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Tout ce qui a été posté par Ambre Agorn
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J'ai des tentations d'actions démesurées (je me suis senti poussé des ailes!), et les conséquences sont inimaginables ou totalement irraisonnables. Le fait d'avoir eu le cran de couper ce lien m'a "donné des ailes" et couper des liens ne me fait plus assez peur: la puissance et le grisement que cela donne me fait me surveiller et m'isoler un peu. Mon environnement et tout ce qui constituait mon équilibre est menacé de par le seul fait que j'ai changé ma vision sur lui, les conséquences de mon choix ont des répercussions pour le moment assez limitées car je n'ai pas encore entrepris d'action, mais la puissance que j'ai entre les mains me rend nerveuse et des plus attentionnée. Le but étant de tenir compte de ma nouvelle "liberté" (qui n'en est pas une en fait, mais qui s'apparente plutôt à enfin me présenter devant une évidence que je ne voulais pas voir), et de ne blesser personne.
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Je me suis présenté enfin devant des choix que je repousse depuis longtemps, alors j'étudie les options. Mais j'ai passé un stade: quand j'ai décidé de renoncé à un lien (une attache, métaphore du prisonnier car pour moi ce n'est pas une prison mais un choix précédent auquel j'ai renoncé), et que j'ai ressenti un sacré soulagement, est venu tout de suite la responsabilité de recréer un équilibre, et c'est là que j'ai ressenti le vertige de la démesure. Il me guette à mes pieds, d'où la falaise
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Sur le même côté de la falaise, permet-moi de te saluer alors, et si tu veux sauter, j'aimerai autant qu'on se tienne la main!
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C'est bien ce qui me semblait, et je pensais avoir répondu dans cette optique, mais ne voulant pas trahir ta situation, j'ai parlé en général, pour suivre ce que tu faisais. Est-ce que ça veut dire que tu penses que la philosophie peut t'aiguiller sur tes choix présents? Ou est-ce vraiment d'une discussion pour voir ce qu'il en sort, que ce soit de la philosophie ou autre chose? Tu as avancé dans l'éclaircissement de ta situation depuis le début ou ça paraît encore bien opaque?
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Mais oui, je suis d'accord, mais je ne sais pas où tu veux en venir: où est le nœud qui coince?
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Attend, j'ai encore plus tordu: Si celui qui se sent libre était conscient d'être prisonnier, alors il a déjà fait le choix, vu qu'il a donc projeté de s'évader. Donc la liberté n'est plus le moment du choix, mais celui d'accepter le choix qu'il a fait en amont et qui l'a poussé à s'évader, non?
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L'éducation est elle nécessaire, par qui ?
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de UnRoux dans Philosophie
Bonsoir Leroux J'ai l'impression en te lisant que tu mélanges plusieurs notions. Par exemple, tu n'as pas l'air si sûr qu'apprendre et éduquer soit la même chose. Eclaircissons ce point, non? D'un premier abord, apprendre est actif de la part du sujet, là où éduquer est passif pour celui qui se fait éduquer. Apprendre est intime, là où l'éducation vise à donner une forme spécifique à un autre par l'instruction (action de communiquer des connaissances à quelqu'un). Ensuite que fais-tu comme différence entre l'éducation et l'apprentissage? Sous-entendrais-tu qu'il n'y a que par l'éducation que les choses sont apprises de génération en génération? Si l'évolution est nécessaire, sous-entend-elle que c'est par l'éducation qu'elle est induite? L'évolution est, qu'il y ait ou non éducation, non? Je trouve que tu passes un peu trop vite là-dessus: tu dis que notre "place de dominant" est acquise par l'éducation? Dominant en quoi exactement? Maintenant, il me semble que tu mélanges encore quelques notions: tu te cantonnes à l'idée de l'éducation, mais qu'en est-il de l'imprégnation de l'environnement sur l'enfant, de l'exemple prodigué consciemment ou non par l'entourage direct de l'enfant (puisque c'est à cette période que l'enfant est "formé" pour le reste de sa vie). Il me semble aussi que l'éducation, je veux dire la structure même du mot qui en a fait le