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chapati

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Tout ce qui a été posté par chapati

  1. Bon j'ai pas fini la lecture de ton machin, ça ne m'interesse plus de discuter avec toi. Quand on te propose un truc intéressant, tu regardes ailleurs et tu agresses les gens en parlant d'argument a deux balles. Moi ce que tu dis ne m'intéresse absolument pas. Je l'ai entendu mille fois et ca ne me fait ni chaud ni froid, c'est la moitié d'un débat mort et enterré depuis lurette. Je propose autre chose, une piste de reflexion, tu vois rien tant pis. Ciao Fin d'échange
  2. Le racisme... On peut peut-être dire que c'est exclure un groupe de gens de l'idée qu'on se fait d'a quoi ca ressemble, un homme, une femme. Ne pas leur accorder une sorte de "respect minimum", une forme de dignité qu'on est prêt a accorder a nos semblables. Un truc dans le genre. Je sais tout, ça veut dire que quand l'autre dit autre chose, on n'y accorde pas d'importance : il a tort, il ne sait pas, il est con etc. Vu de l'autre côté, on entend très distinctement une sorte de : "ta gueule" implicite dans ce genre de comportement. Et quand on empêche les gens de s'exprimer, ou qu'on leur marche dessus sous pretexte que leur discours n'aurait aucune valeur, c'est le début du fascisme (dans le sens ou moi j'entend "fascisme", soit une attitude envers l'autre). Au départ oui. Sauf que ça implique aussi le consentement des peuples. Enfin un certain niveau de consentement. Du coup on doit convaincre des gens que le nouveau Dieu s'appelle "Fric", ce qui n'a rien de simple... Alors il est question de modeler les esprits, les convaincre avec tel et tel argument : l'universalisme de la démocratie, les injustices faites aux femmes etc. J'avais ouvert un topic sur ce sujet, "Mondialisation et traditions", illisible d'ailleurs, vu le niveau des commentaires. Ben vi mais vous pouvez pas vous empêcher... Avant c'était les sauvages maintenant les indigènes. (...) LA Civilisation, ô Zoubalov, c'est pas NOUS ! Y'en a plein
  3. C'est sans fin, ces fils ou les types parlent avec assurance de sujet dont ils ne connaissent rien. Déjà répondu : comme des types qui ont picolé a une soiree, certains font plus attention. Certains donc... comme avec l'alcool Et ceux qui fument beaucoup c'est pareil. Tu ne sais pas de quoi tu parles. Tu ne sais pas de quoi tu parles. PS : Tu devrais aller expliquer tout ça dans un forum hollandais, ça ferait rire tout le monde... NB : Le mieux, pour enfin parler de ce que tu connais, c'est de seulement commenter les innombrables fils sur la dangerosité de l'Islam... là on sent que tu maitrises ton sujet
  4. ... comme je trouve "debectant" d'initier sans cesse des fils sur l'Islam Chacun ses "debectations", monsieur le curé de souche. Pas de formule de politesse.
  5. Vous rebondissez sur un post sans avoir lu le reste. Mon probleme est la moralisation et la normalisation de la sexualité promue par l'état. C'est dans cette optique qu'il faut me lire...
  6. Moi ce que je trouve "debectant", c'est d'avoir lu le post (très clair) ou il etait question de deux possibilités et d'avoir eu la malhonnêteté de le citer sans y répondre, parce que là on est en plein dans le problème ! On n'a pas les mêmes valeurs... Je le remets : Tu préfères prêcher ta morale catho, c'est ton problème, mais ne dis pas que tu réponds a quoi que ce soit et que ce serait moi qui ne répondrais pas. Le foutage de gueule, ça va un moment ! Apres oui, ça devient "debectant", monsieur...
  7. Je te dis de te renseigner ! (serieusement) L'euphorie c'est l'alcool etc Les gens qui ont fumé comme ceux qui ont bu peuvent conduire en faisant plus attention, c'est ca que je dis. On n'est pas "irresponsables" sous pretexte qu'il ont fumé un joint : ça c'est Le Figaro (...) Bref, tu racontes n'importe quoi, ma douce... mais tout est manque dans ce cas, chère amie, une femme s'en va, un boulot n'intéresse plus, la vie devient compliquée...
