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deja-utilise

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Tout ce qui a été posté par deja-utilise

  1. On pourrait aborder les réponses à l'envers, c'est à dire en regardant ce qui existe déjà et voir ce que l'on peut en tirer comme enseignement. Il est notoire, que l'humain préfère rester attacher à un " système "/mode de vie bancal qu'il connait, qu'un autre inconnu, de repartir de zéro, nous fonctionnons par approches/petites modifications successives en général, toutefois, si ce mode d'existence devient insupportable, extrêmement aversif, alors une rupture devient possible. De plus, il semble bien que le pouvoir, même s'il montre un certain attrait pour chacun de nous, ne soit pas un objectif premier, en effet, je redonne un exemple emblématique concret, et vécu, si une entreprise avec des salariés, se voit prochainement destituée de son directeur/chef d'entreprise, parce qu'il part en retraite tout simplement par exemple, et que de deux choses, l'une, il y a repreneur, l'autre, il y a cessation d'activités, ne soient envisageables. Et bien, force est de constater, sauf exception, que si il n'y a pas de repreneur extérieur, les salariés même si on leur propose explicitement de reprendre leur société, seul ou en associés, renoncent en général ! Cette prise de pouvoir, de contrôle possible, n'est pas saisie, car la peur les en empêche ! Maintenant que nous avons vu les rouages, disons psychologiques, du fonctionnement de l'être humain, il nous reste plus qu'à expliquer, comment on en arrive à une hiérarchie de type pyramidale. Dans la population, on finira par trouver au moins un individu plus téméraire, plus enclin à diriger les autres, plus déterminé, plus convaincu lui-même de l'intérêt à être un leadership, les autres individus le laisseront prendre les commandes, quelque part contents que la besogne en revienne à un autre, et ils s'en accommoderont jusqu'à un certain point, ce qui ne les empêchera pas de juger par ailleurs de l'écart entre leurs propres désirs individuels, et ce que la collectivité représentée par le chef, leur apportent concrètement/effectivement/potentiellement. Si le bénéfice/cout est avantageux ou perçu comme tel, alors l'individu lambda laisse faire, même si il veut plus et donc se plaint de sa privation, mais si le rapport s'inverse de manière très prononcée, trop, la rupture guette, devient probable. En ce qui concerne le sacré, dans le sens que tu as donné, c'est à dire qui s'oppose au profane, l'explication qui me vient à l'esprit, c'est justement par définition, il faut démarquer un acte de pouvoir, d'un quelconque autre dans la tête des suiveurs, il faut des signes distinctifs pour marquer les limites et les frontières, et toutes les cérémonies sont là à cette fin, pour marquer les esprits sensibles/preneurs, tout comme l'habit du juge, du gendarme ou du trader sont là pour nous rappeler leur fonction, leur rang, leur autorité légitime/légale/acquise, ce sont des signes ostentatoires, toute comme peut l'être de manière cinématographique une cérémonie, car un simple habit risque d'être insuffisant, il faut que cela puisse être distinguer des autres formes d'autorité subalternes. Néanmoins, on ne peut pas exclure non plus, un héritage religieux de ces parades officielles, même si la nature en a changé, l'apparence elle en a été conservée, quoique à bien y regarder de près, les sectes ou assimilés de près ou de loin au pouvoir, soient restées accolées à toutes ces mascarades, telle la franc-maçonnerie, et j'en oublie, ou plus simplement le rôle inavoué de la religion agissant dans l'ombre derrière des formes laïques du détenteur du pouvoir gouverneur, mais ceci est sans doute une autre histoire...
  2. On peut se demander jusqu'à quel point l'aversion pour les humains est prononcée. S'il s'agit bien de haine, alors on pourrait la rapprocher d'une pathologie, à l'instar du fanatique qui a une haine contre un groupe plus ou moins étendu d'individus, mais j'ai bien peur qu'en fin de compte cela ne fasse que réponde à notre héritage instinctif, commun à l'humanité et plus ou moins rendu docile, avec des dérapages, tel le chef d'État qui déclenche une guerre contre un pays. L'Homme est par " nature " violent, agressif, impulsif ou dominateur, comment s'y prend t-il pour maitriser ou refouler ces pulsions ? Vu le nombre de conflits encore en activités sur la planète, j'oserai dire, qu'il n'y arrive pas beaucoup mieux qu'aux temps préhistoriques, et il est bien connu, qu'il suffit d'un ou deux excités... En quelques endroits, on en est réduit à canaliser cette violence dans une forme atténuée, comme la compétition sportive, mais cela reste à mes yeux un pis-aller, une sublimation, certes bien mieux que la sauvagerie brute, néanmoins cela demeure une marque de notre esclavagisme à nos instincts grégaires. Mais en général, on peut plus rapprocher la misanthropie à du dégoût, comme l'a signalé DdM avec l'exemple de Jésus, ce qui pousse l'individu qui en est victime, à faire en sorte de ne plus l'être, et donc à modifier quelque chose en l'homme, pour qu'il ne soit plus rebutant. *********** En quoi les stoïciens prônaient-ils l'emportement ? N'était-ce pas plutôt les cyniques, dont le kunique comme vu antérieurement !?
  3. La solitude permet de sortir du brouhaha ambiant, de se délivrer de l'emprise que le monde a sur nous, cet étrange pouvoir inodore, incolore et indolore, qui ne se reconnait que lorsque l'on s'en est suffisamment extirpé, un peu comme on prend connaissance/conscience du dôme gris au-dessus de Paris lorsqu'on est assez loin de la capitale, alors qu'intra-muros on ne rend compte d'absolument rien ! Personne ne peut être suffisamment objectif si il est trop enchainé/dépendant culturellement et sociologiquement de son milieu de vie, cette influence " perverse "/ " vicieuse " agit à notre insu, tout comme inversement, le temps nous permet le recul nécessaire pour juger les peuples antérieurs, l'éloignement géographique/spatial joue en quelque sorte le même rôle salvateur/révélateur, en tout cas, en facilite grandement l'exécution ! La solitude n'a pas tant pour objectif de vivre hors de mes semblables, et de leurs habitudes, que de mieux les percevoir et de faire des choix en conséquence, qui gouverneront mon existence en connaissance de causes, il faut le voir comme un retrait, le temps de la réflexion ou de l'adaptation, et non expressément comme un refus ou un rejet total, mais une mise à distance nécessaire et protectrice, à tout point de vue.
  4. deja-utilise

    Un Univers Probabiliste

    Ah non, j'en apprends l'existence aujourd'hui même. " Le temps (du latin tempus) est une notion fondamentale de la nature dans son sens de temps qui passe. « Les physiciens, écrit Étienne Klein, n'essaient pas de résoudre directement la délicate question de la nature du temps (...). Ils cherchent plutôt la meilleure façon de représenter le temps. » Cela vise précisément à mieux appréhender le problème de la mesure physique du temps et des prédictions qui s'y rapportent. " J'essaie justement de répondre à ce qu'est le temps, sa nature, non ce que l'on en fait ou comment on le mesure !
  5. deja-utilise

    Un Univers Probabiliste

    Chose déjà faite: Bien sûr que si ! Essaie de voir une solution d'une équation de la physique sans la variable temporelle, elle est " stationnaire "/constante, singulière ou unique, donc non évolutive ! Oui effectivement, je suis remonté jusqu'à l'origine ( extrapolée ) de notre Univers, le fameux Big Bang, et pas uniquement à l'instant juste d'après, la soupe de particules, qui peut très bien être également un plasma de quarks et de champs, enfin de choses que nous connaissons finalement.
