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Tout ce qui a été posté par Loufiat
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Taratata. On parle pas de moi ni de Gertrude mais d'une députée. Et que je sache elle est pas inquiétée de peine de mort mais fait l'objet de plaintes pour apologie du terrorisme. Ce qui au regard du fait en question semble effectivement le bon qualificatif, non ? Mais t'inquiète pas elle se défendra et sera probablement pas inquiétée beaucoup plus que ça. Peut-être qu'elle savait pas qui était sur la photo... Peut-être va savoir qu'elle était défoncée et s'est plus sentie pisser. Bref ça va louvoyer mais le fait est là. On dit pas non plus qu'elle mérite la pendaison. Mais c'est plus que dérangeant venant d'une élue et quand on voit la défense notamment du côté LFI, y a de quoi s'inquieter de la direction qui est prise. Ouai y a d'autres trucs très dérangeants et beaucoup plus que ça, mais on parle de ça là en l'occurrence. Tu m'as jamais lu faire l'apologie de Netanyahou ou n'importe quel autre du même acabit. Ah si juste un truc, le parallèle que tu poses comme si l'islamophobie avait pris la place de la judeophobie du début du siècle dernier, est très dérangeant, pour ne pas dire indecent. Mais je crois que je vais renoncer à en discuter. Ca devrait te sauter aux yeux.
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Non non non Jimmy là faut regarder les choses avec un peu plus de lucidité. C'est pas débile et ça n'a rien à voir avec le droit international. C'est exactement de l'apologie du terrorisme. Le gars est connu et considéré comme une légende et un hero, pour avoir participé au premier attentat suicide en Israël. Ils vont dans la foule, ils butent tous ceux qu'ils peuvent et ils espèrent mourir dans l'opération en faisant un maximum de degats. C'est la résistance ça ? Tu appelles ça de la résistance ? C'est honteux. C'est sordide. Comment tu veux pas légitimer l'appareil de répression israélien si ça c'est de la résistance ? Tu m'expliques ? Y a un vrai problème pour qu'elle en arrive à poster ça. Ca t'indique qu'elle se tient relativement à carreau parce qu'elle est sûrement pas débile, mais que le fond de sa pensée est bel et bien "radical". À tout le moins il faut envisager l'hypothèse sérieusement.
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T'es là à nous pondre des pavés sur le sujet à nous parler de haute trahison et d'ingérences et en fait t'es pas au courant et tu vas même pas faire la recherche. Perso qu'elle ait été en possession de 3M (la cocaïne du pauvre) me laisse assez indifférent c'est un mal qui frappe toute la jeunesse, mais son tweet par contre, en dit très long. Rends toi bien compte de qui tu défends, quelles sont ses affinités et dans quel engrenage de mort ces personnes vous entraîneront si vous faites pas un peu plus attention... Mes conseils. Tu fais ce que tu veux.
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Ou tu bouges tes fesses et tu cherches ça va te prendre deux minutes de réaliser que ce que je te dis est exact. Elle a supprimé son tweet en catastrophe après coup évidemment vu l'énormité du truc. Mais on peut pas penser qu'elle ne savait pas qui est Okamoto bordel. Donc on a une élue, une députée qui dit en substance : vous avez le devoir de buter du civil israélien. Vous serez des héros et des martyrs. Allo !
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Okay donc en fait t'es même pas au courant. Ça me dépasse. Oui elle a posté la photo d'un gars fameux pour avoir participé au premier "attentat suicide" sur des Israéliens. Lui : https://fr.wikipedia.org/wiki/Kōzō_Okamoto En légende à sa photo, elle écrit que la résistance n'est pas seulement un droit mais un devoir. Tu captes ce que ça signifie ? C'est assez clair pour toi ?
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Ben voyons... On connaît cette petite musique, agents étrangers, haute trahison.. Une députée qui poste la photo d'un terroriste responsable de dizaine de morts dans un attentat visant des civils à l'aveugle (le premier attentat "suicide" qui inaugure des décennies de pratiques du genre) et qui met en commentaire de cette photo, que la résistance n'est pas un droit mais un devoir, ça ne pose à vos yeux aucun problème particulier ? C'est quoi alors, un petit dérapage, un moment d'absence ? Allô...
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Qu'entends-tu par connaissance ici ?
