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yagmort

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Tout ce qui a été posté par yagmort

  1. Il n'y a pas besoin du mot "islamophobie" pour le condamner, pénalement et moralement. Mais je répète que ce mot n'est pas clairement défini et se prête donc à beaucoup de manipulations.
  2. Pas faux, et on n'a pas assez remarqué, à mon sens, que la surprise de l'arrivée de Le Pen au deuxième tour en 2002 contre tous les sondages* ne s'expliquait que par les consignes de vote islamistes, diffusées au dernier moment. Et il y avait de vraies convergences (détestation des USA... et il y avait des musulmans dans les instances dirigeantes du parti**). Mais c'est du passé. Le RN n'est plus vraiment le FN, la fille n'est pas le père. Ou alors il faudrait disqualifier à vue tous ceux et toutes celles qui ont pu passer par des groupes maoïstes ou trotskistes. Et le PCF semble encore le plus modéré et raisonnable des partis de gauche, peut-être parce qu'il sait d'où il vient (d'anciens communistes ont pu prendre pour un temps démocratiquement le pouvoir en Pologne, Hongrie, Lituanie... ils n'ont pas fait de miracle, pas de catastrophe non plus, ils ont joué le jeu). * Les instituts de sondage sont des entreprises privées supposées faire du chiffre d'affaire. Les sondages préélectoraux sont leur principale vitrine et ils n'ont vraiment pas intérêt à se planter. ** JMLP se targuait, quand ça l'arrangeait et seulement quand ça l'arrangeait, d'avoir perdu son oeil dans une bagarre électorale où il défendait la candidature d'un ami musulman, ou d'avoir été le seul officier français à se soucier d'enterrer les morts égyptiens selon le rite islamique lors de l'expédition de Suez de 1956.
  3. Combien de partisans ou sympathisants l'islamisme ? Combien de partisans ou sympathisants le néonazisme ? Où est la priorité ?
  4. Si tu veux, mais ça ne remplace pas une définition légale pouvant faire consensus. Et d'ailleurs "l'islam, les musulmans" il y a un mot de trop, que ce soit l'un ou l'autre. Il l'est devenu en l'an 1 de son ère, quand les premiers musulmans ont pris possession de l'oasis de Yathrib devenue Médine. Dix ans plus tard ils avaient conquis un territoire plus grand que la France. 35 ans plus tard, sur la même lancée, de la Tunisie actuelle à l'Afghanistan actuel. Par contraste, le Christianisme n'est devenu politique, n'a vraiment pris le pouvoir, qu'au quatrième siècle de son ère.
  5. Hé ! Je n'ai fait que critiquer ton emploi du mot "islamophobie" !
  6. Pardon, on ne peut haïr que des personnes et on a le droit de contester et critiquer des croyances et même des religions. Le mot "islamophobie" n'a jamais été défini légalement que je sache, ce qui est quand même ennuyeux pour quelque chose qu'on prétend faire interdire légalement. Je ne sais pas si je suis moi-même islamophobe ou anti-islamophobe.
  7. Si tous les musulmans étaient des terroristes islamistes, il n'y aurait plus très vite, sur terre, que des islamistes et des soumis à l'islamisme (à la loi sinon à la foi islamique). Il se trouve que l'islamisme sinon le terrorisme islamiste monte en puissance. Un sondage tout récent montre l'évolution parmi les musulmans de France. "Un sondage Ifop publié le 18 novembre dernier sur "l’état des lieux du rapport à l’islam et à l’islamisme des musulmans en France" fracture l’échiquier politique national (...) Le sondage Ifop indiquait qu’une part importante de jeunes musulmans en France exprimait des positions jugées plus conservatrices ou en décalage avec les normes républicaines, notamment un soutien élevé à l’application de la charia chez les 15-24 ans. Il montrait aussi une progression d’attitudes perçues comme relevant d’un islam plus rigoriste, nourrissant l’inquiétude d’une montée de l’influence islamiste dans une partie de la jeunesse musulmane..." https://www.ladepeche.fr/2025/11/25/sondage-opif-echantillon-ridicule-pourquoi-lifop-porte-plainte-contre-deux-deputes-lfi-13072623.php "L'islam est l'islamisme au repos, l'islamisme est l'islam en mouvement" (Ferhat Mehenni). Il se met de plus en plus en mouvement (voir le sondage ci-dessus), même si ce n'est pas toujours violent (il joue aussi sur la séduction). Et contester l'islamisme ne peut se faire sans contester le Coran qui en est le fondement.
  8. yagmort

    La vérité aux cancéreux

    Le pourcentage de chances de guérison, si infime soit-il, fait partie de la vérité.
  9. yagmort