concept, sous-entend qu'elle est prodiguée justement par une autorité, reste à définir les qualités de cette autorité, soit ce qui compose un tel personnage lui permettant d'être reconnu comme une autorité. Et le problème que tu soulèves quant à l'autorité immédiate qui décrédibiliserait d'autres acteurs d'éducation, n'en est pas un dans la mesure où, au sein d'une société, les enseignements sont tout de même assez lissés et similaires d'une figure d'autorité à une autre. Il y a forcément des différences entre différentes figures d'autorité ou acteurs d'éducation, mais ils ont tous des bases similaires justement parce qu'ils composent et introduisent un élément au sein d'une même société. Il en serait différemment s'il fallait introduire au sein d'une société un élément externe, ou qu'une figure d'autorité soit formé par une autre société, culture. -
En parlant de deux conceptions, est-ce que je dois entendre: deux réactions simultanées? Si le prisonnier ressent de la joie à sortir de sa prison, c'est qu'il avait projeté une idée de cette liberté qui était différente de ce qu'il était en train de vivre, d'où la joie d'enfin atteindre cet idéal: libre de suivre ses pieds où bon leurs semblent (ou libre de ne pas suivre des horaires de fou, et s'épuiser à une tâche dont il ne se sent plus lié). Est-ce que c'est comme la surprise: un sentiment (émotion?) qui est de courte durée? Pour la suite par contre, je ne crois pas que cela corresponde vraiment à la panoplie des ressentis du prisonnier qui s'évade, non? Pour la suite, tu parles donc d'une liberté relative, une liberté qui ne concerne qu'un aspect restreint des activités quotidiennes ou une partie des devoirs qui composent l'activité de tout un chacun. Tu veux dire que cette position du choix est déroutante par ce qu'elle implique quand on a conscience d'avoir un choix à faire et donc qu'on a la vision des différents chemins qui s'offrent? Mais cette position n'est pas forcément le fruit de la mise en liberté, ou d'un sentiment nouveau de liberté. Je veux dire que la position de devoir faire un choix se présente dans diverses situations dont potentiellement celle où on vient d'acquérir un supplément de liberté. D'où ta question de départ: "et après?" Je suppose aussi que ça dépend de combien de temps on a eu "en cage" pour cogiter à la suite, ou le temps qu'on a eu pour se préparer à passer de "peu libre, restreint" à "un peu plus libre". Si la chose arrive de façon inattendue et brusque, je conçois facilement qu'on se retrouve dans un état de flottement et d'hésitation, de doute, d'autant plus si on ne s'était pas vraiment rendu compte à quel point on était prisonnier. Peut-être alors est-ce une situation où il n'y a pas vraiment de bon ou mauvais choix, juste devoir trancher tout en sachant que ça reste de la folie. Ca aura au moins l'avantage de maintenir une certaine attention, tension, curiosité sur ce que ce choix réservera comme lot d'expériences nouvelles.
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J'espère avoir bien compris la teneur de ton intervention, et ne pas écrire inutilement... Je vois bien qu'il y a différentes façons d'aborder la notion de liberté (j'ai même un dégoût particulier dans cette phrase, pour moi hypocrite, de "la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres"). En fin de message, tu décris une situation d'équilibre qui revient à composer sereinement avec les déterminismes, ceux qui nous font ressentir point de départ, auteur, d'un besoin ainsi que la recherche de sa satisfaction, et ceux qui nous laisse voir, avoir conscience, que nous ne sommes pas initiateurs de ces besoins, mais juste un point de rencontre de ces besoins et de leur résolution ou non-résolution. Un peu en aparté, la société ne serait-elle pas justement un facteur qui programme, ou tente de programmer, les besoins qui vont spontanément naître en l'individu pour que ces dit-besoins correspondent justement à ce que la société propose comme résolution ou satisfaction, et donc participe au confort et à la satisfaction de l'individu? Si l'individu ne se sent pas libre, alors la société a-t-elle failli dans le rôle d'assurer l'environnement favorable pour le développement de l'individu? Que dire alors de l'individu se sentant libre dans cette forme de relation sociale/individu? Ou ne se sentant pas libre dans cette même relation?