  8. Surtout tu comprends pas. De deux choses l'une : 1/ ou bien on laisse se demerder les gens avec leurs fesses et on vient pas tous les deux jours faire des lois morales pour tout encadrer 2/ ou bien on décide de gérer le cul des gens en terme de droits et de devoirs, et dans ce cas on met des choses en place pour être en accord avec ce qu'on dit : ici des maisons closes ! Mais on dit pas un truc en faisant autre chose, c'est ça qui est "debectant" !
  9. Je ne fais que repondre a tes questions, que tu modifies au fur et a mesure de mes réponses. Tout a l'heure tu interrogeais sur un "service public" qui selon toi ne portait pas sur quelque chose "d'universel" ; désormais tu parles de droit. T'as qu'a mieux choisir tes mots. "Au feur rouge te réponds que sur dernière, en francais ça donne quoi ? Sinon tu répètes ce a quoi j'ai répondu : quand on te pénètre moyennant finance ? J'ai déjà dit que ça dépendait des gens. Les uns trouveront ça abominables, d'autres immoral, d'autre discuteront du prix. Moi je t'ai proposé un million d'euros, et a ce tarif, j'en connais quelques uns qui retourneront leur veste (mais tu veux rien en déduire)rr des cas, je n'en pense pas moins. Mais c'est pas de la provoc ça. Tiens je vais te montrer de la vraie bonne provoc comme je l'aime... Si par exemple le createur d'une petite ONG genre qui s'occupent de mômes ou autres, devait coucher pour que son truc ne disparaisse pas et qu'il ne le fasse pas (homme ou femme), je considérerais que ce type se fout du monde. Là on remet les pendules a l'heure... Tu vois, là c'est de la bonne provoc miam miam Bon, serieux. Les histoires de riches et de pauvres pas a la hauteur ? Tu plaisantes j'espere... Ouvre un magazine people et regarde la gueule des femmes de stars du fric obscène, et regarde celle de leurs compagnes. Tu veux des liens ? Les types friqués se paient des jolies filles et du bon vin, t'avais pas fait la relation ? C'est pour ça que tu paies des impôts camarade. Bienvenu dans le réel ! Comment font les femmes ? Elles font : "euh... ouh la la... vous croyez... hi hi hi" ... et elles baisent ! Génial non ? On attend tous un vibrant plaidoyer des féministes pour l'égalité devant la drague :cool: PS : si ma prose est trop complexe, je suggère un smiley indiquant quand c'est de la provoc ou pas
  10. Franchement si tu veux des infos sur les effets du shit, évite Le Figaro ! En gros, t'as qu'a savoir qu'il y a autant de façons de fumer que de façons de picoler. Qu'il est extremement difficile de faire de quelconques generalites. Par exemple, il existe nombre de fumeurs qui conduisent bien plus doucement après avoir fumé, et sont bien moins dangereux que la plupart des automobilistes a jeun. Le "decuplement" du risque d'accidents de voitures par exemple, j'en crois pas un mot, c'est juste des stats qui portent sur un element sans le connecter avec les autres (par exemple les réflexes). Faudrait d'ailleurs comparer avec leur estimation du risque avec les gens ivres qui sont très souvent de vrais dangers publics !
  11. Personne n'est pareil oui, psychologiquement. Et il est question de dépendance a un mode de vie (ce que je dis autrement plus haut), ce qui n'est pas rien MAIS : il n'y a pas de manque physique en stoppant le shit ! Point.
  12. Je ne connais rien de plus universel que d'avoir envie de baiser. Mais tu as le droit de considérer que manger et avoir un toit, un luxe a notre époque, est moins universel que de posséder un smartphone et une télé. C'est une vision societale... Sinon selon ton idéal, les riches se paient des call-girl et les pauvres vont au trou après avoir été au trou (c'est la journée de la poésie, profite de mon style inimitable). J'ai pas d'idée très aboutie la-dessus. Mais un a priori farouche contre le don d'organe du fait du traffic, qui est insupportable, a vomir. Oui ok, les maisons closes ont existé, très bien. Il y avait des excès, des trucs sordides ok... Ici il est question de surveiller ça de près, combien de fois il faut le répéter pour envisager un débat ? Et s'il faut un videur mahousse a l'entrée pas de problème. Quant au client roi, je sais pas ou t'as vu ça, dans un magazine des années soixante ? Le client est pris pour un con dès que la boite devient conséquente, c'est l'actuelle tradition (mondialiste). Un de perdu, mille de retrouvés, et la société "Jt'empapaoute-bien-profond vous souhaite une excellente fin de journée"... Pour un million d'euros, mes orifices sont a ta disposition ! (certains n'ont jamais servi, d'où mes tarifs) Pour pénétrer ou être pénétré, quand on fait l'amour c'est équivalent.