    La vérité aux cancéreux

    Pourquoi, s'il y en a eu, fût-ce un sur dix mille (et je pense que c'est plus) et si on le précise ? Je dirai même que le nier serait un mensonge.
  10. yagmort

    La vérité aux cancéreux

    Je n'ai pas dit ça. Je ne vois simplement pas le problème de préciser que même métastasé de partout il y a eu des cas...
  11. yagmort

    La vérité aux cancéreux

    Je ne comprends pas bien, là. Il y aurait un pourcentage au-dessus duquel on pourrait parler légitimement de "vrai espoir" ?
  12. yagmort

    La vérité aux cancéreux

    Elles seraient peut-être moins rares (à supposer, on ne voit pas beaucoup de statistiques) si on les signalait mieux. Un diagnostic et un pronostic ont forcément un effet placebo ou nocebo, forcément très limité (sinon on pourrait remplacer toute la médecine par la méthode d'Emile Coué), mais forcément non nul. 1% ou 5% de chances de passer au travers, en quoi est-ce un "faux espoir" ?
  13. yagmort

    La vérité aux cancéreux

    La vérité ne peut être que la règle. Elle ne doit pas empêcher de signaler les exceptions. https://bouquinsblog.blog4ever.com/guerisons-remarquables-caryle-hirschberg-et-marc-ian-barrasch
  14. Je n'adhère plus du tout, mais alors plus du tout, au crédo catholique. Néanmoins, quand il y a un deuil dans ma famille, j'apprécie que des bénévoles formés par l'Eglise catholique soutiennent et encadrent la famille. Juste un exemple. Une religion, c'est aussi un support de vie communautaire, accessoirement un business dès lors que des gens sont payés pour la faire vivre. Après, on juge comme on veut, mais mieux vaut tout prendre en compte.
  15. Une religion ne se réduit pas à des croyances. Donc l'adhésion à cette religion ne se réduit pas non plus à l'adhésion à ces croyances et peut même s'en passer.
  16. Leur influence est vérifiable.
  17. Il y a, à mon humble avis, deux façons judicieuses de s'y intéresser (donc d'en être "amateur") : - chercher ce qui a pu être à l'origine (pour Jésus, à mon sens, un candidat messie galiléen pas forcément plus reluisant que les autres candidats messies galiléens des premier et deuxième siècles, de Juda de Gamala à Simon Bar Kokhba)... ça peut être passionnant... - le mythe, fantasme collectif, qui s'en est dégagé, et qui peut encore inspirer au même titre que ceux des Grecs (à condition quand même de ne pas prendre au premier degré l'histoire de Dieu qui envoie Dieu se faire crucifier pour apaiser la colère de Dieu)... ça peut aussi être passionnant...
  18. yagmort

    La vérité aux cancéreux

    La méchanceté suppose un degré de plus dans la volonté de faire mal et détruire. Je retrouve cet extrait, vers la fin, du Pavillon des cancéreux, de Soljenitsyne (Kostoglotov, le personnage qui manifestement représente l'auteur, en rémission de son cancer, visite un zoo) : "Il les rejoignit : la cage était vide ; à l'emplacement habituel, un écriteau indiquait : "Macaque rhésus" et un avis écrit à la hâte et fixé à la plaque disait : "Le singe qui vivait là est devenu aveugle par suite de la cruauté insensée d'un visiteur. Un méchant homme a jeté du tabac dans les yeux du macaque rhésus." (...) "Pourquoi ?... Pourquoi simplement comme ça ?... Pourquoi sans raison ?... "Plus que toute autre chose, c'était cette simplicité enfantine de la rédaction qui serrait le coeur. De cet inconnu, qui était parti impunément, on ne disait pas qu'il était antihumanitaire, on ne disait seulement qu'il était méchant. Et c'est cela qui était frappant ! Pourquoi donc était-il tout simplement méchant ? Enfants ! Ne devenez pas méchants en grandissant ! Ne faites pas de mal à ceux qui ne peuvent pas se défendre !" Plus sur ce formidable roman : https://bouquinsblog.blog4ever.com/le-pavillon-des-cancereux-alexandre-soljenitsyne
  19. Par rapport à quoi ? La suite est dans l'Evangile. Sinon, j'ai beaucoup brodé sur l'histoire. Je ne manquerai pas de signaler si je trouve éditeur !
  20. yagmort

