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Tout ce qui a été posté par Ambre Agorn
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Elements de réflexions sur la question juive
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de aliochaverkiev dans Philosophie
@Annalevine Je me suis demandé ceci: est-il possible que je sois antisémite sans m'en rendre compte? Je n'en ai pas l'impression, mais alors comment se fait-il que vous ayez vu ça? Je me dis que si ça se trouve il y a un détail ou plusieurs qui vous ont sautés aux yeux et dont je n'ai pas conscience. Je ne veux en aucun cas laisser passer ça, et je vous serai reconnaissante de pointer du doigt ce que j'aurai pu dire allant dans le sens antisémite. Pourtant il me semblais que je comprenais petit à petit votre vision des choses, et que ce que j'avais compris de cette prise de parole du rabbin montrait justement que vous aviez raison quand vous disiez que...(je vais le copier pour être sûre de ne pas faire d'erreur) Et j'avais compris ceci de ce que vous disiez: les non juifs antisémites se font une idée du juif en général et c'est de cette idée-là dont ils ont horreur. Dans ce que disait ce rabbin, j'avais l'impression d'en comprendre la même chose: les non-juifs ne comprennent pas ce qu'est un juif, ce qu'il est avec son histoire, ses coutumes, sa philosophie, et que c'est l'idée qu'ils se font du peuple juif, basée sur certains individus, qui est faussée à la base. De toute façon les conflits sont toujours une réponse facile à l'incompréhension. Je ne veux pas me laisser aller à ce genre de raccourcis, encore faut-il que je sois consciente de tous les raccourcis. Bonne soirée Ambre " -
Ha! On est pas sorti de l'auberge! Freud, Lacan, Descartes et autre...j'avoue que je ne sais pas du tout de quoi ça parle! Je n'ai aucune culture de ce côté là et j'ai peur de donner des mots qui ne signifient pas la même chose pour vous que pour moi. Je sens les pièges et les coups arriver! Dans quoi je me suis fourrée? Je vais tenter de continuer en mettant sur le mot mental cette définition: le mental (est un mythe) est tout ce qui représente l'activité cérébrale du côté droit (cerveau gauche). Je ne parlerai pas de conscient ou d'inconscient, parce que je ne suis pas sûre d'avoir à les utiliser. Si c'est le cas...et ben j'aviserai et je répondrai aux questions! Je me permets une mise au point: si j'écris ici c'est pour me forcer à ordonner mes pensées en les soumettant à la lecture publique. Je me rends bien compte que j'ai un sacré "défaut" qui est celui de m'exprimer de façon ambiguë et qui porte à confusion. Il faut donc que je fasse le nécessaire pour tenter d'être plus précise et claire dans mes propos, et pour cela il n'y a que l'entraînement et la mise en situation de confrontation. Il faut que j'arrive à faire le lien entre ce que j'écris et ce que vous pourriez comprendre. Pour y parvenir, il faut que ma pensée soit le plus claire possible et ainsi je pourrai adapter les mots de mon répertoire pour être comprise. Je ne demande pas de bienveillance, car le conflit me met en zone d'inconfort et me force à utiliser toutes mes ressources.
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Le mental, vient du latin, mens: l'esprit. Besoin d'autre chose pour al compréhension du mot? C'est quoi les "autres instances éventuellement impliquées"?
