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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. Non pas les libéraux, qui se référent à Esdras et à Ezechiel. Les plus cultivés des libéraux juifs, l’élite intellectuelle, notamment americaine,se réfère à Esdras et non à Moise. Cela donne des discussions enflammées dans certaines réunions à l’occasion des fêtes ! Cela divise même les familles. Mais les juifs ne sont pas comme les chrétiens : chaque juif a sa vision des choses. Votre affirmation universelle sur les dogmes qui font votre ciment est un truc de chrétien. Le judaïsme n’a pratiquement pas de dogme. Maimonide s’y est essayé, mais il ne s’est pas imposé. Je ne crois pas que vous puissiez comprendre ce que je vous écris là, car les chrétiens ne se réunissent pas autour d’une histoire. Ce qui fait le ciment des Juifs c’est leur histoire, ils se réunissent dans l’Histoire même quand ils s’écharpent sur Moise et Esdras. Ils se réunissent aussi dans l’orthopraxie. S’ils n’avaient pas cela, s’ils n’avaient pas non plus l’antisémitisme contre eux, en effet ils auraient déjà explosé ! Vous croyez que les Juifs d’Israel rejettent les Juifs russes qui ont même des charcuteries dans leur quartier d’Odessa ?
  2. Après les Assyriens ce furent les Égyptiens qui s’opposèrent au royaume de Juda, puis ce furent les Babyloniens. Ceux ci finirent par assiéger Jérusalem puis ils détruisirent Jérusalem, les maisons, le Temple ( le premier Temple), ils exécutèrent la famille royale. Puis ils deporterent les Judéens lettrés à Babylone, laissant sur place les paysans. Alors les peuples riverains entrèrent en Judée. Événements classiques à l’époque qui auraient dû conduire à la disparition de l’identité judeenne ( les Judéens sont appelés Juifs aujourd’hui mais ce mot, Juif, n’existait pas à l’époque; si vous lisez l’ancien testament traduit par les chrétiens, ceux ci traduisent par : Juif, alors que dans la Torah c’est : enfant de Juda). Mais il se passa quelque chose d’assez unique. Les déportés de Babylone, tous des lettrés, se mirent à écrire. Ils étaient inspirés par la volonté de sauver l’identité hébraïque. Ainsi est né le récit complet de la Torah ( les cinq livres). Ce récit a fondé l’identité judeenne, et c’est grâce à ce récit écrit, compilation des toutes les traditions et de toutes les légendes des Hébreux, auxquelles se sont mêlées des légendes babyloniennes, que le peuple judéen a survécu. Spinoza fut le premier à parler de cette origine. Cela lui a valu d’être exclu de la communauté juive d’Amsterdam. Car les traditionalistes, les orthodoxes, veulent maintenir la fiction d’écrits datant de l’ère mosaïque. Mais les libéraux juifs, les plus cultivés parmi les Juifs soutiennent la version de Spinoza ( l’écriture à Babylone) tant cette version est encore plus fantastique, et surtout plus réaliste sur le plan historique, que la version orthodoxe. Dans la version orthodoxe Dieu révèle sa Parole à Moise ( les tables de la Loi), dans la version Spinozienne c’est une inspiration venue de plus loin que Dieu et que tous les prophètes qui fonde les écrits Judéens. Pour les libéraux les plus cultivés Moise même est probablement un mythe, tout comme la libération d’Egypte ( personne n’a trouvé trace de cet événement), mais pour un homme ou une femme lettrée, de culture orientale, capable de penser sur deux fronts, le rationnel et l’intuition ou le sentiment, le mythe est encore plus puissant que le réel. Bien sûr les scribes ont cru dans les mythes qu’ils ont écrit, ce qui choque les cartésiens qui ne fonctionnent qu’avec la moitié de leur cerveau, mais les mythes en exprimant la puissance de la Volonté, révèlent encore la Volonté. La Volonté de survivre d’une minorité culturelle détruite par les Babyloniens.