    La vérité aux cancéreux

    Je pense qu'on ne peut pas complètement ignorer que la méchanceté existe, même si c'est très loin d'être la règle, et qu'elle peut se glisser partout.
  21. Bonjour, Je ne me prononce pas plus que ça sur l'authenticité historique des Evangiles, et celle de Luc 7:36-50 en particulier. Mais si cet épisode-là est vrai en substance il s'est forcément produit, en substance aussi, ce que je crois pouvoir reconstituer, en transposant, sous forme de nouvelle. Au parfum Palestine, vers l’an 30 (oui, j’ose), une femme voit venir à elle, non sans appréhension mais non sans excitation, un homme qui est de ses voisins mais pas de ses clients. Les salutations vite expédiées, il prononce : ― Tamar, je vais te solliciter… ― Toi ?? Qui l’eut imaginé ? Serait-ce parce que, comme on le prétend, le Messie est arrivé ?? Viens donc, chéri ! Il n’est pas pris au dépourvu, il répond calmement : ― Ne te méprends pas ! Je n’ai pas changé ! Tu ne m’induiras pas en péché ! ― Je me disais aussi… mais alors, qu’est-ce que tu me veux ? Ne suis-je pas une méprisable putain à tes yeux ? ― T’imaginerais-tu que nous autres, pharisiens, serions incapable de regarder autrui sans mépriser ? Même Rabbi Shammaï, le plus rigoriste et intransigeant de nos maitres, qui vient de mourir, nous a enseigné la bienveillance envers quiconque ! Un jour, un petit-fils lui est né pendant les fêtes d’Hanoucca. Cela impliquait un rituel qui lui-même impliquait, s’il l’avait accompli de la façon normale, de déranger sa belle-fille. Or, elle se remettait difficilement de ses couches. Alors, pour ne pas la gêner et ne rien négliger, il a percé une ouverture dans le toit de sa propre maison. Il faut dire qu’il gagnait sa vie comme maçon. Et Rabbi Hillel, qui gagnait la sienne comme bucheron, il a dit un jour : « Ce que tu n’aimes pas qu’on te fasse, ne le fais pas aux autres. C’est toute la Torah et tous les Prophètes, le reste n’est que commentaire. Maintenant, va et étudie ! ». Enfin, ne serait-ce pas plutôt toi qui te méprises toi-même ? Je sais que tu as un bon fond. Ne t’ai-je pas proposé de t’aider à changer de vie ? Cette proposition tient toujours. ― Ah ! Merci, j’y suis sensible, je te remercie encore. Mais que crois-tu qu’il arriverait ? Une autre me remplacerait et il n’y aurait pas une pécheresse de moins. Tu devrais même considérer que je me dévoue pour le salut de cette autre ! ― Et on nous reproche à nous d’être trop subtils ! Enfin, pour le moment, j’ai quelque chose de concret à te demander, et je peux te rétribuer. ― Quoi donc ? ― Je vais te le dire. Cet homme dont tout le monde parle, n’as-tu pas écouté son discours, sur la place ? ― Oui. ― Je ne sais pourquoi, quelque chose m’a poussé à t’observer… ― Tu préfères donc regarder une putain plutôt qu’écouter un tel homme ? ― Cesseras-tu de te mépriser ? Je l’écoutais aussi. Mais toi, ton attitude était un peu étrange. D’un côté, tu avais l’air très émue. Je crois bien t’avoir vue verser des larmes… ― T’imaginerais-tu que nous autres, putains, serions insensibles à la beauté et à la sagesse des paroles ? Je ne suis pas certaine d’avoir compris ni retenu, mais il m’a bouleversée, transportée, vraiment ! Je n’ai pas honte de mes larmes ! ― Je te crois. Mais d’un autre côté, tu te cachais, tu ne voulais pas qu’il te voie… ― Ne dit-on pas qu’il est le Messie ? Mes consœurs et moi, n’avons-nous pas tout à craindre d’un Messie ? ― De lui, non. ― Il a donc dit des choses sur nous ? ― Oui, et même que vous pourriez être les premières dans le Royaume. ― Les premières dans le Royaume ?? ― C’est la manière des prophètes, ils exagèrent toujours. Mais s’il venait à changer d’avis nous serions nombreux à lui rappeler ses paroles. ― Donc, il est au moins prophète… ― Crois-tu que je ne pourrais pas exagérer, moi aussi, s’il m’en prenait fantaisie ? Je pense d’ailleurs que tu serais également douée pour cet exercice. Tu as la langue bien pendue. ― Tu me vois prophétesse ?? ― Disons qu’il faudrait le prouver plus sérieusement, mais qui sait ? ― Est-ce qu’il y en a eu, seulement ? On parle toujours d’hommes. ― Oui, il y en a eu : Marie, sœur de Moïse et Aaron, Déborah, Hulda. Pour revenir à celui qui nous occupe, tu dois donc au moins pouvoir l’approcher sans crainte. ― Serait-ce ce que tu attends de moi, l’approcher ? ― Oui. ― Pourquoi ? ― Pour m’aider à voir si vraiment c’est le Messie… ― Qui suis-je pour en juger ? Suis-je une experte en messies ? Je n’en ai pas eu dans mes clients, ou ils me l’ont bien caché. ― Ne te moque pas. ― Je ne sais même pas si c’est affaire de religion ou de politique, le Messie… ― Peut-être les deux. Mais même pour moi je t’avouerai que c’est flou. ― Et lui, qu’est-ce qu’il en dit ? ― D’après ce que j’en sais, il élude la question. Peut-être qu’il ne le sait pas lui-même. Peut-être qu’il faut l’aider à voir clair en lui. ― De toute façon je n’entends rien ni à la religion ni à la politique. N’est-ce pas toi qui as étudié à fond les Écritures ? Moi, je ne sais même pas lire. ― Ce n’est pas ton avis que j’attends. ― Je me disais aussi… ― Je ne refuse pas non plus de l’entendre. Je n’exclus pas d’en tenir compte. ― Pour le moment je n’en ai pas, sinon que ses propos m’ont transpercé l’âme. Alors quoi ? ― Je vais t’expliquer. Sache d’abord que je l’ai convié à diner, et qu’à ma surprise il a accepté. ― Bien. ― Tu vas aussi venir chez moi… ― Holà ! Ne crains-tu pas pour ta réputation ? ― N’as-tu donc pas appris à écouter jusqu’au bout avant de répondre ? ― Mais si, j’ai appris ! Beaucoup de mes clients ne viennent, et ne me payent, que pour me dire ce qu’ils ont sur le cœur ! Je ne dois pas être mauvaise écouteuse, parce qu’ils reviennent ! ― C’est bien, cela peut servir. Quoi qu’il en soit, tu voudras bien me laisser le soin de ma réputation. Mes gens seront prévenus. Tu pourras accessoirement profiter du repas. ― Bien. ― Il faudra t’habiller comme une femme du peuple, pas comme je te vois. ― Donc pas comme une putain. Soit, je préfère. J’ai ce qu’il faut. ― Tu exerceras tes talents… ― Pardon ?? C’est peut-être le Messie et tu voudrais que… ― Tes talents de parfumeuse ! Je te procurerai le produit. Cela fait partie de ton métier, non ? ― Certes, mais je ne comprends vraiment pas. Serais-tu prophète, pour avoir des idées aussi tordues ?? ― Ton état t’a rendue effrontée. C’est dans la nature des choses, mais tu devrais essayer de ne pas te moquer. C’est à toi que tu fais du mal. Non, je ne suis pas prophète. Et donc je patauge lamentablement dans le doute, y compris et surtout sur lui. Je crains de me faire avoir par un faux messie comme de passer à côté du vrai. Au minimum, je veux essayer de savoir s’il a vraiment des dons comme on le dit. Donc je veux le tester, sans a priori… ― En me demandant de le parfumer ?? ― Oui. ― Pour le coup tu m’inquiètes, sérieusement. Te sens-tu bien ? J’en arrive à me demander si tu ne ferais pas mieux de me solliciter pour… ― Assez ! Ne comprendras-tu donc pas ? S’il est prophète, à plus forte raison s’il est le Messie, il doit deviner quel genre de femme tu es. ― Et donc s’il le devine… ― Je ne dis pas que ce sera forcément suffisant ! Mais c’est nécessaire. ― Supposons que je pleure en sa présence… ― Si c’est sincère, je n’y vois aucun inconvénient. Ce que je ne veux pas, c’est que tu te présentes. C’est sa réaction à lui qui m’intéresse d’abord.
  22. yagmort

