tison2feu
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Tout ce qui a été posté par tison2feu
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Tout cela semble bien trop schématique, au point d'aboutir à une conclusion terriblement contestable : "sans la religion, c'est la robotique qui prendra le dessus". Mon point de vue est que sans l'éthique, la robotique prendra le dessus. Or l'éthique et l'axiologie (étude des valeurs) peuvent très bien se passer de religion. La religion n'a pas le monopole de l'éthique. En clair, la mort proclamée de Dieu signifie la mort de la morale judéo-chrétienne et donc, enfin, la possibilité/nécessité pour l'homme moderne de créer de nouvelles valeurs. Dans cette quête éthique, il y a de la place pour tous les hommes de bonne volonté, qu'ils soient athées, croyants ou agnostiques. La passerelle entre religion et philosophie me semble résider dans la mythologie, dont la fonction était moralisatrice/édifiante et vecteur de sagesse. On trouve encore quelque traces mythologiques dans la philosophie de Platon et Socrate, mais Aristote va porter un coup mortel et définitif à tout recours aux mythes fondateurs, fédérateurs et moralisateurs, au sacré, aux superstitions, aux prières, aux rites, aux attroupements grégaires, aux offrandes, aux sacrifices, aux panthéons de dieux et déesses, aux lieux de cultes, bref, à tout ce qui caractérisait l'idéologie et la pratique des sectes religieuses. Seule sera conservée, dans la philosophie occidentale, l'idée de Dieu, de l'Un, d'un Cosmos, etc., via la méta-physique, doublée d'une quête éthique de sagesse par des exercices pratiques et spirituels.
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L'obscurantisme, en quoi consiste-il ?
tison2feu a répondu à un(e) sujet de Maroudiji dans Philosophie
Pour démontrer quoi ? Bel exemple d'obscurantisme résultant de deux pseudo-sciences : construction étymologique farfelue + pan-sexualisme. Le grec GLOSSA "langue"(l'organe) est un dérivé du nom racine GLOKES "barbes de l'épi" > GLOKIS "épine" Le grec LOGOS est formé sur le verbe LEGO, dont le sens original est "rassembler, cueillir, choisir" > "énumérer, bavarder, discourir, raconter, dire". LOGOS signifie "propos, paroles" ou encore en ion.-att. "récit, compte, considération, explication, raisonnement, raison, parole". (Source : Dictionnaire étymologique de la langue grecque, P. Chantraine) -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Oui. Blason de Niels Bohr avec la devise Contraria sunt complementa et le symbole du taiji : (Concours de la plus belle image du forum philosophie) -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Pas du tout. En revanche, il est aisé de comprendre que tu ignores la différence établie par Deleuze (et nombre de philosophes contemporains) entre morale et éthique. Je pense qu'il est inutile de poursuivre avec toi aussi, Zenalpha. Tu procèdes à des caricatures de philosophes que tu n'as jamais lus en détail. J'ai davantage de respect pour la majorité de forumeurs qui, n'ayant jamais ouvert un bouquin de philo, s'essayent malgré tout à la philosophie, car ils ont au moins le mérite de ne jamais citer, insulter ou faire dire à des philosophes ce qu'ils n'ont jamais dit. -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Chez Deleuze, Le rapport à l'ontologie est une constante. Son point de vue est toujours celui de l'être, de l'immanence de l'être, ce qui lui permet par exemple de se distancier de la morale comme valeur supérieure à l'être. Encore conviendrait-il de lire ce philosophe et d'avoir quelque connaissance consistante en la matière avant de porter un quelconque jugement critique sur ce philosophe (Comment peut-on d'un côté réclamer à corps et à cri un poil de culture scientifique, ce qui semble tomber sous le bon sens, sans poser de l'autre la question tout aussi alarmante de l'inculture philosophique et de l'ignorance cynique qui inonde les réseaux sociaux ?) "Deleuze et la question de l'ontologie", par Véronique Bergen : http://www.artsrn.ualberta.ca/symposium/files/original/63cec574ed971284e542abed32b4202c.PDF Deleuze : "Une morale (...) c’est une opération qui nous rappelle à l’essence, c’est à dire à notre essence, et qui nous y rappelle par les valeurs. Vous voyez bien que ce n’est pas le point de vue de l’être. Je ne crois pas qu’une morale puisse se faire du point de vue d’une ontologie. Pourquoi ? Parce que la morale ça implique toujours quelque chose de supérieur à l’être ; ce qu’il y a de supérieur à l’être c’est quelque chose qui joue le rôle de l’Un, du Bien, c’est l’Un supérieur à l’être. En effet, la morale c’est l’entreprise de juger non seulement tout ce qui est, mais l’être lui-même. Or on ne peut juger de l’être que au nom d’une instance supérieure à l’être." -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