  6. Bonjour Seiyar, je vois que l'on ne s'en sort pas: J'ai bien compris où se situait le quiproquo, et ce qui ne facilite pas la chose, j'en ai peur, c'est que tu sembles te focaliser que sur le " résumé " ( la qualité de quelqu'un qui sait comment bien agir ) de ma définition que tu prends, semble t-il, trop au pied de la lettre ( = quelqu'un qui sait ce qui est bien et ce qui est mal ), alors que d'en revenir aux notions que j'y ai introduites ne laissent quant à elles aucune ambiguïté ( [ faire ] un choix juste, raisonné ou raisonnable ). Je crois que la confusion vient cette fois-ci du terme savoir, car il y a une distinction entre savoir agir bien ( = savoir-faire, le faire donc, car on sait agir pour le bien, idée renforcée par l'introduction du comment, savoir comment agir qui renvoie bien à un savoir-faire, une compétence ) et avoir conscience de ce qu'est agir bien ( avoir conscience de ce qu'est = savoir ) savoir agir bien. Une fois les idées remises dans le bon sens, la suite se dénoue d'elle-même: L'éthique transcende le simple gain potentiel, hypothétique, elle se suffit à elle-même, en ce sens, elle est sa propre récompense, si elle est préservée, elle apporte satisfaction à son auteur et elle est suffisante. Ce que tu évoques, ressemble plus à un stratège, à un calculateur qui cherche à maximiser ses profits/gains. Or par exemple, un médecin qui a nécessairement une éthique, liée à la déontologie de son travail, ne peut abonder dans le sens de ses propres intérêts, ce pourquoi, en dehors de la dimension pécuniaire, les docteurs consacrent énormément de temps et d'énergie aux autres, au détriment de leur propre jouissance, ce que l'on ne retrouve pas chez l'homme d'affaires, le financier ou le politicard, qui eux sont dans le registre stratégique. Et justement l'action sage aura toujours été précédée par une position éthique au préalable, ce qui bafoue autrui ne peut aucunement être rattaché à une décision sage. Balancer une bombe nucléaire pour mettre fin à une guerre n'est pas une preuve de sagesse, mais de calculs stratégiques, la sagesse ne peut pas intervenir dans une situation déclenchée uniquement par la bêtise, tout comme la lumière ne jaillit pas de l'obscurité, il aurait été plus sage de ne pas la commencer, et la solution trouvée à cet endroit en aurait été un indice. Car autant on peut trouver de l'intelligence même dans un esprit destructeur, que dans celui constructeur, autant on ne peut pas parler de sagesse dans une action destructrice, quand bien même toute action constructive n'est pas sage non plus. La lucidité et le recul, sont des ingrédients de la sagesse, mais ne la qualifie pas complètement, puisqu'ils sont également communs à presque toutes les activités humaines, ce ne sont donc pas ce qui la caractérise le mieux/plus. Non, c'est une erreur de raisonnement, qui est circulaire, tu es parti de l'idée que la lucidité et le recul étaient seuls nécessaires pour définir la sagesse, puis à l'aide de contre-exemples, tu en as montré les limites, légitimes, puis tu en as conclu que la sagesse n'était pas éthique puisque les exemples contredisait cette notion ! Tu n'as fait que retrouver les ingrédients que tu y avais mis au départ. C'est pourtant précisément l'inverse ce que je reproche à nos philosophes, c'est qu'ils n'appliquent pas leurs propres préceptes philosophiques à leurs êtres du quotidien. Alors qu'il n'y a pas d'antinomie pour un scientifique ou tout autre intellectuel/penseur. Car l'amateur de sagesse, tout comme l'amateur de vérité, ne peuvent pas faire autrement que vivre ce dont ils se qualifient: philosophe ou logicien, homme honnête, sans renier en même temps ce qu'ils sont, ou se qualifient ! Non ! ( Mais plutôt dans le sens que j'ai évoqué, celui d'être en phase entre ses prétentions/sa qualification et ses actes. ) Rappel, sagesse: 5 notions sont dégagées de ces définitions : Notion de connaissance élargie (omniscience) Notion de modération et de tempérance dans la façon d’utiliser ces savoirs Notion d’impact futur de cette utilisation (clairvoyance, prévoyance), Notion d’orientation vers le bien (discernement, morale, sens du bien et du mal). Notion d’obéissance et de docilité.
  7. deja-utilise

    Un Univers Probabiliste

    Oui, c'est vrai, à moins d'imaginer, à partir de ce qui nous entoure continuellement et à toutes les échelles, qu'il eut suffi que les choses puissent se répliquer, se perpétrer avec une certaine stabilité, dans ce cas si initialement tout était équiprobable, à terme suivant le confinement et la durée, les évènements peuvent évoluer en faveur d'une fluctuation/écart statistique, creusant la différence au détriment du reste ne disposant pas de ces atouts. On s'étonne qu'il n'y ait que la matière de présente, alors que l'antimatière obéit aux mêmes lois, et devait en toute logique être présente à part égale à l'origine. Finalement, quand des particules émergent lors d'impacts violents dans les collisionneurs, ne traduisent-ils pas en partie ce processus, ne pourrait-il pas en être de même des lois physiques elles-mêmes, présentes potentiellement mais sans effet, observables, dans la configuration actuelle de notre univers ( visible ) !? Elle l'explique de la même façon que pour l'apparition du vivant, à grand renfort de probabilités dans des conditions " favorables ": au même titre que si l'on distribue aléatoirement des lettres et les sigles typographiques à la suite les uns des autres, indéfiniment, on a nécessairement une probabilité égale à 1, que l'on obtienne tous les textes écrits de la main de l'homme, comme un verset de la bible, un extrait de poème ou ces quelques lignes. C'est plus un tour de passe-passe qu'une explication crédible, ou intellectuellement satisfaisante, elle permet surtout de s'opposer à/déjouer, encore et toujours, une vision divine de la création, en ce sens c'est une réussite, dans les autres cas, c'est un échec de notre intelligence. Entre nous, c'est paradoxal, car pour que quelque chose naisse, c'est qu'il y a eut évolution, ce qui implique que le temps soit présent, lui même phénomène émergent, représentatif de ce qui se meut, autrement dit, tant que le " mouvement " ( cinématique ou dynamique ) est impossible, tout est parfaitement fixe et immuable, alors rien ne peut apparaitre, et donc donner naissance au temps lui-même par exemple. Nous ne pouvons pas non plus, nous satisfaire d'une simple fluctuation quantique pour expliquer l'Univers, car pour ma part, ce serait un peu comme de vouloir équilibrer une moitié de pièce en désordre avec l'autre moitié parfaitement ordonnée, les deux réunies ne donnent pas quelque chose " d'équilibré ", tout comme on ne peut pas équilibrer l'apparition de particules du vide avec un temps aussi long et/ou une énergie phénoménale/incommensurable appliqué à notre univers, c'est encore une fois tiré par les cheveux. Mieux vaut dire que nous ne savons pas encore décrypter aussi loin que nous le désirons le monde, nous butons toujours sur des limites, nous ne faisons que les faire reculer, et malgré les immenses connaissances accumulées, force est de constater que nous en sommes à fantasmer ce qui se cache derrière, comme s'était déjà le cas dans l'antiquité, nous n'avons finalement pas tant progresser que cela, puisque nous sommes toujours incapables de répondre aux mêmes questions multimillénaires !
  8. deja-utilise

    Un Univers Probabiliste

    La science n'a pas résolu le problème, elle l'a dilué dans l'idée de multivers, comme a essayé de l'expliquer DroitDeRéponse, la science n'explique ou ne peut tout justifier, du moins pas encore dans l'état actuel des connaissances. Ce qui pose le plus de questions c'est les paramètres physiques particuliers des lois ( connues ), que si ils avaient été un pouième différent ( ne serait-ce qu'un seul paramètre ), notre univers et nous n'aurions pu exister ! Voilà toute la frustration des physiciens de nos jours, et s'ils pouvaient penser que l'univers, y compris ses lois, était plus résilient, nous n'aurions pas cet effroi/malaise, pour ne pas dire une impuissance face à cet apparent constat.
