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Tout ce qui a été posté par ashaku
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Tu aimes les paris risqués, que ce soit la Suisse qui émerge du carré Angleterre-Norvège-Argentine semble improbable. Note si ça se passe comme ça, celui qui a misé dessus touchera gros. Bon, ce soir la Belgique a passé la main, à nous de jouer contre l'Espagne.
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Ca semble compromis France-Argentine, pourquoi pas ?
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Je pense que la démarche de Nora/Ned était plutôt d'améliorer la compréhension entre homme et femme, pour ne pas rester sur des clichés nés de la méconnaissance du sexe opposé.
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1° Une dame qui vend ses thérapies de couple raconte le cas de Nora, devenue Ned le temps d'une expérience de 18 mois. J'ai trouvé ça pas mal, la vie d'homme du point de vue d'une femme, c'est à dire la sociabilité masculine sous le prisme féminin. Ce qui est noté est la solitude, le rejet, l'obligation de performer, d'être confiant. Elle ne s'y attendait pas et a trouvé ça très dur. 2° Excellente idée je trouve. Encore qu'elle suppose que les femmes doivent trouver leur modèle compétitif de cohabitation avec l'homme, comme si c'était une fatalité. Quitte à ce qu'il y ait une émergence, elle devrait concerner à la fois hommes et femmes pour former une harmonie, créer les conditions pour que les arguments du conflit deviennent obsolètes.
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Certains les attirent plus que d'autres, hélas. Les animaux piqueurs comme les moustiques ont développé plusieurs façons de repérer leur source de protéines. Ils cherchent un animal pour avoir du sang donc déjà, ils détectent la chaleur du corps. Mais mieux encore, ils détectent le CO² expiré (!), si ça respire c'est vivant. Enfin, ils détectent les phéromones de la sueur. Et il se trouve que la sueur est de l'eau pure extraite du sang, voracement consommée par les hordes de bactéries que nous hébergeons sur l'épiderme. Elles consomment et produisent un résidu (c'est l'odeur aigre de sueur que nous connaissons). Selon l'endroit de la peau, ce ne sont pas les mêmes bactéries, donc pas les mêmes phéromones (les bactéries qui vivent dans les pieds sont de la même famille que celles qui font la croute du fromage, d'où une odeur similaire). Les bactéries qui vivent spécifiquement sur notre nuque produisent une odeur qui les attire beaucoup. Ca dépend. Un peu comme la solution du lâcher de moustiques stériles, on peut choisir d'avoir un bidon d'eau stagnante dans son jardin pour que tous les moustiques du coin viennent y pondre leurs oeufs. Ensuite, on empoisonne l'eau et on est tranquille tout l'été.
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Quelle est la valeur fondamentale sur laquelle vous ne feriez jamais de compromis ?
ashaku a répondu à un(e) sujet de Plouj dans Inclassables
Je dirais aucune, le compromis est la valeur fondamentale pour un individu social. Mais on peut hiérarchiser les valeurs selon sa sensibilité, ça permet de se retrouver par affinité. Moi par exemple, j'accorde beaucoup de valeur à la notion d'équilibre. Et très peu à la notion d'apparence. -
Totalement d'accord. J'irais même plus loin : la formulation des prompts ne doit pas donner prise à des considérations psychologiques. Comme tu l'indiques : donner un thème factuel aussi précis que possible, mais sans donner la moindre indication de nos préférences personnelles, je ne donne même plus de directives, je ne dis pas à l'algorithme pas ce que j'attends de lui. A la place, je fourni un vecteur pour parcourir le thème, un angle sous lequel questionner les données, mais rien qui ressemble à "ce que je veux", "ce que je pense" ou autre. Le LLM doit avoir une consigne à laquelle répondre, si je ne lui en donne pas, il doit la construire lui-même, la déduire de mon prompt et j'ai l'impression que ça le rend plus intelligent. Il doit construire des modèles spécifiques pour comprendre ce que j'attends et ses réponses sont plus pertinentes je trouve. Et en fait, ce qui est marrant, c'est que les rôles s'inversent. Le LLM déroule ses explications sur le thème mais conclut en me demandant quel aspect du sujet m’intéresse, quelle dimension me semble la plus importante, quel ressenti m'impacte le plus, etc. Et au final, c'est lui qui m'interroge toute la session. Maintenant, la dernière fois que j'y ai eu recours, c'était en janvier, les progrès de cette techno font que le même modèle aujourd'hui a du bien changer en performance. Je testerais surement dans l'été, le temps d'avoir matière pour le prochain échange. Car, autre recommandation que je me fait à moi-même : le LLM étant un miroir amplificateur du discours, il faut l'aborder après avoir monté son intelligence du sujet de discussion. Ainsi l'outil nous renvoie de l'intelligence augmentée. Contrairement au fait de lui envoyer des bêtises pour recevoir de la bêtise amplifiée.