    La vérité aux cancéreux

    Je n'ai pas dit que c'était courant, mais enfin c'est arrivé. Pourquoi les médecins seraient-ils la seule catégorie humaine intrinsèquement incapable de méchanceté ?
  23. yagmort

    La vérité aux cancéreux

    Il est parait-il courant (mais j'ignore s'il y a des statistiques) qu'une personne à qui un médecin annonce qu'elle a, par exemple, six mois à vivre meure effectivement six mois après jour pour jour. Pourtant la moyenne n'exclut pas une grande variabilité. https://bouquinsblog.blog4ever.com/guerisons-remarquables-caryle-hirschberg-et-marc-ian-barrasch
  24. yagmort

    La vérité aux cancéreux

    Quarante séances de cobalt, la chirurgie n'avait pas pu tout enlever, j'avais perdu trop de sang (mais je ne l'ai compris que longtemps après). J'avais entendu "tumeur", c'était bien assez angoissant, mais on évitait "cancer", ou alors en l'atténuant si je puis dire. Je me souviens que quelques mois plus tard, me promenant à la campagne près de chez ma grand-mère, j'ai croisé un voisin qui m'a dit : "C'est chez vous qu'il y a quelqu'un de très malade ?". J'ai compris que c'était moi, et pourtant ça m'a fait très bizarre : j'étais en pleine forme. Et avec le recul, il valait mieux, au moins pour moi.
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