  9. Bien le bonjour, Je m'exprime certainement assez maladroitement, car nous ne disons pas de choses fondamentalement différentes: *raisonné = prudence, prévoyance *raisonnable = modération http://www.cnrtl.fr/...esse/substantif Néanmoins, le sage n'est pas quelqu'un qui se retient de tout, qui est dans l'inaction totale, c'est pour cela que je parle de bien agir ( en opposition de mal agir ) ou de bien réagir, ce que les notions seules de prise de recul, honnêteté ou lucidité ne laissent pas transparaitre, au contraire, elles donnent le sentiment d'effets purement intellectuels/intérieurs. Oui tout à fait, mais l'erreur vient d'une mésinterprétation de ma phrase précédente de bien agir, qui n'est pas synonyme d'une action ayant une issue heureuse pour le protagoniste ( bien = correctement ), mais bien dans la stricte opposition de l'expression de mal agir, qui renvoie quant elle à celle de la morale ( bien = juste ): http://www.larousse....s/sagesse/70506 http://www.philosoph...ent.fr/sagesse/ 5 notions sont dégagées de ces définitions : Notion de connaissance élargie (omniscience) Notion de modération et de tempérance dans la façon d’utiliser ces savoirs Notion d’impact futur de cette utilisation (clairvoyance, prévoyance), Notion d’orientation vers le bien (discernement, morale, sens du bien et du mal). Notion d’obéissance et de docilité. *juste = bien, moral, éthique *********** Voilà, je pense que tout est rentré dans l'ordre cette fois-ci, à mon humble avis... Toutefois, je ne peux décemment pas te jeter la pierre, car au-delà de l'expression mal agir, se cache sans doute des fondements à développer : http://www.devoir-de-philosophie.com/dissertation-mal-agir-faire-mal-100227.html
  10. :smile2: https://fr.wikipedia..._Dunning-Kruger " Dunning et Kruger ont noté que plusieurs études antérieures tendaient à suggérer que dans des compétences aussi diverses que la compréhension de texte, la conduite d'un véhicule, les échecs ou le tennis, « l'ignorance engendre plus fréquemment la confiance en soi que ne le fait la connaissance » (pour reprendre l'expression de Charles Darwin). Leur hypothèse fut qu'en observant une compétence présente en chacun à des degrés divers, La personne incompétente tend à surestimer son niveau de compétence ; la personne incompétente ne parvient pas à reconnaître la compétence de ceux qui la possèdent véritablement ; la personne incompétente ne parvient pas à se rendre compte de son degré d'incompétence ; si un entraînement de ces personnes mène à une amélioration significative de leur compétence, elles pourront alors reconnaître et accepter leurs lacunes antérieures. " http://menace-theori...-de-lignorance/ " Les travaux de David Dunning vont plus loin, et ils font froid dans le dos. Ils nous montrent que l’on se fait une fausse image de ce qu’est l’ignorance. L’ignorance n’est pas un terrain vierge, c’est une forêt d’idées préconçues, de concepts mal compris, des marais de préjugés, des bosquets de certitudes erronées… Bref, c’est un cauchemar. Un peu d’éducation ne règle malheureusement pas le problème aussi facilement qu’on aurait tendance à le croire. [...] L’ignorant ou l’incompétent n’est pas une personne totalement non-informée, c’est une personne mal informée, ce qui est pire, car bien souvent elle croit qu’elle sait, ou en tout les cas elle ignore à quel point elle est ignorante. "
  11. Et je maintiens en disant que l'un est inclus dans l'autre, puisque l'on ne peut pas comprendre sans savoir, par exemple la compréhension est au savoir, ce que les relations humaines sont à la communication. Le scientifique observe, expérimente, explique et prédit, puis se corrige si nécessaire, ce qui est loin d'être un simple amoncellement de connaissances, ce trait de chercher à savoir est plutôt celui de l'amateur de sciences ou d'un journaliste, ou de toute personne désireuse d'avoir une réponse toute faite à son interrogation. Le simple fait de construire des modèles ou des théories démontre l'idée que les scientifiques cherchent à comprendre les rouages du monde physique/matériel ou psychologique/cérébral. Lorsque l'on explique à quelqu'un l'articulation des pièces d'un moteur thermique et les fonctions de chacune, il peut finir par dire qu'il comprend le fonctionnement, si un chercheur en biologie moléculaire trouve les interactions et les substances en jeu dans un processus physiologique, il pourra aussi dire qu'il comprend ce qui se passe, si cela explique les effets observés, ensuite on réitère la méthode à l'une des causes définies/trouvées, que l'on prend cette fois comme effet, et ainsi de suite. Le raisonnement est déjà à l'oeuvre pour déterminer à partir de quels savoirs acquis opérer, tout comme de définir les hypothèses les plus vraisemblables, ce n'est malheureusement pas aussi simple que de monter des Lego, où les briques sont clairement définies pour un usage limité, ce qui n'est pas du tout la position du chercheur, qui doit découvrir ou inventer pour arriver à ses fins. Fort heureusement en philosophie tout n'est pas subjectif, les concepts ( ou idées ) sont compris et acceptés la plupart du temps, ils sont au mieux précisés, développés ou utilisés pour en trouver/construire d'autres, et ce sont ces nouveaux concepts novateurs qui font la spécificité d'un philosophe, sans que cela puisse être complètement obscure ou étranger aux autres, soit que cela est été entrevu mais non développé, mis en évidence, soit que sitôt mis à disposition de la communauté, que ce soit un point de départ vers d'autres horizons. Ce qui est le plus souvent critiqué, ce sont les agencements des idées ou des concepts les uns avec les autres, pour fournir des explications censées rendre compréhensibles certains évènements ou phénomènes. Si tu étais plus informé de ce qui se trame dans la connaissance scientifique, tu ne parlerais pas de certitude à son égard ! Tout n'est que provisoire, en chantier, pouvant s'écrouler tout ou partie, d'une branche, à chaque nouvelle observation/découverte. Ce qui est spécifique à la démarche scientifique est sa méthode, basée sur l'expérience quasi-exclusivement orientée. La philosophie, à l'instar du sport par exemple, ne doit rien du tout, elle n'est qu'un moyen pour une personne à trouver une sérénité disons spirituelle/intérieure, dit autrement à faire la paix avec elle-même, trouble initié par le questionnement et l'interrogation, qui de surcroit concerne d'autres individus en quête de la même délivrance. Merci de m'avoir lu !
  12. Houlala ! Comment est-ce possible ? Peux tu développer, s'il te plait, ce qui se cache derrière une telle affirmation ! Schématiquement: expérimenter/observer => savoir => comprendre Par quel processus, serait-il donc possible de comprendre sans savoir sur quoi porte notre compréhension, car même l'intuition, qui n'est pas tout à fait une compréhension, procède ainsi, à la différence que cela ne passe pas par notre espace de travail que l'on nomme raison ou conscience ?
  13. Ou bien alors, c'est notre faculté de comprendre qui nous permet de philosopher ! Sinon, comme les scientifiques cherchent également à comprendre le monde, tout comme bon nombre de religieux ou autres adeptes d'exotérisme, il faudrait en déduire qu'ils sont tous philosophes, pourtant rien n'est moins sûr !
  14. Mais ce n'est qu'un marqueur que je pourrais qualifier de symbolique ou encore de manifeste, cela n'en est pas la véritable cause, enfin les véritables raisons que tu rappelles justement en me citant, car elles se trouvent inscrites au plus profond de notre fonctionnement cérébral. Être parfait tout en étant dénaturé, ou dégénéré, est un oxymore ! :smile2: Tu es pourtant toi aussi en constatations que les choses empirent, à un rythme jamais connu auparavant par notre espèce, ne crois tu pas que la notion d'aggravation qui est incluse dans la dégénérescence n'est pas plus appropriée que la simple dénaturation, qui laisse entendre le passage d'un état à un autre seulement, alors que nous voyons une évolution négative se produire. Tiens hier soir, je suis tombé, en jetant un oeil à la TV avant un sommeil bien mérité, sur un documentaire sur Bali, et bien quand on voit toutes les absurdités d'existence et de gestion de ce lieu, ça donne franchement envie de vomir, à l'antipode de celui d'une once d'intelligence des comportements adoptés, c'était immonde, tant au sens figuré qu'au sens " propre ", les conditions de vie plus qu'insalubres, totalement immorales et irresponsables, au même niveau que les batteries de poulets en élevage intensif et industriel: abjecte et révoltant. Je suis indigné d'être un représentant de la race humaine. Pour étayer un peu mes dires, ce moi-ci, par exemple, la revue Pour La Science a fait un dossier sur l'étude des rêves, et bien, laisse moi te dire, que les rêves à connotations négatives ( peur, colère, honte ) sont doublement représentés comparativement à ceux positifs ( joie, bonheur, plaisir ), de plus dans le sommeil dit paradoxal ( nous rêvons aussi pendant le sommeil dit lent ), le rêve est particulièrement riche en émotions négatives, les peurs en tout genre foisonnent. Si à l'état conscient nous nous focalisons sur la satisfaction, notre inconscient lui s'échine à éviter/combattre nos peurs les plus primitives, à l'instar de ce qui se passe avec la faim et les jeux de l'esprit, si nous ne sommes pas rassasiés, notre attention est presque exclusivement tournée vers la recherche de nourriture, alors qu'une fois la faim calmée, nous pouvons nous consacrés à des tâches autres, plus nobles, plus spirituelles par exemples, il en va de même avec nos émotions, il faut d'abord calmer/résorber celles négatives au maximum, avant de pouvoir exprimer pleinement celles positives ( et c'est bien parce que notre environnement est suffisamment serein/réconfortant que nous pouvons à loisirs penser à nous distraire, au plaisir ), nous ne pouvons pas nous leurrer éternellement, et lors du rêve, notre psyché s'affaire à ce qu'elle n'a pas été en mesure de faire convenablement à l'état de veille, en conditions dites normales, car en cas de stress important, la proportion de peur monte en flèche, ce qu'il est facile de vérifier chez les étudiants à la veille d'un examen, ou un patient de son opération, ou encore du jeune enfant qui va faire des cauchemars à répétition suite à un évènement ou une vidéo anxiogène. Notre plus grande puissance et la plus forte/vigoureuse, et de loin, étant encore celle qui tend à nous faire perdurer coûte que coûte, à nous maintenir en vie, et elle s'appuie grandement sur l'aversion procurée par la peur de souffrir, comme de la mort. Il suffit de voir tout ce qui a été mis en oeuvre à travers l'histoire humaine pour la conjurer, aussi loin que nous avons trace, y compris dans nos sépultures préhistoriques. Et oui, encore le même refrain, la même rengaine, mais ça finira par faire son petit bonhomme de chemin, tu verras... Ce n'est bien évidemment pas un problème de mémoire courte, quoique ça aurait pu arrivé j'en conviens, non, ce qui nous occupe ici, est tout autre, c'est malheureusement une confusion émanent de ta part, sur ce que j'essaie de signifier, en l'occurrence chère Garalacass, que ce qui nous distingue des autres animaux le plus singulièrement, n'est autre que l'excès de trois composantes que tu ravives à notre mémoire par cette citation d'un de mes commentaires, et que d'autre part, ce qui est commun à l'ensemble du règne animal, c'est la peur, l'évitement du danger, l'aversion de l'inconnu, du risque potentiel inutile, telle l'araignée qui sait faire la distinction entre une proie qui tombe sur sa toile et notre doigt qui va l'écraser, même délicatement ! Nous avons donc au même titre que n'importe quel animal une peur innée, que nous combattons au profit de nos autres stimulations devenues innées, ce conflit n'est pas terminé, il se joue quotidiennement à notre insu, à l'écart de notre attention, de notre conscience parfois, mais il n'en demeure pas moins présent, et même si paradoxalement des gens prennent des risques accrus, selon notre point de vue, c'est pour se sentir vivre justement ( si l'on ne ressent plus aucune émotion, ou aucune activation de notre appétit, de notre curiosité ou de notre domination, alors l'ennui nous taraude, et cela devient insupportable: une souffrance psychologique, comme un flétrissement, bien plus que de songer à une autre peur lointaine/hypothétique/relativisée/apprivoisée ), comme l'a fait remarqué l'aventurier Mike Horn, dans la première émission the Island, ce que les autres individus ont bien du mal à comprendre, le rapprochant plus de la folie ou de l'inconscience, c'est donc pour cela qu'il nous faut chercher le sens des choses, et non en rester à leurs apparences... Quand bien même, la peur est un moteur à l'action, comme je le disais, il faut aussi la voir dans un sens d'évitement la plupart du temps, et non dans l'inaction comme on pourrait le croire ou le penser populairement, ce qui nous conduit à faire le tri, des choix, ou plus précisément des " non-choix " ( ce qui est rejeté ).
