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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. Vous n'êtes pas rien et je ne vous lâche pas tant que vous acceptez que je vous tienne. Je viens de commander, sur vos indications, qui m'ont convaincue, "Femmes qui courent avec les loups" et "Libérez la femme puissante". Cette association de mots, la femme puissante, m'intrigue car m'a toujours intriguée ce fait : j'ai toujours associé le mot "puissance" aux femmes. Ce qui signifie que je donne au mot "puissance" un sens inusité, mais ce sens m’échappe. Je reste sur une impression vague que je ne parviens pas à précipiter. J'aime votre style, je peux nous imaginer à la terrasse d'un café (je choisirai un paysage du pays basque intérieur par exemple), "minaud(e)s", mais réservées. Transmettez, oui. C''est la transmission qui me tient éveillée, et anime sans cesse mon désir de remonter dans l'histoire. Jusqu'à la femme sauvage ? Oui. En attendant vous êtes ma sorcière. Cela me rappelle un long poème écrit à ma petite fille, dans lequel les sorcières s'activaient fermement pour réjouir l'enfant. Je n'ai d'ailleurs pas écrit la deuxième partie de ce conte. Passez une bonne journée, merci pour ces moments que vous m'offrez.
  2. Annalevine

    L'esprit de l'athéisme

    @Maroudijia l’art de déstabiliser, et pas qu’un peu, la plupart des « mâles » du forum. Ils ne se rendent pas compte que leur hystérie témoigne d’une certaine insécurité mentale face aux écrits de notre penseur oriental. Je dois dire que la pensée de Maroudiji me reste pour l’instant inaccessible. Je n’en fais pas une maladie.
  3. Annalevine

    L'Hypothèse K

    C’est tout à fait cela pour le début. Ensuite non. Il ne s’agit pas d’une force qui s’impose à moi. Il s’agit d’un vouloir qui se forme en moi, pas dans le moi conscient mais dans le moi inconscient. Vous voyez déjà que quand je pense « moi » je ne pense pas le moi usuel, conscient, mais un moi étendu qui agrège à lui ce que les psy appellent l’inconscient. L’inconscient est aussi : moi. Du coup ce vouloir qui se forme dans le monde inconscient ne s’impose pas à moi, il est le mien. Cette effort à agréger conscient et inconscient m’a toujours accompagnée. Il trouve aujourd’hui une justification grâce aux travaux de Haggard selon lequel le vouloir apparaît d’abord dans le monde inconscient. Notons que l’irruption de ce vouloir dans le moi conscient entraîne réflexion et va et vient entre les dispositions conscientes et les dispositions inconscientes qui se révèlent au moi conscient dans un ressenti. Donc il n’y a pas de force ni de cave d’ailleurs car je valorise, dans ma vision propre du monde, l’inconscient comme étant le roi et non pas l’habitant d’une cave. Je renverse l’ordre culturel occidental. Enfin l’émotion ici, le sentiment là témoignent pour moi de l’existence d’une réalité qui ne dépend pas de moi. Émotion, sentiment... sont des perceptions ( dites intérieures ) au même titre que les perceptions issues des cinq sens, dites extérieures. Les perceptions extérieures témoignent pour moi de l’existence d’une réalité qui ne dépend pas de moi même si cette réalité sans cesse se dérobe au fur et à mesure que la science avance. De même les perceptions intérieures témoignent pour moi de l’existence d’une réalité autre, non matérielle qui existe indépendamment de moi. L’émotion, le sentiment signifient la venue en moi d’un monde indépendant de moi. L’émotion le sentiment sont la trace sur le sol de mon esprit d’une autre réalité.
  4. L’idee selon laquelle nous serions enfermés dans un blockhaus dont les murs porteurs seraient la science, l’économie, les idéologies et le conformisme me paraît fausse. Nous sommes peut être enfermés dans quelque chose mais je pencherai plutôt pour l’image d’une tempête tropicale en mouvement, en rotation certes, mais une rotation qui à chaque tour augmenterait son rayon d’action. De plus les deux piliers majeurs que je retiendrais seraient plutôt l’économie et l’Etat. Les économies et les États. Avec le corrélat sociologique de l’homme agent économique et de l’homme citoyen. A partir de cette base de travail nous pouvons néanmoins nous demander si l’économie et les États ne sont pas mus par des idéologies. Mais les idéologies ne peuvent pas être mises au même niveau que les masses « matérielles » que sont les économies et les États. Dans une tempête tropicale les masses matérielles sont en gros l’air et l’eau dans un premier temps, les idéologies correspondant aux énergies mises en jeu selon des lois données. Néanmoins dans les sociétés humaines tout est plus complexe puisque les idéologies sont sans cesse corrigées par l’évolution mentale et comportementales des masses humaines. Reste la science. Mais la science est plutôt un instrument. Les détenteurs du pouvoir matériel sont les entreprises et les États, la science étant leur servante. Les scientifiques sont convoqués pour fournir des instruments d’action, ils n’ont pas le pouvoir. Ont-ils un pouvoir dans l’élaboration des idéologies ? Probablement.
  5. Annalevine