  3. Pour la Torah sa genèse est totalement différente de celle du Coran et des Évangiles. Il ne faut pas oublier que le judaïsme est apparu bien avant les deux autres religions monothéistes. Il est probable qu’à l’origine les traditions religieuses furent transmises oralement. Cette transmission fut collective et c’est là une différence notable avec les deux autres religions qui tournent autour d’un seul personnage, un seul prophète. L’écrit est venu progressivement et sans doute y a t il eu des débuts d’écriture, pour tenter de donner une assise plus permanente aux traditions. C’est sans doute aussi au cours des guerres que des écrits virent le jour. C’est ainsi que face à l’attaque des Assyriens, Josias, le roi de Juda exhiba un premier écrit, le Deuteronome, probablement écrit par les scribes de l’époque ( les lettrés, ceux qui maîtrisaient l’écriture), destiné à renforcer les liens des Judéens face à l’adversité ( un peu comme une déclaration écrite, un manifeste écrit, peut servir de ciment à un groupe de résistance). On voit donc que les premiers écrits furent une oeuvre collective. Il faut que vous perceviez bien cette différence entre les Judéens et les autres religions: c’est un collectif qui écrit, un collectif qui pense, de même que les fêtes judéennes sont toutes des fêtes historiques, alors que, dans les deux autres religions, tout tourne autour d’un homme. Je continuerai plus tard.
  4. A-t- on besoin de pratiquer un instrument de musique pour parler de la musique ? De pratiquer l’écriture pour parler d’un roman? De savoir tourner un film pour parler du cinéma? Et si après tout quand Zenalpha nous parle de physique parlait-il d’autre chose que la pratique de la physique ? Il faudrait alors le lire autrement.
  5. Je pensais en effet qu’il ne se présenterait pas, in fine. Qu’il voulait faire réfléchir sur des sujets cruciaux (à sa manière, contestable ou pas) et puis non…Il se prend au jeu. Je n’écoute plus ce qu’il dit. C’est rengaine. Je ne le vois pas rallier Marine Le Pen. Avec sa vision des rapports sociaux, il se sentirait humilié.
  6. Zemmour me paraît assez creux quand même. Je le trouvais marrant quand il était commentateur sur les plateaux à cause de son côté provocateur. Mais maintenant qu’il se prend au sérieux il est plutôt rasoir. Cela dit je suis étonné de constater qu’il inspire carrément l’hystérie chez certaines personnes ( je ne vous vise pas, je fais gaffe avec vous, votre ire est parfois inattendue) L’identifier à un nazi par exemple me laisse rêveur. Peut-être que l’on parle de lui dans la crainte ( ou l’espoir) qu’il monte dans les sondages. Je n’arrive pas à penser qu’il puisse avoir durablement du succès. Quand il parle, maintenant, il est un peu pathétique.
  7. @zenalphane peut pas répondre ( à moins qu’il trouve la solution dans un livre et qu’il vienne la recopier ici) puisqu’il parle des mathématiques et de la physique sans pratiquer ces disciplines ( sa compétence professionnelle semble être limitée aux statistiques). Néanmoins est-ce qu’il n’est pas autorisé à s’étendre sur la mécanique quantique ou autre chose ( pourquoi pas demain la théorie du chaos, la théorie du truc machin, ou du machin truc). Est-ce que nous refusons aux commentateurs du football de parler du foot sans avoir jamais jouer au football ? Est ce que nous refusons le droit à Pascal Praud le droit de dire ce qu’il faut faire à la place du gouvernement alors qu’il n’a jamais gouverné ? Est-ce que nous refusons à Rousseau le droit de parler de l’éducation ( Émile) alors qu’il n’a jamais élevé ses propres enfants ? Autrement dit : est-ce qu’un commentateur d’une discipline qu’il ne pratique pas doit se taire ? Est ce que seuls les experts ( je parle des experts qui pratiquent) ont le droit de parler des disciplines qu’ils pratiquent ? Si tel était le cas il n’y aurait plus ou presque plus d’émissions télé, ni d’ailleurs de contenus à tous media. Il n’y aurait même plus de démocratie puisque tous ceux qui ne pratiquent pas l’art pratique de la gouvernance d’un pays ne pourraient plus s’exprimer. La question est : qu’apporte un commentateur qui ne pratique pas à la discipline dont il parle ?
