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sirielle

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Tout ce qui a été posté par sirielle

  1. Pour moi il n'y a aucun mal à considérer que l'humour, et plus spécifiquement la moquerie, ne sont pas toujours de circonstance. Un peu comme la séduction par exemple, ce n'est pas toujours le moment sans que ce ne soit forcément de la faute de son interlocuteur.
  2. En principe je vais justement éviter les "terrains minés" pour la moquerie, sauf à la rigueur si je crois que le contexte s'y prête vraiment. C'est pourquoi j'ai évoqué l'empathie auparavant, il peut falloir tenir compte du contexte social entre autres et pas seulement de l'intention. Cependant je pense également en effet que l'humour n'a pas à être obligatoirement gentillet, il peut représenter aussi une forme d'esprit critique invitant à une remise en question, et pas forcément seulement à rire.
  3. Oui mais la bienpensance peut n'être pas très loin sur ce principe. Si je plaisante gentiment sur la gourmandise de mon collègue en surpoids, que mes autres collègues en font autant sans que je ne le sache forcément, etc... on tombe facilement dans le harcèlement moral, et susceptible ou pas, au bout d'un moment ça peut devenir ultra-oppressant l'air de rien... même si ça peut encore faire rire ceux qui y voient surtout le côté comique.
  4. La moquerie est censée pouvoir aussi être bénéfique à sa cible mais on dit que l'enfer est pavé de bonnes intentions, donc c'est quand-même insuffisant à mon avis pour se faire une idée des limites. Et je crois, que pour éviter la lourdeur il faut un peu d'empathie, et s'épargner les moqueries mesquines, trop rabâchées, ou salissantes, sauf dans le cas parfois d'un arroseur arrosé par exemple, voire aussi "ne pas s'acharner sur une personne à terre"... Si tu le dis...
  5. L'autodérision aussi par exemple passe par la moquerie, la moquerie de soi-même. L'humour c'est aussi parfois, ne pas se prendre trop au sérieux, et savoir s'amuser de ses propres travers.
  6. Mais est-ce que justement parfois, dans un conflit, une moquerie ne pourrait-elle pas être aussi une arme légitime, quand dans d'autres elle se révèlerait n'être qu'un "coup bas"?
  7. On est bien d'accord, il y a, et il devrait ne serait-ce que modérément y avoir, des limites dans ce domaine, or elles ne sont pas les mêmes pour tout le monde.
  8. Dans l'humour. Se moquer représentant quelquefois voire souvent mettre en évidence le ridicule d'une situation, et non le créer de toutes pièces.
  9. Qu'est-ce qui à vos yeux différencie une moquerie bienvenue, amusante, d'une moquerie lourde, pénible, sachant qu'une moquerie reste quoi qu'il en soit toujours plus ou moins méprisante?
  10. A ce sujet, je ne réfute aucunement le fait que l'infidélité est liée, en partie, dans certains cas donc, à des raisons de l'ordre de la rivalité physique, de la tentation vis-à-vis de potentiels partenaires jugés plus attrayants physiquement que le(a) régulier(e) (Mais il existe bien d'autres motifs et tout le monde ne fonctionne pas ainsi.). Cependant comme j'apprécie moi aussi Stromae, je tiens à préciser qu'à aucun moment dans la chanson, contrairement à ta réponse précédente, Stromae ne traite autrui de "minable". C'est lui-même qu'il y traite de "minable": "Tu étais formidable, j'étais fort minable." sont les véritables paroles. D'autre part dans la chanson, le texte reste à prendre quelque peu au second degré étant donné qu'il y interprète un personnage à la fois ivre et déçu d'une rupture, et donc plus ou moins "excessif" dans ses paroles, comme quand il dit aussi par exemple "Elle va t'larguer comme elles le font chaque fois.".
  11. Pour moi, c'est selon les circonstances, comment j'ai appris l'infidélité, comment est le mari, comment il explique son attitude, comment est la relation qui nous unit au moment de l'infidélité, ce que moi-même j'ai pu faire de mon côté, etc... (Mais quoi qu'il en soit le choix peut aussi dépendre de l'époque, avant 1960 par exemple le choix de divorcer était nettement plus rare et son quota a évolué au fil des années.) En tout cas je ne choisirais pas de me marier avec un homme sans raison, donc j'imagine que si je me suis mariée avec un homme j'ai anticipé cet éventuel cas de figure, un mariage n'est pas n'importe quelle relation amoureuse à mes yeux, c'est un lien solidifié.