    L'Hypothèse K

    Il est probable que, dans la vie quotidienne chacun agit avec certains principes et certaines valeurs quand bien même il n’en aurait pas une claire conscience. @lysievagit au quotidien en ayant des bordures, des intentions et des buts qu’elle ne formalise peut être pas mais qui la guident. Nous ne réagissons pas tous de la même façon devant les difficultés de la vie quotidienne. Les quatre piliers sont au demeurant des bases qui sont aussi celles du plus grand nombre : agir à partir de soi, viser une satisfaction maximale. Seule la responsabilité individuelle est beaucoup plus controversée. Cette responsabilité est souvent niée en raison de la culpabilité et de la dévalorisation qui lui sont attachées dans nos pays catholiques dont la culture est centrée sur le péché ( quand le catho croit encore en Dieu) ou sur la faute ( quand le catho est devenu athée).
  6. @Léna-Postrof Nous sommes certes hors sujet, mais... Il y a cette façon d’être qui me séduit : vous êtes toujours dans une relation avec un(e) autre dans vos expositions. Vous existez dans une communauté avec un(e) autre là ou dans notre société chacun se définit par rapport à soi-même avant tout. Relation avec les personnes âgées, relation avec d’autres femmes, votre féminisme m’apparaissant d’abord comme un souci chez vous d’être avec, avec un(e) autre. C’est un fait que je me retrouve ainsi en vous. Il y les autres signes, des signes que vous prenez au monde russe... ce sont ces signes qui me poussent à adopter pour vous un langage poétique.
  7. Il est possible que je vois en vous le reflet d’un être qui se tient sur mes terres. Si vous pouvez le reflétez c’est que vous savez en capter les rayons et me les offrir. Si vous vous animez en moi ce que je vous dirai pourrai vous conduire, selon votre agrément, à devenir autre.
  8. J’observe ici le comportement de tous ceux qui ont été élevés dans la culpabilité et la dévalorisation : l’incapacité de découpler responsabilité et faute, péché, connerie... Quand la journaliste dit que la femme dont il s’agit n’a peut être pas fait de bonnes études elle lie implicitement responsabilité et dévalorisation ( la femme incriminée n’a pas choisi un bon parcours scolaire - responsabilité- quelle conne : dévalorisation). Anatole c’est pareil il appelle à la responsabilité, je suis ok avec lui, mais suit de sa part un chapelet de mots visant à dévaloriser l’autre. Malgré son aversion pour la religion il ne se rend pas compte qu’il se comporte avec l’esprit intégriste d’un catho ( ou de certains musulmans ou de certains israélites, toujours l’esprit religieux, responsabilité égale culpabilité). Cette femme doit d’abord être invitée à la responsabilité sans jamais degueuler sur elle des compulsions religieuses enracinées dans la mémoire émotionnelle ( qui reste même quand on ne croit plus en Dieu). Qu’elle voit, sans qu’elle même se précipite dans la faute ou la dévalorisation, en quoi la situation dépend de sa responsabilité. Non pas pour en conclure qu’elle est une conne mais pour en conclure : qu’est ce que je peux faire maintenant qui dépende de moi ? Elle verra aussi ce qui ne dépend pas d’elle et alors oui elle demandera de l’aide. Qui lui sera donnée par ses rencontres, par les personnes aptes à l’aider.
  9. Annalevine