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Elements de réflexions sur la question juive
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de aliochaverkiev dans Philosophie
Hou! Ben alors il faut que je revois mon langage ou relire ce que j'ai écrit en prenant en compte votre point de vue, si vous en avez compris ça! Ma haine des juifs? Mais pas du tout! Mais loin de tout ça. Alors soit je me suis vraiment mal exprimée, soit vous êtes bouché (et je penche pour le fait que vous n'ayez pas du tout compris). Comment vous pouvez croire ça? Ho! et puis c'est bien inutile avec vous, vous êtes persuadé de ce que vous avancez et je ne fais pas le poids pour vous prouvez l'inverse de ce que vous avancez. A moins que...vous pensez que je peux essayer quand même? Lol! Ne croyez pas que je suis fâchée quand même, il arrive à tout le monde de faire une mauvaise interprétation et si c'est mon cas, je vous prie de bien vouloir reconsidérer mes propos et si vous pensez que ça en vaut la peine, peut-être pourrions-nous tenter la compréhension mutuelle? C'est fou quand même que ceux qui sont timides ont l'impression qu'on les regarde en permanence, ceux qui mentent ont toujours l'impression que les autres mentent, ceux qui arnaquent pensent qu'on fait pareil avec eux, etc. Pourquoi voyez-vous de la haine dans ce que j'ai écris? (bon, en fait si c'est ambigu, je comprends que vous disiez ce ci, et ça me met mal à l'aise) J'ai tenté, comme vous, de chercher pourquoi les juifs étaient souvent les boucs émissaires. Ce que je trouve sur le sujet ne représente ni ce que je pense, ni ce que je vis, est-ce que vous demandiez ce que nous on en pensait du" pourquoi les juifs sont les boucs émissaires", ou tenter de trouver une réponse historique, une réponse spirituelle, je ne sais pas quoi d'autre?. Je ne connais que très peu de juifs, et sans doute pas les plus représentatifs, mais eux non plus n'ont pas la réponse. Que ce soit des non-juifs ou des juifs, il y a deux camps: les pour et les contre. Veuillez bien admettre que je ne suis ni pour ni contre, j'aime les humains, c'est tout, juif n'est qu'un qualificatif comme noir ou citadin. Mais je ne peux pas nier le qualificatif juif à celui qui veut le porter, ça n'a aucun sens, de quel droit? -
Le mental. En regardant l'entraînement intensif de certains adeptes des arts martiaux et en voyant les résultats obtenus, j'ai tout naturellement pensé qu'il fallait à tout prix maîtriser son corps. Je trouvais intéressant l'impact des arts martiaux sur l'individu qui s'en trouve changé physiquement et mentalement (suivant l'implication bien sûre). Une vérité, une fois qu'elle est perçue à tendance à s'auto-alimenter, et tout ce que nous percevons à la lumière de cette vérité nous conforte en elle. Pour tester une vérité il faut la vérifier, la maintenir tant qu'elle résiste à toute vérification et l'abandonner dès qu'elle trouve sa propre limite. J'ai alors tenté d'adapter le processus de maîtrise corporelle sur mes gestes au quotidien. Je ne dis pas que j'ai fait les bons mouvements, mais en tentant une telle chose, ma vérité s'est effritée. En effet, pour induire une maîtrise quelconque il faut intervenir sur le mental. Tout semble passer par le mental, mais c'est une erreur à ne pas faire, car ce serait limiter notre vie au seul mental. Le mental est notre force par rapport aux animaux, mais nous n'avons pas encore découvert l'utilité de l'outil "mental", et nous en avons fait une clé, celle qui nous ouvre les portes de la jouissance sans modération. Le mental est devenu notre maître au lieu de rester l'outil de notre évolution.
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La vie "intelligente" vaut-elle le coup de vivre ?
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de shyiro dans Philosophie
Ce n'est qu'une vision partielle de notre existence. Qui avez-vous dû bouffer/tuer pour vivre? Le mental est ce qui nous fait croire que nous somme supérieurs aux animaux. Le mental est un gardien, c'est à dire qu'il a la capacité de nous maintenir en vie malgré le peu de défenses physique que nous possédons. Le mental est ce qui nous sépare de l'animal. En nous séparant de lui, nous aurions dû évoluer, mais le mental est devenu un maître, non plus le garant de notre intégrité physique qui devait nous permettre d'évoluer. Bloqués dans notre évolution, il est facile de penser que ça n'en vaut pas la peine, et c'est vrai, parce que, comme tu dis, posséder des atouts et agir comme des bêtes n'est pas acceptable. Pourquoi ne pas se poser la question suivant: de qui sommes-nous le spectacle? -