  15. C'est surtout la preuve manifeste que quelque chose t'a complètement échappé ! Ce n'est pas grave, ni irréversible, pour celui qui s'en donne la peine, mais le veux-tu ? Pour exemplifier ce que tu ne vois pas, c'est comme la précision que l'on peut trouver en technologie, si on en était resté à gratter des galets contre du bois, pour confectionner des outils, on n'en serait bien évidemment pas à échanger sur ce forum via nos machines sur le réseau des réseaux ! Et bien, similairement pour que l'esprit progresse, il a besoin d'aller toujours plus loin, de préciser, et là où tu vois que le néolithique est amplement suffisant, d'autres pensent que l'époque post-moderne l'est à peine. Ce n'est donc pas chicaneries mais lucidité/connaissance, tout comme ciseler une statue ne donne pas une évidente pièce de roche, c'est à dire non pas une perte de temps mais beauté/créativité. Nous t'invitons à exprimer le tien, de talent... Une définition on ne peut plus récente: http://www.forumfr.c...dpost,p,9978587 Satisfait ?
  16. Bonsoir Seiyar, La sagesse n'est pas uniquement affaire de prise de recul, mais aussi de choix juste, raisonné ou raisonnable, ou dit autrement c'est la qualité qui appartient à quelqu'un qui sait comment bien agir ou réagir, ce qui n'est pas encore mon cas, et ne le sera certainement jamais, car je suppose qu'il faut posséder également une abnégation dont je ne dispose(rai) pas... C'est également la qualité d'une personne ayant une certaine maitrise du savoir, de la connaissance ( et qui corrélativement guidera ses choix ). Pour ce qui concerne la philosophie, je pense qu'il est sans doute encore plus difficile d'avoir un consensus unanime, tellement il y a de ramifications, néanmoins en restant dans l'état d'esprit, qui la qualifie sans la spécialiser, sinon je risque d'en donner une approche toute personnelle, ce serait de dire, par exemple, qu'elle est l'art et la manière de se questionner, de réfléchir de manière critique, tout en y apportant des explications appropriées. Ou d'une manière plus romancière, que la philosophie est le suc gastrique qui s'attaque à ce qui se présente non pas à notre espace stomacal mais à notre giron spirituel. Sinon, si tu veux avoir de plus amples précisions, je t'invite à lire quelques commentaires, ici comme l'a suggéré récemment Théia à un autre forumeur sur un topic dorénavant clos.
  17. Il ne faut pas chercher ses clefs uniquement là où il y a de la lumière, mais là où elles sont susceptibles d'être véritablement ! Décodage: ce ne sont pas les insomnies qui me ramènent à toi, mais tes interventions qui me plaisent, et donc accessoirement la personne qui les écrit ! Bon je n'irai pas jusqu'à dire :smile2: Ah mais je l'ai pensé si fort, que tu l'as entendu... J'ai dû mal m'exprimer, pour que tu y vois une opposition, si tu veux pour t'aider à cerner l'enjeu de ce que j'écris, il y a le même phénomène dans l'inconscient-la conscience, ce n'est donc pas tant une approche opposable qui est pertinent ici, mais de revenir à l'ordre d'apparition de nos possibilités, la conscience a émergé de l'inconscient, une sorte de protubérance impossible si il n'avait pas préexisté, de même si nous pouvons nous consacrer à la jouissance, c'est justement parce que nos peurs ne nous en empêchent plus, qu'elles sont moins prégnantes, la fraction de plaisir a donc pris le pas sur les peurs refoulées, tout comme la conscience/raison a pris le pas sur l'inconscient, il n'y a pas d'opposition, ils agissent de conserve, bien qu'à tour de rôle ( si le sportif extrême jouit c'est une fois le danger bravé, pendant il a besoin d'être concentré pour ne pas périr avant d'avoir justement joui ). Aujourd'hui nos peurs sont tellement bien refoulées que nous n'y prêtons plus vraiment attention, sauf très occasionnellement et sporadiquement, mais il suffit par exemple de se retrouver seul en milieu naturel de nuit pour se rendre à l'évidence, elles sont toujours aussi présentes, mais on a tout fait pour les amadouer au maximum, sauf qu'il y a des ratés, des impondérables qui les ramènent sur le devant de la scène sans ménagement, alors que nous agissons soigneusement à les réduire autant que possible, et je ne parle pas de peur modéré/maitrisée comme ça peut l'être dans un manège à sensations ou toutes autres activités avec des risques contenus ou ignorés. Qui a peur en permanence dans nos contrées occidentales, qui a la peur au ventre du matin au soir sans interruption, ici ? Et pourquoi ? Si il en allait autrement pour chacun d'entre nous, que nous soyons apeurés continument, crois-tu que nous serions aussi enclins à jouir de tout et n'importe quoi, comme à se faire peur ? Nous avons surtout la mémoire courte, voilà la raison, de plus, le souvenir de la peur engendre la peur, notre cerveau s'évertue donc à nous en détourner du mieux possible, à ne pas la ramener à la mémoire, à en occulter le souvenir pour ne pas initier l'amorçage de l'effroi, le meilleur moyen que nous avons trouvé est de ne pas y penser, ce qui ne veut pas dire qu'elle n'existe pas ou qu'elle n'agit pas sur nous de manière importante. Mais c'est qu'il faut pouvoir exorciser les peurs justement, crois tu sincèrement quand tu es en proie aux peurs, que c'est en restant seul qu'on les combat le mieux ? La remémoration de la peur à elle-seule suffit à la ressentir, continuellement, alors que de rencontrer d'autres gens apeurés est rassurant, moins anxiogène, quitte a aller au devant d'une peur plus tangible et moins mnésique. Je n'ai pas dit que d'avoir peur empêchait d'agir, au contraire je dis explicitement qu'elle nous contraint à l'action, à agir pour la minimiser, la réduire, la rendre silencieuse, ce que nous faisons quotidiennement, dans nos choix habituels, sans plus nous en rendre compte, je ne fais que la remettre à l'honneur, la grande oubliée de l'hédonisme actuel, si ce mouvement est possible c'est avant tout grâce sa maitrise plus ou moins réussie. ************* On pourrait même se demander pourquoi nous éprouvons du plaisir, d'où vient-il ? Je pourrai presque dire qu'il n'est là que pour compenser nos peurs et nos souffrances, pour rétablir un équilibre, si nos peurs récurrentes sont sources de dégâts internes, notre corps a sans doute trouvé le moyen de compenser ses effets, par d'autres mécanismes antagonistes, et lorsque ces nouveaux effets prennent le pas sur ceux censés être contrés, nous éprouvons un bienêtre supérieur à notre état normal, ce qui est sans aucun doute addictif, et qui conduit à le recherche de cet état particulier comme n'importe quelle drogue. Ne t'es tu jamais demandé comment nous pouvions être mieux que bien quand tout va déjà bien, cela parait presque paradoxal, non ? Si une machine fonctionne bien, elle ne fonctionnera jamais mieux, la seule chose qui peut arriver c'est une défaillance, une avarie, pas de fonctionner mieux que bien, comment l'expliquer en biologie ? D'autant plus que la peur ou la souffrance sont des moteurs suffisants pour la survie, soutenus par des instincts, je ne pense pas que les insectes qui copulent pour se reproduire profitent également d'un coït, d'autant plus lorsque la rencontre sexuée est extracorporelle, la jouissance ne semble pas indispensable pour la reproduction sexuée, nous aurions donc pu ne pas être flanqués de prise de jouissance, de plaisir du tout, uniquement d'évitements de souffrance ou de la peur/l'anticipation d'en subir !?
