selon le collectif Némésis, proche de l’extrême droite, Quentin faisait partie du service d’ordre chargé d’assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient près de l’IEP de Lyon contre une conférence de Rima Hassan. L'autre laideron d'Alice Cordier président de ce "Collectif" a t-elle une responsabilité en envoyant Les hommes, dont Quentin, chargés de la protection des militantes de Némésis «au casse-pipe sachant qu'en plus elle a déclaré qu'il faisait partie du service d'ordre mais de manière bénévole pour couvrir leurs vociférations et leurs discours de haine. Oh sans déc ? Pourquoi le préciser ? On parle de la dissolution de "La jeune garde" et si on parlait de la dissolution de ce collectif nauséabond ?
  12. Ils ont surtout la peur au ventre. Peur du chef, peur la hiérarchie, peur d'être mal vus , de se mettre en arrêt, peur de perdre leur statut misérable, peur de perdre 100, 200 balles dans le mois au détriment de leur santé peur, peur, peur.. C'est vrai que certains sont tellement abrutis qu'ils vont même à l'encontre da la décision prise notamment par la médecine de travail qui est là pour les protéger. On ne peut plus rien pour ces gens-là, le mieux est de les user/utiliser physiquement et psychologiquement jusqu'à la corde, c'est ce qu'ils semblent réclamer. Combien de fois, j'ai entendu des salariés déclarer : "CHEZ NOUS".. Sous- entendu leur entreprise. Qu'ils ont intégré comme étant leur "CHEZ EUX" (second foyer sans doute). Faut aussi imaginer le degré d'aliénation de ces gens. J'ai un ami qui travaille aux "Genêts d'Or". Sa hiérarchie lui a demandé pour ne pas dire intimer l'ordre d'aller faire le bouffon dans les espaces verts ( de base, il est Moniteur d'Atelier). Refus de sa part, il a évoqué des raisons médicales (problème d'épaule). Il a été convoqué par la Médecine du Travail à l'initiative de son employeur. Verdict : incapacité pour ce poste. Inutile de dire comment son employeur était vert de rage. Cet idiot s'est tiré une balle dans le pied tout seul. Donc la Médecine du Travail, dans ce cas précis, joue un rôle primordial, notamment de protecteur pour les moins gangrenés.
  13. Bla bla bla... Dramatique. Tragique. Quentin D , membre du service d'ordre du collectif "Némésis" ( GROUPE D ACTION D EXTREME-DROITE) est DCD. Couvrant une énième provocation de ce collectif lors de la venue de Rima Hassan à Science-po en vue d'une conférence, une rixe a éclaté. Chez "Frontières" (Torchon/Média d'Extrême-Droite) il y a également un certain Jordan Florentin , un petit FAF à la petite semaine qui agresse constamment les gens avec son micro dans la rue , cherchant l'affrontement avec des opposants politiques. Il serait peut-être judicieux de cesser ces provocations de rue et qu'il soit rappelé à l'ordre lorsqu'il fait son petit cinéma avant qu'un nouveau drame arrive, à moins qu'il ne s'agisse d'une volonté pure et simple de se faire agresser pour ensuite jouer les victimes voire les martyrs. Lorsque l'on a un engagement politique aussi marqué et que l'on se rend à des endroits où en face l'engagement l'est autant, on sait à quoi l'on s'expose. à l'assemblée, la politique est un jeu de dupes. Se faire élire , gratter du blé, brasser de l'air, faire carrière et se toucher la nouille sur les plateaux-télé ou ailleurs. Dans la rue c'est totalement différent, la politique est un "jeu" extrêmement dangereux.
  14. E&E

    Seuls sur la route.......

    Perso pour ma part, c'est plus les chauffeurs de camions lorsque je suis à vélo. Ca vous frôle pratiquement, un petit écart de ma part suite à un appel d'air ou autre, c'est terminé. J'ai frôlé l'accident plus d'une fois avec ces abrutis.
  15. J'ai opté pour l'âne. Etant donné la répartie dont tu fais preuve , les arguments dont tu disposes ici et là, je pense que c'est l'animal qui te correspond le mieux.