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Je ne le dirai pas comme ça. Parce qu'il est facile de se convaincre d'être au bon endroit, comme il est facile de se convaincre de ne pas y être. La liberté n'est peut-être qu'un sentiment, et concerne surtout l'adéquation entre son ressenti et la réalité. Ce qui revient à être au bon endroit au bon moment, et cela à chaque fois que se passe cet "alignement" et aussi longtemps qu'il dure. Cependant, à ce moment je ne pense pas que ce soit le concept de liberté qui se présente à l'esprit, mais bien plutôt une certaine paix et sérénité. J'ai plutôt l'impression que la liberté est similaire à l'espoir: des trompe-l’œil, une illusion (l'illusion n'est en soi pas inutile ni mauvaise, elle est une étape nécessaire dans le bon développement harmonieux d'un individu).
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Intéressant! Et bien, j'y pensais aussi tantôt (peut-être parce que j'avais lu le mot sur un certain forum...!) La liberté du prisonnier est facile à contenter: il suffit d'ouvrir la cage. Mais celui qui n'est pas prisonnier dans une cage, pourquoi ne sentirait-il pas libre et courrait-il après celle-ci? Pour ma fille c'est simple: "la liberté c'est être libre de ses mouvements". Effectivement, nous avons des besoins physiologiques, et se les voir diminuer ou ôter, et nous nous sentirons immanquablement prisonniers. Celui qui naît sans bras ne se sentira pas prisonnier, parce qu'il n'est pas privé de mouvement: son corps n'est juste pas pourvu de capacité de certains mouvements comme nous ne sommes pas pourvus d'ailes pour le mouvement du vol. Pourtant il pourra développer un sentiment de diminution de liberté quand il se comparera aux autres dotés de bras. Le sentiment de liberté se rapporterait-il aussi à ce qu'on peut constater et comparer de nos capacité d'avec celles des autres. Ainsi, l'oiseau paraît facilement plus libre. La liberté dépendrait-elle aussi de nos désirs, ainsi que du désir des autres? Et alors, un homme libre, ce serait quoi? Un homme conscient que ce sont les contraintes qui sont garantes de l'évolution (qu'elle soit méliorative ou négative)? Peut-on choisir ses/ces contraintes, ou juste y répondre d'une façon ou d'une autre?
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Je crois que nous avons perdu la capacité d'être libre comme nous concevons l'animal libre. En parlant, nous avons renoncé à la liberté de l'animal. Nous avons renoncé à vivre selon la "nature". Pourtant nous ressentons toujours ce tiraillement: se libérer en se fondant et se perdant dans ce concept de "nature" en brisant nos chaînes qui généralement se résument à des devoirs envers la société, et se constituer des chaînes qui nous extraient de la "nature", mais qui nous promettent de l'ordre et de la raison.
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Et toi, quelque chose à dire? J'aurais imaginé ce sujet en littérature, je ne sais pas comment la philosophie le traite, et j'imagine que ledit traité terminerait sur l'énoncée d'un paradoxe. Te sentirais-tu pousser des ailes? Tiens! L'oiseau serait-il plus libre que nous? Le thème étant ce qu'il est, je suppose qu'il y a maints ouvrages, maints auteurs, orateurs, témoins qui eurent des mots fleuris à son sujet, des mots assassins et meurtris, des mots à faire gonfler des voiles de galères, des mots d'abîmes découvrant des sommets, etc.. Eleutheria, et toi-même, ne diront pas l'inverse: la liberté menace, et est prête à condamner à l'errance et à la démesure. Pourtant la liberté n'est-elle pas ce petit brin de bonheur qu'une bouffée d'air frais provoque sur celui qui sort de la mine? Et après...? Elle disait: "Faut pas toucher aux oiseaux dans les champs de blés, et la liberté c'est choisir ses chaînes" Elle était un peu folle, mais cela cachait une part de vrai. Le vrai et la liberté se cachent derrière les ailes des papillons
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Tu sais quand un message doit passer, il passe, mais peut-être que l'émetteur ne voit pas qui est le récepteur. Que cela ne le décourage pas: l'important est le message qu'il doit transmettre, non pas celui de savoir qui l'a reçu, car une chose est sûre: le message s'il doit être transmis c'est qu'il a été désiré et a déjà son récepteur. Tes messages sont reçus et compris, ne t'inquiète pas pour cela, même si tu ne sais pas où et quand.
