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Tequila Moor

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Tout ce qui a été posté par Tequila Moor

  1. Diantre, ça ne me dérange point de ne pas être un vrai pessimiste, alors. Oui, et il y a plusieurs formes de pessimisme. Au quotidien, puisqu'on est dans cette rubrique, j'en vois 2 : pessimisme relatif et pessimisme absolu. Le pessimisme absolu conduit à l'immobilisme, à la dépression et au suicide. Par contre, tout le monde est pessimiste relatif à plus ou moins haut niveau, tout le monde sait que l'avenir peut réserver des mauvaises surprises (hormis les optimistes absolus, autrement dit les idiots). Sinon on ne prendrait pas d'assurance, on ne ferait pas d'économies, on ne prévoirait pas ses obsèques, etc... Être pessimiste relatif, c'est simplement prévoir les mauvais jours, et c'est quelque chose que l'humanité fait depuis qu'elle a commencé à stocker ses surplus de récoltes au début de l'agriculture, jusqu'au système social français qui est un modèle de pessimisme relatif. Ce qui me fait dire que rien de grand ne peut être accompli sans une bonne dose de pessimisme, d'ailleurs. Il faut un mélange d'optimisme relatif, pour poser des objectifs motivants à atteindre et se dire qu'on peut y arriver, et de pessimisme relatif, pour prévoir à l'avance quoi faire si jamais ce qu'on souhaite atteindre commence à déconner. Dans la pensée managériale moderne, par exemple, les entrepreneurs sont censés prendre des risques calculés, apprendre à poser des plans de mitigation du risque, pour être le moins possible pris au dépourvu quand le marché se retourne, quand la législation change, quand les ressources viennent à manquer, quand les partenaires se défaussent, etc.
  2. Oui c'est bien ça. Pour plupart des sujets, on devrait même parler de pessimisme relatif ("il y a des risques que ça empire dans le futur") ou d'optimisme relatif ("il y a des chances que ça s'améliore dans le futur"), différents du pessimisme absolu ("ça ne peut QUE aller mal dans le futur") ou de l'optimisme absolu ("ça ne peut QUE aller bien dans le futur"). En effet, si on est un optimiste absolu, en théorie on ne doit jamais prendre aucune assurance, puisque cela ne peut qu'aller bien plus tard... Inutile donc de se protéger, contre aucun risque.
  3. On verra. Mais je ne suis pas assez optimiste pour y croire, haha ! Probablement. Je ne parlais que de ma propre tendance à me métamorphoser en naïf qui croit en l'avenir dans ces cas-là, c'est tout. À l'échelle de l'univers, d'ailleurs, même l'univers finit par disparaître. Merci pour avoir élevé le débat en abordant non le pessimisme à la petite semaine, mais carrément le pessimisme absolu et philosophique. Bravo.
  4. Y'a un moyen : tomber amoureux. Bien sûr, il faut que cet amour soit partagé en retour. En tout cas, pour moi ça marche. Et cadeau bonus : quand l'amour se tarit, puisque ça finit toujours par arriver, ça fait une raison supplémentaire d'être pessimiste... Comme quoi, la vie c'est pas très compliqué.
  5. Tequila Moor

    Regularisation

    Un guide téléchargeable : https://www.gisti.org/spip.php?article7434 Des fiches techniques : https://guide-etudiant-etranger.org/ Des contacts : https://rusf.org/ https://ageparis.org/etudiants-internationaux/ Pour aller plus loin, rencontrer du monde, se bouger, créer un projet : https://wearesinga.org/
  6. Tequila Moor