  13. Junkie au cannabis C'est instructif comme topic :smile2: Evident pour toi. Pas pour les sciences, qui disent qu'il n'y a pas d'accoutumance point. L'accoutumance, apprends que ca veut dire "manque" par exemple. Pas de manque avec le cannabis point. Ensuite ta copine te quitte, tu pleures... on peut dire que tu es en manque. Ou la crise t'a ruiné tu es en manque. Mais là on parle d'autre chose. Pas d'accoutumance point ! Arf... MDR ! Tu m'as l'air d'un sacré psychologue en plus
  14. Tu m'as convaincu DDR ! Va pour la nationalisation des maisons closes et le fonctionnariat pour éviter ces situations. Ben si les lieux étaient encadrés, il suffirait pour que ce genre de truc cesse d'appeler les flics et les clients de ce genre n'y reviendraient pas a deux fois. Les filles n'auraient qu'a dire "stop, pas ça" ! Arf le beau sujet. Dommage que ce ne me soit pas adressé...
  15. En attendant tu dis n'importe quoi en parlant par exemple de dépendance, et lui te corrige. ... de dépendance, entre autres ! Mais rien ne dérange ceux qui savent sans connaitre, ou qui prétendent connaitre sans comprendre. Bref on est en plein débat pompidolien, rien de neuf en France depuis 50 ans
  16. D'abord j'ai rien a priori contre une limitation de l'immigration. Faut voir, ça se discute sans doute. C'est le racisme que j'aime pas. Ensuite c'est pas faux que j'ai pas le même regard sur la culture française que les autres. Je critique beaucoup le côté "juge" des francais, le côté "je-sais-tout", entre bêtise et fascisme... mais je suis conscient que c'est difficile de comprendre ce dans quoi on est plus ou moins immergé. Je me sens plus proche des indiens mais je sais bien que je suis plus francais qu'indien... Maintenant je trouve que la mondialisation a beaucoup a voir avec l'universalisme français (mais pas que, c'est vrai), pour ce qui est de l'uniformisation presque injonctive de la pensée. Culture du doute de mes fesses. Les modalités économiques sans doute moins mais ça m'intéresse assez peu en fait. Bravo d'assimiler les népalais a des sauvages, ça donne une idée de vos connaissances en matière de cultures étrangères. Enfin peu importe. Que répondre ? Allez provoquer un népalais de manière un peu agressive et faites exactement la même chose avec un afghan, vous comprendrez assez vite la difference culturelle... C'est pas une histoire de nature humaine, je dis pas ça (d'ailleurs j'aime bien les afghans). Mais traditionellement les népalais sont, étaient tres pacifiques, très doux. C'est un constat basé sur du vécu, voilà !
  17. C'est bien ce que disait citoyendumonde, tout le monde parle tranquillement voire doctement de ce dont il n'a pas la moindre idee. Et quand un type intervient et dit qu'il connait, ça n'intéresse strictement personne de lui demander d'expliquer un minimum. Du pur bonheur... PS : Morfou je crois bien que tes profs étaient junkies. Bizarre hein : moi je le sais et pas toi. Hum...
