

tison2feu
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Tout ce qui a été posté par tison2feu
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Oui, l'unité retrouvée. D'ailleurs, certains professionnels de la connaissance reconnaissent parfois qu'ils auraient rêvé d'être de grands compositeurs, un peu comme s'ils avouaient être passés à côté de quelque chose de sublime.
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Lorsque tu pratiques la musique, tu le fais avant tout avec ton corps et tes tripes. Nietzsche, qui était je crois pianiste, savait mieux que quiconque que la musique est le vecteur d'une libre circulation des énergies corporelles et des passions, l'expression sans frein des puissances instinctives. Elle a de plus ce pouvoir d'unir les individus dans des expériences culturelles partagées d'extases, d'ivresse et de fêtes, pouvant engendrer des individus robustes et une culture d'affirmation vigoureuse.
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Tout à fait. La religion n'a pas le monopole des valeurs morales. Ainsi croyants et athées peuvent parfaitement se retrouver sur des questions morales. Pour faire le lien avec l'amour, l'on trouvera ainsi un philosophe athée, en l'occurrence André Comte-Sponville, qui dans le cadre d'une "éthique des vertus" place l'amour au sommet de toutes les vertus morales.
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J'y vois plutôt une affirmation positive puisqu'elle laisse entendre tous les avantages (et non les inconvénients) que peut nous procurer la musique.
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Oral Espagnol notion Mythes et héros
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Th81 dans Aide aux devoirs
Au bac blanc, tu as des notes qui généralement sont un poil en dessous de ce que tu auras au vrai bac, afin de t'inciter à ne pas t'endormir sur tes lauriers et à t'améliorer encore en tenant compte des erreurs signalées qui t'empêchent d'avoir 20/20. Alors oui ou non, tu le veux ou pas ce 20/20? J'avais eu un élève foutu à la porte du lycée qui a eu 19/20 en espagnol (candidat libre). C'est donc jouable. Animo ! -
Cette assertion n'est donc pas une théorie, elle ne m'explique rien.
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Oui, Orbes, une autonomie enjouée !
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Cette voie du milieu résiderait dans un entre-deux, un va et vient incessant entre l'exercice de ces deux voies opposées et complémentaires, optimisées à l'extrême (indépendance VS dépendance). En dépit du lien de dépendance que serait l'amour fusionnel avec autrui, par exemple, il s'agirait de tout faire pour que ce lien fort augmente ma liberté d'agir et de penser, et donc ma joie de vivre. Comme si cette dépendance amoureuse soit l'objet d'une sublimation conduisant à toujours davantage de force et d'indépendance. En gros, parvenir à transformer/élever/sublimer la dépendance en indépendance. Ou inversement, parvenir à sublimer l'indépendance en dépendance. Créer de l'indépendance dans la dépendance, et créer de la dépendance dans l'indépendance.
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Pour moi, la liberté c'est de choisir mes normes et mes maîtres (dans tous les domaines), ces surdoués de la vie, sans oublier notre Maîtresse suprême qu'est la Nature en devenir (chère Lucy ), qui me permettent d'accroître ma puissance d'agir (bon, ça fait un peu pompeux...) en créant à mon tour du nouveau.
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(Excellent, Dompteur. A encadrer en grosses lettres pour nous autres, apprenants et petits artisans de la philosophie. Combien de fois faudra-il le rappeler sur un forum généraliste ? Je t'avais relu la fin de l'année dernière, disons nombre de tes posts si précieux, et j'étais sidéré par ta capacité à savoir cadrer un sujet de discussion, à en dire ni trop ni pas assez, et aller ainsi à l'essentiel. Quelle leçon, Dompteur ! Par quoi je fis voeu en début de cette année de ne plus digresser... non sans difficulté, tonnerre de Zeus ! Je ne faisais que passer ici, non sans avoir été carrément HS, et sans pouvoir aborder ce topic, faute de temps de réflexion. impossible de suivre la cadence infernale que nous inflige Orbes claire, en multipliant bien trop de topics actuellement. Mais je vous lis toujours avec avec le même intérêt. Je referme la parenthèse).