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La parole a deux effets majeurs il me semble. D'une part elle engendre l'imaginaire comme tel, et d'autre part le monde comme tel. Je veux dire par là que si tous les éléments de l'imaginaire et du monde sont présents chez les mammifères de toutes sortes et à divers degrés, la parole procède dans cet ensemble de prédispositions un double mouvement de séparation, et de réunion, de création d'un ensemble nouveau, qualitativement different. Je ne peux pas m'empêcher de voir la description très claire, remarquablement explicite et cohérente de ce processus dans des textes comme la Genèse, mais d'autres aussi, où il est question d'un chaos primordial du sein duquel et sur lequel tombe une parole à partir de laquelle le monde s'organise. Séparation des eaux, de la terre et du ciel. Déclinaison des espèces chacune en son genre. Lumière et ténèbres. Etc. Ce moment qui est décrit me semble l'allégorie du travail de la parole qui départage et vient "redoubler" le monde en le transformant et en posant aux individus la question du sens de leurs existences. Du gribouillage, les êtres humains passent au dessin.
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Je reprends une nième fois mon allegorie de l'enfant qui dessine. Voici un bambin qui gribouille sur une feuille avec des crayons de couleurs. Pour le moment il imite seulement les grands frères qu'il voit parfois dessiner, et se laisse diriger par les sensations, les couleurs, les textures. Il ne dessine pas, il fait seulement des traits, casse une mine, s'énerve, change de crayon... Il gribouille. Vient sa mère qui lui demande "que dessines-tu ?" Ce qui m'intéresse et me semble absolument abyssal, c'est ce moment où l'enfant percute le sens de la question, et cherche à y répondre. On a en effet deux hypothèses. Ou bien il ne comprend pas la question et l'ignore. Il ne peut pas y répondre. De fait il ne dessine rien et ne conçoit aucune différence entre ce qu'il fait, et dessiner. Il perçoit seulement l'intonation de sa mère, sans comprendre le sens. Et puis il y a l'hypothèse où l'enfant comprend la question. Et ce qui est abyssal dans la question, ce sont ses présupposés, les brèches qu'elle va ouvrir en lui. L'enfant doit comprendre, même mal, même de façon très vague et intuitive au départ, qu'il peut dessiner quelque-chose. La question présuppose que ses actes s'enchaînent en vue d'une fin décidée par lui, imaginee par lui : il pourrait dessiner "quelque-chose". C'est très différent de gribouiller ou de dessiner. C'est presque la même chose, mais le passage de l'un à l'autre nécessite un saut immense pour le petit à ce moment-là. Et que se passe-t-il quand l'enfant entend la question, commence à la comprendre ? Il se consulte. Il doit deja comprendre qu'il est supposé se consulter lui même. La question tombe pour ainsi dire par ses oreilles, dans un lieu inconnu, d'où une réponse est sensée pouvoir surgir. Or l'enfant ne dessine rien de particulier à ce moment-là. Il n'y a rien à consulter, parce qu'il n'y a pas de projet, seulement du gribouillage. Alors que va-t-il faire ? Si l'enfant se consulte et ne trouve qu'un néant. Peut-être dira-t-il très sagement, très sincèrement "rien de particulier je gribouille seulement". Mais ça semble assez improbable. Ce serait plutôt une réponse d'adulte ça, déjà rompu a l'exercice de la parole et de la vérité. Il est plus probable que l'enfant se trouve pris dans un conflit, une gêne, à l'intérieur de lui-même et devant ses gribouillis. Il est plus probable, finalement, qu'il invente une réponse. La question qui descend, c'est comme un entonnoir. La réponse qui surgit, c'est comme un entonnoir inversé. L'enfant se consulte donc et s'il répond, il va devoir se determiner. Il va choisir certains mots qui vont exclure tous les autres pour énoncer une réponse. Peu importe de mon point de vue ici ce qui le pousse à sélectionner une réponse plutôt qu'une autre. Admettons qu'il réponde "je dessine la maison !" L'enfant pour ce faire a dû surmonter le néant et le trouble que la question a provoqué en lui. Il a dû inventer, sortir du