A cet égard, votre élan premier arrivait à point nommé en effet pour ce qui est de mettre en lumière le rapport entre conceptualisation et langue, particulièrement manifeste chez Heidegger. A point nommé aussi pour montrer, ne serait-ce qu'une minute, comment la création du seul concept grec d'"être" a fait le départ, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, d'une philosophie de l'être que nul ne s'aventurerait à taxer de "tautologie rachitique" à moins d'en ignorer le contenu. La philosophie de l'être, réveillée par l'auteur de Etre et temps, continue d'être féconde. Je songe à la philosophie de Deleuze qui est également une ontologie. -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Je crois que vous auriez dû hésiter davantage avant de poster cet extrait sur un forum généraliste, Zeugma, à moins d'avoir décidé de nous dégoûter à vie de pensée la pensée de Heidegger en particulier, et de la philosophie en général. Non ! je ne puis accrocher en lisant ce genre de littérature philosophique sortie de tout contexte. Il me faut d'abord reprendre tout à zéro, définir chaque terme utilisé, connaître le cheminement de pensée de l'auteur et le feu qui l'anime, savoir quel est son problème existentiel, etc. Et pour qu'une telle tentative réussisse, je dois aussi et surtout être prêt à apprendre à penser par moi-même, avouant par là que je ne suis pas encore en pouvoir de penser, comme l'a précisé dans un langage bien plus abordable l'auteur de Qu'appelle-t-on penser ? -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Tout à fait, Swam. J'ai essayé pour ma part et je n'ai pas été déçu du voyage, mais non pas en m'attaquant à ses gros ouvrages mais seulement à sa présentation, claire et concise, de la traduction commentée des huit premiers mots du Fragment VI de Parménide (sous forme de 11 cours regroupés plus tard dans son ouvrage intitulé Qu'appelle-t-on penser ?). -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Suffisamment pour confirmer que le concept d'être sans copule n'existe pas en chinois. -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
J'ai répondu supra. -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Sans doute parce que tu ne fais que substituer les mots grecs par les mots de ta langue, alors que tu devrais bien plutôt te laisser dire par les mots grecs eux-mêmes ce qu'ils désignent eux. -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Parménide : "Il est nécessaire de dire et de penser que l'étant est" (Fragment VI) -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
En recourant à l'image, nous retombons dans une représentation de l'être. Plus je tente de me représenter l'essence de l'être, et plus je m'en éloigne... -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
(J'adore ta fulgurance d'esprit et ton art de la concision tout en allant à l'essentiel ! ) Le devenir me semble être déjà une qualification : être "en devenir" ne serait alors que le propre d'un étant. -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Je ne parviens pas à penser le non-être, car cela supposerait d'appréhender l'être du non-être. Je ne puis affirmer que tout est impermanent, car cela serait déjà qualifier l'être d'impermanence. Je me limite à dire que le monde est, sans chercher à quantifier ou à qualifier. C'est bien toute la différence entre néant et vide. Je puis penser en termes de vide, penser l'être du vide, mais nullement l'être du non-être. Le vide n'est qu'un étant, tout comme le plein. -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Superbes interrogations. A partir du moment où je qualifie l'être de quelque chose, de vides et de pleins, l'essence de l'être semble pourtant m'échapper, son absoluité se dérobe à toute pensée. Pourtant le monde est, il existe, il respire. Les Grecs ont eu le génie de s'interroger sur l'être des étants parce que leur langue le permettait, grâce à l'utilisation d'un verbe "être" sans copule, à la différence d'autres peuples méconnaissant l'emploi de ce verbe sans copule, sans attribution, etc. Dire que le monde est, c'est donner une force inouïe au verbe "être" sans copule. Dire que le monde est ceci ou cela, c'est détourner son attention de l'essence de l'être pour ne focaliser et ne donner force qu'à l'être ceci ou l'être cela. D'où la naissance de la philosophie en Grèce. Dans l'esprit d'un Chinois, par exemple, le monde ne peut être appréhendé autrement qu'en termes d'être plein/vide parce qu'il n'existe pas, dans la langue chinoise, de verbe "être" sans copule. La science non plus ne pense pas l'être du monde. Seul le philosophe peut tenter d'apprendre à penser l'être comme pur étant, et non comme étant vrai/faux, beau/laid, bon/mauvais, plein/vide, ceci/cela, etc. -
Je ne suis pas intervenu ici par obligation de dire la vérité orthographique, mais seulement pour montrer qu'il est possible de "dire la vérité " dans un contexte donné - ce que Ping contestait supra (Pas grave tout ça, je t'offrirais de bon coeur une "cado" sur le Cours Lafayette, mais fait frisquet ce matin ! )
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Tu es passé complètement à côté de l'esprit de mon post, lequel ne consistait en rien à prendre plaisir à relever une faute d'orthographie d'un intervenant. Psychologisme, quand tu nous tiens !