  18. Ça n'a rien de "facile", la preuve, c'est ce que tu éludes de répondre a la dimension moralisatrice de cette affaire. Je l'ai dit : l'etat se charge de contrôler le bazar. Et si ça suffit pas, j'ai personnellement rien contre le fait de nationaliser la prostitution, là il gère a 100% le truc (remboursé par la secu, si possible : on paie bien des filles pour les handicapés). C'est simple. Si pour moi ça n'a pas été évident de séparer la sexualité de l'amour, force est de constater que pour d'autres, ca ne pose pas le moindre problème. Si ceux-ci ou celles-la préfèrent vendre leurs fesses que bosser au supermarché, c'est leur affaire. Ca va pas, non ? D'ailleurs j'ai déjà dit deux fois que j'étais insensible a la facon de présenter le truc comme une "liberté". C'est pas mon angle d'attaque ni ma perspective. Et donc je me fous que les arguments d'untel et untel soient ceci ou cela, je te donne les miens. Et louer ses fesses c'est pas se mutiler a vie, parce que là, sur ce coup, il est clair qu'on ne le fait que pour des raisons de type survie, voire urgence de survie ! (sans parler des horreurs des traffics d'organes)
  19. T'es sérieux ? Le type croit en son baratin, il voit le monde a travers ces lunettes-là. C'est pas au sujet du Tibet qu'il faut le convaincre, c'est sur le reste...
  20. chapati

    Combats du féminisme

    Bon je me barre de ce cloaque. Tout cet extrait de Loargan que tu as re-cité et que j'arrive a peine a relire tant c'est insupportable c'est effectivement n'importe quoi, des inventions a elle, de la pure calomnie et de la diffamation au final. Des procédés inadmissibles ! Mais la justice est la pour palier ces déchaînements irresponsables : on ne lynche plus les gens de nos jours ! Bref et re : je me barre de ce cloaque !
  21. chapati

    Combats du féminisme

    J'ignore d'ou tu tires cet extrait. J'imagine qu'elle l'a écrit. Mais j'imagine aussi que tu n'as jamais rien lu de Iacub et que tu ne connais rien de sa capacité de provocation... ni de son humour. C'est facile de mettre une ligne hors contexte et d'en tirer n'importe quoi. Je suis persuadé que si l'on remet les choses dans leur contexte, tes insinuations explosent ! Là on voit bien qu'une ligne suffit a te faire juger les gens. Ce n'est pas ma façon de faire... Par contre quand c'est bien explicite, quand je lis Autain dire que Iacub veut ne plus punir le viol, là c'est tres clair pour moi... et ça devient bizarrement confus pour toi. Moi Iacub je l'ai lu dans Libe des dizaines de fois, et la comparer a des types comme comme Soral, c'est juste infect et toujours aussi révélateur de certaines methodes, staliniennes donc. Mais peut-etre qu'a Libé et au Nouvel Obs, ils savent pas lire non plus... bien sûr bien sûr. A Libé c'est bien connu ils embauchent les gens a la droite de l'extreme-droite. Enfin continue a croire a ton idole, moi j'en ai marre. PS : quant a Louise, je te permets pas de dire que je serais desagreable pour un smiley, alors que je viens de t'expliquer que j'ai deja eu affaire avec elle ! Ok ? Donc en matière de courtoisie, tu viens pas fourrer ton nez dans les affaires des gens, tu respectes ce dont tu ne sais rien... comme avec Iacub. Tu vois ce que je veux dire ? Respecter... NB : de toutes facons, je ne crois pas avoir de lecon de courtoisie a recevoir de quelqu'un qui prône la diffamation en tant que liberté d'expression !