  18. Si comme le soupçonne Quasi-modo, un altruiste est un égoïste qui s'ignore ou qui feint, cela devient un apparat, qui est pire que de savoir à qui l'on a réellement affaire, et que donc moralement, il vaut mieux mettre cartes sur table que de duper son monde sciemment ou pas, au moins les choses sont claires pour la partie " adverse ", alors qu'un hypothétique altruiste peut faire plus de dégâts, là où on l'attendait pas ! Agir dans l'ombre est moralement condamnable, bien plus que celui qui avait annoncé clairement la couleur, et puisque l'on a laissé agir, on devient coupable/complice de ne pas avoir empêché ses actions.
  19. Pas nécessairement, si notre éthique est issue de la vie inévitablement, elle peut aussi s'en libérer par la suite, prendre une indépendance, tel l'enfant qui nait par le biais exclusif de sa mère acquière une première indépendance lorsqu'on lui coupe le cordon ombilical. La réalité nous conduit à nous faire des idées, et ces idées peuvent s'émanciper ensuite des causes qui lui ont données naissance, ainsi en va t-il par exemple des mathématiques. De même, l'idée de vivre en paix, ne peut pas être remise en cause, ou évoluer notablement, une fois définie, c'est à dire que d'agresser gratuitement une personne ou un peuple ne peut pas être vu comme un acte de paix, l'avenir ne remettra pas cette évidence en doute, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille pas s'accommoder de certaines agressions pour maintenir la paix, et ça c'est le coté " mise en pratique " du concept de paix: la paix doit tolérer des écarts qui ne sont pas des actes de paix, et un acte agressif n'est pas un acte de paix, il n'y a pas de contradiction là-dedans, mais bien l'adéquation entre l'idée et sa mise en place concrètement. On a à la fois, une définition ( partielle par commodité ) qui n'évoluera pas et en même temps des modalités pratiques fluctuantes ! Ce sont des considérations qui me dépassent je le crains fort, car je suis apolitique. Dans toute activité, il y a une prise de risque, j'en conviens, mais la peur n'évitant pas le danger, il faut au contraire s'armer convenablement, et donc se confronter à la réalité, et agir en conséquence. Et pour faire ultra simple pour rester sur ton exemple au-dessus, si je considère que d'aller voter c'est comme se demander quel bras je dois me couper, on voit le choix cornélien à faire, alors que de sortir du système lui même ne pose plus ce type d'antinomie, j'en viens à critiquer les modalités d'application de la république dans notre pays, qui est en contradiction avec les préceptes qu'elle défend, pourquoi dès lors faire vivre un système que je réprouve, et qui ne changera pas de lui-même par ses membres, en conflit d'intérêts flagrants !? Je ne joue pas à un jeu que j'ai identifié comme truqué, je préfère au mieux jouer les détracteurs, quand bien même je sais pertinemment qu'aucun système ne sera suffisamment parfait pour déjouer la cupidité humaine, car le noeud du problème réside bien là, et tant que l'homme sera comme il est, ce sera une perte de temps pour moi que de m'occuper de ce genre d'activités ridicules, même si je suis conscient des conséquences que peuvent revêtir ma non action, mais comme tout stoïcien qui se respecte, je ne peux agir sur tout, et préfère le faire sur les choses qui dépendent de moi, et non sur celle que je ne peux directement ou de façon infinitésimale, en revanche dénoncer la cinquième république dans son application pratique est dans mes cordes, et est bien plus pertinent à mes yeux. Trouver une solution entre ses principes de vie et les aléas de l'existence, ne demande pas obligatoirement à changer son fusil d'épaule, ou à retourner sa veste, on peut persévérer dans l'essence même de l'idée défendue, parfois la cause qui lui a donné naissance et non sa manifestation pratique/occasionnelle. Par exemple, défendre la vérité, si c'est dans un but de non manipulation d'autrui, de lui faire quelque chose pour moi à son insu ou contre sa volonté, et bien, si éventuellement, la véracité d'un évènement ou d'un fait devait contrevenir à cet objectif en le forçant à faire ce qui m'arrange, il m'appartiendrait par souci d'honnêteté de mettre en lumière cet échec indésirable, et il y aurait plusieurs manières de procéder, et suivant la personne en face de soi, il faudra opter pour celle la plus appropriée à la situation, afin de préserver ce qui était recherché initialement sans commettre une autre injustice. Encore une fois, je n'ai jamais clamé que c'était facile, cela demande une certaine vivacité d'esprit, une réactivité, parfois du sang-froid, une prise de risque, des dommages inévitables, un prix à payer, etc... Certaines valeurs demandent/commandent par moment des sacrifices, et il faut pouvoir juger du bien fondé de nos prises de décisions, même si des conséquences sont prévisibles et qui vont à notre encontre ou à celle de ceux que l'on aime, n'est-ce pas ce que nous faisons dans une moindre mesure quand on éduque un enfant, nous prenons des résolutions qui ne vont pas dans l'intérêt immédiat de notre enfant, et comme on essaie de lui expliquer maladroitement que " c'est pour son bien ! ". Si ton principe de vie, est bien celui du respect de toute vie, tu te retrouves, que tu le veuilles ou pas, dans une situation d'échec possiblement. Mais si tu vois les choses différemment, que la vie est précieuse, certes, et que celui qui cherche à l'ôter bafoue cette valeur, qu'il prend donc le risque de subir lui-même ce qu'il cherche à faire subir, que l'irrespect qu'il éprouve envers la vie d'un autre, peut fort bien dès lors se retourner contre lui, et donc connaitre le sort qu'il avait projeter pour un autre, alors on peut reconnaitre que la vie est précieuse pour ceux qui lui reconnaissent cette valeur, pour les autres il en va autrement, nous devons donc pareillement revoir notre position envers ces personnes, leur vie sera par conséquence moins précieuse que celle à qui il tente de la prendre, il dégrade la préciosité de la vie en quelque sorte, de la leur en l'occurrence, tout comme la confiance se dégrade envers celui qui la viole, c'est à dire on fait confiance à ceux qui en sont dignes, ou qui ne montrent pas de signe contraire, la confiance est donc conditionnelle, de même la vie est précieuse conditionnellement pour ceux pour qui elle l'est également, elle l'est moins ou pas du tout pour celui ou celle qui ne la respecte peu ou pas du tout. La contradiction apparait si on en reste à notre propre considération, elle s'efface si on inclut dans l'équation la considération de l'autre aussi, c'est un peu comme un contrat si tu veux, cela engage les deux parties et pas de façon uniquement unilatérale. Ce n'est pas une question d'adaptation ici, mais bien de positionnement " logique " face à ce qui conduit à des situations paradoxales autrement, tout ce qui est asymétrique est susceptible de conduire à des inégalités, à des conflits, à des absurdités, d'où l'intérêt de prendre en compte des facteurs extérieurs à soi-même, ce qui ne contredit pas nos principes, mais ils sont modulés ou conditionnés aux faits réels, ce n'est ni une position idéologique, ni une réponse purement mécanique action-réaction, mais un conglomérat des deux, appuyé par notre intelligence. Ce n'est pas tant le principe que l'on cherche à défendre qu'il convient de garder contre vents et marées mais l'essence même de celui-ci, de ce qui lui a donné naissance/vie, ce qui le motive. En cela, nous faisons précisément de la philosophie, nous ne nous arrêtons pas à une position fixiste, nous l'étudions de fond en combles, pour en mesurer le résistance, la résilience, et si cette idée est digne de confiance ou si elle doit être utilisée avec parcimonie, ou en fonction des circonstances, avec discernement, c'est assez subtil vu de loin, j'en conviens, mais pourtant, c'est essentiel, tout comme il y a une profonde différence entre tuer pour préserver la vie et tuer pour la détruire, même si il y a homicide dans les deux cas, les causes elles sont foncièrement opposées. Il n'est pas plus contradictoire de mourir pour la paix, ou de maintenir la vie, car parfois c'est une nécessité impérieuse, dont on ne peut pas se soustraire, sans perdre ce pour quoi on s'est tant battu toute sa vie. Avoir une déontologie est être sage, la sagesse elle-même n'a aucun pouvoir adaptatif, puisque nous conviendrons que d'être sage c'est aussi savoir s'adapter, on n'adapte pas l'adaptation ( la sagesse qui est le fait d'être sage, devient le fait de savoir aussi s'adapter, et non, d'adapter le fait de savoir s'adapter ) , ce qui signifie, que la déontologie ne s'adapte pas, mais que l'adaptation est déjà au mieux en germe en elle.