néant une réponse qui alors est posée-là, entre sa mère et lui. Voilà c'est dit : il dessine la maison. Et là toute la situation est transformée. Peut-être va t il continuer à gribouiller seulement, heureux d'avoir contenté sa mère par une réponse. Mais maintenant il peut y avoir un aller retour entre lui, son dessin et sa mère. Il peut y avoir tentative de sa part de dessiner la maison. Il peut y avoir commentaire de sa mère sur ce dessin. Etc etc. Où je veux en venir. L'enfant apprend à déceler les implicites et à y répondre. Je crois aujourd'hui que c'est exactement de cette façon que se forme la psyché. Par ces ouvertures dans le néant que la parole crée, par la façon dont elle sollicite et occasionne la volonté, par la formation de celle-ci selon les schémas implicites de la langue auquel l'action et le comportement vont ensuite tenter de "coller". La parole, notre langue nous apprend à nous percevoir nous-memes comme des opérateurs de choix, de décisions. Elle nous entraîne dans un jeu incessant de questions et de réponses qui vont ensuite se décliner sur tous les plans. "Que fais-tu cet après-midi ? "Je dois faire des courses puis j'irai voir grand-mère". Nous ne voyons plus tellement nous y sommes tout ce qu'il d'incroyable dans les plus anodines de ces questions et réponses. Or le fond, le fond lui reste sauvage. Assez comme il y a une infinité de façon de faire des courses. Je peux marcher en crabe tout du long. Je peux sauter à cloche pieds sur une partie du chemin. Ce que je veux dire c'est que cette forme commune, cette action designee et que nous comprenons tous, "aller faire des courses" est à la fois extreme't simple et claire tout en laissant une marge infinie de façons de faire. La parole forme une sorte de filet, de tissu invisible qui vient accompagner nos vies sans les contenir, sans les automaticiser. Le fond reste sauvage et trouble, indompté, infini potentiel et néant si on veut, du point de vue de la parole qui tombe dans cet infini et lui fait violence en le poussant à se determiner. Et je vois dans les mathématiques quelque chose tout à fait du même ordre : un acte, une affirmation, une volonté. Ceci égal ceci. C'est une volonté qui se saisit elle-meme à travers sa création. Je crois aussi que les textes anciens sont des allegories de cette création, de ce "processus" de formation par la parole de la volonté et du monde qui lui fait face.
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Bravo, c'est un effort honorable. Ne prenez pas les gens de haut, intéressez-vous à ce qu'ils disent, laissez tomber les incompréhensions qui n'en valent pas la peine et vous nagerez bientôt parmi nous sans problème. Mais ça peut être une épreuve au départ. Il faut s'ajuster Un sujet comme celui-là, avec l'expérience, vous apprendrez à repérer très vite qu'il n'a aucun intérêt autre que papoter sur un thème donné, ici donc que dieu n'existe pas, chacun y allant de son opinion, laquelle vaut non pas parce que ceci ou cela, mais surtout parce qu'elle est la sienne. Il s'agit d'un forum d'opinions et non de philosophie, ce qui a son intérêt aussi, y compris pour ceux qui s'intéressent en fait a la philo. Explorez donc, Corto Maltese et si nous ne vous lisons plus, bonne continuation à vous
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Ah parce que le respect de l'art et des traditions est une spécialité des régimes chiites ou sunnites ? Rappelle moi... Une loi ne peut s'appliquer que si les partis en présence la respectent et la disrespectent également. Ce qui est un problème lorsque des régimes dont les lois réelles sont différentes voire antagonistes, ce qui est généralement le cas dans la guerre. Tu pensais peut-être que l'usage systématique à tous les niveaux du droit international pour une idéologie qui lui est parfaitement étrangère, n'aurait aucune conséquence. Que ce pouvait être un jeu gagnant. Nous vivons tous comme si les actes n'avaient pas de conséquence. Mais le réel sous une forme ou une autre se manifeste et alors nous crions aux crimes et à l'injustice mais dieu se RIT de nous. Il s'esclaffe. Ceci s'appliquant a Israel aussi bien.