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En vérité, je te le dis, Ping : "se balader" s'écrit avec un seul L. Par ces mots, je dis la vérité parce que l'erreur, qui m'a piqué les yeux pour des raisons d'esthétisme (transgression des règles de l'orthographie française), est reconnaissable dans tout contexte défini. (Seule la ballade, au sens de poème à danser, s'écrit avec deux L). Plus généralement, la laideur engendrée par la transgression des lois du logos me fait souffrir. J'en viens à penser que vérité et beauté se tiennent harmonieusement par la main. Parole d'esthète !
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Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Dans votre liste non exhaustive, je retiendrais principalement les traits psychologiques 1/, voire 2/ et 7/. Les autres "motivations" ne me semblent pas plus caractéristiques du milieu scientifique que d'autres milieux, comme ceux de l'entreprise, du sport, etc. Votre premier trait psychologique invoqué me semble particulièrement intéressant parce que la démarche scientifique privilégie le raisonnement logique sur le raisonnement intuitif. Or, dans le raisonnement logique, la peur de l'erreur joue un rôle primordial, à la différence du raisonnement intuitif qui privilégie les réponses rapides et impulsives empêchant de prendre le temps de réfléchir correctement. Bien souvent l'intuitif se trompe parce qu'il n'a peur de rien ! Ce constat a été mis en lumière par la neurobiologie et la psychologie (Cf. Le raisonnement, Olivier Houdé, 2014). -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Tu as tout-à-fait raison sur ce point, Swam. Mais pourquoi le créateur et défenseur de valeurs morales (le philosophe) serait-il moins mené par son orgueil ou son ego que le vérificateur de cohérence (le scientifique) ? -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Parmi les autres composants non subjectifs, je songe par exemple aux données scientifiques nouvelles qui viennent continuellement grossir l'ensemble fermé d'une même discipline scientifique. L'ensemble fermé - où les règles de jeu sont au départ définies - reste le même, mais il n'en va pas de même du corpus de données qui ne cesse de s'accroître. -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Pour quelle raison cet amour-propre serait-il davantage manifeste chez le scientifique plutôt que chez l'artiste ou le philosophe ? Cette jouissance ne peut qu'augmenter la puissance d'agir du chercheur. Mais une fois encore, n'en va-t-il pas de même chez le philosophe ? -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
C'est-à-dire ? Est-ce possible de développer à partir d'exemples, svp ? Quelles sont ces "lignes de forces et faiblesses psychologiques à l'oeuvre" décelables dans les théories, principes, axiomes scientifiques ? -
Le vide, le néant, l'homme et sa vacuité
tison2feu a répondu à un(e) sujet de zenalpha dans Philosophie
Je suis d'accord avec toi lorsque tu fais allusion à l'influence sociale ou au paradigme de Kuhn, mais si je m'en tiens au petit problème posé au départ, il était question d'impact psychologique, relevant donc de la personnalité individuelle ou du tempérament propre à chaque scientifique, et non pas d'impact sociétal ou sociologique concernant un mode collectif de penser relatif à telle ou telle époque. Cette différenciation psychologique me semble impossible à mener à bien à partir du seul travail d'abstraction réalisé par les scientifiques, à moins de recourir au marc de café ! Dans ta réponse le terme "psychologie" n'est jamais évoqué, et pour cause. Il conviendrait que le psychologue, à partir d'un corpus de centaines de théories, principes, axiomes, etc., s'immerge dans ceux-ci et parvienne à déduire les émotions, sentiments et désirs conscients et inconscients (!) ayant animé chaque chercheur. Ces émotions et désirs sont bien réels, mais invisibles à l'oeil du psychologue qui aurait prétention à s'immerger dans les théories, principes ou axiomes de tel ou tel scientifique. Il me semble que les théories scientifiques sont modifiées parce qu'elles ne sont, ni n'ont jamais prétendues être, objectives à 100%. Bien à toi
