Aller au contenu

Fraction

Banni
  • Compteur de contenus

    7 260
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par Fraction

  1. "La protection anti-mutations". Loin de moi l'idée de remettre en cause votre bonne foi ou votre documentation. Mais ce concept m'apparaît spontanément comme une carte magique que joue l'institution pour cacher sa misère opératoire. On va bientôt invoquer un ordinateur organique qui apprécie les bonnes et les mauvaises mutations. On a déjà des gènes architectes qui ont suivi un parcours scolaire remarquable. Personnellement, je ne suis qu'un touriste idéaliste qui visite avec curiosité le sophisme d'un rêve scientifique impossible. Et j'en apprends tous les jours, et chaque jour me justifie, même si je partage une certaine consanguinité protocolaire avec l'esprit scientifique. Cordialement, Fraction.
  2. Bonsoir, Sur le fond vous avez raison : les acquis de l'expérience minimisent l'explosion combinatoire. Mais j'ajouterais un bémol : votre protocole ne permets de faire évoluer que peu de gènes à la fois, et il ne prend pas en compte les mauvaises mutations qui menacent en permanence l'ensemble du génome codant. Cordialement, Fraction.
  3. Là, vous allez me parler de l'écho du Big bang et ma compatibilité intellectuelle avec la cosmologie classique s'arrête là. J'en reviens à la torture mentale de l'infinitude: un Big bang est un réel, or l'infini n'est qu'une notion, et un réel ne saurait générer une notion, telle. Cordialement, Fraction.
  4. Cette interview est très intéressante dans sa segmentation du problème. Malheureusement, elle ne met en avant qu'une immaturité et une inflation locales de l'univers. Elle part du principe que l'hypothétique infinitude de l'univers répond de la même immaturité et de la même inflation, en gros du même "Big bang". C'est un peu axiomatique, bien qu'il faut admettre que parler du sexe des anges implique d'axiomatiser un minimum. Cordialement, Fraction.
  5. Bonsoir, Un scientifique, dont j'ai oublié le nom, a démontré que si l'univers était infini, alors le ciel serait blanc, même la nuit. Cordialement, Fraction.
  6. Dans 1 centimètre carré d'écran, il y a davantage de possibilités graphiques qu'il n'y a d'atomes dans l'univers. Cordialement, Fraction
  7. Bonjour, Je suis encore une fois victime de mon imprécision volontaire. Je n'ai pas précisé la valeur du joueur adverse parce qu'elle n'a pas d'intérêt conceptuel. On pourrait dire que le joueur adverse a un niveau de jeu de débutant, et que l'aléatoire du jeu programmé n'a ainsi qu'une chance sur 1 million de gagner. Encore une fois, le principe que j'indique dans mon discours relève d'une explosion exponentielle (ici du jeu de morpion au jeu d'échecs). Cordialement, Fraction.
  8. Bonjour, Oui, mon discours est volontairement tronqué pour faire court. Je n'ai pas rapporté le nombre de combinaisons génétiques au nombre de combinaisons viables, bien qu'avouez que ce pondérateur reste modeste. Je voulais juste évoquer à Niou le concept d'explosion combinatoire, lui déclarer que son exponentialité est fulgurante, quasi-verticale, sitôt qu'on élargit d'un millimètre le champ des possible. Cordialement, Fraction.
  9. Là, vous me demander de développer mon modèle cosmologique, or il est bien trop volumineux pour le format qui nous est attribué. Disons, pour être bref, que selon moi, le temps sillonne les canalisations d'un être intemporel et que le hasard, déjà pas crédible au départ, n'a vraiment pas sa place dans la complexion de la vie. Le concept de destin prête trop à confusion pour que je l'emploie ici. Cordialement, Fraction
  10. Bonjour, Je vais prendre un autre biais. Prenons le cas du jeu de morpion et du jeu d'échec. Dans le jeu de morpion, il n'y a pas beaucoup de coups possibles, on dit que la largeur du jeu est faible. Il est donc possible de jouer au hasard et de gagner. Mais dans un jeu d'échec, le nombre de coups possibles est bien plus grand, la largeur est plus grande, et le hasard n'a plus sa place, plus aucune pertinence. Imaginez maintenant l'immensité de la largeur de jeu de ne serait-ce que la planète Terre. La fécondité du hasard est déjà morte dans l’œuf. Cordialement, Fraction.