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Bonjour Pour moi qui suis en contact régulier avec plusieurs sortes d'animaux, il est assez aisé de constater de quelle façon extraordinaire nous nous comportons comme eux. A tel point que mon voisin appelle son chien et son enfant de la même façon, qu'un mâle, un homme ou une femelle, une femme en chaleur est casse pied tant qu'il n'est pas satisfait dans ses besoins (la seule différence se situant dans la fréquence des chaleurs!), que la peur est le moteur de la quasi totalité de nos actes en tant qu'être vivant (d'ailleurs je pense que Simone de Beauvoir se trompe quand elle dit que nous sommes soumis à l'espèce à laquelle nous appartenons, je dirai que nous sommes soumis à la vie parce que nous vivons tout simplement, et que nous nous battons pour le rester). Nous participons tous à l'immense festin que nous offre et nous soumet la vie: manger et être mangé. Nous n'avons pas encore réussi à relever le défi de nous soustraire de cette équation, même si nous sommes assez haut dans la chaîne alimentaire pour écraser n'importe quel autre être vivant. Nous avons échoué à muer les règles de la vie, et nous sommes devenus anthropophages (voire auto-phage!), et nous avons vicié ce dont nous nous nourrissons: tout support ou véhicule de vie. Je ne sais pas comment cela se passe dans les grandes agglomérations, alors je ne parlerai que de mon environnement, de ce que j'en comprends: lorsqu'il y a un coup dur, les gens continuent à travailler, même si ce travail les asservit, les harasse et les use, c'est cela le sens de leur vie. Je pense que c'est ce qui les sauve. Il n'y a presque que des paysans dans mon environnement. Mais si un jour c'est leur terre qui est en danger, si c'est le travail de cette terre qui disparaît ou rendu impossible, alors je ne sais pas ce qui pourrait advenir. Et je vois des alertes, la pression augmente: la terre est menacée, les animaux sont menacés, la santé même de notre progéniture est menacée. L'équilibre est maintenu à grand renfort d'injections de produits phytosanitaires qui ne font qu'accélérer le processus tout en le maintenant invisible. La chute du voile sera rude et douloureuse. Comme vous, je vois la mort de l'humanité, je la vois avancer à grand pas. Peut-être pas une mort complète, mais une extinction de masse, une hécatombe, ou alors une extinction complète. Nous ne sommes que des supports de vie, pas la vie, et c'est elle qui s'adapte et tente de perdurer à travers ses véhicules, si nous en tant que véhicule ne sommes pas suffisamment adaptés nous serons juste supprimés. Les extinctions de masse n'ont fait que renforcer la vie, cette extinction en cours sera un autre pas vers son renforcement, IA ou pas, humain ou pas! Un jour il faudra bien qu'elle affronte aussi l'extinction du soleil! Nous, humain, sommes soumis à trouver un sens dans la vie pour arriver à survivre, et je souhaite qu'il y ait encore du sens à trouver, même si nous ne sommes que quelques-uns à trouver du sens qui nous fasse agir autrement qu'en nous auto-détruisant! Cette aventure, cette participation à la vie est passionnante!
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Tu veux dire: il est bien programmé par les humains, non? ...utilisé en cosmétique ou de façon thérapeutique.. Sérieux: qu'est-ce qu'ils soignaient avec ceci?
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Remarque ce n'est parce qu'on rencontre des idées hyper répandues, même enregistrées et répétées par un Chat GPT, que ça change quoi que ce soit dans nos comportements quotidiens! Sinon ça ferait longtemps qu'on seraient tous des sages en harmonie les uns avec les autres! Imagine quelqu'un qui parlerait comme un ChatGPT (ce serait chiant!), et qui tout à coup sortirait une ânerie grosse comme une maison. Je suis sûre qu'alors la pensée: "Ha! ca y est, je reconnais l'humain!" traverserait au moins mon esprit, si ce n'est le tien aussi! Si ça se trouve on se fait l'idée de l'humain et elle est tellement répandue cette idée qu'elle en devient réelle (à force de la penser, on l'observe, à force de l'observer telle que pensée, elle en devient réelle) Comment se comporterait une pensée divergente par rapport à l'emprise de la pensée dominante?
