yagmort
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Peut-être simplement parce qu'ils ont bien compris, depuis le temps, que Macron est une girouette à l'international et qu'on ne peut pas s'appuyer sur lui.
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Hirohito a été totalement innocenté, par choix politique (judicieux d'un point de vue pragmatique). Ce n'est qu'après sa mort en 1989 qu'on a réexaminé les archives et constaté qu'il n'avait pas été si fantoche ni si aveugle que ça.
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Et pour cause. Par contre, l'accusation non prouvée de génocide est une diffamation. Cela posé, il m'a été donné d'entendre des Corses prétendre que la France mène un génocide en Corse, alors... -
Un génocide, pour mémoire, qui a tué 3% de la population cible en 3 ans, dans un contexte de guérilla, pas la plus douce du monde, et contre-guérilla, pas la plus féroce du monde. Il y en a de plus sérieux dont on parle bien moins. Après, je ne sais pas trop quoi penser d'une pétition soutenue aussi bien par Jean-Luc Mélenchon que par Florian Philippot. -
Autant, je voudrais voir les chiffres, s'il y en a de fiables. Et c'était déjà le même problème, il faisait face à une guérilla qui cherchait à avoir le plus de morts possibles pour les monter en épingle, ayant compris que c'est un excellent système pour embarquer des idiots utiles (se plaindre à Lénine, etc.). L'ancien régime a eu le malheur de diriger un pays qui se trouvait être, pour l'URSS, le plus court chemin vers l'Océan Indien. Elle a donc mis le paquet pour y lancer un parti communiste fort (liquidé ensuite par la République Islamique). Guerre froide oblige, les USA sont venus à la rescousse, en imposant plus ou moins leurs méthodes. Jusqu'à ce que Jimmy Carter retourne leur veste, jusqu'à leur refuser les équipements qui auraient permis de contrer les manifs en évitant de faire des martyrs qui alimenteraient la prochaine manif. Ibn Warraq rapporte, dans Pourquoi je ne suis pas musulman, ce mot d'Ali Dashti, député, opposant accepté au régime monarchique, au moment de disparaitre dans les geôles de la République Islamique : "Si le Shah avait laissé publier des livres comme le mien, il n'y aurait pas eu cette révolution islamique". Le livre en question, 23 ans, qui continue à circuler sous le manteau, est une vigoureuse remise en cause du caractère inspiré et sublime du Coran.
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Ca sort d'où, ça ? L'idéal pour eux, et pour une bonne partie des Iraniens, ce serait un retour de la monarchie Pahlavi, que Carter avait stupidement laissé tomber (ce sont pourtant eux qui ont amorcé le programme de la bombe, mais sans menacer personne). A moins bien sûr de considérer que les Iraniens s'identifient massivement à leur régime actuel, réflexe habituel des "idiots utiles" (se plaindre à Lénine si l'expression consacrée est désobligeante) de tous les totalitarismes.
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Ce que je constate, c'est que la liberté de conscience est respectée dans son pays, et qu'on peut le critiquer lui-même impunément. Et même que quelqu'un qu'on prétendait de ses inconditionnels (si on s'était un peu mieux renseigné on aurait vu que ce n'était déjà pas si simple, mais on ne fait pas dans la nuance quand il s'agit de diaboliser qui on doit diaboliser) vient de le traiter de "génocidaire fou" et de préconiser de "mettre Papi en maison de retraite". Il a répondu au même niveau. https://www.lefigaro.fr/international/donald-trump-defend-brigitte-macron-qui-n-est-pas-un-homme-et-lui-souhaite-de-remporter-beaucoup-d-argent-20260410 Quoi qu'il en soit, qu'on s'autorise des outrances verbales de Trump pour lui préférer les mollahs iraniens, ça me sidère.
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Et alors ? Ca n'empêche pas la liberté de conscience... à moins qu'on s'en foute...
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HS ? Je répondais à quelqu'un qui soutenait que les plus "fous de Dieu" n'étaient pas du côté qu'on dit dans ce conflit. Et je ne trouve pas que ce soit HS.
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Aux USA comme en Israël, on peut dire ce qu'on veut de la religion, en changer comme on veut. En Iran, c'est une autre histoire.
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Qui parle de leurs destructions en tant qu'états souverains ? On peut souhaiter la fin d'une dictature féroce mais pas du peuple qui la subit (même s'il n'est pas unanime à la réprouver). Personne n'a parlé, que je sache, de la fin radicale de l'Allemagne à cause du nazisme. Tout au plus, on souhaite la récupération de la Corée du Nord par celle du Sud (ou l'inverse s'il y en a qui n'ont toujours pas compris...), comme l'Allemagne de l'Est a été récupérée par celle de l'Ouest. -
Donc il faut faire l'autruche ?
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Beaucoup d'états sont musulmans dans leur constitution. Et il y est interdit, à des degrés divers, de quitter ou critiquer l'Islam. En Israël on a le droit de quitter ou critiquer le Judaïsme. -
Le jour où une ville explosera quelque part dans le monde, on ne saura pas forcément de qui ça vient. Pas besoin de missile, on peut la faire passer par des voies commerciales, en pièces détachées au besoin. Et plus il y en aura, plus ça deviendra possible voire probable. A titre personnel, je préférerais, il m'est arrivé de militer pour, que la France renonce à la sienne. J'ai cru comprendre qu'au moins une fois les Pakistanais ont été sur le point de la lancer. Les USA en ont eu vent et les ont calmés. Les USA sont le flic du monde. Il ne sera pas forcément toujours là (ou il peut finir de péter les plombs). On peut toujours juger ce flic trop cher payé, trop brutal, trop pourri, trop vicieux, trop bête, trop tout ce qu'on voudra, je ne suis pas convaincu qu'on puisse s'en passer si facilement...