  11. Bonjour, On a une chance sur 14 millions de gagner au loto. Votre génome avait une chance sur 4 puissance 3.2 milliards de vous représenter. C'est ce qu'on appelle, en informatique, l'explosion combinatoire. L’explosion combinatoire stérilise le hasard d’une manière ultra-brutale, et d’un ordre de grandeur que nul ne peut imaginer, et qu’aucun ordinateur ne pourra jamais numériser. Entre hasard et destin, je vous conseille 10 puissance 100 milliards de fois de choisir le destin. Cordialement, Fraction.
  12. Bonsoir, L’élévation philosophico-scientifique passe par l’assimilation de principes, plus ou moins créateurs. Ces principes sont des inductions rationnelles qui puisent leurs ressources dans les racines du particulier pour en synthétiser du général. Une fois ce général formalisé et mature, il devient fécond et capable de représenter à son tour du particulier, ou même d’anticiper, de prédire le particulier existant. Bref, il devient (cognitivement) transcendantal. On peut envisager accessoirement une stratification verticale des principes, et je vais vous en évoquer une, la plus synthétique possible, non exhaustive : Newton, biologique, Darwin, Principe anthropique, moteur paradoxal. L’unité de mesure de cette stratification verticale est la « complexité fonctionnelle ». Or, intuitivement, il paraît évident que cette mesure fonctionnelle évolue sur une échelle logarithmique, c’est-à-dire exponentielle. Ainsi, par ordre de grandeur : 1 biologique = 1000 Newton (de complexité fonctionnelle) 1 Darwin = 1000 biologiques 1 Principe anthropique = 1000 Darwin 1 moteur paradoxal = 1000 Principe anthropique Mais alors, que se passe-t-il lorsqu’on a atteint l’hypothétique point culminant des inductions : le principe créateur ? Il se produit ce que j’appelle la singularité mentale, c’est-à-dire que l’esprit hôte devient capable de tout se représenter. 1 modèle = 1000 propositions 1 concept = 1000 modèles 1 thèse = 1000 concepts Vous pouvez discerner ainsi l’homothétie caractérisée (« l’analogie ») entre « déterminisme » et « cognition », ainsi que la bilatéralité induction <=> transcendance (« je pense donc je peux écrire, c’est déterminé donc c’est prédictible »). Techniquement, la relation induction / transcendance est une double implication « asymétrique », c’est-à-dire non-équivalente, comme je l’ai évoqué dans un autre billet. La singularité mentale est à la singularité des possibles ce que la représentation est au réel. La singularité mentale est capable non pas de prédire, ce qui serait présomptueux dans une causalité si ouverte que la nôtre, mais de référencer tout ce qui est, et de lui imputer un cadre et une immanence, dimensionnels notamment. Maintenant que les tchateurs ont décroché, j’aimerais vous faire part de l’aspect moral et métaphysique de la singularité mentale, ainsi que d’un certain nihilisme intime et résigné, bien qu’exempt de toute violence. Étrangement, plus je comprends les choses, plus je me dis que tout est vain et inepte, que rien n’est possible sauf ce qui existe, que l’effort n’est pas assez solvable pour capitaliser son destin, que tout est du pareil au même. _ Hourra, le président a doublé tous les salaires ! Bouh, les prix aussi ont doublé ! » C’est systémique et incontrôlable. _ Youpi, tout le monde est devenu rentier ! Grrr, mais alors la rente ne vaut plus rien, et patatras, il faut retourner travailler ! Les exemples sont aussi