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Jean-EB

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Tout ce qui a été posté par Jean-EB

  1. Le retour du loup est multifactoriel. Citons pêle-mêle la protection de l'espèce, la déprise agricole en zone de montagne et moyenne montagne, l'augmentation des effectifs d'ongulés sauvages (réintroduction, plans de chasse raisonnables, zones de quiétude avec périmètres de protection, etc.). La biologie de l'espèce, particulièrement ses capacités de dispersion, favorise d'autant plus la reconquête dans un tel contexte. Le concept de nuisible, que vous utilisez sans nuances, est un concept largement abandonné en écologie. Jean
  2. Si ma mémoire est bonne ils disent bien cela à propos des oiseaux chassés mais se montrent plus nuancés pour les ongulés. Aussi, ils ne nient pas les dégâts agricoles, les difficultés de régénération forestière en cas de pression d'herbivorie importante, les accidents de la route. Ils affirment aussi que la régulation actuelle n'atteint pas ses objectifs. Ce qui peut aboutir à deux positions antagonistes : la régulation n'est pas nécessaire versus il faut plus de régulation. Je crois même que l'un d'eux, parlant du sanglier, émet l'hypothèse que la pression de chasse est trop faible. Et l'enseignant-chercheur rappelle les causes de l'augmentation des effectifs du sanglier en France (déprise agricole, cultures appétentes, glandées abondantes, taux de mortalité hivernale en baisse, agrainage). Le sujet est complexe, n'y allons pas avec des idées trop simples. Jean
  3. Oui absolument. Le rapport est sérieux, il me semble, précisément car il catégorise les types d'attaque. Je mets le tableau de synthèse extrait de la publication pour savoir de quoi l'on cause : Rien en Europe de l'Ouest effectivement. Ou plutôt seulement un acte de prédation non mortel en Italie et une attaque non mortelle par un loup enragé en Croatie (si l'on considère que c'est un pays de l'Europe de l'Ouest). Les loups et les meutes constituées sont cependant moins nombreux en Europe occidentale que dans la plupart des pays ci-dessus. Quelques pays de cette zone n'ont d'ailleurs plus de loups depuis longtemps (îles Britanniques notamment). Jean
  4. C'est faux. Les attaques sont rares mais existent. Voir ici pour les attaques contemporaines récentes : Wolf attacks on humans : an update for 2002–2020 | NINA Report 1944 Norwegian Institute for Nature Research | John D. C. Linnell, Ekaterina Kovtun & Ive Rouart | 2021 Jean
  5. « Il suffit de [...] » est une entrée en matière assez peu indiquée lorsque l'on parle d'un sujet aussi complexe. Jean
  6. Le loup n'a pas été réintroduit en France. Le loup est revenu naturellement en France à partir de populations italiennes de la lignée italo-alpine (Canis lupus italicus). Jean
  7. Sauf que tout cela est largement faux. Ou, à tout le moins et par manque de rigueur, largement trompeur. Évacuons rapidement les affirmations sur le sanglier : depuis 2019 il est interdit en France de lâcher des sangliers hors enclos (voir ici : Article L424-8 du Code de l’environnement, modifié par LOI n°2023-54 du 2 février 2023 - art. 5). Si des lâchers hors enclos ont lieu l'infraction au Code de l'environnement est caractérisée et passible d'une amende de cinquième classe s'élevant à 1 500 euros (Article R428-11 du Code de l'environnement, modifié par Décret n°2019-933 du 6 septembre 2019 - art. 4). Auparavant les lâchers de sangliers hors enclos, soumis à autorisation préfectorale, étaient déjà très marginaux. Les derniers chiffres fiables colligés par l'ONCFS (OFB maintenant) et publiés en 2012 le montrent bien. Extrait : (source : Ongulés sauvages en captivité - Inventaire national | Faune sauvage numéro 297 | ONCFS | 4ème trimestre 2012) Oui, vous lisez bien : il y a 10 ans, avant l'interdiction des lâchers de sangliers, 495 sangliers ont été lâchés hors enclos. Pour la même période le tableau de chasse affichait 526 709 sangliers prélevés (tués convient aussi bien) hors enclos sur la saison de chasse 2011-2012 (Tableaux de chasse ongulés sauvages - saison 2011–2012 | supplément Faune sauvage numéro 296 | ONCFS | 3ème trimestre 2012, extrait ci-dessous). Doit-on ici calculer le pourcentage que représentent les sangliers lâchés par rapport aux sangliers tués in natura ? Je pense que cela n'est pas nécessaire et que les chiffres bruts enterrent aussi bien les inepties de certains discours sur les lâchers de grand gibier. On le voit il y a matière à relativiser et, peut-être, de quoi remettre les pendules de l'ASPAS et de la Fondation 30 millions d'Amis à l'heure de l'information rigoureuse (si toutefois les phrases citées sont bien de Madline Reynaud et Reha Hutin qui s'expriment au nom de leur association respective). Si ces deux tableaux mis en regard ne sont pas suffisants je vous laisse lire les documents de l'ONCFS cités ci-dessus. À la lumière de ceux-ci vous verrez que les laïus sur les lâchers d'ongulés en France relèvent plus du fantasme que de la réalité. Bon, j'avais prévu d'apporter de la nuance sur le gibier à plume mais je le ferais une prochaine fois si le débat se poursuit. Jean
  8. Bonjour, vous pourriez sourcer vos affirmations svp ? Sur les animaux lâchés, par exemple. Jean
  9. Bonjour, Je crois que ce sujet est en passe de réunir tous les poncifs, toutes les balivernes même, dans le plus petit nombre de messages. Jean
  10. Jean-EB