  16. La vie est une absurdité. Juste une parenthèse (....) de chaque côté c'est le néant. Nous en sortons pour y retourner. Ensuite que la plupart soient convaincus que malgré tout, elle a un sens, grand bien leur fasse. Ce n'est pas être pessimiste que de faire un tel constat, étant plutôt un être solaire, c'est juste faire preuve de lucidité et surtout aller à l'essentiel. La vie en société, la course à l'échalote, le matraquage constant est suffisamment puissant pour que certains oublient cette réalité, perso c'est ça qui me sidère.
  17. Strictement rien, je m'en tape. J'ai aussi mes problèmes. Mon chat m'aide à surmonter mes vides affectifs. Mon chien m'oblige à bouger mon gros cul en allant le promener. Je déteste mes semblables mais j'aime profondément les animaux comme notre regrettée Brigitte. Et puis chacun sait que celui qui n'aime pas les animaux détestent les gens, c'est écrit partout sur les murs des chiottes publiques. Lorsque je vois un clodo avec un animal dans la rue, j'ai pitié uniquement pour l'animal.
  18. quelles sont vos idées pour sortir la France de cette crise ? => Faire le poirier au sommet d'une montagne.
  19. N'y pensez plus, vous allez vous rendre malade, ce monde est à gerber.. Hier dans un autre monde, un couple travaillant à l'usine avec trois enfants fouillant dans les poubelles récupérant ce qui était encore consommable. La situation est normale, tout va bien.
  20. Mademoiselle, je vous aime. Voilà c'est dit. Le plus difficile est dit. Maintenant, je vais tout vous expliquer. Mais d'abord, je vous en prie, vous qui êtes si belle, soyez bonne : laissez-moi parler aussi longtemps qu'il le faudra, sans m'interrompre; sinon, j'aurais vite perdu le fil de ces phrases si bien préparées, et je saurais plus rien dire. La première fois que je vous ai vue, c'était dans ce restaurant où vous travaillez depuis 6 mois, et où j'ai mes habitudes depuis bien plus longtemps. Un jour, c'était un mardi, je me le rappelle bien, le 14 avril, très précisément, ce jour-là donc, à midi, vous êtes apparue dans la salle à manger, au lieu de la vieille "Mercédès" qui n'arrivait plus à faire convenablement son service, vu son âge, et qu'on avait dû renvoyer. Vous voyez la table où je m'assieds toujours, la 3ème à droite, en venant du fond, contre le mur.. J'étais entré sans regarder personne, distraitement, et je lisais mon journal en attendant d'être servi, quand soudain j'ai entendu une voix jeune qui disait : "Bonjour, Monsieur, vous avez choisi ?..", et en relevant les yeux, je vous ai vue devant moi. Dans les histoires d'amour, Mademoiselle, au cinéma, dans les livres, on parle souvent de coup de foudre. Cela fait plutôt rire les gens, car il paraît que, dans la vie réelle, ces choses-là n'existent pas. Ce qui est sûr, en tout cas, c'est que je suis resté à vous regarder sans rien dire, et j'ai senti un grand frisson me traverser le corps. Depuis ce moment-là, je ne suis plus le même. Autour de vous, chaque jour, j'entends des hommes dire que vous êtes belle. J'écoute et je souris en moi-même, car je ne crois pas qu'ils sachent ce qu'est la beauté. Ils voient un joli visage, des yeux noirs qui brillent, un corps harmonieux avec de longs cheveux flottant sur les épaules, et ils s'écrient : "Dieu, qu'elle est belle !", pleins du désir de prendre tout cela contre eux. Mais la beauté, c'est quelque chose de bien plus vaste et profond, et même quelque chose d'un peu effrayant. C 'est comme une musique mystérieuse qui semble sortir d'un être , une musique qui vous saisit vous immobilise de manière si complète qu'on dirait qu'elle va absorber toute votre vie, à jamais.. Depuis ce mardi d'avril, à midi, je n'ai plus d'existence réelle que par vous. Vous occupez sans cesse ma pensée; tous mes élans, toutes mes rêveries s'en vont vers vous, comme suivant leur pente naturelle; et il n'y a, dans mes journées, que deux moments indispensables , fabuleux : les deux repas que je viens prendre au restaurant où je suis assuré de