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Et bien ça me perturbe, alors je me torture l'esprit. L'IA semble nous dépasser sur bien des domaines. Elle peut même mentir, trahir, tricher, etc. Mais,comme vous le dites, il y a toujours quelque chose qui fait qu'elle ne sera jamais humaine, que l'humain a toujours quelque chose qu'elle n'a pas. Seulement, je pense aussi que nous ne sommes pas au sommet de notre évolution, nous sommes en transition et nous allons vers ce que nous serons. Visiblement nous sommes à un moment crucial de notre évolution, et nous jouons notre existence même. Je ne parlerai pas de conscience, parce que je n'arrive pas à saisir ce que chacun entend par ce mot. Je parlerai d'intériorité. L'humain a un monde intérieur qu'il peut explorer, agrandir, façonner, extérioriser, etc. Ce monde intérieur il est unique. Le problème, c'est que la tendance est de le détruire au profit du bonheur ici et maintenant, à coup de développement personnel, assaisonné de "profiter de l'instant présent". Il y a une autre chose que seul l'humain fait, mais peut-être découle-t-elle de la première, c'est la capacité de se sacrifier pour une idée. Et, comme pour la première, je constate avec effroi comme cette capacité disparaît de plus en plus. Et vous, où en êtes-vous à ce sujet?
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Le langage parlé est-il exclusivement rationnel?
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de Ambre Agorn dans Philosophie
Bien le bonjour DU J'ai lu, avec le lien que tu avais fourni, ce qui est dit du concept d'intentionnalité. J'avais déjà entendu parler d'un concept d'intentionnalité, mais apparemment un peu différemment de ce que j'ai compris de ce que j'ai lu. Mais je crois que la façon dont je l'avais enregistré ne te plairait pas! Je te taquine, et je vais essayer de préciser tout de même. Quand je parlais d'une intention derrière l'amalgame "arbre" qui serait différente de l'intention de l'amalgame "corps humain", je pensais à une sorte de direction qui appuie dans un sens et qui donne pour résultat ce que je peux voir de l'arbre ou du corps humain. Non pas comme une volonté qui alors se rapproche de l'idée d'un dieu ou d'une "super-volonté", plutôt comme ....une intention, comment le dire autrement? Autrement dit, il y a un mouvement différent qui a résulté de l'organisation qui engendra l'organisme arbre de celui qui engendra n'importe quelle forme de vie. Ce mouvement, je le suppose commun à toute forme de vie (voire plus, pourquoi pas), mais qui s'incarne différemment vu qu'il y a pléthore de forme de vie évoluant chacune en commun avec d'autres. Donc même environnement et proposition différente d'organisation. Lorsqu'il y a eu les premières formes de vie dans l'océan, des "individus" seuls commencèrent à s'associer. Chaque nouvelle organisation a forcément eu pour conséquence une modification de la communication interne et externe, et de l'environnement. Et pourtant elles n'ont pas toutes adapté la même stratégie, les mêmes alliances, d'où les différentes formes de vie. J'avais en tête que ces organisations engendraient une intention. (j'avais en tête aussi que potentiellement cette intention précédait ces formes simples de vie, d'où les différentes compositions de formes simples en formes plus complexes, et de plus en plus complexes, mais là je prends des risques!). A partir de là, j'introduisais la communication, soit des entrés et des sorties d'informations qui a pour but de trouver des partenaires et maintenir la cohésion de cet ensemble. Et là, je voyais la communication comme une manifestation de l'intention (soit qui précède l'individu, ou) qui émane de l'assemblage. Je n'avais pas du tout pensé à ceci, même si j'aurais alors répondu