  20. Bonjour, désolé pour la tardivité de ma réponse: J'ajouterai aussi de prendre en considération le fait d'être à son tour l'objet d'une critique de la part d'autrui, d'où l'extrême vigilance, et l'introduction d'une ligne de conduite. C'est une approche intéressante, néanmoins, à la réflexion, le relativisme que tu mets en perspective, ne tient pas, dans la mesure où déjà à cette époque un seul homme ne pouvait pas connaitre l'ensemble du savoir humain, et encore moins le maitriser, ce qui de toute manière n'est pas l'intention du philosophe. Aujourd'hui nous sommes noyés sous un déluge d'informations, mais il n'en demeure pas moins, comme dans l'antiquité, qu'un seul homme ne peut englober le cumul de la connaissance. Et là où j'attirerai ta vigilance, c'est sur la distinction fondamentale entre savoir et comprendre, à l'instar d'une mallette d'outils et le savoir-faire pour les utiliser correctement, c'est à dire que la connaissance est comme l'accumulation d'outils, quand la compréhension est un art consistant à l'appréhender convenablement, à être attentif à leur emploi/usage. À une époque où nous sommes engorgés par l'information, les données, où justement il n'est pas aisé de faire le tri entre bonne et mauvaise connaissance, voire fausse connaissance, nous avons besoin autant qu'avant, d'un guide, d'une personne qui ne se contente pas de se laisser porter par la barque entrainée par le courant, il nous faut un individu qui prend le temps de la réflexion, pas de faire un choix par convenance personnelle, par effet de mode ou sous la contrainte, mais bien de regarder ce qui se présente, en voir la malice, les dérives, et les absurdités, qui ne sautent pas aux yeux de ceux qui sont pris dans le mouvement. Nous courrons après le temps, nous sommes connectés, nous sommes suractifs, nous sommes constamment occupés, cela donne une certaine consistance à nos vies, mais ce n'est pas à l'heure du constat, des comptes, qu'il faudra songer à la futilité de nos choix, de nos comportements, de nos motivations ou de nos idéologies éphémères. La vie n'est pas qu'un problème d'optimisation, mais aussi de la qualité de notre chemin de vie, et en cela, la masse de connaissances n'est pas un gage de réussite, qu'elle soit plus conséquente qu'avant est secondaire, ce qui importe est la composante vertueuse ou vicieuse de ce savoir, cela ne s'apprend pas par Internet, ou dans des livres à connotation commerciale, elle se trouve par l'introspection, la méditation, la réflexion, et ça personne d'autre peut le faire que nous même, pas plus que quelqu'un ne peut manger ou se reposer à ma place, la lucidité, la critique la plus poussée n'apparait pas spontanément à un niveau important, elle se travaille, elle se nourrit d'un long labeur, qui n'a rien à voir avec la quantité d'informations que l'on détient sur telle ou telle chose. J'ai beau savoir qu'il existe des plantes comestibles ou toxiques, j'ai beau savoir que des hommes sont capables de faire du feu à partir d'aucun ustensile moderne, ce n'est que lorsque je suis cruellement confronté au besoin d'en jouir, que je comprend que ce savoir n'est que du vent, que ce n'est qu'une enveloppe qui abrite un vide stupéfiant, finalement savoir n'est que de la poudre aux yeux, ce qui importe vraiment, c'est de comprendre, il vaut infiniment mieux bien comprendre peu de choses, que d'uniquement savoir, d'être en possession d'une foultitude de coquilles vides. Nous avons au contraire cruellement besoin, de quelques personnes plus sensibles que le commun des mortels, sur l'art de vivre vertueusement, au beau milieu de ce maelström de technicisme, de scienticité, de la big data, de la communication à outrance et qui passe à coté de son but premier, etc... Une critique de nos modes de vie complètement débridés, une sorte d'auto-emballement, une fuite en avant où le moyen est devenu le but à poursuivre, quelle hérésie ! Il ne sert à rien de montrer à autrui ce qu'il se refuse à voir, se complaisant dans sa démarche hédoniste, nous ne sommes pas dans une ère où l'humain veut sortir de sa condition, mais au contraire s'y assouvir tout entier, il manque irrémédiablement l'envie d'avoir un regard profondément critique sur l'existence tournée toujours plus sur la prise de plaisirs, et toute l'intelligence humaine est tournée vers cet unique objectif. On ne peut pas raisonner un être qui ne désire pas l'être, on ne peut pas faire voir les incohérences à ceux qui détournent les yeux, il faut le vouloir profondément, ardemment, ce qui est loin d'être la cas de nos jours, où la conscience/raison est mise à profit d'autres projets, plus ludiques, jouissifs ou profitables... C'est pour cela, que la seule chose qui reste possible, c'est d'espérer un déclic, une prise de conscience, par le truchement d'une démarche irréprochable, car persuader, forcer ou manipuler les gens, ne marchent pas longtemps, le risque étant la démotivation, le détournement, il n'y a bien qu'une approche la plus exempte de buts cachés/dissimulés/inavoués, qui peut espérer sur du long terme finir par toucher les âmes suffisamment sensibles ou sensibilisées, la moindre erreur, le moindre faux pas, et c'est l'échec assuré, la patience et le pardon ne sont bien évidemment plus d'actualité, les gens se blasent, s'énervent pour un oui ou un non, il faut donc une constance indéfectible, face à tant de sollicitations plus distrayantes les unes que les autres, l'authenticité a une petite chance de percer, mais pour cela une conduite exemplaire est requise. La déontologie du philosophe est plus pour montrer " patte blanche " que de révolutionner la philosophie, en ces temps de troubles multifactoriels, où chaque instance/organisation, chaque personne peut être prise en défaut, le doute assaille tout un chacun, et plus que jamais, la philosophie doit sortir les hommes de l'obscurantisme, quand bien même il est particulièrement scintillant et envoutant ! Les apparences ont toujours étaient trompeuses, seul un homme ( femme ) vertueux peut indiquer/signaler que nous faisons fausse route, que nous nous illusionnons une fois de plus, l'époque post-moderne n'échappe pas à la règle, nous en sommes juste les acteurs et donc les prisonniers, il est plus aisé de voir l'écharde dans l'oeil du voisin que la poutre dans le sien, c'est à dire que rétrospectivement nous voyons facilement les errements de nos prédécesseurs, beaucoup moins les nôtres, d'où la nécessité d'un philosophe talentueux et sincère, avec une démarche parfaitement transparente, lisible par tous.
  21. Si un des sujets abordés dans le topic t'intéresse, ou ceux survolés dans nos dernières réponses, tu peux ouvrir un nouveau topic sur ce thème, ce qui nous donnerait l'occasion de prolonger nos échanges.