vous voir et de vous entendre. Dans la grisaille de ma vie, ces deux repas sont des haltes ensoleillées. Celui du soir surtout, parce qu'alors il y a moins de monde , le service se fait plus lentement, avec plus de douceur familière.. Même, il est des instants où vous restez inoccupée; vous vous tenez debout, le dos au mur, près de l'office, et moi, je vous regarde, discrètement, intensément. La conscience de votre existence, qui ne cesse de m'habiter, prend alors une intensité extraordinaire: vous êtes là, et cela suffit, je suis comblé. Bien sûr, ces regards, ces bonheurs en silence, vous ne les avez jamais remarqués. Pourquoi feriez-vous attention à moi, puisque je ne vous ai jamais rien dit, puisque vous ne savez pas ?.. Et pourtant, il y a des choses que j'ai faites pour vous.. Tenez le rond de serviette.. Vous savez que la patronne prête à ses pensionnaires des ronds de plastique pour leur serviette hebdomadaire; et vraiment ils sont affreux. Alors un jour, j'ai apporté un rond de serviette en joli bois vernis, avec dessus, un oiseau peint en couleurs. C 'était à votre intention, l'avez-vous deviné ? . Une autre fois , en venant au restaurant, j'ai acheté un petit bouquet de violettes, que j'ai mis dans un verre, avec un peu d'eau, près de mon assiette. Je n'avais qu'un désir, c'était de vous l'offrir. Pourtant, quand vous m'avez dit qu'elles sentaient bon, mes fleurs, au lieu de vous répondre : " Prenez-les, elles sont pour vous..", j'ai murmuré en rougissant : "Si vous les voulez, vous pouvez les prendre". Ce qui était bien maladroit, et n'exprimait pas du tout la même chose.. Pourquoi auriez-vous compris ? Voyez-vous Mademoiselle, le plus terrible, c'est d'éprouver un amour bien trop fort et trop grand pour les mots dont on dispose. Un soir, j'étais en train de feuilleter un magazine, avec photos en couleurs sur les îles du Pacifique. Pour les regarder un instant, vous vous êtes penchée par-dessus mon épaule, et j'ai senti un peu la chaleur de votre poitrine contre mon corps. J'étais tellement bouleversé que, lorsque vous avez soupiré : "Comme c'est beau ! Comme on doit être heureux, là-bas !", je n'ai pas eu la force de répondre. Mais j'ai respiré votre parfum, et ce fut comme si j'avais surpris le secret de votre âme. Oh ce parfum, Mademoiselle ! Il m'a fait perdre la tête, jusqu'à commettre une grande folie. Et savez-vous laquelle ? .. Le samedi suivant, je suis allé dans une parfumerie, je me suis fait présenter toutes sortes de parfums, entre lesquels, j'ai fini par reconnaître le vôtre. J 'en ai acheté un flacon, et depuis, chaque dimanche matin, j'en verse un peu sur un mouchoir et je m'enivre de votre souvenir. Ils sont cruels à vivre, ces dimanches, car ces jours-là le restaurant reste fermé. Alors certaines fois, pour adoucir ma peine, l'après-midi, ou la nuit, je vais passer devant la devanture close, en murmurant votre nom à voix basse, comme si vous pouviez entendre ma voix. Tout cela va vous sembler un peu fou, sans doute. Mais que penseriez-vous , alors, si vous surpreniez tous les discours que je vous tiens !". Car je vous parle, quand je suis seul, une fois rentré chez moi. Tout en allant et venant à grands pas à travers ma chambre, je vous fais des déclarations passionnées, je vous confie toutes mes pensées, tous mes désirs, je vous raconte la naissance et la vie de cet amour qui n'est comparable à nul autre. Ou bien je vous interroge sur votre vie, et je vous raconte la mienne, faisant les questions et les réponses , tissant entre votre ombre et moi la plus merveilleuse des légendes.. Puis j'en viens aux projets, aux rêves d'avenir. Je vous explique longuement comment nous allons vivre lorsque nous serons mariés; je vous expose mes intentions, mes décisions nouvelles... Car si vous voulez bien m'aimer, comme je l'espère, comme je le crois, je serai capable de grandes choses qui transformeront notre double vie. C 'est l'amour, l'amour véritable, qui m'a manqué jusqu'à présent. Mais j'ai en moi des ressources