  8. Tout de même un instrument mathématique, une représentation mathématique, une technique mathématique, quand bien même elle est mise au point pour « saisir » dans un langage humain une réalité physique observée n’est pas identique à cette réalité. Il y a une différence à faire entre l’observation et le modèle mathématique destiné à donner une compréhension humaine aux observations ( compréhension humaine qui permettra ensuite l’action). Je ne pense pas que l’on puisse identifier l’un avec l’autre, le monde physique et le monde mathématique, quand bien même le modèle mathématique est si performant qu’il semble être identique à la réalité observée.
  9. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi vous recopiez ici des pages entières de cours édités par des professionnels. C’est incompréhensible.
  10. Il apparaît que ce fameux « moi » dont il semble impossible de se défaire au moins dans la pensée ( « je » pense, il y a un « je » qui pense, ici j’identifie le je et le moi, je n’en suis pas au « je est un autre », formule romantique peut être judicieuse, mais simplifions) il apparaît que ce moi n’est absolument pas une réalité neutre encore moins objective. Ce moi est chargé de déterminations dont nous ne pouvons pas prendre conscience. Il y a une limite au retour permanent sur soi. Il existe la conscience des choses à partir de laquelle nous en induisons la conscience de soi, mais ça s’arrête là. Il peut toujours exister sur le papier des modèles, dans lesquelles il existera une conscience de la conscience de soi, mais nous sommes incapables, dans la réalité (qui n’est pas le modèle) de développer une conscience de la conscience de soi. Quand nous essayons de le faire, au risque de faire des noeuds avec nos neurones, nous retombons sur la conscience de soi. Or ce moi est toujours perçu comme neutre, détaché du monde, et par là d’une objectivité totale. Surtout quand il s’agit d’un moi occidental et encore plus quand il s’agit d’un moi cartésien. Ce moi-là se pense totalement dégagé du monde, capable donc d’avoir une vision du monde à partir d’un lieu situé hors du monde. Un tel moi s’affirme souvent ( mais pas toujours, je pense à Spinoza, encore que les Judéens de son époque, un peu moins cons que les non Judéens, ont vite compris que Spinoza développait un athéisme radical) un tel moi donc s’affirme souvent comme ne croyant en rien car un tel moi se pense regard pur, non déterminé, sur le monde. Ce moi tombe pourtant lui aussi dans cette croyance : la croyance qu’il se situe hors du monde, qu’il est sauf de toutes déterminations. Bien sûr nous tombons sur la théorie de l’intention. Dans tout acte de conscience il y a une intention. Ceux qui ont pensé cela ont bien sûr vu qu’il était toujours possible de les critiquer quant à leurs intentions, dont ils n’auraient pas conscience. En reconnaissant que toute conscience est intentionnelle ils se sont cuirassés contre la critique en prétendant connaître l’intention, et grâce à cette connaissance, ils pouvaient prétendre se placer hors de cette intention. Mais cet effort pour s’extraire de toutes critiques est encore intentionnel. Une conscience non intentionnelle, reste quand même intentionnelle.
  11. Annalevine

    Michel Houellebecq

    Il plaît en effet aux Français enracinés dans leur histoire. Car il annonce la mort lente, très lente, de cette France là. Il indiffère ceux qui garde en eux une culture du combat. Il meurt dans son confort et dans sa sexualité agonisante. Bref c’est un français de souche, comme on dit. Intéressant comme témoignage d’une ethnie mourante. J’aime le lire, voir s’effondrer la petite et moyenne bourgeoisie française.