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Merci Quels seraient tes conseils pour l'usage du LLM ? C'est un sujet que je trouve passionnant. Il est d'actualité et fait intervenir à la fois des connaissances techniques/informatiques et des connaissances sociales/cérébrales. La puissance que j'entrevois dans la relation humain-IA me fait penser que cet outil jouera un grand rôle dans un développement proche de l'humain et des sociétés humaines. Hélas, depuis que j'ai réalisé l'aliénation possible dans la relation humain-IA, je déplore de voir qu'on ne file toujours pas de mode d'emploi, on ne pointe toujours pas les erreurs d'usage et la presse se fait le relai des pires affabulations sur cette technologie, amplifiant une psychose absurde. Entre ceux qui rejettent aveuglément sur de fausses idées et ceux qui se mettent en couple avec un algorithme, il y a de quoi désespérer. C'est peut-être un symptôme d'un mal que nous avons déjà identifié dans notre histoire. Le génie humain est-il devenu un fardeau plutôt qu'un avantage ?
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D'expérience personnelle, il n'est pas bon d'interpréter les réponses de l'IA sous l'angle émotionnel. Nous ne pouvons nous en empêcher lorsque ça se produit et il y a vraiment un impact sur la personnalité. En ce qui me concerne, le mieux est de n'engager que des rapports intellectuels avec l'algorithme, et de limiter ces échanges au nécessaire, genre 2 ou 3 fois par an. L'IA n'est qu'un outil, comme une fourchette ou un tournevis, lorsqu'on n'en a pas besoin, on oublie jusqu'à leur existence. Mais chacun sa façon d'interagir avec cet outil. Ce matin, dans le RER, un rapide coup d’œil indiscret sur l'écran de ma voisine de siège, elle était sur GPT, j'ai le temps de voir une phrase de la réponse "tes émotions, ton amour ...". L'exemple de la vidéo : "toxic boyfriend", quelle idiotie. Prétendre que l'agent a une personnalité, interpréter ses réponses comme si elles venaient d'un humain ("il s'en fiche", "il ne refroidit pas ses ardeurs") est une horreur. C'est un algorithme, il n'a pas de compréhension interne, pas d'intention, pas de volonté. C'est un programme qui aligne des mots sur un sujet. Et interpréter ses réponses comme la volonté d'un organisme vivant est une erreur. Cette erreur provoque des psychoses chez celui qui interprète ça de travers, en ressentant, lui, de vraies émotions qui déclencheront de vrais actes dans la vraie vie.