    L'esprit de l'athéisme

    Il y a peu, alors que je m’étonnais que la terminologie de Darwin corresponde si bien à la philosophie sommaire et sauvage des économistes libéraux je m’aperçus en lisant un commentaire sur l’évolution de la pensée économique que c’était Spencer qui avait conçu le vocabulaire propre à la théorie de Darwin. Non que je n’adhère pas à l’idée d’évolution, mais je ne peux pas adhérer au vocabulaire d’une théorie sorti d’une cour de récréation ( le plus fort, le plus compétent, la sélection, et patati et patata).
  10. Quand bien même deviendrions-nous tous immortels, et nos désirs tous satisfaits, celui-là obtenant la femme de ses rêves, celle-là un corps de rêve, celui-là concevant enfin la théorie du grand Tout, celle-là contemplant des Himalayas de possessions matérielles, quand bien même pourrions-nous voyager de galaxie en galaxie et sans cesse être émerveillés, quand bien même...alors je me lèverai encore et dirai face à l’univers enfin dévoilé : et maintenant que faire ? Même la résurrection d’un corps glorieux et l’éternité assurée d’une âme personnelle n’éteindront pas la question. Cela signifie que je suis animée par une réalité qui n’est pas de ce monde.
  11. Rechercher les valeurs qui guident les actions est essentiel. Concernant les poursuites éventuelles contre quiconque pourrait être responsable d’un suicide je vois clairement mes valeurs : utiliser d’abord le sentiment de responsabilité de chacun en le découplant de la culpabilité pour aider chacun à voir clairement en soi, ce qui permet aux personnes de bonne volonté de se réformer dès lors que leurs valeurs sont de participer à la création non seulement de soi mais des autres. Je laisse la recherche des culpabilités à « la populace » pour reprendre le vocabulaire de Anna Arendt. Attaquer les valeurs des autres ne sert à rien. Après tout que les personnes que je critique ici aient pour valeur le culte de leur corps, l’indifférence aux autres, c’est leur droit. Que leur idéal suprême soit de vivre le plus longtemps possible pourquoi pas. Qu’elles se fabriquent un petit prêt à penser religieux sur mesure qui leur permet de se sentir protéger par leur Dieu en quoi est ce critiquable ? Le danger est de se laisser happer par le monde, ainsi arrachée à mes horizons je me trouve embarqué dans les sables mouvants des autres. Revenir à soi et chercher ses voies, ou les ouvrir.
  12. La communauté a existé bien avant la société. C’est même la manière de vivre des premières tribus. Il n’y avait pas même de conscience d’être individuelle. Le passage de la communauté à une société étatisée n’est pas encore bien connu. Il y a là dessus les études de Pierre Clastres ( recherches d’anthropologie politique) qui posent la question de l’Etat. Il y a de nouvelles études, celles de James C. Scott, passionnantes. L’Etat n’apparaît pas avec la sédentarité mais avec un certain type d’agriculture. Et chez cet auteur là encore : comment se fait il qu’un État apparaisse ? Car les premières tribus humaines se passaient fort bien d’un État. Même l’image freudienne du mâle chef de meute semble fausse. Donc mystère pour le moment. Avant la constitution des sociétés avec une hiérarchie et tout le tra la la il apparaît qu’il n’existait que des communautés.
  13. Vous êtes méfiante, je le pense : fauve blessée. Vous êtes en défense, bouclier mis devant, comme une lionne éprouvée. Je me demande pourquoi j'ai ce sentiment d'affection pour vous. Le forum est redoutable : un geste, un signe, une parole, une façon d’écrire et voici que je vous donne un corps, un esprit. Il est possible finalement que je trouve en vous une communauté culturelle. Si c'est cela je veux le creuser.
  14. Je vais tenter de réfléchir à la question de la responsabilité dans le suicide en découplant la responsabilité de la faute, du péché, ( le péché : caractéristique culturelle civilisationelle des Français). En rejetant l’idée de péché, donc de punition, il est plus aisé de recenser nos responsabilités, ma responsabilité. Cela rejoint les réflexions lancées ailleurs par notre Kovanien. Je vais donc mener ici une réflexion civilisationnelle étrangère à la civilisation française. Je suis d’autant plus intéressée que je suis concernée, à la fois en ayant subi certains assauts et en ayant aussi fait subir .
  15. Il est absolument impossible en France de parler sereinement du problème du suicide car ce pays est incapable de délier responsabilité et culpabilité. Le reflexe pavlovien : responsable donc coupable vicie le débat, chacun essayant de s’exonérer de toute culpabilité. La théorie du terrain propice a bien sûr pour but de décharger tous les acteurs de toute culpabilité. Ce souci permanent : je ne suis pas coupable donc, à rebours, je ne suis pas responsable court partout sur le forum provoquant d’interminables émotions qui il est vrai assurent l’audience. Mais du coup nous n’avançons plus.
  16. Annalevine