  12. Les citations sont tronquées, il ne s’agit pas de citations d’ailleurs, mais de mots. Je n’ai lu nulle part des phrases entières en louange de Jesus chez Nietzsche. Ce qui m’étonne c’est cette permanence à redresser sans cesse les écrits de Nietzsche pour finalement lui faire dire le contraire de ce qu’il a écrit. Onfray est lui aussi un spécialiste du redressement des écrits de Nietzsche. En fait les nietzschéens sont emportés par le mouvement littéraire, puissamment romantique nietzschéen. Et je les comprends, Nietzsche me fascinait aussi quand j’étais ado. Je me souviens de cette phrase : « mais il faut encore porter du chaos en soi pour devenir une étoile dansante ». Il y a plein de phrases de ce type. Il y a quelque chose de SPECTACULAIRE chez Nietzsche. Le lyrisme de Zarathoustra fait penser au lyrisme des prophètes hébraïques. Cela emporte, fascine, excite, éblouit de l’intérieur la volonté de puissance qui nous pousse, en nous, à l’action. Cela énergise . Surtout lorsqu’on est de sexe mâle. Disons que Nietzsche a une écriture qui bande sans cesse. C’est le super mec quoi. J’aime bien me laisser exciter par son écriture mais bon je fais quand même gaffe aussi au fond de son écriture. Et puis la société actuelle produit aujourd’hui des aphrodisiaques à tous les coins de rue. Plus besoin de Nietzsche.
  13. Il me semble que le prétendu désintérêt pour la culture est un désintérêt pour une certaine culture. Je pense que la culture d’apparat n’intéresse plus. Mais je me demande si elle a intéressé vraiment quelqu’un avant. Oui les créateurs sont bien sûr intéressés par certains sujets culturels, ceux dans lesquels ils créent. L’écrivain s’intéresse aux lettres, le musicien à la musique, etc. Mais le consommateur quel est son rapport à la culture ? Je pense que pour le consommateur la culture est un signe de reconnaissance. Se reconnaître comme faisant partie d’une même classe sociale. Elle est un SIGNE. La classe ouvrière, du moins celle qui était vraiment ouvrière, a ou avait bien sûr sa propre culture. Il y a plein de livres écrits sur la culture populaire. Je vais au théâtre, parfois à l’opéra, je regarde Arte etc. : toutes ces proclamations ont d’abord valeur de signe. La culture comme signe. Après donc la culture comme connaissance introduisant à la création. Enfin il y a la culture qui vise à la maîtrise d’un métier, les études en fait. La culture comme signe m’agace. Sans doute parce que faire partie d’un troupeau m’agace.
  14. Cette histoire de culture est tout de même intéressante. Bon je ne m’intéresse pas aux cultivés qui veulent s’acheter un habit de haute couture. Mais c’est un fait que je suis sans cesse en train de m’informer du monde ce qui me conduit à accumuler des connaissances. Il y en eut d’autres que moi qui considéraient la culture ainsi mais ils sont partis du forum. Dommage. Quel est le but de cette recherche d’informations ? Quand j’étais ado c’était la peinture qui m’intéressait, non pour étaler un savoir, mais parce que je cherchais chez les peintres et leurs œuvres peut-être un secret philosophal. Que je n’ai pas trouvé. Cela pour dire qu’il y a des personnes qui se cultivent parce qu’elles sont en recherche d’un « secret ». Ce qui fait d’ailleurs qu’il m’est arrivé dans ma vie de vagabond autour du monde, à une autre époque, de rencontrer des errants d’une culture étonnante. C’étaient des chercheurs aussi. Ceux là finissent par étendre leurs connaissances comme jamais. Mais aussi je me souviens lors d’un passage dans la vie ouvrière, ainsi que le fit Linhart ( l’établi) d’avoir rencontrer des personnes étonnantes aux savoirs inédits, pour moi. Cette présentation de la culture comme étrangère aux ouvriers c’est quand même le triomphe actuel du petit bourgeois insipide.