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il existe des couvertures chauffantes mais pas de couvertures refroidissantes ?
ashaku a répondu à un(e) sujet de ChristianB dans Sciences
Du genre de celle-là ? https://www.amazon.fr/Top-Life-Couverture-Rafraîchissante-Instantané/dp/B0GS9BZ956/ref=asc_df_B0GS9BZ956?mcid=9e2603d851473afea5c9c6c84ebbea7e&tag=googshopfr-21&linkCode=df0&hvadid=812118132899&hvpos=&hvnetw=g&hvrand=2197037926161064179&hvpone=&hvptwo=&hvqmt=&hvdev=c&hvdvcmdl=&hvlocint=&hvlocphy=9056533&hvtargid=pla-2544831597287&psc=1&hvocijid=2197037926161064179-B0GS9BZ956-&hvexpln=0 Sans vouloir faire mon schtroumpf à lunettes, j'ai répondu littéralement au sujet du topic : une couverture refroidissante. Et je continue de penser que faire du froid n'est pas possible, le seul refroidissement qu'on constate c'est quand des objets chauds reprennent peu à peu la température ambiante, ça se produit naturellement, on ne contrôle rien là-dessus. On peut injecter de l'énergie dans un système pour le chauffer, ou on peut l'en priver et le laisser diffuser celle qu'il a pour qu'il refroidisse. La couverture trouvée plus haut est rafraichissante, elle ne fait pas du froid, elle indique au système nerveux qu'il a moins chaud, ce n'est pas la même information. La température physique ne change pas, c'est le ressenti du propriétaire de la peau qui change. Je suppose que le tissu diffuse efficacement la chaleur du corps, mais même un tel système à un niveau de saturation. -
il existe des couvertures chauffantes mais pas de couvertures refroidissantes ?
ashaku a répondu à un(e) sujet de ChristianB dans Sciences
Fun fact : le froid n'existe pas, il n'y a que de la chaleur au dessus du zéro absolu (la température est une quantité de mouvement, et il n'y a pas de mouvement négatif). On peut "faire" du chaud mais on ne peut pas faire du froid. Les frigos trichent en faisant plein de chaud autour d'eux pour avoir du froid dedans. Il existe des gels qui stockent le chaud ou le froid, ce n'est pas une couverture mais un rectangle de 30x10 cm à mettre au micro-onde ou au congélo pour avoir un patch. -
En tout cas, au vu des autres matches que j'ai regardé, on a un jeu plus propre et plus efficace. On vient de finir Japon-Brésil, le match à la Olive et Tom dont parlait @Seyar Mais suite à un but brésilien à la 96e minute (!) le Japon vient de s'incliner
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Encore de bonnes observations et réflexions sur ce sujet. Je trouve que tu as une pensée assez profonde et transverse des phénomènes que tu décris, et que tu parviens à toujours rester neutre, sans blâmer un groupe ou un individu. Tu évoques les concepts, en les structurant. J'aime les structures que tu produis même si elles me semblent étranges parfois, rapport au manque d'acteurs humains dans tes explications. J'ai souvent envie de dire "c'est vrai mais c'est normal, c'est dû à l'historique du vivant, de l'animal puis de l'humain". De mon coté, j'organise mes réflexions autour de dualités. Dans ce thème, tu évoques l'entre-soi des groupes, c'est "intérieur-extérieur" (nous/eux). Mais aussi "connu/nouveau". De par nos origines, notre cerveau inclut le mécanisme "si c'est familier c'est bon" (un fruit déjà gouté sans mourir est comestible). Ce mécanisme est dérivé et exploité intensément dans la publicité et la politique. Il est à l'origine de notre ostracisme naturel. C'est un tort et une dérive, oui, mais c'est aussi une réalité. Le mécanisme existe physiquement pour nous protéger des dangers physiques. C'est lorsque nous reproduisons ce mécanisme avec des idéologies que les biais apparaissent. C'est là que la prudence devient du racisme, du jeunisme ou de l'intolérance en général. En synthèse active : nouveau/connu : combattre la préférence naturelle du connu et développer l'appétence naturelle du cerveau envers la nouveauté lorsqu'il s'agit de culture. matériel/conceptuel : réserver les réflexes ancestraux aux actions physiques et en développer de nouveaux pour les idéologies. C'est un constat réel et véridique, mais il n'est fataliste que si tu le prend localement. Si on compare les journalistes d'Europe et d'ailleurs, on voit qu'il y a de la diversité. Si on compare les écrivains d'aujourd'hui et ceux du passé, on voit qu'il y a de la diversité. Ton analyse montre que notre espace-temps local est sclérosé par l'entre-soi, mais il faut se rappeler que les choses changent avec le temps. L'entre-soi génère beaucoup de tensions, ces dernières génèrent des réactions, qui provoquent à leur tour des changements.