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Ma seule position, c'est de dire que tu ne peux pas échapper ici même au raisonnement, et à sa fausseté chaque fois que tu as recours au langage sophistique, etc., ce qui est bien le cas ici même, et qu'il conviendrait de reprendre point par point. Mais cela ne m'intéresse pas du tout de procéder ainsi, parce que je n'ai pas du tout prétention à convaincre qui que ce soit, surtout pas une sophiste cynique et vulgaire. Bonne route. Edit : (Désolé d'avoir écorché ton pseudo, Fihrya. Ton ancien clone avait un pseudo plus simple à écrire).
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Réponse à chaud, qui ne nécessitera aucune suite : 1 / Le comble du ridicule est atteint (en ce qui me concerne à tout le moins, et pour qui me connaîtrait un peu). Pour moi, la philo n'a pas de sexe. 2 / Simple question relative à l'intégration ou non de certaines normes (celles du forum par exemple) ou encore pour ceux qui n'écrivent pas depuis un ordi. L'utilisation de l'argot (genre "ac les philosophes") me semble également peu "crédible". 3 / Je n'ai assisté à aucun accouchement dans la douleur jusqu'à présent mais plutôt à de simples velléités de "drôlerie", si je m'en tiens à l'unique revendication mentionnée par Firha (dont je vais lire le dernier post.
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Ok, vois-tu, je commence un brin à fatiguer (lecture trop rapide de ton dernier post, je m'en excuse). Je partage ton point de vue, mais là encore, quand je parle d'intégration de normes, cela ne signifie pas que je vais intégrer systématiquement toutes les normes idéologiques, morales, juridiques, technicistes de mon pays, mais seulement une partie, la partie que je considère comme ayant une portée universelle... La "raison" se caractérise, précisément, par cette double capacité de critique et d'auto-critique (de la raison par elle-même) que n'ont pas, précisément les "passions" où tout recul réflexif est impossible. D'où l'intérêt de conserver cet outil même après le fiasco de l'Esprit des Lumières.
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Salut Blaquière, Tu abordes ici un autre aspect de ce sac de noeux qu'incarnent à mes yeux lesdites "passions" évoquées plus haut. A savoir l'instinctif, l'impulsif, l'émotif, le sentimental, le passionnel, l'intuitif (?), etc., autant de variantes qu'il conviendrait d'appréhender dans le menu. Oui à ce concept freudien de sublimation de l'instinctif, qui à mes yeux est une forme d'intégration et de régulation particulièrement réussie et admirable notamment dans les domaines de l'art parce que cette sublimation permet à la fois de réguler/ritualiser notre agressivité intra-spécifique naturelle tout en augmentant la puissance créatrice de l'homme. Edit : A noter que cette sublimation ne va pas sans longs tâtonnements ou/et errements de tous bords que l'on notera par exemple dans le cas de la construction des religions monothéistes et leur rapport véritablement pathologique au corps de la femme... (C'est pas toi qui va me contredire !).