    Les oiseaux de nos jardins

    Une très belle photo mais ce n’est pas une Fauvette à tête noire. Jean
  11. Jean-EB

    Les chasseurs

    En France il y a beaucoup de populations sédentaires. Et il y a des migrateurs qui passent l’hiver chez nous. D’autres vont en Espagne via les cols pyrénéens. Jean
  12. Jean-EB

    Les chasseurs

    Pour vous. En droit français non. En droit européen non. Nulle part vous êtes un assassin si vous tuez un animal. Jean
  13. Jean-EB

    Les chasseurs

    Ça sort d’où ? Parce que selon BirdLife, qui suit les critères d’évaluation de l’UICN, la majorité des espèces en Europe et dans l’Union européenne ne sont pas menacées. Les espèces menacées, dans la dernière évaluation, comptent pour 13% des espèces évaluées en Europe géographique, soit 71 espèces menacées (catégories CR, EN, VU) sur 544 évaluées. Les tendances dans l’évolution des effectifs ne sont pas toujours réjouissants, y compris pour des espèces non menacées en préoccupation mineure, mais soyons un peu précis tout de même et évitons de noircir un tableau déjà bien gris. Vous trouverez ces informations et plus encore dans ce document, à partir de la page 16 : European Red List of Birds, 2021 | BirdLife International Jean
  14. Jean-EB

    Déluge?

    Oui mais ça aucun climatologue n’en parle. Jean
  15. Jean-EB

    Déluge?

    À quel horizon et selon quel scénario ? Il faut être un peu précis quand on veut être pris au sérieux. Jean
  16. Jean-EB

    Déluge?

    C’est un peu abscons tout ça. Jean
  17. Jean-EB

    Les chasseurs

    Vous pouvez ne pas aimer. User d'arguments fallacieux pour justifier vos souhaits est bien différent et peut être critiqué. Jean
  18. Jean-EB

    Les chasseurs

    Vous connaissez manifestement assez mal la chasse en France. Dès votre première proposition on voit que vous ne maitrisez pas le sujet. En effet, le classement ESOD du Renard n'a rien à voir avec la vaccination antirabique, la rage vulpine étant absente en France depuis plus de 20 ans. En France la vaccination orale des renards ne se fait plus aujourd'hui. Sur l'agrainage... les objectifs ne sont pas ceux que vous décrivez. Le reste c'est une liste de pratiques à interdire parce que... bah parce que vous n'aimez pas ces pratiques et puis c'est tout. Jean
  19. Le résumé pour les décideurs est très fidèle aux rapports complets du GIEC et ne pointe, conformément aux acquis des sciences du climat aujourd'hui, qu'une seule responsabilité dans le réchauffement climatique actuel : les GES anthropiques. Les journalistes, les hommes et femmes politiques, les commentateurs divers peuvent bien dire tout et n'importe quoi, du vrai et du faux, cela ne change pas le discours des scientifiques et le consensus sur le réchauffement climatique. Jean
  20. Quand le graphique le plus simple, la métrique la plus usuelle, la carte la plus connue, le paragraphe le plus commenté, dans n’importe quelle étude et rapport, du GIEC notamment, proposent des marges d’erreur, des écarts types, des niveaux de confiance, des degrés d’incertitude, des probabilités, alors il faut n’avoir rien lu, rien retenu ou rien compris pour écrire cela. Jean
  21. Et l'article dit que l'extinction de l'Ordovicien est la première des extinctions massives canoniques. Jean
  22. Vos jugements fondés sur votre méconnaissance d'un sujet ne pèsent pas lourd face aux publications scientifiques. C'est vraiment pénible de devoir rappeler que le nombril c'est personnel et qu'il est d'usage en sciences de ne pas en faire le centre des connaissances. Jean
  23. Pour vous, uniquement pour vous. Donc, en toute amitié, on s’en fout un peu. Ce n’est pas plus simple de reconnaître qu’on se trompe ? Jean
  24. Non, vous confondez tout et on vous a déjà expliqué que vous aviez tort. Ce que l'on appelle la cinquième extinction de masse est celle qui a lieu il y a 66 Ma et qui voit les dinosaures non-aviens disparaître. La sixième extinction est celle de l'Holocène qui est en cours. La disparition de la mégafaune dont vous parlez fait l'objet de nombreuses études mais, canoniquement si j'ose dire, n'est pas reconnue comme l'une des six extinctions massives. Voir ici : Terre : les cinq plus grandes extinctions massives | Futura sciences Jean
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