innombrables que les macrocosmes sont tous différentiels, et que les systèmes différentiels cycliques conjuguent étant et néant comme les deux faces d’une même pièce, comme je l’ai développé dans un autre billet. L’équilibrage génial de notre système a une ombre, une ombre qui s’oppose au choix et au possible. Pas de bétail sans clôture spatiale, mentale, et arbitrale. Et puisque cette clôture est autogérée, anonyme, spontanée, aucune tête amovible ni complot fantasmatique ne pourrait la représenter : c’est l’invulnérable ligne de flottaison du navire. L'émancipation financière et administrative semble donc quelque peu hors de propos dans un monde à la fois si ouvert et si cohérent, et où celui qui s'isole perd 90% de son accélération. Mais l'émancipation financière et administrative n'est pas la quintessence de l'émancipation : je possède mon million mais je suis possédé par mon milliard. Une poule ne peut ontologiquement pas acquérir l’intelligence du couteau. Parce que, pour que l’esprit face circuler l’énergie de l’appétit vers le rêve, de la charge vers le projet, il faut un espoir qui conduise cette énergie. Cet espoir, dans sa réduction cognitive, est une causalité : « Appétit + espoir => rêve », <=> « Charge + causalité => projet ». Il faut donc utiliser nos environnements, par osmose neuro-médiatique, embrasser la vérité pour mieux juger et rédiger. Pour concourir à la singularité mentale, il nous faut objectiver un dessein avec nos macrocosmes. La singularité mentale est une sorte de dissidence envers notre condition existentielle, qui est résignante plutôt que révoltante. C’est un capitalisme conceptuel, un affranchissement ontologique qui utilise un biais plus fondamental encore que l’émancipation financière. Le Golden Boy fait tout ce qu’il veut, mais il ne sait pas ce qu’il est. Or, le verbe « faire » n’est que le moteur du verbe « vouloir », et le verbe « vouloir » n’est que le pathos du verbe « être ». Le tout-puissant est celui qui sait être. Si le Président sait devenir la France, alors son génie ne connaîtra aucune limite égotique ni corporatiste, car c’est un rôle d’incarnation. Pour qu’un conducteur soit totipotent, c’est-à-dire d’une fonctionnalité optimale, il doit non pas maîtriser son véhicule, mais devenir son véhicule : transposer son système nerveux et moteur. La singularité mentale est la dimension cognitive et représentative de cette toute-puissance incarnative, ontologique. Nos élites les énarques, du temps de leur existence, étaient censés administrer les moteurs, certes, mais surtout incarner n’importe quelle personne morale. Cordialement, Fraction
  13. Bonsoir, Vous avez raison : l’intelligence humaine est douée d’une coordination motrice inimitable, irremplaçable. Et le verbe de Dieu est tributaire du verbe de l’homme. Le verbe de Dieu est au verbe de l’homme ce que la valeur, la déontologie est à l’administration, à la motricité. Je suis athée, mais d’un athéisme pieux : je me laisse transcender par mes valeurs, qu’elles soient personnifiées ou non. Le verbe de Dieu transite par l’homme, c’est ce qui explique son impuissance envers le mal, car le Soleil ne voit jamais son ombre. Mais dire que la foi c’est de « l’autosuggestion autoréalisatrice » consisterait à l’expression d’une philosophie renégate, à l’égards des gens simples. Aussi nous devons rester pudiques et incompréhensibles envers ce public acritique. Cordialement, Fraction.