    Amicalement, D-U :)

  22. Non pas pré-établie, mais qui s'est forgée par la confrontation à la réalité. Il y a eu d'abord un travail de mûrissement préalable, car j'ai en tête un philosophe qui se trouve déjà bien engagé dans son activité, non d'un disciple, qui vole en partie de ses propres ailes, qui s'est émancipé, dès lors, il a eu tout loisir de développer et conforter ses positions au regard et en rapport au monde réel, tant qu'on est en formation, l'erreur est pardonnable. Ce travail en amont est nécessaire pour dégager les lignes directrices de sa conduite à tenir, au même titre que le jeune enfant doit être éduqué avant qu'il discerne le bien du mauvais, l'utile de l'inutile, le nécessaire du suffisant, etc, à la différence près que notre philosophe doit trouver seul, ou du moins par lui même, ce qui lui semble être la voie à emprunter et les principes à suivre pour son entreprise de philosophe. La philosophie n'a pas à être abstraite et objective comme le serait la mathématique, en revanche elle doit être cohérente, c'est à dire ne pas se contredire, tant dans les idées dégagées que vis à vis de son praticien. La philosophie se vit, au quotidien, ce n'est pas une activité isolée, interne, au contraire elle est pleine de vie, empreinte d'une énergie qui filtre jusqu'au pragmatisme de tous les jours. Que nous soyons confrontés à des difficultés, n'est pas une excuse pour remettre en cause les principes moteurs de notre tentative, de même qu'il est impossible d'atteindre la perfection, cela n'a jamais empêcher les hommes de s'en approcher toujours davantage, et non de baisser les bras. Un philosophe n'est ni un journaliste ni un sociologue, qui voit une fatalité à ses constats, la problématique doit être prise à l'envers, ce ne sont plus les activités humaines qui produisent la normalité, mais l'éthique mûrie qui donne le jalon quand bien même les individus se comporteraient autrement, la référence ne serait pas obsolète pour autant. Il n'est pas question de tendre vers un idéal ou une idéologie, mais de trouver les moyens de mettre en application des concepts trouvés par la réflexion, en tenant compte de la diversité des cultures, si besoin, ce ne sont que des modalités d'application, mais le principe sous-jacent demeure, comme ce pourrait être le cas de l'inceste, tabou dans de nombreuses contrées, même si il y eu des dérapages par ci par là, ce principe est universellement partagé à travers les ages et les lieux. Oui, ce qui est juste ou vertueux, font partie intégrante de la sagesse, dans le sens où on cherche à savoir ce qui l'est et ce qui ne l'est pas, non dans un absolu, mais relativement à la situation, en revanche la justice n'est pas contestée, c'est bien son application qui pose problème, ce qui est juste ou non. Dans ton exemple tu en restes justement au niveau " inférieur ", mais au lieu de se contenter d'appréhender la vie comme précieuse par sa perduration, on peut aussi l'aborder dans son respect vis à vis des individus et de leurs volontés, de leurs intentions, si la vie n'a plus de sens pour celui agonisant, et qu'il constate qu'il souffre atrocement et qu'il fait souffrir son entourage, il peut être conduit à demander à faire cesser toute cette souffrance, l'euthanasie ne contrevient pas à la sacralité de la vie, au contraire elle l'a respecte au plus haut point, par ceux par qui elle s'exprime, se manifeste, si l'être vivant décide qu'il est préférable de ne plus vivre, et sauf pathologie, nous devons être plus attentif à sa volonté vivante, qu'à un principe arbitraire de garder en vie coûte que coûte les gens, le plus grand respect de la vie est encore d'être à l'écoute de ceux qui exprime leur anima, il est donc plus juste de ne pas aller à l'encontre de la volonté d'un individu, que de lui imposer celle collective, surtout quand cela concerne son intégrité la plus intime, toujours sous condition qu'il soit conscient/lucide. En changeant de perspective, on ne sort pas du cadre de la moralité, on échange une morale relative contre une autre avec des préceptes différents, soit étendus, soit en opposition avec d'autres, dès qu'il est question de comportements sociaux, on ne peut pas s'exclure de considérations morales, sauf à être inconscient, malade mental, totalement irresponsable, dépossédé de sa volonté, totalement privé d'agir librement, ce qui ne concerne qu'une minorité, et donc certainement pas notre philosophe, a fortiori aux antipodes de telles privations de ces facultés. Il n'est pas question de gérer la vie des autres hommes, mais la sienne, et il est notoire que des gens sont morts pour des principes/choix, parfois l'issue d'un positionnement n'est pas toujours heureuse, mais si c'est le prix à payer pour être cohérent avec ses principes de vie que l'on place au-dessus de tout, je ne vois pas d'antinomie, mieux vaut refuser d'agir mal et subir des courroux, que de s'y soumettre quelle que soit la raison et se trouver en contradiction avec nos propres valeurs. Le sage n'est pas un lâche, ni un téméraire, mais il ne peut pas outrepasser ses convictions issues de ses réflexions antérieures sous la contrainte, uniquement par une approche humaniste, sage elle-même, l'intelligence ne cède pas devant la brutalité, la violence brutes, elle cherche une autre voie que l'affrontement qui ferait le jeu de la barbarie, mais malheureusement l'humanité n'en est qu'à l'adolescence, dans un état instable où la moindre pichenette la fait basculer sur un mode émotif, bestial, mais ici, il ne s'agit d'engager que la philosophe digne de ce nom, non le genre humain entier. Je n'ai pas dit que c'était aisé, c'est sans doute aussi pour cela que la philosophie n'a pas bonne presse, n'attire pas les foules, car elle demande un tribut que peu sont prêt à débourser, à consacrer à une telle activité dispendieuse en temps, en énergie et en volonté. Au même titre qu'une hygiène physique est importante, l'hygiène intellectuelle l'est tout autant, dans le sens que tout le monde prend soin de son corps, en se soignant, en faisant attention aux blessures, en étant vigilant sur son alimentation, par exemples, car nous percevons directement notre intérêt, mais que la psyché est négligée parce que l'on ne se rend pas compte qu'il est primordial de ne pas maltraiter/blesser/négliger son âme, alors qu'elle mérite tout autant notre attention, et notre investissement sincère/profond/inconditionnel.
  23. Bonjour Garalacass, moi qui pensais que nous allions encore croiser le fer, tant pis. Alors pour clôturer notre échange: Pour ce qui concerne ta question du point de départ de la dégénérescence humaine, comme c'était une question " piège ", du type qui de l'oeuf ou de la poule, j'ai répondu au plus près, le plus précisément possible, car elle était intimement paradoxale, et je pense que tu le savais déjà, coquine, la science elle même ne peut pas déterminer le moment exact de l'émergence du genre homo, pas plus que l'on pourrait fixer l'apparition de la conscience, car il n'y pas de livre de l'histoire de la vie que nous pourrions consulter. " Tu voudrais nous voir retrouver notre nature animale quand moi je voudrais que nous arrivions sinon à nous en départir, au moins à nous dénaturer suffisamment pour ne plus être aussi dépendant de nos instincts, de nos pulsions, de nos désirs. " Si notre approche est différente, nos conclusions elles sont identiques ! Il n'y a donc que le chemin suivi qui diffère pour en arriver au même constat, nous ne sommes donc pas diamétralement opposé. Que nous cherchions à nous adapter, comme nous le faisons depuis des millénaires, au même titre que les autres espèces vivantes, avec plus ou moins de succès, je suis d'accord, mais on ne peut pas affirmer que nous nous en sortirons toujours, par exemple si nous devions quitter la Terre prochainement, notre biologie ne le supporterait pas, car nous sommes complètement dépendant des caractéristiques terrestres, alors que l'espace est un milieu extrêmement exogène, y compris dans un environnement artificiel mimant celui naturel, il y a une infinité de paramètres dont dépend notre existence, aussi insignifiant que des bactéries intestinales. " Comment peut-on dire en même temps que nous sommes dégénérés, donc que nous avons "perdu les qualités naturelles de notre espèce" tout en regrettant que notre intelligence ne nous permette pas "d’infléchir notre comportement naturel " ? :mef2: " Dégénérescence ≠ 100% antinaturel, comme par exemple dans le corps humain si un organe dégénère, le corps se meurt, mais on ne peut pas soutenir que tout le corps dégénère stricto sensu, une fraction entraine l'ensemble dans la dégénérescence, mais chaque organe ne dégénère pas pour autant. Dit autrement, si l'Homme est dégénéré, cela ne veut pas dire qu'il ne demeure pas des éléments naturels en lui, comme son insouciance, ses instincts, etc.. " De plus tu as l’air d’assimiler l’intelligence au mieux à la sagesse, au pire au bon sens. Pourtant tu n’es pas sans savoir que les génies sont fous et que le gros bon sens n’est pas ce qui défini le mieux l’intelligence " L'intelligence est un concept difficile à définir, néanmoins je ne fais pas cette assimilation que tu me prêtes. De plus c'est une image stéréotypée que de croire que les génies soient fous, et de rendre synonyme intelligence