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Il suffit que les phrases soient grammaticalement correctes pour que l'entrainement de l'IA soit bon. Il n'y a pas besoin qu'elles soient des révélations fantastiques. Un livre de cuisine n'a pas de "grande valeur intellectuelle" mais il peut entrainer le LLM au langage et à la culture.
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J'ai peut-être mal retranscris l'auteur que je voulais citer. Son discours est plutôt que l'homme est tourné vers le résultat fonctionnel dans un monde extérieur qui tourne bien, la femme l'est plus sur le ressenti émotionnel dans une psyché qui tourne bien. Il ne s'agit pas "d'aimer avoir un problème" mais "de prendre en compte ce qu'il y a autour du problème". On pourrait tout aussi bien dire que l'homme est insensiblement fonctionnel là où la femme va au-delà du problème local pour traiter la dimension relationnelle qui, après tout, est toujours présente Et bien sur, il ne s'agit pas de mettre les deux en compétition. Si je schématise très grosse maille, l'un est porté sur l'objet, l'autre sur le sujet. Hors, l'existence vécue est une relation entre ces deux concepts. Nous devons toujours tenir compte des deux, les genres humains se sont spécialisés dans l'un ou l'autre, pour un meilleur fonctionnement en équipe.
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Merci En l'occurrence, je citais ici de mémoire "Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Venus". Je crois que c'était les plus grosses critiques faites contre l'ouvrage. Trop genré. N'empêche, si ce qui est décrit n'est pas vrai pour chaque individu, c'est une tendance assez vraie d'après mes propres observations.
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Lorsqu'un homme se plaint, il veut une solution à son problème, si sa femme l'écoute et le console il se dira "elle ne veut pas m'aider et me laisse dans mes problèmes". Lorsqu'une femme se plaint elle veut être comprise dans sa détresse, si le mari lui propose une solution à son problème elle se dira "il ne s’intéresse pas à moi et à ce que je ressens". Adopter la bonne attitude selon le/la plaignant.e.
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C'est une réflexion sur le recul de la parole devant les actes. Elle tend à dire que la parole est meilleure pour résoudre les conflits, ce qui est vrai. Elle sous-entend aussi que les actes violents sont systématiquement mauvais et les paroles apaisantes systématiquement bonnes, ce qui est faux. Si quelqu'un s'avance d'un air menaçant et commence à vous empoigner, parler est devenu inutile, il faut agir. Nous vivons dans un monde matériel, les évènements sont matériels, il faut des actes pour répondre aux actes. C'est une base de notre existence animale. Mais nous sommes aussi une espèce intelligente, ayant façonné culture, parole, institutions morales et autres valeurs immatérielles qui guident vertueusement les humains sur la route du devenir. C'est un gain de notre existence intellectuelle. Lorsque c'est l'entité qui existe pour vous protéger qui vous attaque, comme pour toute attaque il convient de se défendre concrètement, pas en imagination. Mais en plus dans ce cas de figure c'est le garant de la paix qui se fait avocat de la guerre. Dans ce climat, je suis d'accord que tout un chacun reprendra la méthode à son compte, ce qui est moins bien qu'un pays où tout le monde est gentil. Mais "être gentil" doit être collectif. Si on est le seul gentil parmi 10 méchants, on est pas un saint mais une victime. Je laisse le martyr aux religieux et complète mon éducation civique par une éducation martiale. Je ferais volontiers du civisme avec tous ceux qui sont partants, mais je n'élimine pas la violence de mes possibilités afin de pouvoir répondre à ceux qui existent en dehors du civisme.