  14. Bonsoir, Sachant que la Terre est le salut de l’homme mais que l’homme n’est pas (ou alors strictement métaphysiquement) le salut de la Terre, la question de la néguentropie résonne comme un devoir, et non comme un droit, ou comme une volonté de puissance irresponsable. La volonté de puissance nietzschéenne c’est un peu, transposé à notre époque, comme la croissance à tout prix. C’est toujours conquérir davantage, consommer davantage, et donc user notre complément d’objet. Or, un complément d’objet, un environnement, c’est comme un bébé : il ne sait que pleurer, il ne sait pas annoncer la nature de son mal. Aussi, même si je partage avec vous un certain enthousiasme nietzschéen, je pense qu’aujourd’hui, l’expression de puissance de l’homme ne passe plus par la conquête égoïste, mais par sa responsabilisation, la maîtrise de son destin et de lui-même. Pour imager : nous n’irons pas sur Mars. Ou alors, si nous y allons, ce sera pour régresser, saigner l’hémorragie du budget et créer un peuple d’esclaves. Concentrons-nous sur ce que nous sommes et rationalisons notre circonscription. Il y a tant de possibles à conquérir en nous, car finalement, le possible n'est qu'un rapport de plasticité entre nous et notre objet. Or cet objet est réductible jusqu'au médiatique et au virtuel. Cordialement, Fraction.
  15. Bonjour, La conférence de Monsieur Macron a déçu tous ceux qui croient encore en l’état providence ou qui s’imaginent que le progrès social s’autofinance. Si le but communicationnel est d’éteindre un feu, il peut y avoir plusieurs méthodes : l’explosif, l’étouffement ou le refroidissement du matériau. Etant donné la précarité de l’outillage, et l’aération de l’incendie, j’aurais également opté pour un refroidissement (non ce n’est pas une métaphore ). Le pouvoir d’achat ne se décrète que pour ceux qui sont tributaires des caisses publiques, et le levier fiscal des classes inférieures et moyennes n’a que peu d’amplitude réaliste. Monsieur Macron a apporté quelques réponses, et même si elles peuvent paraître décevantes pour un certain romantisme révolutionnaire, il faut rapporter leur manque de significativité : _ Au corset des 3% de déficit. _ Au ras-le-bol fiscal prohibitif des classes supérieures. _ A l’impossibilité de baisser la dépense publique sans redéfinir le périmètre d'intervention de l'Etat. Il a colmaté, il a annoncé du structurel parapharmaceutique, mais pour le cap des réformes, il n’allait quand même pas se laisser piéger à quelques semaines des européennes, qui feront certainement appel à l’arbitrage vidéo. Cordialement, Fraction.
  16. Bonjour, La science a sans doute une définition du temps qui lui est propre, et qui se caractérise par l’évidence de l’entropie. L’entropie est strictement croissante en fonction du temps, et plus on accélère le temps, plus l’entropie accélère. Cependant, même si l’entropie est croissante, ce n’est qu’une mesure globale, car il existe des néguentropies locales, capables de générer de l’énergie « noble » et de l’ordre, à partir d’énergies « vulgaires » et de désordre. C’est évidemment sur la planète Terre que la néguentropie locale est la plus grande de l’univers. Vous associez le temps et la conscience, et je pense que vous visez juste. En effet, si j’étais un minéral en orbite, on pourrait dire de moi que je ne suis qu’un objet hélicoïdal inerte en 4 dimensions, puisque je n’ai pas de référentiel ni d’unité ontologique. Le temps, ainsi conçu, serait le temps de l’épreuve, le temps de la mise en évidence, dont le focus serait ajusté à la pédagogie de notre rythme mental. Les choses sont bien faites puisque le temps n’est, in fine, perceptible que par une conscience néguentropique. Cordialement, Fraction
  17. Bonjour, Dit tel quel, je ne peux pas vous donner tort. Mais « L’art n’est pas la subjectivité » ne signifie pas « l’art n’est pas subjectif ». Et même s’il est vrai qu’il existe des invariants esthétiques d’une culture à l’autre, ou s’il existe des éléments de langage esthétiques dont la régularité est objectivement mesurable, il m’apparaît difficile de nier la subjectivité de l’art. Ça reviendrait à nier son objectif fondamental d’impacter son spectateur. Cordialement, Fraction
  18. Bonsoir, Ce sont les citoyens qui ont promu la classe politique, tout comme la demande induit l’offre. Ensuite, c’est la classe politique qui a éveillé la conscience des citoyens, leur responsabilité collective, car l’offre paramètre aussi la demande. C’est donc une relation symbiotique. Dire que l’on ne fait pas confiance à la classe politique est une opinion respectable. Mais c’est se tirer une balle dans le pied. C’est dénoncer sa propre ingénuité, sa faiblesse inepte face à la séduction des candidats, à leur rhétorique, à leur posture, à leur communication mensongère ou illusoire. Le choix de ne plus aller voter est le pire des choix, c’est accepter de se faire infantiliser par un étranger, par une âme qui ne vous est pas familière. Permettez-moi une citation d’un rappeur, Nuttea : « tu ne t’occupes pas de la politique ? Elle s’occupe de toi ! ». Cordialement, Fraction.