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Guerre en Ukraine - Sujet général
Loufiat a répondu à un(e) sujet de Promethee_Hades dans International
Oui ma lecture se base sur un sentiment étant donné les actions publiques et les diverses sources qui alimentent ce sentiment. Je peux te dépeindre rapidement d'où ça vient pour moi mais je crains que ça n'en fasse pas un argument à proprement parler. Ca vaudra ce que ça vaut si tu as envie de le lire. En 2016, étudiant, j'écrivais à un professeur d'université étant donnée sa connaissance de l'Europe de l'Est et de la Russie, quand j'apprenais que Moscou procédait à des exercices grandeur nature de réponse à un évènement nucléaire. Tout Moscou s'arrêtait et s'abritait dans des bunkers pendant plusieurs jours. J'ai recherché, c'était en octobre 2016. Tu t'en souviens peut être ? A ce moment là javais connaissance des désaccords entre la Russie et l'Otan et de la lecture russe de la stratégie d'encerclement dont elle faisait l'objet. J'avais en arrière plan l'idée que 2003 et l'Irak avaient constitué un Casus Belli obligeant la Russie à changer son fusil d'épaule dans ses relations avec l'Otan et sa stratégie globale. Je garde ce sentiment : le point de bascule, l'erreur monumentale est l'Irak. Il me semblait que tout se passait comme si l'Otan voulait effectivement acculer la Russie et prenait donc des risques considérables pour la stabilité des relations internationales. J'écrivais à ce professeur un mail un peu enflammé parce que je ne comprenais sincèrement pas la stratégie de l'OTAN et européenne, quil me semblait que "nous" faisions tout pour rendre la guerre inevitable avec la Russie. Je lui demandais de m'expliquer la logique des choses en cours, et les relations entre la Russie et les pays de l'Est, et comment une guerre serait évitable à long terme dans ces conditions. Ce professeur que j'admire et respecte par ailleurs beaucoup, n'a jamais su répondre. Je n'ai jamais eu les réponses à mes questions bien que je le voyais plusieurs fois par semaine. Il n'avait pas les réponses. Je suis donc rendu à moi même dans un imbroglio incroyable de données contradictoires. Aujourd'hui qu'est ce que je vois. La faiblesse de l'Europe d'abord. Les chocs pétroliers ont conduit une partie des pays de l'Union à se placer dans une dépendance radicale et tout aussi pernicieuse à l'égard des soviétiques. On a des articles de l'époque, de gens qui avertissent que remplacer la dépendance envers les pays arabes par une dépendance envers les sovietiques n'est pas une solution viable à long terme et qu'il s'en suivra de graves problèmes. Je pense que les Américains ont vu cette stratégie d'un très mauvais oeil également. Or ce sont eux qui sont alors les "parrains" de la sécurité européenne et mondiale. l'Europe est ainsi dans une double dépendance, pour sa défense et sa constitution même vis a vis des USA, pour son énergie vis à vis des soviétiques. Et chaque camp avance ses pions à tous les niveaux possibles durant ces décennies de la guerre froide. Enfin la Russie faiblit et l'URSS se morcelle dans les années 90. La logique de l'Otan est alors de conquérir tout ce qu'elle peut dans la suite de l'affrontement qui est sa raison d'être. L'Otan persévère dans son être si on veut, parce que sa nature veut qu'aucune puissance supérieure, militaire, ne lui barre la route. Et parce qu'au fond tout le monde se sentirait un peu mieux si la Russie n'avait plus de dissuasion nucléaire ou si cette dissuasion était neutralisée d'une façon ou d'une autre. Pourquoi ne pas avancer nos pions à l'est si les Russes sont incapables de nous en empêcher ? Et ce que je ne voyais pas a l'époque c'est qu'à l'Est, le souvenir est brulant et on cherche activement la "protection" de l'OTAN, quitte à acculer les russes. Il y a un esprit de revanche, un ressentiment très fort. Alors, au total, qu'avons nous. Un régime malade à l'Est. Je ne peux que revenir à l'Archipel du Goulag. La Russie n'a jamais fait justice pour elle-même. Ses propres tortionnaires, ses institutions les plus sordides n'ont jamais été jugés ni expurgées, ils sont restés là, même pas cachés. Des gens qui sont responsables de réalités impensables et d'avoir ruiné des millions de vies. Rien n'a eu lieu. Soljenitsyne avait raison. Ce pays n'a pas surmonté sa crise et il en résultera des monstres qui inquièteront la face du monde entier, il avertissait. C'est sans appel. Exactement comme l'Irak en 2003, exactement comme ce qui est en train de se passer au Moyen-Orient : nous en vivrons les suites. C'est inévitable. Alors si je reprends ton argument, je te dis : la Russie peut bien concéder ou avoir accordé à l'Ukraine l'adhésion à l'union européenne, ça ne signifie rien pour elle. D'abord c'est un long processus, ensuite l'Union est faible et même, c'est à la rigueur un cheval de Troie de plus, pour l'affaiblir, l'orienter ou la faire imploser, au besoin. Le point