    L'Hypothèse K

    Si j’essaye de synthétiser votre philosophie je dirai que, d’abord vous pensez que le je est prisonnier ou enfermé dans un blockhaus. Déjà je ne me sens pas à l’aise avec cette vision, car je ne me sens pas enfermée. Mais vous pouvez rétorquer que je n’ai pas pris conscience que j’étais enfermée. Possible. Ensuite vous pensez que pour sortir du Blockhaus il faut et il suffit de mettre en œuvre les quatre principes. Tout penser à partir de soi ( du je), viser l’absolu de la jouissance et se décider responsable individuellement. Avec de telles bordures nous pourrons changer le monde. Il y a quelque chose de la philosophie utilitariste anglo-saxonne dans votre démarche. En augmentant mon bonheur, ma félicité personnelle j’augmente la félicité du monde. Je dirai même que votre philosophie est la philosophie utilitariste anglo saxonne. C’est une philosophie qui se tient d’ailleurs et qui est peut être même plus efficace dans le progrès social que la philosophie conceptuelle et idéaliste de l’Europe occidentale continentale. La philosophie utilitariste entraîne même le souci des animaux car le bonheur des animaux augmente le bonheur de tous sur terre. Mais les anglo saxons ne pensent pas du tout que nous sommes dans un blockhaus ils pensent même que le système que vous décrivez est la conséquence ( heureuse pour eux) de la mise en œuvre des quatre éléments. La question que je me pose concerne vos motivations. Je pense que le monde tel qu’il est vous déplaît, peut être même qu’il vous désespère. En quoi le monde tel qu’il est vous heurte, vous blesse ? Qu’est ce qui au quotidien vous secoue assez pour que vous désiriez changer le monde ?
  17. Hier je me suis mise en colère contre @Répyet @Vilaine et bien sûr ma colère ne peut pas s’appuyer sur des principes absolus, des vérités absolues. Je me rends compte à quel point le forum me permet de distinguer mes propres valeurs dont je ne m’étais jamais aperçu qu’elles étaient à ce point différentes des valeurs dominantes françaises ( les deux personnes que je cite sont en fait des représentantes de millions de Français). Je me suis cru française, j’ai souvent tempêté contre les Français les rappelant à des valeurs dont je m’aperçois ici que ces valeurs ne sont pas françaises ! Sans doute ma façon d’être, qualifiée souvent de despotique dans la vie réelle les a t elle empêchés ces Français de s’exprimer à cœur ouvert devant moi.. Mais ici sur un réseau social où l’autre n’est physiquement pas là il est aisé pour eux de se laisser aller. Je les lis et je découvre avec un certain effroi que je leur suis étrangère. J’ai déjà repéré ici que je n’avais jusque là jamais vu que ma culture est d’emblée communautaire, que je ne peux pas me penser sans l’autre, alors qu’eux les Français se pensent d’abord en pure individualité à laquelle ensuite ils agrègent l’autre, les autres. Ce sont au fond des chimistes qui pensent qu’il existe un élément de base, le quark peut être, la corde, je ne sais quoi, en tout cas leur moi, un moi, un ego, une chose fondamentale à partir de laquelle ils bâtissent leur monde. Ils pensent au fond que l’humain, la vie, c’est de la chimie. Je comprends mieux la vocation de certain ici. Je comprends mieux pourquoi les Français sont si bons en maths et en chimie. Dans la division internationale du travail ils ont une place de choix. Ils sont dans leur grotte, leur retranchement, puis ils organisent le monde à partir de l’habitant de la grotte, leur moi, élément éternel absolument vrai. Pourquoi pas d’ailleurs. Mais je comprends du coup pourquoi je me mettais si souvent en colère. Je n’avais pas vu que ma pierre d’angle culturelle n’avait rien à voir avec la leur. Dans ma culture il ne peut pas y avoir de moi séparé de l’autre. Et je comprends pourquoi ils n’aiment pas cela. Eux visent un absolu vrai pour toujours, immuable, tandis que, si je suis indissociable de l’autre a priori alors je suis déterminée aussi par lui et je plonge alors dans l’histoire, et je suis forcément marquée par l’époque, destinée au changement, à la mort, sans cesse en transformation dans l’union avec l’autre. Je comprends mieux mon incompréhension de la culture de @hell-spawn qui, lui aussi, part du principe d’une existence absolue, le moi, le sien, pur cristal issu d’une gangue dont il a su se débarrasser. Alors il se lève personnage lumineux, tel un mythe apollinien, rejoint par les personnes ci dessus citées, tous ensuite vont tenter d’aller vers un élément chimique tout aussi pur qu’eux, la Femme par exemple, ou l’Homme, de toute façon un autre élément chimique tout aussi lumineux qu’eux, avec laquelle enfin ils vont pouvoir lancer une danse lente et contrôlée ( super contrôlée) signifiant une communauté créée. Ils tentent de construire une communauté à partir du diamant radieux solitaire qu’ils sont alors que dans ma culture la communauté existe déjà. A priori. Quelles différences ! Ces différences ont des conséquences pratiques essentielles, qui peuvent aussi expliquer que certaines communautés culturelles ne pourront jamais être assimilées.
  18. Annalevine