  19. Bonjour, Oui, l’interprétation de l’œuvre d'art peut aussi être conceptuelle ou figurative. Le cinéma, par exemple, peut parfois mettre en scène des scénarios et des personnages complexes et cohérents, qui nécessite un sens logique ou causal. L’art est partout, car la méthodologie péremptoire a ses limites. Vivre est un art, communiquer est un art, même quand le discours est objectif et factuel. Et si vous prêtez attention, vous réussirez même à observer un certain lyrisme dans un code informatique, car chaque programmeur a sa propre expression. Cordialement, Fraction.
  20. Bonjour, Pour moi, l’art est la représentation positive d’un pathos négatif, d’un moule spirituel. C’est la mise en relief d’une activité subjective, mais qui n’est pas strictement d’ordre émotionnel, car elle peut être conceptuelle ou figurative. C’est l’objectivation, la perception et l’interprétation d’une intuition souvent informelle. Chaque sens a un langage, un verbe évocateur, et donc une excellence propre. Cordialement, Fraction
  21. Bonsoir, Il est impossible de dire si la charité envers l'Ethiopie, dans les années 80, était d'origine chrétienne ou laïque. Les laïques, dont je suis, sont des vertueux au même titre que les religieux. Les laïques ont conquis la République. Mais les laïques doivent-ils interdire le culte public, le permettre, ou le subventionner raisonnablement ? La loi de 1905 ne reconnait pas la majorité chrétienne, elle la met au même niveau que la secte raëlienne. Ne pensez-vous pas qu'il s'agit d'un déni de réalité et de culture dominante ? La laïcité raisonne pour moi, non comme une vertu inédite, mais comme une liberté de conscience. Cela étant, doit-on renier l'enracinement historique de la culture au nom d'un ordre ou d'un désordre peut-être trop rationalisé ? Rationaliser les mœurs, c'est comme rationaliser la pédophilie, c'est se demander pourquoi pas, or cette question n'est-elle pas en soi une transgression morale ? Cordialement, Fraction
  22. Bonsoir, Cette affirmation est simplificatrice parce que vous l'avez tronquée. J'ai parlé de 2019 ans de symbiose culture-nature. Et oui, la culture catholique est ancrée dans nos mœurs, nos traditions, dans notre moralité publique ou, plus privatif, de l'initiative caritative, etc ... Vous êtes né dans un lieu, dans un "quoi", mais pas seulement, vous êtes aussi né dans une culture, dans un "qui". De quel nihilisme vous chauffez-vous pour le déniez ? Cordialement, Fraction.
  23. Bonjour, Je ne peux pas juger votre anticléricalisme, vous avez peut-être vos propres raisons. Mais la religion est une personne morale composée : Il y a l’église, les fidèles, et le sacré. L’église n’est peut-être pas exempte de tout reproche, mais bannir la religion au nom des seuls torts de l’église, c’est comme bannir la France au nom d’un seul dysfonctionnement institutionnel. La foi n’est pas votre tasse de thé, je vous comprends un peu, car elle confine parfois à la naïveté. Mais, et là les économistes me donneront raison, la foi et la confiance sont auto-réalisatrices : la confiance génère de la croissance, qui génère de la confiance, etc… En outre, s’agissant de Notre-Dame de Paris, on parle d’un monument qui appartient à nous tous, et qui constitue un patrimoine reconnu et revendiqué dans le monde entier. Le christianisme et la chrétienté ont modifié l’ADN cultuel et culturel de l’Occident pendant 2019 ans. Il serait malhonnête de s’en exempter, de feindre de s’en affranchir. Si vous n’êtes pas chrétien de culte, vous êtes, que vous le vouliez ou non, chrétien de culture. Cordialement, Fraction.