crucial pour Moscou reste la "neutralité de l'Ukraine" et son caractère inoffensif sur un plan militaire, parce que la Russie reste un régime militaire et offensif : c'est sa raison d'être comme régime, comme institutions. Enfin, clairement à mes yeux la Russie de Poutine a pêché par orgueil et démesure. Elle a connu de nombreux succès sur le plan international qui lui ont fait surestimer ses forces ou sous estimer des adversaires, ça revient au même. La faiblesse de l'Europe. La faiblesse des USA. La stratégie russe a conduit à une impasse dont il s'agit de se sortir maintenant. En particulier l'économie de guerre, puisqu'on sait que cette économie "veut" la guerre, ne peut plus que vouloir la guerre et qu'il lui faut un changement extérieur ou un effondrement radical pour sortir de ce chemin. La première voie s'ouvre et je pense que si mon sentiment n'est pas totalement mauvais, la Russie essaiera, parce qu'elle sait maintenant par l'expérience que sa stratégie en Ukraine était mauvaise et qu'elle s'est piégée elle même. Bref il y a un peu d'espoir en Europe de l'est. Mais tout ça dépend de beaucoup trop de choses pour avoir la moindre certitude. Je parierais dessus quand même ! -
Guerre en Ukraine - Sujet général
Loufiat a répondu à un(e) sujet de Promethee_Hades dans International
Je respecte ton opinion mais je ne crois pas du tout que Moscou ait eu l'intention de négocier réellement. Ce plan était préparé de longue date et posait une unique alternative : soit l'Ukraine reste ou retourne dans le giron russe par la corruption de ses élites - soit elle est défaite militairement. Mais le fait est que la société ukrainienne refuse largement, majoritairement, radicalement l'orientation russe. La société ukrainienne regarde à l'ouest. Elle s'organise, elle résiste, elle ne se rend pas. Et elle se rendra encore moins maintenant. Moscou n'a d'autre choix que de reculer. La Russie a définitivement perdu l'Ukraine. C'est fait. Il faut l'acter au plus haut niveau et ça, sera difficile. Il y aura la question des territoires de l'Est. Le régime et le peuple ukrainien accepteront-ils de perdre des provinces pour que le kremlin puisse se retirer sans perdre la face... Voilà comment je lis les choses à ce stade. -
Sur la croyance, je te conseille Ortega Y Gasset, son petit essai "Idées et Croyances". (Je te conseille parce qu il a marqué un avant et un après sur ce sujet pour moi, alors peut-être qu'il te sera aussi utile ?) Je comprends ton intérêt pour ces questions étant donné la situation aujourd'hui : croire une information. Quelles informations "croire". Eh bien, il faut procéder je crois en "scientifique" ! Ce que tu exprimes avec cette idée du doute comme l'équilibre pour le cycliste. La vérité est un autre sujet il me semble. Plus intime, plus existentiel (c'est la question du sens de la vie, au total, mais pas dans un sens passif, dans un sens actif car elle renvoie à l'action des sujets), et toujours lié à autrui aussi.
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Étonnant n'est-ce pas
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Guerre en Ukraine - Sujet général
Loufiat a répondu à un(e) sujet de Promethee_Hades dans International
Si Moscou accepte de négocier ce peut être une porte de sortie en effet. Mais ça dépendra de Moscou... -
Bonne chance à eux, si ce n'est pas qu'un effet d'annonce.. L'Iran n'attend que ça et sauf révolte massive intérieure, ce sera un piège mortel pour ceux qui y mettront les pieds. J'ajoute : ce n'est pas pour rien que Trump ne s'y risque pas et voudrait bien voir ses alliés y aller les premiers.. Tiens ça vaudrait bien une caricature.
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Il se fout de la réalité. Il est dans un tunnel, à sens unique.
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Oui. Je suis atterré de constater que nous vivons encore les contre-coups de la révolution française, qui elle-même me semble un évènement très chrétien, très largement inspiré par la chrétienté et son héritage. Je voudrais penser que c'est un prisme trop français qui veut ça, mais force est de constater que l'histoire révolutionnaire prend en France une dimension nouvelle, mondiale, universelle. Toute l'Europe est secouée dans un mouvement de balancier entre révolutions et contre-révolutions, "progrès" et "réactions" (romantismes, dont allemand, qui aboutira au nihilisme, au nazisme...). Et la philosophie des Lumières s'exporte partout, à commencer par les USA bien sûr, et les contre-coups en sont encore plus terribles en Russie, Chine, Iran qu'ils n'ont ete en France même. Et nous voyons les combinaisons les plus bizarres. Islamo-communistes... S'ils avaient su ce que deviendrait ce pays combien d'intellectuels se mordraient la langue aujourd'hui (dont français, Foucault en tête, cet "as" de la déconstruction qui n'a pas su voir ce qu'il avait sous les yeux et qui était pourtant déjà très évident).
