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Globure

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Tout ce qui a été posté par Globure

  1. Globure

    un jour... un poème

    On n’enterre pas le sang décharné de la servitude ni le sang désarmé de l’amour inutilisé ; on ne retire pas le cri de la bouche comme une clef, on ne suture pas la pierre fissurée d’une soif. La chaux vive du sang qui n’a point dormi, tu l’entendras liquéfier la dalle des morts, traverser ses étapes de neige étouffée et siffler en remarchant tout son hiver. On n’enterre pas le talon poudreux de la foudre ni la fureur tendre du fruit piétiné ; le sang retourné sur sa racine comme un décombre s’est armé tout droit d’une moisson fruste de couteaux… Irina Lasnier
  2. Le vaccin chinois produirait 10x moins d'anticorps que le pfizer ??? https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/07/19/le-vaccin-chinois-sinovac-produit-dix-fois-moins-d-anticorps-que-le-pfizer_6088760_3244.html
  3. Globure

    un jour... un poème

    @Yemaia @Lowy.. Debout encore dans la lumière commune des jours sans grain les poèmes aimés viennent comme une autre lumière plus vraie et trouant le désordre révélant plus loin l’air possible cela suffit pour tenir Antoine Emaz
  4. Il a parfaitement raison, simplement tu n'as pas tort non plus; la comm est plus invasive car adaptée aux nouveaux réseaux .
  5. Globure

    un jour... un poème

    Et toi ne dis pas que je perds le sens et le temps de ma vie – si je cherche dans le sable le soleil et les pleurs des mondes – si je jette dans les choses mon âme la plus grande – et crois à d’immenses magies. Antonia Pozzi
  6. Globure

    un jour... un poème

    La nuit me mord de son croc et mon cou saigne. Dessous les pierres le scorpion danse et redanse. Lente, la pluie s'achemine jusqu'à la chambre. L'escalier sombre du désir n'a pas de rampe. Maria Mercè Marçal
  7. Globure

    un jour... un poème

    Un à un les rêves viennent mourir sur la page Ils se sont donné le mot ils viennent de partout pour mourir sur la page comme les éléphants dans leur cimetière J’assiste à leurs convulsions ne peux tendre un verre d’eau je les regarde pour la première fois pour la dernière fois avant de les envelopper dans le suaire de mes mots et les déposer sur la barque menue qui fut jadis leur berceau Le courant les emporte et bien vite me les ramène comme si le large n’était pas là-bas mais ici sur la page Abdellatif Laâbi
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