    L'Hypothèse K

    Vous voudriez que je vous dise ce que j’entends par intention ? C'est une sorte de but qui ne se déclare pas explicitement. Un objectif qui en reste à un état préconscient. Je peux percevoir en moi quelque chose, un sentiment non explicite qui accompagne ou précède un mouvement physique ou mental. Je perçois ce sentiment présent non explicite, je m'y arrête, je me concentre, cela vient à conscience, cela prend forme dans des mots. Je peux alors expliciter l'intention. Je vais faire un tour dans un village de mon adolescence. Je pense y aller pour une visite banale. Pourtant je sens que j'y vais avec une intention, c'est à dire un but non explicite, non conscient, préconscient, ou subconscient. Je cherche, je me promène, je me retrouve devant un champ. Alors je prends conscience que je désirais venir là, mais ce n’était pas explicite, pourtant c’était mon intention. Je suis devant le champ. Une nouvelle intention. Je ne la perçois pas encore en mots. Je cherche. Retour sur des images du passé. Suis-je venue rechercher un être aimé jadis ? Soudain l’intention devient claire, elle devient explicite : je suis venue rechercher une émotion. Je la trouve. L’émotion des temps jadis est toujours là, l’être qui l'a engendrée n'est plus là, ce n’était pas lui que j’étais venue rechercher, c'était l’émotion. Qui est toujours là. C'était donc mon intention. De la retrouver.
  19. Un plaidoyer...Oui. Votre douceur vis a vis des personnes âgées...Là j'ai la certitude que votre gentillesse ne s'occupe pas du genre. En aidant les femmes de votre entourage à se réaliser il est possible que vous tentiez de vous réaliser. Il y a quelque chose du fauve blessé chez vous : il est nécessaire de vous apprivoiser. Je me trompe peut-être. Vous faites signe vers une nostalgie chez moi. Indéfinissable référence pourtant. La valse d'une femme seule sur la piste ? Romantique, époque et temps anciens. Anna. Là-bas, dans la nuit, entre les tombes de soldats gisants, je la sais là. Votre prénom est la main qui désigne sa sépulture.
  20. wouah ! C’est dingue comme vous êtes. Ouh la la je comprends pourquoi parfois vous m’agacez. Nous ne sommes pas de la même planète. Nous ne sommes même pas de la même espèce animale. Dingue. Se surveiller autant, prendre autant soin de soi, faire des études en biochimie en pensant à un retour sur investissement... c’est effrayant. L’idéal du moi triomphant. Et c’est quoi le but ? Vivre le plus longtemps possible, mourir en bonne santé comme disait jadis le général Sanguinetti . C’est terrifiant. Quand je vois mes fils partir conquérir le monde en risquant leur vie dans des faubourgs obscurs d’Amérique latine, quand je vois ces jeunes dans les ONG braver la mort et parfois manger n’importe quoi, bon sang je comprends pourquoi il est impossible que ma lignée s’entende avec la vôtre. Jamais vous n’aurez la générosité de vous donner à autre qu’à vous même ou à votre tribu. Vous dégainez vos savoirs sans cesse pour pavoiser mais jamais par exemple il ne vous vient à l’idée d’aider un étudiant qui vient demander de l’aide ici. Seul votre cul existe et le cul de votre tribu. C’est donc ça l’occident. Nous sommes radicalement des étrangers vous et moi. C’est incroyable, et vous faites de votre mode de vie une valeur que vous pensez universelle. C’est fou. Ah ce n’est pas avec vous que nous pourrions vivre une nuit d’ivresse ! vous devriez vous entendre avec @Vilaine pour elle aussi vivre le plus longtemps possible est la seule valeur cardinale.
  21. Annalevine