Ha! Oui! Je vois. J'avoue que j'ai été quelque peu échaudée dans certains de nos échanges sur votre fil "regards sur notre monde" et maintenant je marche sur des œufs. Ce n'est pas vraiment un problème, mais je doute des limites. J'ai des élans qui me brûlent et que je ne peux pas vraiment maîtriser. Je me rends compte que ma façon de m'exprimer est souvent ambiguë dans l'esprit des autres, que mes propos sont interprétés avec des intentions que je n'ai pas. On m'a souvent reproché d'être naïve, et de ne pas me rendre compte de l'impacte de mes propos. Il m'arrive de me lever la nuit pour aller écrire. Il y a quelques années, je le faisais pour aller jouer un air qui flottait dans ma tête. Il faut que je trouve un moyen de faire jaillir la pression que je ressens parfois, que je l'use dans l'insomnie ou le travail. J'ai peur de ce que je pourrai écrire, parce que les résultats ont souvent été ravageurs. C'est tellement difficile de dire, d'exprimer et parfois il est plus facile de le faire en mots poétiques, en image douce ou brûlante, en parabole ou histoire. Mais ici je tente autre chose: la logique, la rationalité, la rectitude. Peut-être que je me trompe totalement au final et que là où j'avais peur de "vendre mon âme", c'est exactement ce que je fais. Je préfère me prendre de gros revers plutôt que douter. Je préfère la bagarre à l'attente, mais l'attente prépare au mieux ou au pire à la bagarre, tout dépend l'état d'esprit que l'on va maintenir, la maîtrise que l'on aura acquise. Un air de violon, la découverte d'un air que nos doigts font naître sans qu'on y pense, le souffle d'air que plus personne ne sent, le léger effleurement d'un regard, la lourdeur des promesses d'une goutte d'eau, le timbre d'une voix qui suspend le temps, la gifle du vent glacial de la tempête, le choc violent de l'émotion, la beauté cruelle de la couleuvre engloutissant sa proie, l'infernal bruit du silence qu'on a de plus en plus de mal à entendre, tout ça n'a peut-être pas sa place en philosophie. Où sont les limites entre ce qu'il faut et ce qu'il ne faut surtout pas ici ou ailleurs, entre se tromper et les tromper? Parfois je perds le goût de dire et le sens même des mots. Mes découvertes m'amènent au silence. Je me force et mes mots s'en ressentent. Encore une fois j'aurai tout effacé si je ne voulais pas sortir de mon rôle sage et presque maîtrisé. Mais j'assume, je sais que j'ai des élans dans n'importe quelle direction que je ne gère pas, à moi de changer ça ou de l'accepter pleinement. Au fait, non, je ne dirai pas que vous êtes gonflé, en plus c'est moi qui vous ai donné le bâton pour me battre! Et oui j'ai dessiné, plus maintenant, et je ne suis même pas sûre d'avoir gardé ce que j'ai pu faire. Je ne peux pas tout faire, mais je peux tout essayer vu que j'arrive à tout faire. Super! je viens de voir l'incongruité de ce que je viens d'écrire. Je recommence: il n'y a pas assez de toute une vie pour parfaire tout ce que j'ai pu expérimenter, vu que tout semble me réussir, il faut que je me restreigne et le dessin fait parti des choses auxquelles j'ai renoncé. En plus je me suis fait voler mon premier tableau à la peinture à l'huile, le seul d'ailleurs! Le reste n'est que dessin au crayon. En fait j'ai envie de faire ce que je n'arrive pas à faire: raisonner juste, me maîtriser. Bon, je vais mettre un point final, sinon je vais finir par tout déballer et j'ai l'impression que c'est saoulant, inintéressant et surtout hors sujet!
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Vous avez réveillé en moi un souvenir. Je me souviens qu'à l'école (oui, j'étais à l'"école" de la 11ème à la 3ème), en cours de géométrie, j'étais vraiment nulle, en tout cas j'avais toujours de mauvaises notes. Je me souviens du malaise que j'éprouvais à chaque fois que le cours ou le devoir se pointait. J'adorais ça parce que c'était d'une clarté éblouissante, mais je détestais ça parce que ce que je "voyais" n'arrivait pas à passer en mots ou démonstrations. C'était des bouffés d'émerveillement à découvrir et construire ces figures, les tourner et retourner, les visualiser sous chaque angle, y faire jouer des rayons de lumière pour y voir se dessiner les ombres, et des nœuds d'angoisse face à l'insurmontable épreuve qu'était le devoir de la démonstration. Et pourtant je savourais chaque cours et devoir d'algèbre et de mathématiques. C'est paradoxal un peu aussi!
