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Totof44

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Tout ce qui a été posté par Totof44

  1. Aucune disposition réglementaire, législative ou constitutionnelle ne changera quoi que ce soit au fait qu'au sein d'un même archipel, un île sur les quatre qui le composent, est, malgré les difficultés dramatiques qui la frappent, quatre fois plus riche que les trois autres, et restera donc attractive pour les comoriens et les malgaches. Le droit de la nationalité a déjà changé à Mayotte pour résultat nul. Et pour cause, je doute fortement que ce soit vraiment la nationalité l'enjeu et que les comoriennes se disent qu'elles vont pondre à Mayotte pour pérenniser quoi que ce soit. "Le ministre a précisé que la suppression du droit du sol à Mayotte, ainsi que le durcissement du regroupement familial permis par la loi Immigration votée en décembre, permettront de « mettre fin au visa territorialisé », un dispositif empêchant les détenteurs d’un titre de séjour mahorais de venir dans l’Hexagone." Alors que justement, c'est en répartissant les migrants comoriens et malgaches sur le territoire plutôt qu'en en laissant toute la charge à Mayotte qu'on peut véritablement aider ce département.
  2. Le PACS, les 35 heures, la cmu, l'assainissement des comptes publics... En dehors des privatisations, je ne vois pas grand chose à redire sur son bilan.
  3. Dure question... Meilleur premier ministre j'aurais dit Jospin. Sur l'international, Chirac me semble dans le haut du panier, mais je ne sais pas s'il est le meilleur. Contrairement à Gouderien, je trouve que dans le concours de médiocrité, les nominés sont bien trop nombreux pour les départager aisément. Mais je pense que Valls peut être donné favori pour le prix du plus mauvais premier ministre.
  4. C'est même plus que ça, c'est un vote de l'Assemblée + un vote du Sénat + au choix, un référendum ou un vote du Congrès aux 3/5. Sauf que les mahorais veulent rester Français et justement, ne souhaitent pas soutenir à bouts de bras le reste de l'archipel. Le Conseil constitutionnel est incompétent en matière de révision constitutionnelle. En revanche je doute que Darmanin parvienne à trouver une majorité à l'Assemblée sur ce projet. Donc ça risque en effet de faire flop un peu comme pour la loi immigration.
  5. Gé.s et la GRS le sont toujours. De même pour nouvelle donne et le parti pirate, autres formations dont je me sens proche. Le PS ne peut être mis sur le même plan que les autres, il existe depuis le XIXème siècle. La FI, c'est particulier. C'est le front de gauche construit par meluche et Marie-George Buffet sans le PCF. Et le parti de gauche a été fondé par une grande gueule, déjà bien installée dans la vie politique, et qui a claqué la porte du PS au moment du congrès de Reims. Donc à sa manière il a aussi bénéficié d'un soutien médiatique. Enfin bref, je ne me plains pas vraiment. Je n'ai pas envie de militer, donc peu importe si je fais la fine bouche. J'arrive tout de même à trouver systématiquement pour qui voter. Mais pour les raisons que j'avais citées, je comprends celui qui refuse de voter. Et je maintiens que la loi doit évoluer pour assurer plus d'équité entre les formations politiques, tant sur le plan de leur financement que sur celui de leur représentation médiatique.
  6. Oui parce ce que ce parti n'a que faire de l'écologie, de la démocratie ou du progrès social.
  7. Là dessus nous sommes d'accord. Crois tu vraiment que cette idée puisse fermer la porte à l'immigration ? À mon avis, les idées réac de Darmanin oas plus. Il n'y a pas de constat. Je défie Darmanin ou zemmour de nous apporter la démonstration qu'il existe un lien de cause à effet. Par l'abandon du gouvernement (pas celui ci spécifiquement, les précédents aussi) face au défi migratoire, et les gesticulations ne parviennent plus à le cacher. Du coup l'homme au sourire satisfait agite un nouveau hochet. Je ne vois pas en quoi le fait que des illégaux le restent change quoi que ce soit au problème. En revanche, je distingue un certain danger dans cette idée. Ce que le gouvernement doit au mahorais, c'est discuter des propositions qui émanent de leurs représentants. Malheureusement je n'ai pas la panacée. J'ai déjà écrit ce qu'il me semble que le gouvernement peut faire : la diplomatie avec le reste de l'archipel, davantage de reconduites à la frontière, et une répartition des migrants sur le territoire. Non, ça ne réglerait pas le problème. Je ne vois pas d'autre solution durable autre qu'un soulèvement populaire dans les Comores contre la corruption. Justement, j'étais pour inscrire le principe du droit du sol à l'article 3 de la Constitution.