    L'Hypothèse K

    Je vois. Vous êtes un réformateur moral, vous pensez que si l’homme, les hommes, transforment leur manière d’agir, en tout, le monde changera. Votre position est logique d’ailleurs, tout changer en se changeant soi-même. Il est même possible que cette pensée, la vôtre, soit aussi la mienne. Ce qui pourrait me conduire à chercher, à extraire de ma pensée ou de mes comportements, les principes que j’observe. Vous pensez qu’il existe quatre principes fondamentaux, qui, si nous les observons, même par jeu, dans un premier temps ( expérience en laboratoire en quelque sorte) nous permettront de changer le monde. Intéressante démarche. Généreuse démarche. Il y a un premier écueil qui risque d’être un écueil pour beaucoup de vos lecteurs, ce sont vos quatre principes. Je n’adhère à aucun d’entre eux ( ou presque). Vous pourriez me demander de les faire miens pour débuter le jeu. Or même par jeu je ne parviens pas à les faire miens tant ils s’opposent à ma manière d’être. Je ne crois pas à l’existence d’un je séparé des autres je. Disons que je ne suis pas cartésienne, je ne pars pas d’un je séparé, je me méfie de la séparation corps-âme, etc. Je ne crois pas dans la jouissance comme mode de vie majeur, je ne me suis jamais fondée sur la jouissance, même parfaite, pour construire une relation amoureuse. Pour la responsabilité il existe une responsabilité individuelle, je pense même que le principe de cette responsabilité individuelle mène ma vie ( ce qui par ricochet signifie que je pose quand même parfois l’existence autonome d’un je). Donc je ne peux pas jouer avec vous. Mais votre démarche m’intéresse en ce qu’elle porte comme INTENTION qui, je pense, est aussi la mienne, ce qui crée entre vous et moi une communauté. A suivre.
  22. C’est étonnant comme des cultures différentes produisent des personnes qui ne peuvent pas se rencontrer. Votre texte ressortit à la culture occidentale, la vôtre, la même que celle qui anime @Zerethoustre, vous partez toujours de l’individu comme base de réflexion. Vous n’avez aucun sens de la communauté, vous ne pouvez la voir que comme une continuation, un prolongement de l’individu. Du coup vous voici obligé de dévaloriser la communauté en la traitant de fiction. Pourquoi pas d’ailleurs mais vous n’avez pas conscience que votre position résulte d’un choix culturel. Pas le vôtre bien sûr, ce choix culturel fut celui des maîtres qui agissent en vous sans que vous n’en ayez conscience. Ce qu’il vous manque c’est une connaissance précise de l’histoire. Ainsi ceux qui ne connaissent pas l’histoire sont agis par des esprits du passé. Mais il est possible que, si vous connaissiez votre histoire, vous fassiez encore ce choix culturel : tout bâtir à partir de l’individu. En attendant vous ne savez pas que ce choix résulte de votre passé culturel occidental et non comme vous le croyez de la manifestation éclairée et absolument Vraie de ce que vous appelez en Occident la Raison. Mais peu importe, supposons que vous preniez conscience que, tout bâtir à partir de l’individu soit un choix culturel. Et que vous décidiez de faire ce choix. Que se passerait il ? Nous serions toujours