et bon sens est assez périlleux, je ne fais pas appel au bon sens quand je montre les incohérences de nos comportements et de nos prétentions, mais plus volontiers à la logique, ce qui rejoint la notion d'intelligence, même si elle ne s'y réduit pas. " La peur ? Certainement pas, non. Le plaisir, les désirs, ça ce sont des fondamentaux. La peur elle, elle est juste utile, sans plus. " Parce que tu oublies la chronologie de ces émotions, ce serait un peu comme celui qui dépenserait son salaire dans les loisirs et divertissements avant de faire face aux nécessités pour son existence ( chacun pense à résorber ses factures pour éviter les ennuis, ensuite le surplus est utilisé autrement ), il en va de même avec la peur, elle doit être combattue en premier pour pouvoir jouir des sentiments positifs. Nous maitrisons tellement bien l'art d'éviter la peur, qu'elle ne nous apparait plus aussi bien/nettement que par le passé, pourtant elle est omniprésente, elle agit en coulisse ou du moins nous orchestrons inconsciemment son combat quotidien, sans plus nous en rendre compte lorsque l'on vit dans un climat relativement serein et sécurisant, mais dès qu'un évènement chambranle cet ordre fragile, les peurs redeviennent conscientes, prégnantes, et les évènements derniers parisiens en sont un parfait exemple. Merci à toi, et j'espère te revoir poster à nouveau dans la rubrique philo. Bien cordialement, D-U
  24. Bonjour Seiyar, Il n'était pas nécessaire de détailler ce que tu entendais par ces termes, dans la mesure où ce n'est pas sur eux que nous divergions. Encore une fois, ce n'est pas sur les points communs, mais sur ce qui les distingue qu'il faut que tu te penches, autrement dit si un philosophe fait au moins ce qu'un dessinateur fait, le dessinateur ne fait pas autant qu'un philosophe ! ( en restant dans la veine que le recul, l'honnêteté et la lucidité soient les critères retenus ), au mieux dans tes explications le dessinateur est un photographe spectateur ( voir ), quand le philosophe est un expérimentateur observateur ( comprendre ). Un exemple basé sur une autre idée, mais qui illustrera où j'en suis, comme la distinction entre un professeur par exemple de physique et un chercheur physicien, les deux connaissent les lois premières des sciences physiques, ont une rigueur intellectuelle et sont rationnels dans leur domaine, pourtant il y a aussi des choses qui les démarquent et qui sont essentielles. Ou encore la différence entre celui qui utilise les mathématiques et celui qui les crée. Est-ce que tu vois l'inclusion qui existe ? Oui. Que le moteur, la source soit innée, je te le concède, mais tu admettras, que sans un minimum de bagages, d'outils pour faire le lien avec ton analogie, autrement dit sans apprentissage de base, ou de conditions de vie clémentes, il est impossible que l'esprit puisse se focaliser sur une activité " ludique "/optionnelle, c'est à dire non vitale, c'est une fois la sociabilisation acquise que nous pouvons nous lancer seul dans la jungle de l'inventivité ou de la créativité, le symbolisme n'est pas une prérogative tant que la survie n'est pas assurée, il lui est conditionné, et puisque nous sommes des êtres sociaux interdépendants pour notre survie, nous ne pouvons pas faire autrement que d'acquérir ses outils ( aussi rudimentaires soient-ils ) si nous voulons vivre, notre héritage est donc inévitable, ce qui fait qu'au moment où nous prenons conscience de nos acquis et de notre inné, il est tout bonnement impossible de faire la part des choses, c'est bonnet blanc ou blanc bonnet, puisque nous sommes les deux au moment de cette prise de conscience, et il en sera ainsi jusqu'à la fin de notre existence. Ce qui veut dire, que si nous étions privés de l'un ou de l'autre ( ce qui nous pousse à agir/les fondamentaux et la connaissances/les apprentissages minimaux ) au cours de notre développement, nous ne pourrions pas nous lancer dans la taille d'un cristal, le dessin, ou le questionnement, car sans socialisation personne n'aurait l'idée de tailler une pierre de parement ou à offrir, puisque l'autre n'existe pas, et sans source de motivation à dépasser la survie, nous ne serions pas enclins à créer du superflu, comme des objets de valeurs symboliques, comme le diamant. N'oublions pas les croisements, les rencontres et les origines plus ou moins communes/partagés de tous les Hommes, il n'est donc pas étonnant ou surprenant de retrouver les mêmes caractéristiques ailleurs, sinon nous serions des espèces distinctes. Le dessin viendrait de l'art pariétal des hommes préhistoriques, et le questionnement philosophique depuis les premières sépultures je pense, où la peur de la mort a joué un rôle primordial à ses débuts ( la toute première question existentielle qui en appellera bien d'autres par la suite ), largement oublié depuis, lorsque l'on vit dans l'opulence, le déni et la facilité. Si nous n'avons pas trace physique de toutes nos origines culturelles, il suffit de voir comment on réagit nous même, pour reconnaitre les motivations héritées de nos ancêtres, et donc de ce vers quoi nous tendons. Et c'est justement là où je ne suis absolument pas d'accord, il n'y a pas de commune mesure entre un politicien et un philosophe, ce n'est pas lié à une fonction, ni à une ambition ou à un but déterminé, même si en fin de compte, on peut aboutir aux mêmes types d'antinomies. Que le politicien soit assez bête pour demander aux autres ce qu'il ne fait pas lui même, ça n'a malheureusement rien d'un scoop, même si j'estime que cela ne devrait pas être le cas, quand on représente le peuple, on se doit de montrer l'exemple, ce devrait être un minimum, il en va de même lorsque l'on représente la loi, une autorité, on se doit d'être exemplaire, mais force est de constater qu'également, c'est la foire d'empoigne. Que la bêtise humaine gagne tous les niveaux, tous les ordres, toutes les instances, soit, mais pas le bastion de ce qui s'oppose à l'absurdité sapiens: la philosophie. Le philosophe n'impose rien, n'a pas de pouvoir particulier, n'a pas de fonction attitrée, d'objectif à atteindre, de compte à rendre à une entité, il n'est pas censé rechercher la gloire ou le prestige pour se valoriser aux yeux de qui que ce soit. Par contre, dans ses réflexions, en tant que penseur, en tant que critique du monde, il en arrive parfois à voir ce qui est vertueux de ce qui vicieux, une fois ce constat fait, en tant qu'apprenti dans la sagesse, il ne peut pas, ou ne peut plus, céder aux mêmes travers que les autres, qui ne se revendiquent pas dans une quête de la sagesse, du comportement adapté à chaque situation. N'importe qui peut faire des erreurs, surtout que la cupidité des hommes les pousse plus vers leurs plaisirs et intérêts premiers, mais notre philosophe, une fois qu'il sait, qu'il a identifié ce qui est juste ou bon, ne peut plus l'ignorer, sans tomber dans une contradiction s'il est sincèrement " l'ami de la sagesse ", un être sage ne peut pas persévérer dans ce qu'il a remarqué/admis comme nuisible ! De même qu'un logicien ne peut pas feindre de ne pas connaitre les règles de la logique, tout en prétendant en faire, si il se donne le titre de logicien, alors on attend de lui, mais a priori lui même en premier ressort, qu'il respecte ce qu'il est/prétend, sinon il est en contradiction, alors soit il n'est pas logicien, soit c'est un imposteur, dans tous les cas, il perd sa crédibilité. Il en va de même, du philosophe, qui ne peut pas aller à l'encontre de ce qui est sage, d'autant plus s'il est l'auteur de la trouvaille qu'il piétine allégrement, c'est simplement incompatible, ce qui conduit à la bonne application de la philosophie à l'usage des philosophes, c'est à dire à une déontologie du philosophe que chacun doit s'évertuer à respecter. Je ne place pas en honneur le philosophe, au contraire, j'ai écrit qu'il était limité dans son entreprise justement. Il n'est pas plus un technicien de la pensée, que le psychologue est un technicien de la psyché ou le curé le technicien de l'âme, nous ne sommes pas des machines, ni biologiquement, ni cognitivement, ni spirituellement ! Mais même si l'on connait la raison de tout ceci un jour, et puisque nous avons la faculté de choisir, car ceci demeurera, nous aurons toujours besoin de savoir quelle ligne de conduite tenir, et juger de celles des autres, de la société où l'on s'insère, celle d'un peuple, des humains en général, d'appréhender le savoir, l'usage des techniques, mais qu'un But soit éventuellement déterminé, ne change pas le fait que le chemin utilisé pour y parvenir est primordial ! C'est ce que le philosophe, comme tout un chacun, essaie de faire, disons que le philosophe le fait avec une plus grande perception, avec plus de raffinement, de plus de déclinaisons, plus de perspectives, avec bien plus de paramètres, parce qu'il y consacre beaucoup de son temps et d'énergie, tout comme un artiste confirmé sera plus aguerri que l'individu lambda qui se lance dans une telle aventure à l'occasion, ou comme le sportif mondial plus à l'aise que le sportif du dimanche, ce qui ne veut pas dire que l'on ne peut pas échouer aussi, mais que l'on optimise, maxime, améliore les chances de mieux faire, et c'est déjà en soi, une sacrée avancée
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