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Puis-je vous demander en quoi je suis maladroite, autrement dit peut-être irrationnelle? Si je veux progresser, il faut que j'apprenne aussi de mes erreurs. Je veux apprendre tous les langages.
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Elements de réflexions sur la question juive
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de aliochaverkiev dans Philosophie
Apparemment, à cette époque, ce qu'Heidegger semble reprocher aux juifs n'est pas totalement dénué de sens, même si l'exagération par la peur à conduit à de telles extrémités. Hitler en avait vraiment contre les juifs qui représentaient leur mort, leur disparition totale. Il accuse les juifs, dans son livre "mein kampk", d'être des communistes et avoir fait la révolution russe avec ses 30millions de morts russes (Trotsky crée en effet l'armée russe, crée la division juive du parti communiste et il est anti-sémite). Il dit que les juifs massacrent les "plus intelligents" et qu'ainsi il ne restera que les juifs intelligents pour diriger le monde (sur 13 membres du gouvernement russe, 6 sont juifs). Le KGB fut aussi créé par les juifs. Sur la carte, les Allemand se sont sentis les prochains sur la liste d'éradication menée par les juifs. Hitler haïssait les juifs non pas à cause de la religion, mais parce qu'ils étaient communistes. Il écrit: je me sent comme le messager de Dieu pour exterminer les juifs, parce qu'ils ne croient pas en lui. A cette époque, 7 des 9 grands journaux allemands appartenaient à des juifs. Même Wagner écrit dans son livre: "Je n'aime pas les juifs, les religieux je ne les aime pas. Mais qu'est-ce que ça peut me faire? Je déteste les juifs qui ont renoncé à la Torah et à la Mitzvoth et qui ressemblent à des non juifs. Parce qu'ils se mélangent à notre société et qu'ils détruisent notre culture et notre poésie et l'être allemand. Ceux qui se sont convertis au christianisme font parti, pour moi, de la 5ème colonne, des traîtres qui vont détruire la nation allemande. Si nous ne nous protégeons pas d'eux dès maintenant, ils nous anéantiront parce qu'ils se sont déguisés en Allemand, mais ils ne sont pas Allemand, ils ont Juifs. Vous, vous êtes un peuple cruel car vous détruisez notre culture. Ecoutez, pensez-vous que si vous parlez allemand et que vous vous convertissez au christianisme cela fait de vous un Allemand? Non" (écrit au compositeur Mendelssohn dont le père s'était converti au christianisme) Un juif ne doit pas épouser un non juif, et la Torah dit: "Un juif est un juif, même s'il porte un masque", même s'il se convertit au christianisme,"un juifs qui commet un péché est toujours un juif" En fait vous avez raison sur un point: ce n'est pas contre les juifs en général que la haine était dirigée, mais contre un certain esprit juif. Un juif, même s'il tente de s'assimiler est toujours reconnu comme juif par les siens, même s'il commet les choses les plus horribles, et toute la communauté juive en pâtit. Note: Tout ce qui est en bleu foncé m'a été inspiré d'une conférence du rabbin Yosef Tzvi ben Porat. -
Merci pour ton implication! Rien n'est plus intéressant et riche d'expérience que de tenter d'ébranler ses propres convictions, et je m'y suis risquée. Il suffit de vouloir une direction et l'intention fait tout le reste. Si je devais parler de façon "déconnectée", je dirai que petit à petit il se dessine en moi, en dehors de moi un quelque chose qui est fait de réel et d'irréel, quelque chose de totalement inconnu et qui pourtant me donne l'impression d'être familier, quelque chose qui est moi et qui ne l'est pas. Plus je déconstruit mes croyances, plus je perçois ceci. C'est très inconfortable de se sentir branlant, sur des sables mouvants, mais c'est une étape, non pas pour arriver à quelque chose de plus solide, mais pour ne plus avoir besoin de quelque chose de solide. Se défaire de ses croyances est très difficile et je ne sais pas encore si c'est possible, mais qu'importe, j'ai l'intention de tout remettre en question