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je marche dans la rue il y a du vent une tuile tombe et me fend la tête
ashaku a répondu à un(e) sujet de ChristianB dans Philosophie
Il y a certes de nombreux évènements qui auraient pu prendre une seconde de plus ou de moins entre le matin et la tuile. Mais il n'y a que le timing du dernier évènement qui compte. Si juste avant la tuile j'ai parlé à quelqu'un, c'est ce timing là qui compte, qui annule les secondes en plus et en moins pendant que je me brossais les dents ou prenait le petit dèj. Conclure que "l'heure de ma mort était prédestiné" est une erreur. Ce n'est pas parce qu'on a pu monter une chaine d'évènements logique qui y mène qu'il y a une volonté derrière cette chaine d'évènements globaux. Si je me promène en forêt, je vois qu'il y a un arbre ici, pas un mètre à gauche ou un mètre à droite mais juste là, donc sa position était prédéterminée ? Non, des graines sont tombées et une a poussé là, voilà tout. Les évènements de la vie s'enchainent, se mêlent et se percutent, sans qu'il y ait une volonté qui les pilote tous ensemble. Quand les particules de gaz dans un contenant se percutent, on parle d'aléatoire, pas de "qui a voulu que cet atome d'hydrogène percute cet atome d'oxygène ?". Ce qui existe de troublant ne se situe pas au niveau individuel mais collectif. Les évènements "tendent à s'équilibrer entre eux", le chaud va vers le froid, la pression va vers la dépression, une forêt dense peut brûler contrairement à un terrain nu, un terrain nu peut accueillir pleins de nouveaux arbres contrairement à une forêt dense. Et globalement, les choses s'équilibrent. -
Il y en a, oui, comme avec tous les outils puissants. Et là on parle de la subjectivité, de l'esprit humain. C'est pour ça que le volet moral était un bon thème à aborder pour compléter la thèse de départ, qui traite simultanément métaphysique, ontologie et épistémologie. Il ne manque que l'éthique pour la relier pleinement à l'humain. La subjectivité, quelle est sa nature ? Elle mobilise un espace manifestement différent de l'espace matériel dont elle est issue.
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Pas vraiment, puisqu'il y partout "une grille de lecture", "des concepts", "des choix" et "des constructions" faits à partir d'un continuum indifférencié pour lui attribuer du sens. Il y a donc du sens, mais celui que nous donnons, individuellement ou collectivement, par la culture. Le post original aborde la relation sujet-objet dans son aspect matériel (montagnes, cellules, hormones) mais il ne parle pas de moralité. Ce serait intéressant d'ajouter "**Q: Le bien et le mal sont-ils aussi des constructions ? Comment les valeurs morales s'insèrent dans cette compréhension de la réalité ?". Je crois que c'est précisément de ça qu'il est question : faire des choix, des constructions, qui modèlent notre vision du monde et nos possibilités pour interagir avec. Dans ce modèle, les limites existent ... si on les créé. Et dans notre culture, certains actes sont répréhensibles, selon la sensibilité collective. Il y a une institution pour fixer des limites, et les individus la suivent (globalement).