  15. Tout dépend aussi des raisons pour lesquelles on se « cultive ». Les hommes ( et les femmes bien sûr) d’action ont des objectifs. Selon ces objectifs ils vont acquérir telle ou telle connaissance. Ils sont dans l’action, ils veulent modifier le monde. Il y a aussi la culture de classe, celle qui n’a pas d’autre but que de soigner le paraître. Cette culture là n’intéresse pas les gens d’action mais elle peut intéresser les spectateurs, les commentateurs. Nous retombons toujours sur ces deux mondes, celui des actifs, qui font le monde, et celui des spectateurs et des commentateurs. Dans ce monde là la culture compense leur impuissance ou tout simplement leur inertie naturelle.
  16. Il est possible de se demander si ce n’est pas le mot culture qui fait en fait polémique. Par exemple j’apprends une nouvelle langue vivante. Je pourrai en faire un principe exhibitionniste. Je me cultive , moi ! Mais, en fait j’apprends l’anglais pour communiquer avec my daughter in law ( j’exhibe ma culture !) et avec mes deux petites filles ( qui sont anglaises). On voit que la dite culture est ici un moyen de communication supplémentaire que je me donne. A une époque je me suis remis au grec ancien mais c’était pour mieux comprendre certains textes grecs. Et mieux les comprendre me donnait l’espoir de mieux comprendre le devenir du monde. Ce en quoi je me trompais car cette fameuse sémantique n’apporte rien. Récemment j’ai travaillé sur les Lumières françaises ( Montesquieu, Voltaire, Diderot, Rousseau) mais c’était pour donner des munitions à un étudiant de 17 ans qui tient un salon littéraire à Moscou et qui désirait répondre à l’attente d’universitaires moscovites. Du coup je me suis rendu compte que tous ces gens cultivés d’aujourd’hui répétaient des poncifs sur les Lumières sans même se rendre compte que c’était des poncifs. En fait ils s’en foutent d’égrener des poncifs car pour eux l’essentiel c’est d’être bien carré dans les conventions. Je me suis remis aux maths mais c’est pour préparer les futurs bacheliers ( et c’est marrant : mes élèves font de belles études ensuite alors que tous les scientifiques du forum, incapables de résoudre un problème de terminales, disent que je suis nul, comique non ?). On voit donc que la culture, pour beaucoup de personnes du forum c’est uniquement exhiber des connaissances comme on exhibe une belle voiture. Et encore, celui qui exhibe sa voiture de luxe sait la conduire tandis que ceux qui exhibent leur culture ne comprennent rien à ce qu’ils exhibent. C’est marrant l’exhibitionnisme, c’est une singularité sexuelle marrante finalement.
  17. Prenons maintenant l’être très cultivé qui écrit : « j’arrive à un degré de conscience supérieur ». C’est impressionnant. Je me dis : cet être va rayonner, éclairer l’obscur, déplacer les assiettes, je ne sais pas, mais je me dis : il va y avoir un EFFET. Et non rien. Je peux en induire que l’EFFET reste intérieur, limité au monde intérieur de cet être exceptionnel. Mais alors en quoi un tel individu pourrait intéresser les autres ? Puisque, par rapport aux autres, l’EFFET de cette conscience supérieure est nulle ?
  18. Il aurait fallu trouver une alternative avant de museler le christianisme. Là avec le dd l’alternative ce sont ses parties générales et son trou ( ou celui de sa femme). C’est pas trop réjouissant.