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Hé ! Hé ! nous voilà rendu, à ce stade de la discussion, à la sempiternelle reconstruction de nos échanges, à ses interprétations, à ce qu'il en reste, etc. Dans la mesure où ce genre d'échange est un total investissement pour moi, j'en garde pour ma part une trace encore toute fraîche, et je t'invite à relire tous les derniers échanges (si tu as que ça à faire). Je résume : 1 / Faux. Pour ce qui est de savoir qui a parlé en premier d'"édulcoration" des affects, tu peux relire les échanges précédents, ce n'est pas moi. 2 / C'est l'idée que je soutiens depuis le début : harmonie du sensible et de la raison. Seul point de divergence : mon rapport d'inclusion et d'intégration de la norme dans mon mode de vie. Mais je ne parle qu'en mon nom propre, et je ne cherche à aucun moment à imposer mon point de vue, que cela soit bien clair. Pour preuve, mes propos sont moins agressifs que ceux tenus par Fihra (sur la masturbation intellectuelle, et gna gna gna !). Que la petite s'éclate, ça n'est pas pour me déplaire (la philo, c'est dérangeant !) dans la mesure où elle parvient à aligner quelques concepts et pas seulement des émoticones. Pour le "fil conducteur", à suivre... en attendant l'arrivée de nouveaux posts
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Et quand d'autres types croient en leur baratin hyper-vitaliste, c'en est fini pour le raisonnement ! tu oublies une chose essentielle : dans tout sentiment, tu as une composante rationnelle (cf. Travaux de psychologie expérimentale élaborés en étroite collaboration avec les neurosciences). Pourquoi faire l'impasse là-dessus ? Ne te rends-tu pas compte que nos échanges "sentimentaux" et passionnés (les philosophes sont de grands passionnés), à cet endroit, ne sont pas totalement dénués de forme de raisonnement (vrai ou faux, peu importe), de besoin de comprendre, etc. ?
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Tu as bien trop de préjugés, fondés sur une ignorance crasse en ce qui concerne l'histoire de la philosophie contemporaine, comme s'il n'existait qu'une seule philosophie occidentale fondée uniquement en raison ! Je te le répète, le rôle des affects est pris très au sérieux depuis plus d'un siècle, alors si tu pouvais arrêter un instant avec ton délire anti-intellectualiste dont tu n'as aucunement le monopole. Seulement voilà, à l'excès de l'hyper-rationalisme, tu réponds par l'excès d'un hyper-vitalisme. Je refuse quant à moi de perpétuer ce mythe de la séparation de l'affect et de la raison. Les deux sont intriqués. Tu ne peux pas faire complètement abstraction du raisonnement, à tout le moins en philosophie.
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Bien sûr que l'approche de Fihrya n'est pas sans intérêt, même si j'y entrevois tous les excès d'un hyper-vitalisme bien illusoire. Je m'explique, Chapati (j'allais t'appeler Atahualpa Yupanqui, tant je l'adore !). A qui fera-t-on croire qu'il soit possible de ne pas édulcorer les affects, de ne pas juger avant d'agir, alors que la présence du bâton du gendarme est bien là, à chaque recoin de ton corps ou de celui de Firha? Quelle naïveté de croire que les affects, dans une telle condition, ne seraient pas édulcorés puisque l'expression d'un affect sera inévitablement sous la surveillance du "bâton" des normes (nul n'est censé ignorer la loi) ! Le simple fait d'être exposé à ces normes prouve que tu vas dépendre de ces normes, et que tu ne pourras jamais, ne serait-ce qu'en ayant conscience de les transgresser, échapper à un système d'évaluation global. A moins de te raconter de belles salades. Le vide n'est qu'illusoire, tout comme l'illusion d'une soi-disante spontanéité, car le verre aura été bien rempli dès le plus jeune âge. Pour ma part, et même si je cautionne pleinement le vitalisme (l'a priori du corps dans la construction de toute pensée), je me garderai bien de nier l'importance du raisonnement et de la pensée conceptuelle. De plus, je ne partage pas du tout cette conception de la "peur du gendarme", à savoir cette vision négative de la norme et de son action négative sur l'affect (modèle d'exclusion). J'ai au contraire une conception positive de la norme qui met en avant sa fonction biologique d'intégration et de régulation de l'affect (modèle d'inclusion). Eh oui, l'intégration des normes est tout ce qu'il y a de plus naturel ! (Cf. Canguilhem, "Pour une histoire naturelle des normes").
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Comme quoi, à chacun sa déontologie en vue de s'améliorer.
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Tu ne m'as pas lu dans ce topic, alors à quoi bon me répéter ? J'avais écris : "Cela ne signifie pas qu'il (le philosophe) va y parvenir totalement, ou même que cette déontologie ne soit pas au final une illusion (peut-on changer notre tempérament ?), mais ce qui est certain, c'est que cela va le contraindre à réfléchir toujours davantage avant d'agir, avant de donner sa parole, avant de s'engager à la légère."