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J'ai énormément de mal à vous suivre, alors permettez-moi de diviser un peu pour tenter d'y voir plus clair, merci. Il n'y a rien d'autre que la relation; relation aux autres, relation entre les choses, relation entre tout. C'est la prise de conscience de ces relations qui augmente ou modifie la compréhension globale. Prendre en compte une ou deux relation est extraordinaire, mais ne peut suffire ni être considéré comme vérité ou mensonge si on prend conscience de mille autres relations. Trouver du mensonge ou de la vérité dans une relation revient à faire un "arrêt sur image" et analyser ce qui est perçu. On peut alors donner des valeurs de mensonge ou vérité suivant nos paramètres acquis et approuvés. Mais la réalité n'est rien d'autre que la vérité. Pourquoi ce serait un contre-sens pour l'un et pas pour l'autre? Je pourrait tout aussi bien dire que ce n'est pas la terre qui soutient nos pas et que ce n'est pas nous qui la travaillons mais elle qui nous travail et nous qui la soutenons. Mais même en écrivant cela pour moi c'est du n'importe quoi. Le travail est un concept humain, tout comme la vérité, la réalité, le sacré, le temps, etc... Ce ne sont que des façon d'englober des constantes que nous observons pour avoir le loisir de les prévoir et de les partager de façon simple et mathématiques. Si la vérité était contenue dans des mots, des concepts, elle disparaîtrait avec nous, donc c'est nous qui lui créons sa réalité. Je vois ce que tu veux dire. Et ceci est ta vérité. Elle est forcément très importante et il faut qu'elle le soit. Mais pour qu'elle soit, comme tu dis, pas fermée sur elle-même, il faut qu'elle mute à chaque instant, qu'elle prenne en compte chaque nouvelle information perçue, qu'elle s'adapte en continue. Comment appelle-t-on une personne qui adapte son discourt au fur et à mesure qu'il parle ou en fonction de celui qui l'écoute? comment appelle-t-on une vérité qui adapte sa plasticité au fur et à mesure qu'elle se découvre? Oui je sais, je fais style je ne comprends pas ou je veux vous montrer ce que moi je vois, mais c'est un rôle bien évidemment, parce que tout est rôle et adaptation en continue. Oui je suis d'accord avec bous, mais cette réalité n'existe que parce qu'elle est la résultante de l'accord du plus grand nombre, voire de tous. Que pensez-vous qu'il adviendrait si quelqu'un brisait l'accord universel? La réalité n'est que le fruit de l'observation, soit un regard en arrière sur ce qui est arrivé, et ce qui est prévisible dans la continuité de ce qui est arrivé. Qu'en est-il de l'inconnu? L'inconnu est forcément contenu en dehors de la réalité, de la logique. L'inconnu n'est pas la vérité, ni le temps, ni la réalité, ni rien de ce que notre perception linéaire et logique conçoit. La vérité n'existe donc que dans ce qui est passé, pas dans l'inconnu qui nous reste à découvrir. Alors oui, je suis d'accord avec vous: la vérité est contenue dans les mots, les concepts, la linéarité, la logique. Pas dans la relation, car la relation n'est pas un fait de la parole, les relations existent en dehors des mots, des concepts, de nous en tant qu'être doués de parole. Oui la vérité se trouve dans les mots, mais c'est tellement restrictif de se limiter aux mots! Oui tout est évident, la vérité est évidente...une fois qu'elle est entrevue! La vérité est logique, donc évidente. @Annalevine s'évertue à vous faire prendre conscience qu'il n'y a pas que la logique qui détient tous les tenants et les aboutissants du monde. Mais on ne peut pas vraiment faire prendre conscience que quelque chose à quelqu'un, surtout pour signifier de ce qui n'est pas contenu dans des mots ou des concepts. Il y a tout un monde qui se tient en dehors de notre perception habituelle, un monde qui défie toute raison parce que non raisonnable, dans le sens littéral du mot, soit atteignable par la raison. Tout ce qui se rapporte à la raison peut être compréhensible par n'importe qui, il suffit de trouver le bon codage, les bons mots pour le comprendre ou le faire comprendre. Ce qui est trop abstrait contient son abstraction dans une erreur de termes adaptés. C'est là que se situe la vérité: le bon codage pour la bonne personne au bon moment. Je tenais juste à préciser que j'ai compris ce que vous dites, et, en adoptant votre point de vue, je trouve la logique on ne peut plus claire et véritable. Cela dit mon point de vue est différent, c'est tout!