  22. Donc. On a là ni plus ni moins affaire un génocide, mais culturel voire civilisationnel, et c'est en pesant mes mots que j'emploie à dessein le terme de "génocide ". C’est l’humanité qu’on assassine (non, c'est pas un slogan). Non seulement l’humanité en tant que ce qu’il y a d’humain dans l’homme (telle que moi en tous cas que je l’ai trouvé au contact de ce peuple magnifique), mais aussi l’humanité au sens de la mémoire des hommes. Il est ni plus ni moins question de rayer de la carte du globe toute façon de penser autre que celle issue de la mondialisation capitaliste, ce qui aura pour conséquence directe de ne plus nous amener à vivre et à penser que les conséquences d'un monde devenu uniforme. Pourquoi passer de la Chine et du Tibet au capitalisme ? Parce que le processus de mondialisation aura sur l’homme les mêmes effets que celui de l'assassinat du Tibet, car ne croyez pas que le Tibet soit encore une civilisation, il n’en est rien : le Tibet est mort ! En restera quelques reliques sous forme d'enclaves indiennes ou népalaises, voire au Bouthan et autres minuscules territoires où les gens ont pu perpétuer leur facon de vivre. Il n’est question ici que de mémoire, de cette mémoire qui disparaît forcément quand on n'est plus qu'occupé à tenter de défendre un mode de vie face au cancer colonial, chinois en l’occurence. Tout comme les esclaves africains ont étés déculturés aux États-Unis et ailleurs, les tibétains ne résisteront pas à l'envahissement chinois qui comme partout les relègue déjà à un statut de fantômes aguichant le touriste en mal de folklore culturel. Qu'entend-on ailleurs, quie de la mémoire africaine au sein du continent américain ? Un bout de genèse tronquée semblant commencer dans un moment de rébellion au son de complaintes bluesy et autres tubes de Bob Marley. Quoi d'autre en guise de positionnement ou résistance identitaire. En plus, les noirs sont nombreux en Amérique, maid du Tibet, que restera-t-il ? A l'instar des vielles expositions universelles où l’on exposait des corps nus et noirs, ici ce sont des autochtones qu'on photografiera, parés de masques cérémoniels, dansant et jouant à faire semblant de perpétrer une mémoire éteinte, côte a côte avec des pandas sauvegardés dans un simulacre de respect pour le vivant. Génocide. Parce que la mémoire est une chose vivante, et dès qu’on l'a tuée, il ne reste plus rien de l'identité. Et quand bien même on s'en foutrait, des identités, on ne peut pas faire de même des façons de penser et modes de vie des hommes, du collectif d'une civilisation. Alors Mélenchon peut bien agiter le spectre de la théocratie, il ne sait tout simplement pas de quoi il parle. Certes on peut ricaner de la théocratie, la déplorer, mais ce n’est pas de ça dont il est question. Argumenter sur l'anachronisme d'une théocratie, ça équivaut à dire que sans la démocratie, les français perdraient toute identité, c’est absurde : ce n’est pas l’État ou même l’Histoire qui modèle la pensée des hommes, mais le contraire (ou disons que l’un ne va pas sans l’autre). La théocratie a forcément modelé des façons de vivre et de penser, mais ces modes de vie nous renseignent aussi sur la façon dont l’homme a cheminé à travers elle, à travers telle et telle expérience d’organisation sociale, de croyances etc. Comment il a résisté, comment il s'est adapté. La mémoire nous dit que l’homme est tibétain et que le tibétain est un homme qui, dans un environnement lambda, en était arrivé à ce qu’il était avant que les chinois n'écrasent tout ça comme des insectes au nom du fric, du profit et de l'indifférence envers l'autre. En ces temps de doute et de quête dramatique de sens derrière lequel l’occident court dans la plus totale anarchie, c’est peu dire que penser la pensée tibétaine serait un luxe qu’on pourrait se permettre de balayer d’un revers de main, et surtout pas au nom d’un soi-disant universalisme qui fait rire tout occidental pas trop obtus. Penser la pensée tibétaine, mais aussi la pensée africaine, indienne, amazonienne. Penser et laisser vivre. Free Tibet. Protéger les hommes, les mémoires des hommes, toutes les pensées, tous les modes de vie, tout ce qui fait la diversité et la richesse de l’humanité. Tout cela sera détruit. Et le Tibet agonisant n’est rien d’autre ou guère plus que la réalité qu’il nous faudra affronter dans une centaine d’années voire moins, quand toutes les civilisations autres auront disparues à leur tour. Alors, on ne saura plus forcément répondre à mille questions que l’inconséquence du capitalisme et de son sytème nous livrera et nous livre déjà. La seule chose qui restera du Tibet comme de l'histoire des hommes sera sans doute un mythe, celui d'une apocalypse de plus. Théocratie ou pas, pour m’être promené