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Je ne l'ai pas inventé... "C’est seulement un matérialisme historique très grossier qui dénie le pouvoir des idées, et prétend que les idéaux ne sont que des intérêts matériels déguisés. Il se peut que, sans la pression des forces sociales, les idées politiques avortent : ce qui est certain est que ces forces, à moins qu’elles s’appuient sur des idées, restent aveugles et non dirigées" (Isaiah Berlin, Deux concepts de liberté, 1958). "Il est paradoxal que Karl Marx, qui a minimisé l’importance des idées par rapport aux forces sociales et économiques impersonnelles, ait, par ses écrits, causé la transformation du vingtième siècle, à la fois vers ce qu’il voulait, et, par réaction, contre... (...) Il y a des hommes qui tueront et mutileront avec la conscience tranquille, sous l’influence de mots et d’écrits d’autres hommes, certains que la perfection peut être atteinte" (le même, discours de 1994). Et pourquoi pas ? La Règle d'Or s'applique aussi entre pays. Surtout que, par exemple, les frontières d'avant 1967 ne sont viables pour Israël que dans le cadre d'une paix consolidée, avec l'étranglement au milieu qu'ils cherchent tout naturellement à élargir.
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Quand ils en ont élu démocratiquement, ils ont encaissé encore plus d'attentats... alors il ne faut pas s'étonner s'ils hésitent et si donc ça devient rare...
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Bref, tu ne veux pas savoir ce qu'est une idéologie. Je ne peux pas t'y obliger.
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Tu devrais lire le Manifeste de Marx et Engels, Mein Kampf, et le Coran.
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Les USA ont à un moment considéré que le bloc communiste, qui venait d'envahir l'Afghanistan, qui l'avait emporté peu avant au Vietnam, était l'ennemi prioritaire (on pouvait pourtant déjà avoir des doutes, mais c'est facile à dire après). Et donc ils ont utilisé ce qu'ils ont trouvé, des islamistes. Mais l'islamisme et le djihadisme sont aussi vieux que l'Islam, ont été lancés par le même Prophète et s'appuient sur le même livre. Il y a juste des hauts et des bas. Pour le moment, il se réveille, principalement sous forme de guerre asymétrique en attendant mieux.
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Avant Daesh, c'était Al Qaeda, qui n'a d'ailleurs pas disparu. Encore avant et depuis 1928, les Frères Musulmans (toujours là même s'ils ne sont pas toujours en guerre, leur but ultime est le même). Encore avant, le califat ottoman, même s'il était sur le recul et la défensive depuis 1683 (échec du siège de Vienne). On retrouve donc le truc habituel des idéologues totalitaires : faire croire qu'ils poursuivent des buts limités et raisonnables pour embarquer des idiots utiles (se plaindre à Lénine si la formule consacrée est désobligeante).
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Ce n'est pas encore la 100.000ème mais c'est incontournable : "Il ne s’agit pas de griefs particuliers, ce n’est pas quelque chose que nous, en Occident, aurions fait. C’est simplement que nous n’acceptons pas le Coran comme la base d’une société modèle. Notre simple existence est une provocation suffisante. C’est le devoir des islamistes terroristes d’imposer une société régie par les lois de Dieu telle qu’elles sont promulguées par le Coran. Tout au long de l’histoire, les terroristes islamiques ont été galvanisés par les mêmes motivations : un désir de revenir à la pureté des ancêtres (salaf), un rejet des innovations, une rigoureuse adhésion au concept de tawdid (unicité de Dieu), le devoir de commander le Vrai et d’interdire le Faux et la nécessité de conduire le djihad, au sens militaire, pour l’amour de Dieu. Tous se réfèrent aux mêmes sources et avant tout au Coran. Tous invoquent les mêmes versets des mêmes sourates, page après page." (Ibn Warraq, L'Islam dans le terrorisme islamique). On peut toujours critiquer la façon dont Bush et d'autres ont réagi, s'ils n'avaient pas réagi du tout tout porte à croire que l'islamisme aurait bien plus avancé encore.
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Parce qu'ils ne sont pas avant tout islamistes ? Daesh est l'abréviation d'"état islamique" en arabe. Pour le programme de l'islamisme, voir Coran 3:110, Coran 8:39, Coran 9:29, etc. etc.
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Mélenchon, les sondages et l'antifascisme
yagmort a répondu à un(e) sujet de Panopticom dans Politique
D'autant qu'un institut de sondage est une boite privée dont la finalité est de faire du chiffre d'affaires. Les sondages pré-électoraux ne sont peut-être pas leur principale source de revenus mais ils sont leur principale vitrine. Ils n'ont pas intérêt à se planter. -
Il se trouve que ça n'a pas suffi pour le Vietnam (ils ont plutôt jeté l'éponge qu'été battus). Mais ils se sont rendu compte, quand le Sud a résisté seul plusieurs années, puis avec les "boat people", qu'ils s'étaient vraiment battus, pas seulement pour ça mais aussi quand même pour la liberté d'un peuple.
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Quelle emprise totalitaire ? En Israël comme aux USA on peut contester impunément la politique de Trump ou Netanyahu. A moins bien sûr que "totalitarisme" soit, comme "antisémitisme", redéfini de façon parfaitement orwellienne (« La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. »).