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Elements de réflexions sur la question juive
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de aliochaverkiev dans Philosophie
Vous parlez d'une sorte d'esprit contre lequel Heidegger s'insurge, mais quel est cet esprit alors? Est-il possible qu'Heidegger prête cet esprit aux juifs parce que c'était un fait de mode à son époque, enfin dans l'air du temps, une réponse facile pour identifier l'origine d'un problème? -
Elements de réflexions sur la question juive
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de aliochaverkiev dans Philosophie
Wahooo! Je viens de lire le sujet en entier. Vu la quantité de choses dites, j'étais toujours passé sur le sujet sans le lire. Mais depuis quelques temps il revient régulièrement sur le tapis, alors je me suis fait un devoir de tout lire! J'avoue que j'ai l'estomac quelque peu retourné par les tensions que j'ai ressenti à certains moments de ma lecture. Est-ce que l'antisémitisme et l'antijudaïsme sont les mêmes en Allemagne et partout ailleurs et à chaque époque? Y a-t-il, à la base de ces haines, les mêmes raisons à chaque fois? J'ai tendance à croire que l'incompréhension et l'ignorance poussent à la peur. La peur engendre alors toutes sortes d'extrémités. Mais c'est vrai que la peur de l'esprit juif semble être constant et régulier au long de l'histoire européenne, mais ailleurs aussi (cf le sujet en littérature). J'ai pas de connaissances en particulier, mais une particulière expérience de l'humain. Et j'ai l'impression que l'antijudaïsme et l'antisémitisme ont évolués au cours des époques et des lieux. Je me suis plongée dans l'histoire de l'Allemagne pour tenter de percevoir une trame qui aurait pu laisser deviner le pourquoi des massacres des juifs et non juifs, sous la justification d'une race pure. Mais j'ai besoin de temps pour me plonger plus en avant dans mes recherches, parce que ce n'est pas si évident que ça de fouiller le passé! Du point de vue de l'histoire, il parait assez évident qu'à un moment donné (Moyen-Age?), c'était tout à fait l'esprit anti-autre-religion-que-la-religion-chrétienne qui primait sur le choix des victimes, mais, en avançant dans les époques, ce n'est plus tout aussi claire la raison pour laquelle le peuple juif sert de bouc émissaire. Il me semble que l'antisémitisme allemand a commencé tel quel après la seconde guerre mondiale. Les banques interdisaient les prêts à intérêt aux chrétiens, et, vu que les juifs avaient investi les postes bancaires, le prêt sur gage, l'usure, le commerce en gros et au détail, il devait être facile de monter le peuple allemand contre le peuple juif, soit légitimement soit pour s'assurer le soutien du peuple allemand pour ses leaders. C'est logique? Mais alors ce ne serait plus de l'antisémitisme (attaque dirigée contre le peuple en tant que race) ou antijudaïsme (attaque dirigé contre la religion juive), mais juste de l'anti...oppression ressentie. Cela dit il y a forcément des raisons d'Etat et des raisons servies par l'état au peuple pour s'assurer son soutien et son consentement. Cela dit, à chaque fois que je trouve une raison qui semble se dessiner, et même si je les additionne toutes, elles ne sont jamais suffisantes à mes yeux pour justifier l'horreur de la barbarie humaine. -
La vérité. Cela fait suite à une réflexion qui m'est venue tout simplement sur un autre sujet: la vérité n'existe pas. @Fraction et @Loufiat m'ont rétorquer l'inverse. Mais dans ce qu'ils m'ont dit, je n'arrive pas à lire quoi que ce soit qui soit vrai! Mais je ne vois pas non plus de mensonges, car le mensonge est calcul délibéré pour tromper l'autre, mais pour ce faire, il faut avoir conscience de la tromperie. Si nous n'avons pas conscience de se tromper ou de tromper autrui, il n'y a pas de mensonge, il n'y a que différentes interprétations. La vérité est un concept, et comme tout concept, il a ses limites, c'est à dire une structure qui lui est propre, une structure qui porte un nom et qui rassemble tous les critères de cette structure/concept. Mais chaque élément de cette