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C'est la première fois que je signale un propos, @Maroudiji Je pensais que tu devrais le savoir. Ton antisémitisme déborde complètement. (Et je me permets de te faire remarquer humblement que l'affaire Epstein résulte d'une enquête et est en procès aux Etats Unis. Parce que le trafic d'êtres humains et en particulier de mineurs y est interdit. Autrement on en aurait jamais entendu parler. Et ce n'est pas le cas partout, n'est-ce pas...)
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Une belle émission sur radio France https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-grand-face-a-face/le-grand-face-a-face-du-samedi-14-mars-2026-9070500 Pour la partie avec l'autrice de l'ouvrage "Lumières et anti-lumières en Iran", Stephanie Rosa https://www.puf.com/lumieres-et-anti-lumieres-en-iran Qui "explore les raisons de la victoire – provisoire – des mollahs, en décryptant l’histoire des luttes politiques iraniennes aux XXe et XXIe siècles au prisme d’un affrontement entre héritiers et ennemis des Lumières – un affrontement toujours en cours, et dans lequel l’antisémitisme, pilier de l’idéologie des islamistes, tient une place de premier plan."
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Là dessus je te fais confiance. Israel en tout cas n'a aucune confiance dans les négociations avec les iraniens. La logique de l'administration américaine m'échappe. Le seul fil rouge que je vois c'est la "sécurisation" du Venezuela précédent l'attaque en Iran.
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Il est certain que le régime est espionné par sa propre population et jusque parmi ses plus hauts cadres. Chez les Iraniens exilés, l'opinion est courante que cette guerre soit la seule façon de se débarrasser des Mollahs. Tout le monde retient son souffle. En revanche je vois assez peu d'optimisme sur l'avenir même en cas de chute du régime. À l'intérieur c'est dur à dire mais il y a quelques statistiques récentes : https://gamaan.org/2025/08/20/analytical-report-on-iranians-political-preferences-in-2024/ Plus de 70% des Iraniens interrogés (échantillon de 20 000) se disent opposés à la continuation du régime, et cette opinion est particulièrement répandue chez les jeunes et les éduqués (et l'enquête est réalisée dans des villes). Ce qui laisse quand-même une vingtaine de millions d'adhérents au régime... La difficulté étant l'extrême résistance des forces répressives et militaires due notamment à leur organisation décentralisé et leur jusqu'au-boutisme : ils mourront pour la cause. Mais beaucoup attendent l'opportunité de prendre les armes de l'intérieur. La grande crainte étant je crois que cette guerre échoue et que le régime se maintienne et se durcisse encore.
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Rectificatif : il a démissionné. Et Trump s'est contenté d'approuver sa démission (en le traitant d'imbécile au passage). Dans son communiqué, le démissionnaire ne dit pas que le programme nucléaire iranien est arrêté depuis plusieurs années. Il dit qu'il n'y avait aucune menace imminente, et qu'il est clair selon lui que cette guerre a été déclenchée sous l'influence d'Israël. Et les derniers rapports du renseignement militaire américain affirment qu'il n'y a pas d'indice que l'Iran ait repris ses activités depuis les frappes lors de la "guerre des douze jours" ; à ma connaissance ils ne nient pas qu'il y avait à ce moment-là des raisons de penser que l'Iran cherchait à obtenir l'arme : "Le renseignement américain a conclu mercredi 18 mars que l’Iran n’avait pas essayé de relancer ses activités d’enrichissement nucléaire détruites dans des frappes américano-israéliennes en juin 2025" https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/18/guerre-en-iran-tulsi-gabbard-directrice-du-renseignement-national-contredit-donald-trump-et-affirme-que-teheran-n-avait-pas-relance-son-programme-nucleaire_6672134_3210.html). J'ignore bien évidemment la part de vrai et de bullshit mais ça correspond effectivement au sentiment que Trump n'a pas d'objectif précis ou avouable alors qu'Israël en a un très clair : liquider tous les cadres et détruire toutes les infrastructures militaires et répressives du régime iranien. Et susciter si possible un renversement. Israël espère parvenir à ces objectifs en quelques mois. Pour Trump, demandons-nous si une hausse des cours du pétrole et des commandes d'armement lui déplaisent tant que ça. Trump fait des affaires ou bien il ne serait pas là n'en doutons pas.