que derrière les ordinateurs, il y a des intentions humaines qui s'expriment. Si le vocable langage est limité à l'expression humaine qu'elle soit parlé, écrite ou exprimée corporellement, et que celui de communication englobe trop de sortes de communication, je suis un peu hésitante sur le terme à choisir pour continuer à exprimer cette idée de langage/communication qui ne se limiterait pas à celui de l'animal-humain. Ca en revient un peu à se demander si l'univers est intelligent ou bête, non? Même si ce n'est que du vivant dont nous parlons, il y a des choix qui sont fait, et ces choix je ne sais pas comment ils sont commis. C'est à dire que je me représente très bien la chaînes des causes et conséquences qui me dépasse de très loin pour cerner qui a engendré quoi comme réponse, mais le point de départ, la première brique de vie, le point de basculement de l'inerte au vivant, comment peut-il se produire si ce n'est qu'il y a une "énergie" qui a appuyé dans ce sens? Tu sais c'est comme si je voulais absolument rencontrer une personne, mais que je sais que c'est impossible (autre pays, autre vie, autre langue, autre environnement social, volontés divergentes, etc.). Imagine que je finis par rencontrer cette personne d'une façon tout à fait impensable au départ: changement d'habitudes réciproques ou unilatérales, accident/incident qui fait se rencontrer les univers les plus éloignés, etc. Je n'y ai pas forcément pensé longuement, ou œuvré volontairement pour que les choses se passent ainsi, mais les choses se sont goupillées pour que l'intention de départ soit prise en compte et que les choses adviennent. Je ne sais pas si les choses adviennent sous forme d'idée/d'intention parce que ça doit arriver et se passer ainsi, ou si les idées/intentions influencent et font advenir ce qui va se passer. Je serai tout de même pour dire que les deux se passent: les choses adviennent par la chaîne des causes et conséquences, mais il y a aussi l'acteur (en l’occurrence moi) qui forcément influence et module cette chaîne en faisant advenir certaines choses qui sans lui ne seraient pas. Si le vivant œuvre involontairement pour le vivant, sa préservation et son optimisation en réponse à son environnement, pourquoi il n'y a pas qu'une seule réponse? Les premiers assemblages de vie simple en vie plus complexe, pourquoi n'étaient-ils pas tous les mêmes? Pourquoi dans un même environnement, plusieurs sortes d'assemblages se sont fait? Hahaha! Ce que je viens de faire d'ailleurs! En fait tout ce que tu écris dans les derniers paragraphes de ta réponse fournit de quoi répondre à certaines des questions que je viens de poser. Effectivement, je pars de l'idée que l'humain n'est qu'un assemblage complexe de formes simples, d'où mon questionnement sur les mécanismes sous-jacents de ces formes simples. Mais j'en oublie ceci: une forme simple qui se complexifie est plus que la somme de ses parties, même si comprendre ses formes simples aide à mieux aborder la forme complexe. -
Le langage parlé est-il exclusivement rationnel?
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de Ambre Agorn dans Philosophie
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Pour faire avancer le schmilblick, je propose à l'étude: Qui de l'un ou l'autre peut survivre sans l'autre? Qui peut aller à l'encontre de toute loi, toute logique, toute prédictibilité? Qui sait comment faire, sans pour autant le formuler, pour se détruire ou se faire prospérer et perdurer? Qui peut être touché et découvrir la sensibilité de l'autre par juste une petite attention, une pensée, un message? (Petit clin d'œil pour toi!) ...je continue de réfléchir...
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Le langage parlé est-il exclusivement rationnel?