structure, une fois extraite de cette structure retourne dans le "bouillon de la vie". Il y retourne parce qu'il peut être utilisé autrement, dans d'autres structures conceptuelles, et par ces nouvelles structures raconter tout à fait autre chose, voire même un inverse ou un contraire. Bon, mais alors que regroupe comme critère le concept de vérité, quelle structure a-t-il? La vérité doit être en accord avec la réalité et celui qui la pense. Autrement dit la vérité est une histoire d'interprétation. Car la réalité est encore une histoire d'interprétation, et l'idée, la pensée est totalement enfantée par celui qui la crée et ne peut qu'être l'interprétation, la synthèse de celui qui la pense. La vérité est un rapport. La vérité pourrait être ceci: 1+1=2. Mais dire que 1+1=3 est tout aussi vrai. Et dire que 1+1=10 a sa part de vérité. Mais alors où est la vérité? La vérité serait alors le rapport que nous entretenons avec ces vérités. Il y a dons une infinité de vérité pour la question 1+1. Il y a aussi une infinité de questions pour la réponse 2, 3 ou 10. Il y a donc une infinité de réponses à une infinité de questions. La vérité se cache-t-elle parmi elle, ou les englobe-t-elle toutes? Si elle se cache, comment la trouver? Et si elle les englobe toutes, elle cesse d'être puisqu'elle est aussi chaque mensonge qu'engendre ces infinités de réponses et de questions. Si elle se cache. Il est un moyen "facile" de la débusquer. Il faut procéder par élimination. Eliminer une vérité consiste à vérifier sa valeur. Si toutes les réponses à 1+1 ont la même valeur, alors la vérité englobe toutes les réponses. Si nous attribuons des valeurs différentes à chaque réponse, la vérité sera celle qui aura la valeur qui servira celui qui aura créé la valeur. Car c'est nous qui attribuons la valeur de la vérité, puisque c'est nous qui créons le rapport. Cala dit, je m'aperçois que je suis continuellement à la recherche de la vérité. Cela peut paraître paradoxal, mais ça ne l'est pas tant que ça. Tout d'abord parce que la vérité est un rapport entre la réalité et la façon dont je la pense. Ma perception de la réalité est continuellement en mouvement, en évolution perpétuelle. Ma pensée est donc tout le temps en train de se réadapter, se remettre à jour avec les nouvelles données réelles. La vérité est un système qui permet la linéarité de notre esprit, c'est à dire qu'elle crée un système de référence auquel on se réfère continuellement pour agir, décider et analyser. Elle est propre à chacun et prévaut sur toutes les autres, même si elle évolue continuellement. La vérité est notre tyrannie, celle qui nous dirige.
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L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Peut-être parce que ne rien savoir ne nous satisfait pas ou que ce n'est pas encore tout à fait exact, non? Ou alors que l'important n'est pas de savoir ou non, mais comment le fait de savoir ou le fait de ne pas savoir agit sur nous? -
J'ai pris du retard! Et je suis remuée. Le dernier paragraphe me pèse. C'est pour moi un point de non retour, un carrefour où il me faut choisir de la suite. Je reviens au point de départ où il me faut me battre pour continuer à parler et écrire. La certitude, la logique structure, l'intuition, le ressenti donne un élan ou plutôt une direction. Que sert l'intuition si nous n'avons pas de structure pour utiliser cette intuition? Le rêveur ne saura que faire de son rêve s'il n'est pas capable de calculer le plus possible de possibilités que lui offre son rêve. Les mots sont des cadres strictes, les rêves ou l'imaginaire c'est un élan, une poussée, une énergie qui nous dépasse (me dépasse souvent en tout cas). Sans mots comment utiliser une telle énergie? Et pourtant ce que j'écris là n'est valable pour rien, personne ni nulle part, ce n'est pas une vérité. Si je tente de transposer ce que vous écrivez dans la vie courante, je suis vite prise de vertige et vacille sous le poids de l'incertitude. Prendre conscience de ce que ça implique me fascine et m’effraie. Mais qu'est-ce que je peux faire de cette information?