    je hais les dimanches

    Pourquoi détester les dimanches ?
  7. Devant un film ou une série (et en général quand je vais voir un spectacle) je n'utilise quasi jamais mon téléphone, sauf cas d'urgence (pour ça y'a le mode vibreur). Si le film ou la série ne m'intéresse pas, j'arrête de regarder et je passe à autre chose. Bon... Il peut m'arriver de penser à un truc urgent ou important, dans ce cas je prends une note rapide dans une app et je vois ça après. Scroller, ce n'est pas mon truc : je n'utilise pas les réseaux sociaux pour le plaisir. Après, il peut aussi arriver de mater la télé à plusieurs, entre amis, en discutant plus qu'en regardant : dans ce cas, je vais zyeuter plus souvent le téléphone, mais ce n'est pas le même degré de concentration à la base. Par contre, les scénaristes sont effectivement très au courant de ces habitudes de consommation, ce qui explique pourquoi les enjeux ou situations des films & séries à gros budgets sont expliqués une fois, deux fois, N fois... avec des personnages qui disent ce qu'ils vont faire, puis qui le font, puis qui expliquent ensuite le résultat de leurs actions, puis qui le réexpliquent encore une autre fois sous un autre format, pour que même le plus connecté des spectateurs ait bien compris ce qu'il se passe. L'époque où l'on se contentait de narration visuelle est hélas terminée.
  8. Quelques pistes pour ne pas laisser les SDFs crever la gueule ouverte si ce "beau projet" de suppression de l'argent liquide devait arriver : https://www.carenews.com/carenews-info/news/la-nouvelle-piece-une-carte-pour-faciliter-les-dons-aux-personnes-a-la-rue https://www.lanouvellepiece.fr/ https://solly.app/
  9. Peut-être. En matière de couple, je te fais confiance : tu t'y connais certainement plus que moi.
  10. Oui, je pense aussi. Dans mon cas cela donne l'impression que mon cerveau se crée des habitudes obsessionnelles, et s'il peut en changer, il a quand même besoin de cette sorte de prison d'habitudes pour fonctionner. Je me demande parfois comment font les gens qui ont une routine, mais non obsessionnelle : je ne sais si c'est plus facile à supporter.
  11. "Bonjour, je m'appelle Tequila Moor et je suis un addict." Blague à part, oui j'ai tendance à adopter des comportements addictifs. Quand mon cerveau trouve un truc qui le fait kiffer, il veut recommencer encore et encore. La liste des comportements chiants en ayant découlé est longue : grand buveur & fumeur passant son temps libre à se socialiser avec d'autres ivrognes, stakhanoviste de la bouffe, otaku reclus ne vivant que pour le jeu vidéo, "artiste maudit" ne vivant que pour la poésie ou la musique, collectionneur de conquêtes féminines, stressé du boulot finissant en burn-out, ponceur de sujets dont tout le monde se fout, etc. J'ai eu du pot, ça n'a jamais dégénéré en problèmes physiques graves : tout du moins pas encore, les maladies dues à l'alcool peuvent être des bombes à retardement, par exemple. Sinon, quand j'avais fait le tour d'un comportement addictif, je passais à un autre. Avec le temps, j'ai finir par discipliner un peu le truc, me forçant à m'intéresser à des choses à peu près utiles : parfois, ça ne prend pas, d'autres fois si, c'est la loterie.
  12. Ah ouais, ça doit être trop cool d'être comme ça. "T'inquiètes pas, chérie, tu peux compter sur moi et ma bite : on est limités, mais solides."
  13. Pour le coup, vaut mieux pas se mettre en couple alors, au cas où les problèmes de l'autre finissent par déteindre sur soi.
  14. L'IA est conçue pour ce genre de choses : vu que les LLMs ont ingurgité tout ce que le web comptait de tutoriels (officiels ou bricolés) sur une quantité astronomique de sujets, tout ce qui est application pratique, augmentée via la Computer Vision, peut s'avérer efficace jusqu'à un certain point. Il y a toujours risque d'hallucinations, cependant, et elle ne sera pas plus intelligente que ce que furent les plus intelligents utilisateurs du web. Il faut aussi se souvenir en permanence que l'IA ne traite que de la donnée, qu'elle n'a aucune idée de ce qu'est le réel... mais si on apprend à l'utiliser, elle peut servir à autre chose qu'usine à blabla.
  15. Oui c'est déjà bien répandu aux USA, sous forme d'app commerciale ou d'auto-apprentissage / expérimentation de la part d'utilisateurs débrouillards, j'imagine que ça viendra aussi ici.
  16. Pour le coup, ce serait une bonne utilisation de l'IA : utiliser Gemini ou ChatGPT pour construire un mode d'emploi de jardin structuré, agréable à lire, facilité par le biais de la Computer Vision (on prend des photos sous plusieurs angles d'un végétal quelconque, l'IA analyse l'espèce, son état, propose des recommandations de soin ou d'amélioration, que l'on peut corriger ou compléter avec ses propres observations et analyses) et qui s'améliore avec le temps. Qu'il est aussi possible de complémenter avec des données sur le type de sol / terre où le jardin est situé, la faune existante (insectes, oiseaux, rongeurs, serpents) dans la région, l'état du cycle de l'eau ou encore le climat local... bref, tout paramètre qui peut influencer sur la bonne santé de son jardin.
  17. Bonne question. Peut-être : un dernier onanisme avant la fin du monde ? Bon, faut être précoce...
  18. Les chansons plaintives de vieux pour vieux. Genre Léo Ferré "Avec Le Temps", Jacques Brel "Ne Me Quitte Pas", Claude François "Comme D'Habitude", Daniel Guichard "Mon Vieux"... ou encore Patrick Bruel "Place des Grands Hommes". Un cas particulier, ce dernier : une chanson, non plaintive certes, d'un déjà-vieux qui se croit encore jeune, à destination de jeunes qui veulent se voir plus vieux. Dans mon état d'esprit de petit punk de l'époque, ces comptines au goût de naphtaline rance était clairement à mettre à la poubelle. Ou à réserver à l'EHPAD. Maintenant j'arrive à les supporter, y'en a d'ailleurs qui me serrent le coeur. OK, plus Brel que Bruel, mais quand même... Quelle métamorphose ! Comme dit Daniel Guichard dans "Mon Vieux" : quand on a juste 15 ans, on n'a pas le coeur assez grand pour y loger toutes ces choses-là. Et ce n'est pas plus mal : faudrait garder le coeur le plus petit possible, pour ne pas se laisser emmerder par tous ces sales trucs qu'on finit par trimballer, les regrets les remords ou l'ennui de vivre. Ou les chansons plaintives.
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