en conflit. Dans mon choix culturel communautaire il n’y a pas d’individu il y a d’abord la communauté. Même si parfois cette communauté est réduite à deux. « Je » n’existe pas sans l’autre. Le couple moi-l’autre est indissociable même si je peux bien sûr tenter de casser le proton en ses quarks. Cela restera tout de même fictif même si cette analyse porte aussi ses fruits. Pour vous la communauté est fictive pour moi ( en tant ici que locuteur) le moi ( en tant qu’instance psychique) est fictif. Donc deux cultures différentes, opposées. La différence entre vous et moi c’est que moi je sais que votre position est un choix culturel, comme l’est ma position, mais vous, vous ne savez pas que votre position résulte d’un choix culturel. Vous pensez que votre choix est la Vérité. On retrouve ici l’esprit colonialiste de l’occident. Cette incapacité qui est la vôtre de ne pas comprendre que tout est choix et non imposition de la Raison vous met actuellement en difficulté, en Occident. Je sais que je ne peux pas vous convaincre, vous ne savez pas que vous ne pouvez pas me convaincre. Dans la guerre qui se profile entre des choix culturels différents, enracinés dans l’histoire, j’ai probablement un avantage sur vous : je sais que je suis en guerre, vous ne savez pas que vous êtes en guerre. Je suis assez distante avec la théorie de l’évolution mais je retiens de cette théorie, ce que Heraclite disait déjà : la guerre pilote l’univers, même si cette guerre prend aujourd’hui des tours plus mentaux, plus immatériels. De la guerre surgit des mondes nouveaux. La guerre qui nous oppose est une loi du Destin qui poursuit furieusement mais sans hâte sa volonté de création.
  23. Annalevine

    L'Hypothèse K

    C’est intéressant, c’est un gros travail, c’est une volonté de maîtriser votre environnement, c’est écrit dans le respect du lecteur car vous présentez une synthèse de vos idées qui n’oblige pas à aller consulter d’autres articles, c’est à dire qui n’oblige pas à faire votre travail ( donc je ne suis pas allée voir vos autres sites, à vous d’être synthétique, à moi d’une une bonne lectrice ). Ce qui m’a amusée c’est vos quatre piliers. Immédiatement je vous ai intérieurement critiqué en inversant le sens des flèches. Cela en dit long sur nos ressemblances ( j’accepte les quatre piliers) et nos différences ( je vois l’évolution se mouvoir dans le sens inverse du vôtre ). Mais vous dites aussi que nous pouvons inverser le sens des flèches. Ma forme d’esprit c’est toujours : que faire ? Je suis toujours tournée vers l’action, vers la mise en œuvre. Or je me demande : quelle action entreprendre au vu de votre présentation, le but étant le changement de la société ? Du moins c’est le but que vous vous assignez. Et je pense que je suis sans doute animée par la même intention. À partir de votre analyse quelle action entreprendre, qu’elle soit individuelle ou collective ? Je pense en effet que vous n’êtes pas un fataliste, que vous ne pensez pas que le système s’impose tellement à chacun qu’il n’y a plus qu’à rester spectateur du monde. Je continuerai ma « critique » plus tard.
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