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J'avais appris une autre façon de "compter" les types, ou plus exactement une autre façon de les nominer et les différencier, et nous en rajoutons deux autres qui sont en quelque sorte double, ce qui fait 18 il me semble. C'est intéressant de voir les liens entre ce que j'ai pu apprendre ailleurs et ce que vous écrivez ici.
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Pardon, mais j'aimerai savoir ce que vous entendez dans: "le romantisme est exclusivement masculin"? Ho! Là j'ai du mal, comment on fait, nous les femmes, pour doter quelque chose d'une...âme??? Vous n'avez rien compris à la femme ma parole! Les hommes ne sont que des cheveux sur la soupe, un mal dont on n'est pas encore capable biologiquement de se passer entièrement, et seulement du point de vue de la procréation, sinon, sérieusement les femmes n'ont aucunement besoin des hommes, et on pourrait, si on le voulait n'en n'avoir que quelques-uns en cage pour nous servir de leur seule utilité, tout en cherchant d'autres solutions. J'ai dit: on pourrait, le problème c'est que nous croyons encore que vous pouvez changer... Je n'utiliserai pas le mot société, mais celle de communauté. L'humain qui fait primer la communauté par rapport à l'individu verrait son quotidien plus sûre et plus juste.
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Lol! Je suis justement en train de lire le sujet en question! Je ne crois pas au hasard, mais je crois très fortement à notre incapacité à voir les liens, sauf quand ils sont gros comme des maisons ou qu'on les a cherché...ou qu'ils nous tombent dessus!
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Désolée, mais c'était trop tentant: vous aussi vous vous mettez à l’étymologie?! Je pense qu'outre le fait de devenir athée et d'empêcher les autres à croire en un ou plusieurs dieux, il y a surtout une volonté de détruire toute spiritualité. J'ai l'impression que dieu et la spiritualité sont une seule et même chose pour certain, et que donc, tout ce qui est spirituel est forcément dévalorisé ou étiqueté assez péjorativement, comme pour discréditer. C'est vrai: rien n'est cru ou pris au sérieux si ce n'est pas scientifiquement prouvé. J'ai vécu les deux extrêmes et je peux donc avoir une notion de ce dont vous parlez, il me semble. J'ai été élevée dans un milieu hyper traditionaliste et conservateur religieux. J'y ai été propulsée hors et me suis retrouvée athée et hyper anti tout ce qu'on m'avait inculqué. J'ai eu la chance de rencontrer des gens qui avaient conscience de la spirale dans laquelle j'étais car j'ai pu prendre conscience de ce qui se passait, mais je n'aurai rien pu changer si, à un moment donné, je n'avais pas eu cette conscience d'un problème récurent, d'une voie sans issue possible. Mais on ne peut pas éveiller la conscience de l'autre, on ne peut pas apprendre à l'autre l'attention nécessaire pour "voir", c'est un déclic qui n'est accessible que pour l'individu, une expérience avec la rencontre de cette... ce... zut! pas de mot...
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J'avais un grand-père (enfin, il est toujours en vie, mais je ne le côtoie plus) qui avait toujours le mot pour rire, la répartie facile sur la blague, des références drôles et/ou spirituelles issues d'une culture et expériences engrangées depuis bien des années, l'acrobatie de rebondir toujours en contrepèterie ou jeu de mot, aux sens plus ou moins salaces ou fins...
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Juste parce que ce fut la première question qui se dessina quand j'ai lu ton post: pourquoi as-tu noté?
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Sérieusement? Comme quoi vous interprétez bien comme vous voulez! Je n'avais pas tout compris, j'avais encore des questions, alors, vu que vous n'aimez pas les questions directes, j'ai agis autrement...pour avoir plus d'infos. Je vous ai dit que je vous volerai ce que vous savez...mais pas ce que j'en ferai
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Ouais ben si votre respect est acquis par ce qui "authentique", ben je pense que vous n'avez de respect pour rien du tout. Le respect pour ce qui semble ne pas changer à votre point de vue...c'est vraiment très restrictif. Comment pouvez-vous juger de l'honnêteté d'une personne par la continuité de son passé et de son présent? Pourquoi ce qui disent la même chose depuis un, deux, dix ou vingt ans sont plus crédibles que ceux qui disent ce qu'ils pensent dans l'instant? Je serai honorée de ne pas avoir votre respect.