  12. A mon avis la politesse peut tomber dans l'hypocrisie quand elle n'est plus raccord d'avec les sentiments. Par exemple on peut dire "bonjour, merci, aurevoir, svp...", à quelqu'un avec qui on est en froid sincèrement, ce ne sont que des petites marques de respect pouvant convenir aussi bien souvent à une relation compliquée... Mais si on dit par exemple par politesse "Ce cadeau que vous me faites me plaît beaucoup, je vous en suis très reconnaissant.e.", alors qu'en réalité il ne nous plaît pas du tout c'est de l'hypocrisie. En politesse il existe de très nombreuses formulations différentes, on peut y mettre de l'hypocrisie ou pas... et ça se voit plus ou moins en fonction de notre manière de nous exprimer, voire du talent que l'on a ou pas à paraître crédible (Or on peut aussi être sincère sans en avoir tellement l'air.). L'hypocrisie peut quelquefois aussi aller dans d'autres sens, comme par exemple une personne démontrant une certaine hostilité, un mépris, des railleries agressives, etc... alors qu'en réalité elle cache son attirance ou son admiration... Ou encore cacher sa peur sous une fausse indisponibilité, etc...
  13. La politesse peut être hypocrite ou ne pas l'être. Très souvent elle ne l'est pas ou alors, elle permet d'adoucir un climat tendu, en démontrant quand-même un certain respect malgré les divergences. Parfois elle l'est mais ce n'est pas forcément nécessaire. Dans l'exemple que j'ai évoqué "je suis ravi" est une formule optionnelle, si la réalité est autre on peut aussi rester poli en disant simplement bonjour par exemple. Parfois certaines personnes veulent en faire trop pour "se faire bien voir". Ceci dit je ne veux pas diaboliser radicalement l'hypocrisie, dans certains cas elle peut permettre de se protéger, mais dans d'autres c'est seulement abuser de la confiance d'une personne pour les avantages induits. Concernant ton exemple, que tu aies souhaité que vos contacts avec ton voisin, s'ils ont pu être un peu amicaux, se cantonnent aux rapports de bon voisinage, ce n'est pas forcément de l'hypocrisie en effet, à moins d'avoir fait semblant du contraire. Si lui espérait plus et en a été déçu n'y change rien. C'est selon ce que l'on attend d'une amitié. Si on en attend des services, ou bien simplement une connivence intellectuelle, etc... Mais même si une personne est très serviable, feindre une fausse estime alors qu'en réalité elle éprouve du mépris, pour avoir par exemple certains services en retour, elle est peu fréquentable à mes yeux. Je crois d'ailleurs que l'on peut ressentir plus ou moins l'estime ou la mésestime de notre entourage à notre égard même si ce n'est pas toujours bien conscient, et que s'entourer de gens qui nous méprisent outre mesure, même s'ils ne le montrent pas clairement, est toxique. (Evidemment il y a des gens que de toute façon on n'a pas le choix de côtoyer, même si on ne s'apprécie pas tellement, et avec qui on doit tenter de rester assez courtois, sans chercher à mettre intempestivement de l'huile sur le feu sur les désaccords en suspens.)
  14. Le devoir et la discipline. Et pour mon humeur je mets de jolies tenues.
  15. A mon avis lorsqu'il est question de regard cela renvoie à l'expression faciale associée au regard. Par exemple si quelqu'un dit "Tiens, je suis ravi de te rencontrer ici par hasard, alors tu vas bien depuis le temps?" Cela ne fait pas le même effet avec un regard enthousiaste qu'avec un regard dédaigneux ou gêné. Bien sûr il peut exister plusieurs explications au décalage entre les mots et l'attitude émotionnelle, y compris autres que l'hypocrisie, comme par exemple, la situation que vit la personne en dehors de la relation, et une harmonie entre l'expression et les mots ne garantit pas l'absence totale d'hypocrisie, mais ça peut être parfois un peu révélateur quand-même.
  16. J'ai eu des torts au cours de ma vie, j'ai des regrets et des remords, bien que l'on n'est pas toujours le seul responsable de ses propres torts, on peut avoir une mauvaise influence les uns sur les autres. En tout cas comme on dit "Si ma vie était à refaire", avec le recul, je ferais en partie différemment, c'est certain. Quoi qu'il en soit j'estime quand-même avoir eu la chance de bénéficier entre autres d'une éducation parentale m'ayant grandement aidée dans le bon sens pour mes décisions... Et je crois que pour prendre de bonnes décisions, il peut être essentiel d'écouter assez attentivement son coeur, pour les autres et soi-même. Car parfois à mon avis on écoute trop sa raison et pas assez son coeur.
  17. sirielle