  24. Bonjour, Le Principe anthropique est une théorie susceptible de participer à l’identification de l’univers : sa dimension matricielle, ses propriétés essentielles. Le principe anthropique, dans sa forme faible, est tautologique, bien que peu éloquent. Il dit à peu près : « Je pense, donc les conditions nécessaires à cette pensée existent ». Et « je pense » devient le préalable de l'étude : notre cosmos a subi la sélection de ce préalable, car il lui est tautologiquement impossible de ne pas héberger notre pensée. Autrement dit, la probabilité, la certitude du « je pense » étant de 100%, puisqu’il n’y aurait pas d’étude sinon, l’inventaire des Tout possibles en subit une sélection caractérisée. Le "je pense" et l'étude sont équivalents et certains. C’est un peu comme en logique formelle : _ Le lieu « Paris » implique le lieu « France » (je suis à Paris, donc je suis en France), mais la chose « France » implique la chose « Paris » (je possède la France, donc je possède Paris). _ La cause suffit à l’effet (cause donc effet), mais l’effet nécessite la cause (effet donc cause). L’implication change de sens sitôt qu’on passe d’une approche empirique à une approche rationnelle, entre "je pense" et "la condition existe". C’est donc dans une arborescence « rétrocausale » que l’identité du Tout s’appréhende, à partir de l’unique certitude « je pense ». Mais le principe anthropique n'a pas qu'un effet nourricier ou sécuritaire, il a aussi un effet précarisant. Dans cette édification théorique, la probabilité structurelle de ce cosmos, de cet univers, subit l'érosion théorique de son minimalisme suffisant, moins coûteux en « si », en hypothèses, et donc en improbabilités. C’est un principe de simplicité très intuitif : si on découvre un tournevis sur Mars, l'explication la plus plausible a priori est aussi la moins coûteuse en conditions, en « si » (on s'est fait doubler par les chinois ). La composition des « si » en « et » multiplie les improbabilités entre elles : « SI ma tante en avait ET que mon oncle n’en avait pas » est une expression qui multiplie ces deux improbabilités entre elles. La conséquence est un peu décevante : notre univers est probablement le moins généreux possible pour justifier le préalable « je pense ». Ainsi, la pomme ne serait pas une générosité de la nature, mais une dérivation extrapolée des nécessités anthropiques, de la généalogie du « je pense ». C’est très intéressant pour ce qui va suivre. La mutation du principe anthropique en moteur paradoxal débouche sur une conception plus dynamique : « plus ma pensée est rentable, plus la condition de cette pensée est probable, et plus cette condition se plastifie et se médiatise ». Ce n'est plus l'éveil précaire, ponctuel, mais la rentabilisation cognitive qui fait partie du préalable de l'étude. L’enjeu est maintenant de savoir jusqu’à quel point la rentabilisation cognitive peut se passer, par son minimalisme suffisant, du coût en « SI… ET SI… » de sa condition. L’enjeu secondaire est de comprendre jusqu’à quel niveau de dualisme le médiatique peut phagocyter le physique, et pourquoi pas, même, s’en dispenser. Ainsi, la théorie médiatique soumet la théorie physique à sa propre digestion, jusqu’à la réduire à sa qualité de signal. Reste à savoir si le médiatique (et le neurologique) sont capables d'entrer en ignition, en rentabilité énergétique, sachant que l'énergie est réductible à un infinitésimal rapport de plasticité (entre un sujet et son objet, entre le neurone et son média). Cordialement, Fraction.
×