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Si je parle de hors sujet, c'est parce que tu remets en cause le bien-fondé de la philosophie, or l'auteur du topic a bien précisé que cela n'est pas de cela dont il s'agit. Et tu le fais en sous-entendant que le philosophe se limiterait à penser sa vie plutôt que de la vivre. Et tu continues à donner dans la caricature en déformant complètement mon propos : j'ai utilisé l'expression "puissance de penser et d'agir", et non pas seulement "puissance de penser". Pourquoi ? Parce que ce qui importe à cet endroit, c'est précisément le souci de cohérence entre les pensées et les actes.
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Hors sujet. Tu n'a même pas pris soin de lire le thème du sujet proposé. Lis seulement les premières lignes.
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il me semblait avoir donné matière à réflexion en partant simplement de la question posée par l'auteur du topic, et sans tomber dans le piège de la morale ("bien agir", "peur du gendarme", et autres puérilités). Pour ma part, je considère que chercher à mettre en accord ses pensées philosophiques avec ses actes, non seulement cela n'a rien de limitatif mais au contraire, cela va augmenter la puissance de réflexion et d'agir du philosophe. C'est répondre à une exigence personnelle de cohérence. C'est d'ailleurs ce qui différencie la déontologie de Déjà des morales antiques.
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Ce phénomène de prise de conscience philosophique exacerbée à tel ou tel moment de la vie ("désormais je dois changer ceci ou cela dans ma vie") est une question passionnante en effet. Peut-être que Déjà-utilise pourra nous en dire plus quant à cet éventuel déclic survenu à un moment de sa vie, même s'il nous a déjà précisé à maintes reprises que ce qui compte, ce n'est pas le résultat mais la voie entreprise. Pour l'instant, en tant qu'apprenant perpétuel, je m'intéresse à ce phénomène de tension depuis plusieurs années, mais dans un cadre plus général : suis-je capable d'évolutivité dans mon mode de vie ? (objet de mon premier post de présentation sur ce forum). Que dois-je changer ? Que puis-je changer ? Pourquoi changer sa vie ? Comment y parvenir ? Par quelles méthodes ? Le philosophe allemand Peter Sloterdijk vient de publier un ouvrage passionnant Tu dois changer ta vie, où est dressé un portrait de l'homme éthique (religieux ou philosophe) dans l'exercice de sa vie. Tout à fait d'accord, d'ailleurs à mes yeux Platon incarne cette transition mythico-religieuse. Le logos va remplacer le mythos, mais les deux concepts sont encore présents chez Platon, à la différence d'Aristote où le mythos est définitivement "laïcisé" (tant pis pour l'anachronisme) et remplacé par le logos. Mais dans toutes les écoles antiques grecques, cette quête de sagesse et de "salut de l'âme" me donne également le sentiment d'une forte influence religieuse dont la philosophie semble avoir beaucoup de mal se débarrasser. Même Spinoza, qui a déboulonné/désacralisé un à un les dogmes du Christianisme, proposera tout de même une quête éthique de la béatitude. Il n'en demeure pas moins que la philosophie est un exercice de lucidité nécessitant, qu'on le veuille ou non, des efforts soutenus, peut-être pas une ascèse de vie mais assurément un entraînement parfois aussi exigeant que celui de l'athlète. La question reste ouverte quant aux méthodes d'entraînement de la pensée. En Occident, nous avons tendance à attaquer les problèmes tout en force, avec rigueur, voire rigorisme. C'est oublier la voie chinoise du lâcher-prise, tout en douceur. Le footballer peut s'y prendre de deux manières pour tirer un penalty et marquer un but avec le même taux de réussite, soit tout en force, soit tout en douceur. Je pense qu'il devrait en aller de même de l'homme éthique, davantage ouvert à des exercices de lâcher-prise (C'était aussi la conclusion de l'ouvrage important de Sloterdijk "Critique de la raison cynique").