  8. Je dois reconnaître qu'une douzaine, c'est déjà pas si mal. Après, à titre personnel, je n'en vois aucun auquel je puisse adhérer. La FI est trop radicale pour moi et son fonctionnement interne assez peu démocratique, Génération.s a des propositions sur le travail qui se veulent progressistes mais qui entérinent l'idée qu'il n'y en aura pas pour tout le monde, le parti socialiste ne parvient pas à trancher entre la ligne socialiste et la ligne libérale et la gauche républicaine et socialiste n'a pas intégré l'enjeu environnemental à son projet. En revanche, un parti balbutiant, personne n'en connaît l'existence s'il n'a pas le soutien des milieux médiatiques et/ou financiers. Tout le monde n'a pas l'entourage de Macron ou zemmour.
  9. C'est pourtant la vérité. Dans l'espace médiatique, il y a la place pour une douzaine de partis. Ok, ceux de la deuxième division arrivent parfois à s'imposer (avant de se faire rapidement reléguer), mais un parti qui peut prétendre gouverner ne part jamais avec seulement un président, un secrétaire et un trésorier. Et la réforme Cazeneuve a largement aggravé les choses. Depuis, les temps de parole dépendent notamment des sondages. C'est comme si au 100 mètres, celui sur qui les paris se concentraient n'avaient que 85 mètre à courir. Et n'importe quel journaliste politique radio ou télé vous dira que les règles de l'arcom restent infernales, donc l'objectif affiché n'est même pas atteint.
  10. Répondre en découpant peut être intéressant quand il s'agit de reprendre séparément les différentes idées énoncées. Mais là il s'agissait d'une introduction, et, qu'importe ce qu'on pense de l'opinion que j'expose à la suite de cette introduction, elle n'est pas HS. Pour ma part, quand je lis une contribution au débat qui me semble dénuée de toute pertinence, je préfère ne plus m'y attarder comme j'ai pu le faire avant. Quel en est l'intérêt ? J'ai argumenté contre la proposition. Tu es gêné parce que j'écris que cette proposition conforte la piètre opinion que j'ai du ministre de l'intérieur avant d'exposer la raison pour laquelle cette idée me paraît grotesque. Je ne sais pas qui sur ce forum est mahorais. Si je veux m'adresser spécifiquement aux mahorais, ce forum n'est donc pas le bon média. Je m'adresse à celles et ceux qui s'intéressent à la politique française, qu'elle concerne l'hexagone ou non. Que mon opinion soit majoritaire ou minoritaire n'a pas d'importance. Si mon propos convainc ou déstabilise les convictions de quelqu'un qui me lit, tant mieux. Si ce n'est pas le cas tant pis. Et contrairement aux politicards, en confrontant mes idées à celles des autres, il arrive que ce soient mes convictions qui soient bousculées. C'est même arrivé que ce soit par toi. Dogme, idéologie, valeurs, principes directeurs, convictions profondes... Quelle différence entre ces termes, sinon la connotation péjorative de quelques uns d'entre eux ? D'où mon introduction. Il y a les politiques qui s'appuient sur des dogmes, des convictions profondes, des valeurs, des principes directeurs, une idéologie et d'autres (suivez mon regard) qui naviguent au gré des vents et qui n'ont aucune vision de la France. Fort bien. Je ne vois rien là dedans qui ne soit mis en défaut par une mesure dérogatoire qui peut être pourrait aider Mayotte à bénéficier du même confort un jour qu’un citoyen français lambda J'expose l'idée selon laquelle le droit du sang est une rupture avec ce sur quoi s'est construite la République française. Ça n'est pas spécialement monarchiste contrairement à ce que tu laisses entendre. Je ne vois pas en quoi le droit du sang est dissociable d'une conception ethnique de la citoyenneté. Non, certes. Ça appuie l'idée que l'instauration d'un droit du sang est une rupture radicale avec ce sur quoi s'est construite notre patrie républicaine. Dans l'absolu les ruptures radicales ne sont pas interdites, mais il me semble qu'il faut avoir conscience qu'elles en sont. En fait c'est toi qui finis HS. On a élargi le débat sur la façon dont s'est construite la citoyenneté française ces derniers siècles et tu réponds à une phrase isolée là dedans à l'aune de la question de départ. Ça n'a pas de sens. Je t'invite à réfléchir un moment sur la portée que pourrait avoir cette idée là. Jusqu'où peut aller dans le renoncement aux principes fondateurs pour s'adapter à telle ou situation ? Ben... Je me demande en l'occurrence qui invente un truc ex nihilo et nie une continuité historique... On ne parle pas de république au sens large et avec un petit r mais de la nôtre, qui elle a construit la notion de citoyenneté sur le principe du droit du sol et du sentiment d'appartenance à ses fondements. Une république peut se construire sur une conception ethnique, la nôtre s'est construite sur une conception politique. Donc supprimer, même localement, le droit du sol serait une rupture importante. Parce que tu n'envisages ni de solution alternative ni l'idée que cette proposition n'est pas du tout la panacée.