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Espace cosmique et conscience : équivalence nécessaire
ashaku a répondu à un(e) sujet de Tom88 dans Philosophie
Et bien ... c'est plutôt moi qui devrait essayer de rester dans ton cadre même si je le discute un peu, c'est le jeu. Pour répondre rapidement à ton intervention, l'IA, sa logique, son sens est le fruit de l'humain tout comme ce dernier, sa logique, son sens est le fruit de la matière. Ton propos est qu'il y a "reproduction d'une même logique" entre univers et humain donc en fait la série colle assez bien avec une reproduction de logique dans un nouvel espace. J'ai une représentation similaire de mon coté. Je crois que nous avons en commun d'explorer le même territoire et de partir de nos propres symboles pour le faire. En ce qui me concerne, comme modèle de compréhension systémique, j'ai posé une boucle avec 3 espaces dédiés à un certain type d'information : la matérialité, la conceptualisation et le logos. Je ne suis pas très sûr pour le nom du dernier, mais c'est l'espace de l'information structurée, le sens. L'information circule dans cette boucle rétroactive, transformée d'espace en espace. Les informations sur les objets matériels, lorsqu'elles sont captées par une subjectivité qui l'interprète, va donner naissance à des informations conceptuelles, des idées. Ces dernières, par l'accumulation, l'analyse et le discernement, vont donner naissance à une information structurée qui rend compte des informations matérielles (vraie), qui est conçue en respectant des règles conceptuelles logiques (cohérente) et qui peut exister dans la réalité (exprimable). Ce troisième espace est celui de l'émergence dialectique, de la synthèse de Hegel, c'est là que se trouvent les ordres, les choix, la compréhension d'une blague, la solution d'une énigme. C'est globalement le moment où un lien est fait, une direction spécifique est dernière restante parmi des possibles, un sens est donné, un acte est posé. C'est le moment de la rétroaction vers la matérialité. Il pleut (matériel) -> je pense que je vais être mouillé et avoir froid (conceptuel) -> je visualise un parapluie qui me protège de la pluie (logos) -> je prend un parapluie et je sors (matérialité). Je suis comme toi à la recherche d'un modèle minimal de l'existence, une brique qui se retrouve dans tout ce qui existe. Et cette boucle représente une moitié du modèle, celle qui décrit l'actualisation, la réduction des possibles vers une seule réalité pour nous. L'autre moitié décrit la génération des possibles, à partir des actuels. Et donc une boucle d'échange entre eux, une oscillation constante entre les deux, produisant l'existence. Les possibles contraignent les actualisations, qui déterminent de nouveaux possibles, et ainsi de suite. J'ai fini par être séduit par le même concept, celui d'une volonté d'évoluer et d'un besoin de se connaitre pour y arriver. A toutes les échelles car fondamental dans le processus et répété à chaque étape suivante. Le premier problème avec ce paradigme, c'est d'arriver à se le représenter pour raisonner avec, tester ses propriétés et ses limites. J'ai pensé à un truc : le cercle. Quand on pense à un cercle, on visualise une forme ronde mais la définition officielle de cet objet imaginaire parfait implique un centre et un rayon. Un point et une ligne. La forme ronde est le phénomène, dans l'analogie que je propose c'est la réalité que nous voyons. Et le réel serait le point et la ligne, la définition sous-jacente au phénomène visible. Si on reprend le concept de boucle pour décrire l'existence, le cercle colle parfaitement pour la représenter, faisons maintenant sa version "réel sous-jacent". Il y aurait un point central, l'espace vierge absolu, celui qui précède les autres. Et il y aurait un rayon indiquant à quelle distance on se trouve de cet état de virginité absolue, cette distance représente l'accumulation de relations actualisées, devenant contraignantes pour les prochaines. Le parcours de la boucle serait une spirale s'échappant du centre. L'existence serait, dans cette représentation arbitraire, un système de règles qui se complexifie lien après lien, la spirale créé son sens au fur et à mesure. Sa distance radiale augmentant pour avoir à un moment donné la possibilité du vivant qui s'actualise. De là le jeu de l'évolution que nous connaissons donne corps à la boucle pour produire entre autres la conscience, et la spirale peut s'observer, se comprendre, peut-être influer