immenses, des forces bouillonnantes, propres à toutes les métamorphoses ! Un mont, un seul mot de vous va suffire et ce sera le grand printemps ! Oh, je sais, au restaurant, il y en a beaucoup qui vous font la cour.. Ceux-là ne se sentent nullement gênés pour vous parler.. Les mots qui leur viennent leur paraissent suffisants. Je les entends, j'entends leurs petits compliments, leurs grosses plaisanteries, leurs sous-entendus malins. Ils ne sont pas dignes de vous ces hommes. C 'est pourquoi d'ailleurs, je n'ai jamais tenté de faire comme eux, c'est pourquoi je me suis tu si longtemps. Je n'ai pas voulu être confondu à vos yeux avec le gros Béjart, qui vous chuchote des obscénités en riant ensuite d'un rire insistant. Je n'aurais voulu pour rien au monde que vous me mettiez sur le même plan que ce Monsieur Félix qui ne vient au restaurant qu'une fois par semaine, parce qu'il court le département pour ses affaires d'assurances.. soit disant ! En voilà un qui ne vous aime pas , cela se voit tout de suite. Même quand il vous parle, il n'est occupé que de lui. Comment saurait -il vous voir telle que vous êtes, et comprendre votre beauté ? Mais il vous parle, lui, c'est vrai. Et moi qui vous aime comme un fou , qui vous ai donné ma vie en gage, je restais là à me taire ! .. Mais enfin, vous voyez, Mademoiselle, je me suis décidé. Oh, je tremble un peu, bien sûr; mais j'ai bien préparé dans ma tête tout ce que j'avais à vous dire, tout ce que je devais vous dire; et maintenant, j'en vois la fin, chère Mademoiselle, mon Amour, il ne me reste plus qu'à vous demander : "Voulez-vous partager ma vie ? Voulez-vous être ma femme ? " Et j'espère, et je crois, et je suis sûr que vous allez dire un beau oui ! Il poussa un long soupir, puis sentit son coeur, qui s'était un peu calmé, se remettre à battre à grands coups. La répétition était terminée, ce grand discours à vide qu'il avait tenu tout le long du chemin. Maintenant, il allait le redire pour de vrai , comme disent les enfants, en l'ayant, Elle, devant lui, avec toute sa beauté réelle et terrible. Il dînerait, il attendrait la fin du service, il 'inviterait dans un bar tranquille, discret.. il lui dirait.. La devanture du restaurant brillait dans la nuit un peu brumeuse. Il poussa la porte et entra. Du premier coup d'oeil, il vit que la jeune femme n'était pas dans la salle. Il n'y avait là que les quelques habitués du soir , moroses, silencieux, solitaires. A la table placée près de la fenêtre, une femme qu'il ne connaissait pas , une cliente de passage, était assise près d'une fillette de 4 ou 5 ans qui avait un ruban rose dans les cheveux. SA "Mademoiselle" qui portait le prénom d' Alice devait être à l'office pour y prendre les plats; elle allait revenir, et la salle sans attraits en serait toute illuminée. Il alla prendre sa serviette dans le casier. Comme il s'apprêtait à s'asseoir à sa place, la serveuse parut. Ce n'était pas Alice, mais une fille courtaude et plus âgée avec un visage revêche et des pieds lourds. Il se sentit glacé. Surmontant sa gêne, il s'approcha rapidement de la serveuse. "- Où donc est Mademoiselle Alice ? Serait-elle malade ? -Je ne sais pas, Monsieur répondit la femme. On m'a engagée cet après-midi par téléphone, pour assurer le service dès ce soir. -Dès ce soir ? .. répéta-t-il d'une voie soudain suraiguë. A ce moment, la patronne surgit de l'office. Son petit oeil paraissait furieux, et elle tordit les lèvres en parlant : -Fini, Alice, lança-t-elle dans le langage abrégé qui lui était habituel.. Gourgandine, traînée.. C 'est du propre ! Et, sur le point de disparaître dans sa tanière, elle ajouta en se retournant : -Elle est partie avec monsieur Félix.
  21. E&E

    Vous riez souvent?

    Oh punaise je découvre un truc. Gaffe, je suis à nouveau au bord du foutage de gueule.
  22. E&E

    Vous riez souvent?

    Ce qui n'est pas mon cas. Je me moque volontiers de moi-même lorsque c'est justifié.
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