  11. Non, de la médiocrité de la classe politique actuelle. Darmanin est sûrement l'un des pires. Sauf erreur de ma part, les mahorais sont français. Il me semble absurde d'accéder à la citoyenneté française d'une façon ici et d'une autre là. Tu questionne ou tu affirmes ? Moi, citoyen français, j'y vois une imbécillité. Et de la République, fondée sur la fraternité universelle, l'égalité entre tous, et plus généralement, une construction politique. À la Révolution, le citoyen français appelé à se battre pour ce qui est en train de se construire : souveraineté nationale, liberté, justice, égalité. Bref, jamais la République française n'a été la propriété d'une ethnie. Extrait du site de l'administration dirigée par Darmanin : La Révolution L'aspect essentiel de la Révolution est d'avoir conféré un contenu politique à la notion de nationalité, celui de citoyenneté. Les Constitutions de cette période ont conservé le principe du jus soli tout en y ajoutant de nouveaux critères. Ainsi la Constitution des 3-14 septembre 1791 accorde largement la citoyenneté française aux étrangers résidant en France depuis cinq ans. Après 1791, tout homme fidèle aux idées révolutionnaires, quelle que soit son origine, est digne d'être citoyen. La volonté de l'individu est manifestée par le serment civique (idéal d'universalité de l'Assemblée Législative). L'émigration, les guerres, vont modifier cette attitude.
  12. Sur le sujet portant sur le différend qui oppose Macron et Bayrou, s'est posée la question de la reconnaissance du vote blanc, que je défendais autrefois. L'idée serait de récuser tous les candidats si le vote blanc était majoritaire. La chose paraît déjà assez improbable, et je doute fort que le citoyen soit réconcilié avec le représentant in fine. Mais admettons. Que fait on ensuite ? On laisse le sortant en place deux mois de plus le temps d'une nouvelle campagne ? Laquelle va lasser les électeurs et qui se conclura par une abstention plus élevée. Et si le vote blanc reste majoritaire, combien de temps sommes nous prêts à voir s'installer la paralysie politique ? Celle-ci appellera tôt ou tard un césar à la rescousse, et une soit disant avancée démocratique risque de plonger le pays dans les bras d'un despote qui confisquera les droits et libertés. Le problème est surtout que notre système impose l'idée d'un homme providentiel, alors que l'histoire n'en fait émerger qu'un par siècle. Il nous faut revenir à une pratique plus parlementaire, ce qui passe par un scrutin législatif essentiellement proportionnel, donc plurinominal. Or, dans ce type de scrutin, les personnalités des candidats passent bien après le projet politique. Quel est le sens alors d'un vote blanc qui aurait pour effet de récuser tous les candidats s'il était majoritaire ? On recommence avec des interchangeables portant peu ou proue les mêmes programmes et alors il n'y aurait aucune raison pour que la seconde cuvée soit meilleure que la première. Je préfère poser la proposition du vote préférentiel qui permet à l'électeur de modifier l'ordre des candidats sur la liste. Ou encore proposer un bulletin "tirage au sort" qui permettrait à l'électeur enchanté par aucune liste de vouloir être représenté par un citoyen ordinaire comme lui. La crise de confiance, qui est en réalité le sujet majeur, ne sera pas résolue par une reconnaissance du vote blanc, mais par la mise en place d'outils de démocratie participative et deliberative.
  13. Et notamment une construction politique et non ethnique.
  14. Tu sais pertinemment que cet argument n'a pas de valeur. Pour qu'un parti ait de la visibilité, il lui faut des relais médiatiques et de l'argent. Ce n'est pas à la portée du quidam lambda.