    Aimez vous transmettre ?

    Il serait en tout cas un peu trop manichéen et naïf à mon avis de considérer que l'enseignement, le journalisme, etc... sont seulement une partie de plaisir. Bien sûr transmettre ses connaissances peut s'avérer souvent nécessaire ou bienvenu, mais d'une part il faut éviter alors de trop tomber dans la pédanterie, et d'autre part il existe aussi des inconvénients et des risques à "transmettre" ou à tenter de transmettre, voire à l'accès aux connaissances à transmettre. Et transmettre c'est aussi parfois devoir faire preuve d'autorité d'ailleurs, ce n'est pas forcément toujours dans la joie et la bonne humeur évidemment. Parfois oui, mais pas toujours.
  18. sirielle

    Enseigner... puis apprendre

    Je ne suis pas de cours actuellement, mais je m'informe sur divers thèmes très régulièrement en dehors de mon travail. Et je suis particulièrement intéressée par la psychocriminologie depuis plusieurs années. Quant au sport, j'ai longtemps reçu des cours de gym (et de danse), mais à présent je la pratique quotidiennement sans professeur. (J'ajoute que l'on peut aussi bien sûr apprendre de soi-même, par l'autodidactie et par la créativité personnelle, la réflexion, etc...)
  19. A mon avis une corpulence raisonnable est préférable, du point de vue esthétique mais pas seulement. Quant à la calvitie elle est plus facile à porter pour les hommes que pour les femmes au regard de la mode et des dispositions naturelles bien qu'une femme peut quand-même aussi être belle à mes yeux sans cheveux évidemment. Et quand la calvitie est partielle, c'est l'effet d'ensemble qui compte, mais souvent elle peut être esthétisée par des coupes. Juger le physique d'autrui et moi-même en fonction de critères esthétiques n'empêche pas en soi de rester juste et assez respectueux. Au contraire c'est aussi à mon avis affiner la qualité de son esprit critique que de l'exercer modéremment aussi en "terrain sensible".
  20. Les gens sont des animaux par nature, même s'ils sont parfois dissociés d'avec les autres espèces par le langage courant. Ceci dit je suis très sensible aussi à bien des beautés ou laideurs physiques de tant d'espèces non-humaines, auxquelles je peux m'intéresser souvent, et que j'aime parfois énormément.
  21. Personnellement je ne jugerais pas l'aspect physique de Stephen Hawking aussi manichéennement. Juger l'esthétique de l'aspect physique peut inclure de nombreux paramètres, dont l'impression produite par le regard entre autres, la valeur que dégage le physique, etc... Et une santé altérée n'enlève pas forcément toute esthétique à un corps, loin de là parfois.
  22. Je crois pour ma part que la compréhension animale est bien plus vaste que ce que l'on ne peut saisir d'un point de vue extérieur.
  23. La laideur peut aussi se voir à l'oeil nu à mon avis et c'est l'un des critères de jugement passionnants pour moi. Cela dit la beauté ou la laideur physiques peuvent se percevoir par divers sens (vue, ouïe) et aussi par la sensibilité intellectuelle, et non exclusivement par la vue.
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