  19. La culture, telle que présentée par l’auteur du fil, est une tentative d’auto valorisation sociale. Elle est surtout le fait des classes intermédiaires. Il s’agit pour ces classes de se distinguer des classes « populaires » et de ressembler, par leur exhibition culturelle, aux classes dominantes. Moi je suis cultivé disent ils. OK et que faites-vous de cette culture ? Rien. Par exemple ce qui me sidère sur ce forum ce sont les prétendus scientifiques. Je me dis : mais putain avec tant de savoirs comment se fait il qu’ils ne prennent au moins le temps de transmettre leurs savoirs aux jeunes, collégiens, lycéens ou étudiants ? Beaucoup en ont tellement besoin. Et bien non. Avant je m’énervais : quelles bandes d’égoïstes. Mais j’avais tort, ils sont incapables de transmettre car ils n’ont même pas assimilé ces savoirs ! Et quand ils vont aider un lycéen ils se vautrent ! Alors je me dis que leur culture n’est qu’exhibition ( je fais une exception pour les mathématiciens du forum lesquels ont manifestement intégré leur savoirs car ils savent transmettre). Angoisse des classes intermédiaires, angoisse d’être assimilées à la classe ouvrière qu’ils méprisent, et qui n’en peuvent plus d’être considérés par les classes dominantes ( les capitalistes ), qui les méprisent, pour de la merde. Ce qui me fait encore plus marrer c’est que souvent ces capitalistes qui font d’eux leurs mercenaires et leurs salariés sont d’une incroyable inculture.
  20. Je ferais une différence entre les kairas des banlieues et les suceurs ataviques. Il n’y a pas forcément équivalence.
  21. Parce que le forum est encore un rare endroit où il est permis aux non vaccinés de venir.
  22. Il est probable qu’il ne s’agit pas d’une opinion mais d’un sentiment. La personne a peur du vaccin. Un sentiment ne se gouverne pas, il s’impose. Il ou elle a peur du vaccin. À partir de là il devient très difficile de dialoguer car vous vous situez dans le champ de la raison et, lui ou elle dans le champ du sentiment.
  23. Il est possible que cet intérêt pour une culture d’exhibition ( je suis cultivé mais l’ouvrier ne l’est pas- rien que par cette façon de s’exprimer le locuteur exprime son angoisse sociale !) soit spécifique à la France. Je suis en train d’étudier la langue anglaise ( ouh là serait ce que je me cultive ?) et je lis à l’instant, écrit par un enseignant britannique ceci : Knowing is nothing, using what you know is everything. Ouh là ! Serait-ce que ces Britanniques ne comprennent rien à la culture ? À cultiver ton potager.
  24. L’intérêt pour la culture pour la culture c’est quoi ? Engranger des connaissances pour ensuite les exhiber sans penser, sans être capable de les faire fructifier ? C’est comme certain physicien de ce forum, étaler le résumé de ses lectures mais être incapable d’aider un étudiant à résoudre un problème de physique? Incapable de construire la plus petite machine ? C’est étaler ses connaissances en peinture mais être incapable de peindre ? Étaler ses connaissances littéraires mais être incapable d’écrire correctement ? C’est quoi cette culture ? C’est une culture d’exhibition destinée à se faire croire à soi-même que l’on est supérieur à l’ouvrier !!! Alors qu’on est toujours qu’un petit salarié qui travaille pour un maître qui lui parfois n’a aucune culture. Je me marre.
  25. Je suis toujours un peu étonné par ces gens qui critiquent la culture des autres mais qui sont incapables de produire une pensée constructive. Par exemple ici nous avons une personne qui parle sans cesse de spiritualité mais qui est incapable de produire un texte parlant de la spiritualité. Cette impuissance à l’expression, à la construction, à la création est pour moi le signe d’une inculture totale, d’une stérilité totale. Ce que nous cultivons c’est d’abord notre jardin dont il devrait sortir quelque chose d’original, de propre. Or ceux qui parlent ici de culture ne produisent rien. Pour eux la culture c’est accumuler des connaissances, comme s’ils engrangeaient des graines sans être capables de les faire germer sur leur propre territoire. Ils ne sont même pas capables de les transmettre.
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