  15. J'écoutais à l'instant Jean Louis Debré, peut-être le plus vénérable des hommes de droite dans la politique française. Il déplorait qu'aujourd'hui les politiciens parlent, gesticulent et votent, non sur la base de convictions profondes, mais en se comportant comme des girouettes. Darmanin est en ce sens un anti-Badinter et en vient à des choix absurdes. Une Nation dont les enfants peuvent être tout aussi bien européens, d'outre Atlantique, de l'océan pacifique ou indien, va localement se muer en nation ethnique. Darmanin gesticule et les mahorais en voient le résultat. La seule solution durable n'est malheureusement pas dans les mains du gouvernement français, qui ne dispose que de quelques moyens de pression. La solution est dans les mains des comoriens. Tant qu'ils ne mettront pas à bas la corruption de leurs politiques, on en sera là. Le gouvernement français ne peut que limiter les flux et assurer la solidarité de l'hexagone avec Mayotte. Donc faire ce que, paraît il, certains soupçonnent Darmanin de vouloir mais qu'il ne fera qu'après un autre revers au Parlement. Et pendant ce temps, il a beau afficher constamment son petit sourire satisfait, mais les mahorais souffrent. Si on se base sur les principes de la Révolution, il ne peut y avoir de droit du sang en France, point.
  16. Rassure toi, sur ce plan comme sur beaucoup d'autres, outre Atlantique, au pays du +, on pousse cette tare bien plus loin que chez nous. Enfin question de point de vue puisque leur chef d'État croit que nous sommes toujours sous Mitterrand...
  17. J'ai toujours eu une meilleure opinion des centristes que des macronistes qui se prétendent un peu de gauche alors qu'ils sont tous de droite, voire très très à droite. Les centristes ont toujours eu une attitude plus posée, plus douce, plus respectueuse de l'opposition, plus dans le dialogue et la recherche de compromis. Au point que Cyrielle Châtelain saisit cette brouille au sein de la minorité présidentielle comme une occasion de tenter un coup qui, certes avait peu de chance d'aboutir, mais aurait pu (ou pourrait peut-être) faire passer le nombre de députés soutenant le gouvernement sous la barre des 200. Mais elle ne soufflera sur les braises que pour entretenir une difficulté chez les macronistes, trop attiser ces tensions et c'est le risque d'une dissolution dont tous les camps ont peur à part l'extrême droite. Reste qu'on peut entrevoir la recomposition de l'après Macron, qui n'aura été qu'une parenthèse (qui aura semblée interminable et hyperminable aux oppositions) dans l'histoire de la Vème. La droite va se retrouver, les nigauds comme Bayrou qui ont cru à la fable selon laquelle Macron serait un peu de gauche vont aussi se retrouver, bref, vive le PS et le RPR. Ce qui me chiffonne qu'on va assister à ce spectacle vite lassant pendant encore trois ans, et que pendant ce temps, alors que des parlementaires de bonne volonté au MoDem et à gauche trouveront des compromis, leurs amendements seront effacés grâce à la baguette magique 49.3. Et malheureusement, la seule réforme importante à initier, celle de nos institutions n'a même pas été évoquée dans le discours de politique générale, lequel se résume par "obéis, travaille, consomme et ferme ta gueule".
  18. L'UE, c'est comme tout, il y a à prendre et à laisser. Pour ma part je reste convaincu qu'il est toujours possible d'améliorer ce qui laisse le plus à désirer, et que nous aurions bien plus à perdre qu'à gagner avec un frexit. Une Europe fédérale ? Par nécessairement contre le principe. Mais à mon sens, il faudrait un système qui combine intelligemment orientations supra-nationales et marges de manœuvre des États membres. Hélas, rien n'est éternel. Toute construction politique est fragile. Pour l'Europe, il me semble que ses élargissements tendent davantage à la fragiliser qu'à la renforcer. Par ailleurs, une réforme s'impose pour alléger la bureaucratie et éloigner les lobbies. Toujours est-il qu'outre les dérives récentes de la mélenchonie, je n'ai jamais trop cru en la sincérité du "fameux plan A" qui me semble n'être qu'une étape rentrant dans une stratégie politique amenant inéluctablement au plan B : le frexit. Raisons pour lesquelles ma voix aux européennes, une fois de plus, n'ira pas aux insoumis, malgré l'estime que je porte à Manon Aubry.
  19. Le vote n'est pas l'essence de la démocratie. Bien que je ne souscrive pas à l'idée de pluc89, son idée de régime sans vote n'est pas anti démocratique. Le vote n'est qu'un moyen permettant au Peuple de décider. Du moins en principe. Entre les promesses non tenues, les politiques mises en œuvre sans mandat, le poids du lobbying et de la corruption, les résultats de référendums bafoués, le chantage au vote utile et celui du front républicain, il y a d'excellentes raisons pour qu'un électeur choisisse de ne pas légitimer ce qui s'apparente de plus en plus à une farce. Mais la question peut aussi se poser sur les modes de scrutin. Depuis ma majorité, c'est la première législature au cours de laquelle la personne pour qui j'ai voté au premier tour est élue. Les trois dernières fois, j'étais censé être représenté par qui ? Le député élu dans ma circonscription alors que j'ai voté contre lui ? Celui qui a été élu par d'autres ? Même lors d'un scrutin proportionnel, la règle du seuil des 5% a quelque chose d'arbitraire. Qui me représente actuellement au parlement européen alors que j'avais donné ma voix à une liste ayant fait 3% ? Et pour les cinq prochaines années, alors que je m'apprête pour l'heure à la donner à une liste dont aucun média ne parle et qui n'est pas testée par les sondeurs ?