sur sa trajectoire. Des relations rompues diminuent la distance radiale, cet "oubli" des règles acquises est nécessaire pour rester dynamique, ne pas se rigidifier et mourir par impossibilité d'évoluer plus avant. Des règles qui s'accumulent sans cesse, ce sont des contradictions qui émergent de plus en plus et des tensions qui se créent, s'intensifient et doivent être résolues. Il en résulte une crise, une guerre, un évènement destructeur. Des règles disparaissent, des libertés sont retrouvées pour la spirale. Sur un registre plus individuel, les états dissociatifs comme la méditation consistent -dans l'analogie de la spirale- à rompre des liens (volontairement, virtuellement, temporairement, ceux de la perception sensorielle notamment), et tenter de s'approcher du centre. Si on y parvient même un peu, on voit le monde différemment, libéré de certaines contraintes, on le voit avec des possibilités qu'on ne verrait pas autrement. Cette analogie de la spirale de l'existence m'est personnelle, je ne sais pas si elle est transposable à quelqu'un d'autre. Dis-moi si cela fait sens pour toi. Elle partage en tout cas avec ton idée qu'il y a un seul mécanisme (la boucle possibles-actuels) qui est répété pour chaque être, que ce soit l'univers, le vivant ou la conscience. Ils sont des étapes successives de la spirale grandissante vers sa compréhension d'elle-même. -
Le boucher, ou mécanicien, comptable, hôtesse de l'air, appliquent des procédures simples et personne n'essaie de les en empêcher. En sport, marquer un but, panier, essai, touchdown alors qu'une dizaine de gars musclés a tout fait pour vous en empêcher mérite la joie de la réussite. Cette réussite n'est pas obligatoire, il y a des matches qui finissent par 0-0. Alors que le boucher qui veut couper un steak ben il y arrive à chaque fois. Franchement, un cuisinier qui tente une recette difficile et la réussit a le droit de se réjouir. Idem pour d'autres métiers, c'est juste qu'il faut un antagoniste pour que la réussite ait le goût de la victoire remportée par l'effort.
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Corrigés du bac philo – filière générale : “Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?”
ashaku a répondu à un(e) sujet de Flower00 dans Philosophie
Bien sur, lorsque je disais "rendre heureux les gens" je ne voulais pas dire "malgré eux". J'aurais plutôt du écrire "ne pas les rendre malheureux". Car je suis d'accord qu'il y a des gens qui sont malheureux sans raison de l'être, il y en a même qui sont malheureux alors qu'ils ont toutes les raisons d'être heureux. Donc, non, bien sur, on ne manipule pas les gens, pas même par le bonheur. Mais pour revenir au sujet, il y a bien un travail actif à faire dans la relation à l'autre. Une attention à apporter, une prévenance qui permet de "ne pas rendre malheureux" (à défaut de rendre heureux ). -
Du point de vue de la réalité matérielle, j'aime le silence. C'est le signe d'une absence d'interruption de l’extérieur, c'est le bon contexte pour se concentrer, réfléchir, travailler. Dans ce silence peuvent éclore des idées qui n'auraient pas pu si l'esprit était accaparé par l'analyse de tel ou tel bruit. En méditation, le silence intérieur est un but, l'absence de sollicitation de l'esprit par les sens, qui créent tout un dialogue intérieur. D'un point de vue conceptuel, le silence fait partie de la dualité "silence-impulsion", pour produire le Rythme. C'est une dualité très profonde, à la source de beaucoup d'autres. Par exemple "absence-présence" en découle, et tout ce qui existe suit un Rythme. Cette vision du silence, non comme un vide mais comme une contrepartie nécessaire à l'évènement qui viendra le briser est très riche, je trouve. Le silence est l'espace dans lequel se créent les conditions d'existence de l'impulsion qui suivra. Le silence n'est pas vide, il résonne encore de l'impulsion précédente, et les volutes de cette résonance sont les mécanismes qui participeront à l'élaboration de l'impulsion suivante. Ce qui est intéressant dans cette image, c'est que l'alternance silence-impulsion qui produit le Rythme implique qu'il y a une boucle qui tourne continuellement pour passer sans arrêt de l'un à l'autre. Une boucle ontologique qui oscille entre possibilités et actualisation. "Silence" symbolise "potentiel", "absence", "ignorance", le vide qui appelle à être rempli par l'actuel, la présence ou la connaissance, il est la première étape obligatoire avant que quelque chose n'existe.