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de Ambre Agorn dans Philosophie
Heureusement que la vie est difficile: qu'est-ce qu'on s’ennuierait sinon! Et puis là, pour ma part je ne suis pas psychologue, alors je ne me prononcerai pas sur la chose! Cela dit, en passant, je remarque que la raison, les raisons sont rarement instaurées en amont, et appliquées sciemment pour l'action à venir. Elles sont souvent recherchées après coup, ce que j'appelle personnellement la "rationalisation" (je ne me suis pas mise à jour concernant l'utilisation académique de ce mot). La ou les raisons arrivent à ce moment pour aider à supporter quelque chose bien trop pleine de trous et d'inconnu pour le cerveau. Alors la raison sert de cale à un échafaudage. Cependant très utile pour dégager des hypothèses, étape très importante dans n'importe quel domaine de recherche personnel, scientifique ou autre! Et qu'est-ce qui t'a poussé à lui expliquer la "signification" de ce rêve? Il t'a fallu du courage: pourquoi, que craignais-tu? Répondrais-tu à ces questions ici face à un tas de lecteurs plus ou moins connus ou inconnus?, ou as-tu ce genre de pudeur qui passera sans s'arrêter à dévoiler la réponse sur un lieu public? Effectivement, interroger les motifs qui nous font parler est assez vertigineux, et même potentiellement sans fin. J'avoue que ces questions me rendent d'une curiosité inassouvissable, à titre personnel et sur moi-même bien sûr! J'ai essayé de poser ce genre de questions à d'autres, mais j'ai bien souvent en réponse agacement et gêne.... ou une ignorance complète, et de la méfiance! -
Le langage parlé est-il exclusivement rationnel?
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de Ambre Agorn dans Philosophie
Mais non, mais non, mais non! Tu n'y es pas! Il ne faut pas tout mélanger et aller dans les extrêmes, sinon, oui, on se perd et on ne sait plus de quoi on parle. Bon, on reprend! Ne pas se tromper sur mon questionnement: le mécanisme rationnel qui est un engrenage même de la psychée, de l'animus, de ce qui nous compose (je ne veux pas dire un mécanisme du cerveau parce que je suis persuadée que tout ne se limite pas au cerveau, comme si c'était un poste de contrôle de toute l'entité vivante que nous formons). oui, donc je parle du mécanisme rationnel qui nous permet de communiquer, mu par une intention qui ne serait pas forcément (voire presque jamais) consciente. Or tu parles de rationalité qui, là, signifierait plutôt le fruit palpable et conscient de ce même mécanisme utilisé pour analyser, traiter de logique, calculer, etc. Ce n'est tout de même pas la même chose que de se tromper sur 2+2 font 5, et dire "tu vas pourrir" au lieu de "tu vas partir"! Pas non plus la même erreur que de dire que toutes les herbes sont vertes parce que jusqu'à présent tu n'en aurais vu que des vertes, et tout d'un coup parler parler parler beaucoup alors que la question était "c'est quel jour aujourd'hui?"! ...je ne sais plus où je voulais en venir! Enfin bon, il ne faut pas tout mélanger! -
Le langage parlé est-il exclusivement rationnel?
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de Ambre Agorn dans Philosophie
Hey! bonjour! Justement! C'est parce que ce genre de choses arrive que la question se pose. On a un peu trop l'habitude de penser que le fonctionnement rationnel est forcément conscient. Or il y a toute la partie immergée inconsciente et qui fonctionne aussi de façon rationnelle. Je crois que ce qu'on appelle l’irrationalité est avant tout un problème de communication interne, ou un problème d'écoute de chaque partie en jeu, un problème de conflit interne. D'où toutes les erreurs, lapsus, bugs, logorrhées, folies, discours politiques, etc. Si tout acte de langage est précédé d'une intention, cela ne sous-entend pas forcément que cette intention est consciente. Peut-être alors faut-il faire une différence entre une intention-moteur plus ou moins connue/consciente, d'avec une intention-désir qui agite la partie consciente et qui n'est pas forcément en accord avec l'intention-moteur sous-jacente. -
Le langage parlé est-il exclusivement rationnel?