  20. J'avoue que j'ai été surpris. Je m'attendais à ce qu'il soutienne Pradié. Certes, mais je n'oublierais pas sa répugnante idée de réinstaurer les lettres de cachet.
  21. Totof44

    La Démocratie

    Plusieurs définitions me viennent. Le gouvernement du peuple, par le Peuple et pour le Peuple Un État de droits dans lequel la loi et son exécution découlent de la volonté générale Une organisation politique dans laquelle les divergences d'opinions sont tranchées pacifiquement ...
  22. Il n'y a pas de panacée. Il y a les mauvaises solutions et les très mauvaises. Moi je préfère savoir un malade entouré de professionnels de santé que dans la rue, à faire tourner la même seringue, à la laisser trainer n'importe où...
  23. Il est possible qu'une partie des consommateurs cherchent la transgression des interdits. Mais dans quelle proportion ? Est ce que dans la globalité, cela ne permet pas d'assurer un meilleur contrôle et un meilleur accompagnement vers la désintoxication ? Ce sont pour beaucoup des idées que j'emprunte à un maire qui les a expérimenté dans sa commune, avec, dit il, de bons résultats. J'avoue que je n'ai pas été vérifié si cela avait aussi bien marché qu'il le dit. Et ce maire, c'est Copé.
  24. J'entendais à la radio il y a peu que les chiffres de la sécurité 2023 sont mauvais. Principal facteur en cause : le trafic de drogues. Il faut en finir en agissant à tous les niveaux. Le seul renforcement de la présence policière dans les quartiers ne fera que déplacer des problèmes. Il faut commencer par légaliser la vente, la consommation et la production de cannabis pour soulager la police d'un travail colossal et voué à l'échec. Plutôt que de se consacrer à la chasse aux migrants, il faut redéployer les effectifs chargés de cette sale besogne aux frontière à la lutte contre la contrebande. Il faut programmer la destruction des tours HLM dont les cages d'escaliers sont des lieux de deal et de consommation qui pourrissent la vie des habitants, et les remplacer par des barres, et installer des salles de shoot. Il faut que le travail paie plus, afin que les jeunes cessent de se dire qu'ils peuvent gagner en un jour dans la drogue ou la prostitution (tiens ! Voilà autre chose qu'il vaudrait mieux encadrer que de pourchasser) ce qu'ils gagneraient en un mois ou deux par le travail. Il faut arrêter de présenter les grandes fortunes comme des exemples à suivre et d'encourager la jalousie de leurs signes de richesse ostentatoires. Il faut remettre plus de sport et de culture à la portée de tous. Il faut travailler sur les relations police/habitants des quartiers en privilégiant les polices de proximité et médiateurs aux cowboys de certaines unités.
  25. Oui mais il est important de ne pas décontextualiser. Il déclare qu'il "assume de le dire : il faut désmicardiser" blablabla. S'il assume de le dire... Ah ben si c'est un bel objectif consensuel... C'est beau. Encore mieux s'il assume de le dire. Mais tant qu'on ignore les moyens, pardon, mais ça ne veut rien dire. Là pour le coup c'est très concret, c'est un décret qui porterait le SMIC horaire brut à 12.68€. Je ne vois pas en quoi ça ne voudrait rien dire. Dans l'absolu, il pourrait s'agir d'un droit d'inventaire objectif. Ce serait beau, mais personne n'est assez dupe pour gober cela. En attendant à gauche on plaide pour une indexation, non seulement du SMIC, mais aussi des autres bas salaires sur l'inflation, voire de tous les salaires. Et c'est un économiste très sérieux du cercle des économistes (pas un forcené comme Jacques Généreux ou autre économiste atterré) intervenant régulièrement aux informés de l'éco sur France info, qui reconnaissait qu'en en effet, on peut, dans le contexte actuel, indexer tous les salaires sur l'inflation sans générer la boucle infernale. Il ajoutait qu'on assistait aujourd'hui à une spirale profits/inflation. J'ai failli m'étouffer avec mon café ce matin là.
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