dans le secteur, je témoigne que les tibétains sont/étaient le peuple le plus convivial et désintéressé que j’ai jamais croisé (même si un certain désintéressement fait aussi tradition ailleurs, loin des nouveaux modèles héroïques de traders occidentaux). Les tibétains c'étaient une présence. Puissante et amicale, porteuse de quelque chose "d’intact". Du vrai à vous donner le vertige. Et encore quelque chose de joyeux, de serein... un peuple où les femmes savaient vous regarder droit dans les yeux, avec du rire et de la malice au coin de l'oeil, à faire pleurer de jalousie une neo-feministe française moyenne. Des types biens, des gens adorables. Human being. Les idéologues et autres bonimenteurs politiques en auront bientôt fini avec tout cette insupportable gentillesse devenue superflue : les népalais, peuple doux et pacifique à l'extrême, transformés en apôtres de la guérilla ; les charmants malgaches plongés au cœur de massacres quotidiens (des gens brûlés vifs dans des pneus). Merci, merci... le train-train de la mondialisation suit son cours, avec un monde qui devient de plus en plus violent chaque jour. Pas difficile d’en faire le constat, il suffit de s'y être promené avant. A un moment on tombe toujours sur les mêmes : des types qui savent tout et viennent expliquer, chiffres en main, jurer que que ça va mieux ! Que la scolarisation ne peut qu'enrichir les esprits, donc améliorer le monde... et de ressortir leurs chiffres ; que le sort des femmes... et de ressortir leurs chiffres ; que le droit des enfants au rêve... et de ressortir leurs chiffres. Pendant ce temps la violence se démultiplie. Les gens deviennent agressifs, malheureux, perdus, dans ces pays naguère pacifiques. Quelle violence nous disent-ils, leurs stats foireuses en main ? On est en train de sortir de leur moyen-âge, s'ennorgueillissent-ils, il faut bien quelques pots cassés. Et nous revoilà dans la plus misérable antienne du colonialisme, les chères certitudes occidentales comme quoi si la cause est juste, le combat mérite : dois être mené, poursuivi, quel qu’en soit le prix, les moyens... puisqu'à la fin ils vivront comme nous, c'est-à-dire mieux, forcément mieux... ils nous remercieront de leur avoir montré la voie. Le prix ? ... Le bonheur ? (mais qu'est-ce qu'ils savent, ces technocrates du bonheur) Non. Pas la mémoire. La mémoire d’un peuple, la mémoire de l’humanité, ça s'achète pas avec des verroteries ou des néons, camarade Melenchon Parce que chaque mémoire est une histoire. Chaque histoire est le produit millénaire de puissances de paix et de guerre, de résistance et d'acceptation. Chaque histoire est singulière, chaque homme, chaque tribu, chaque pays, chaque culture, chaque religion, qui ne font que refléter l'homme. A la fin, c’est de civilisation dont on parle... la mémoire du monde. Imposer notre civilisation pseudo-universelle, notre salade de voleurs institutionnels dont l'arrogance nous fait dire qu'on sait mieux que l'autre, qu'on sait pour l'autre - à des modes de vie multiséculaires, c’est rompre le cheminement, l’évolution, l’individuation propre à ces gens, c'est briser des modes de vie, faire taire des mémoires, anéantir le sens que l'homme au cours des millénaires a pu forger, génération après génération, vie après vie, et qui parfume chaque être humain. Briser l'individuation, le devenir de l'Histoire, la mémoire de l'homme. Partout les civilisations meurent, mourront. Ne restera que la plus désorientée d’entre toutes, la nôtre. Celle déjà incapable de maîtriser ce qu'elle fera de notre planète pour la génération future. Paix au Tibet
  23. chapati

    Le racisme existe t-il ?

    Multi-culturel ? Faut voir. Il existe de par le monde nombre de gens qui vivent comme leurs ancêtres, et ce depuis des siècles voire plus. Ils ont incontestablement une identité commune très marquée... même si ces choses en France nous paraissent bien lointaines. Il faut apprendre a comprendre ces gens. Par exemple quand on parle de "sphère privée" pour dire le statut de la religion en France, ça n'a strictement aucun sens pour eux ! A nous de le comprendre... ou pas. De le transmettre ensuite etc. Bref c'est pas gagné. (et ce n'est qu'ensuite que la vie différencie les uns et les autres au sein d'une culture qui reste malgré tout première) Le problème du racisme est je crois d'abord et avant tout celui de l'incompréhension. Là c'est pareil, il faudrait commencer par expliquer que chacun ne comprend rien a l'autre (on n'est pas sorti de l'auberge), ou plutôt que l'autre, c'est justement par définition celui qu'on ne comprend pas. Et puis enfin reconnaitre notre propre racisme. Un topic qui promet d'être très très long........... :blush:
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