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de Ambre Agorn dans Philosophie
Avec plus d'un mois passé, je reviens sur le sujet. J'ai cueilli des mûres durant tout le mois et plus, alors j'ai eu le temps d'y songer, d'y penser, d'y réfléchir et d'y faire quelques modifications. Tout ceci bien sûr sans livre ni internet: mes mains, mes yeux, mes bras et mes jambes étant tous bien occupés! Je vais reprendre là où j'en étais restée... Bonsoir DU J'avais cette représentation en tête lorsque je m'étais posée la question initiale: schématiquement le cerveau a un fonctionnement rationnel et un fonctionnement intuitif, entre autres. Non pas de façon séparée, plutôt comme deux rouages imbriqués pour faire fonctionner la même horloge. Chaque rouage ayant ses propres outils et influences. Intuitivement, je me disais que le langage devait être un outil du mécanisme rationnel, même s'il est utilisé pour rendre compte d'autres mécanismes. D'aucuns diraient que le langage poétique n'est pas rationnel, que le scientifique n'a qu'un langage rationnel, mais j'étais persuadée que tout ceci n'était pas juste ou pas entier. Qu'y a-t-il de plus rationnel que de compter les pieds de ses vers, de pondre un alexandrin que rime avec un autre, des mots qui ajoutent du rythme à un air de musique; et quoi de plus poétique qu'un astrologue la tête dans les étoiles, les yeux sur la lune et tout embrumé de voie lactée, un botaniste s'émerveillant et se gavant de curiosité à observer la communication des arbres? La question se posait alors pour moi de préciser si le langage était un outil entièrement rationnel ou s'il avait une part intuitive. Plus que le langage, c'est de la communication en réalité dont il est question. Car du langage on ne parle quasiment que celui qui est spécifique à l'animal humain; spécificité produite par la parole qui permet à l'animal humain de s'exprimer et communiquer au moyen de sons et de signes corporels et écrits. Vu que je ne me restreints pas au langage de l'animal humain, je vais utiliser le mot communication. Car la communication intègre aussi le langage. La communication est observable chez toutes les espèces animales et végétales (je ne parlerai pas des autres règnes: encore plus ignorante de ces choses). J'ai donc eu cette interrogation: si la communication prend naissance dans un mécanisme rationnel, alors chaque animal et végétal en est-il pourvu? Aujourd'hui, ceux qui étudient le système "arbre" (j'entends ici l'objet arbre et l'entièreté de son environnement et ses facultés de communication et échanges intra- et inter-espèce) ne statuent pas sur un point de centralisation des données récoltées et transmises, donc il n'y a pas de cerveau à l'arbre tel que nous imaginons que le nôtre fonctionne. Cependant, il y a les mêmes sortes de communication et mœurs: éducation des jeunes, système communautaire, transmission de l'information et du savoir, échanges de matières premières, influences sur les autres espèces autant animales que végétales, gestion des ressources, stratégies de groupe, soutien des individus âgés, malades, ou ...très savants, etc. Alors il y a un "au-dela" de la communication, comme un élan qui pousse chaque espèce ou morceau de vie à communiquer, à chercher partenaire pour communiquer. Un élan qui se matérialise différemment et se décline avec autant de nuances qu'il y a de communicants, comprenant aussi des constantes au sein des espèces. Si j'en reviens à l'animal humain, parler serait une expression de cet élan. Une expression qui vient de la cellule même, d'un amas de cellules tout emprunt de cet élan pour relier, par la communication à tout niveau, chaque brin de vie qu'elle peut côtoyer. Cependant, même si l'élan est commun, l'intention qu'elle sert n'est peut-être pas commun pour autant. Ce que je veux dire, c'est que l'amas de cellule "arbre" n'a peut-être pas les mêmes intentions dans sa stratégie de construction de ses briques de vie que l'amas de cellules qui compose mon entité vivante. Quelles sont les intentions qui agitent chaque parcelle de mon corps et de la psyché qu'elle engendre? Quelle sorte de communication est en cours qui fait qu'une bonne partie de son/mon fonctionnement m'est secret et pourtant se dévoile un peu à force de fouilles répétées? Pourquoi ces erreurs de paramétrage quand je suis dis vouloir la paix et que je ne fais qu'engendre la guerre? Pourquoi les dissonances cognitives? Erreurs de communication interne!? Communiquer avec une autre personne est alors une put*** de gageure vu les dissensions internes qu'il y a en amont! Et pourtant on fait, on se rate, on recommence, on se fâche, on se recule et on y retourne. Peut-être que la fluidité et la paix résident dans la découverte de qu'est l'intention qui meut l'entité vivante? Quelle est l'idée qui maintient toutes ces mini-vies ensembles pour constituer un autre niveau de communication qui semble être celui où je me meut présentement? Et bien, en tout cas, de prime abord c'est intéressant: je vais aller voir ça!
