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Blaquière

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Tout ce qui a été posté par Blaquière

  1. Blaquière

    Le roman de Je Humble

    Merci beaucoup ! Je sais que ça part dans tous les sens et que c'est à chacun de recoller les morceaux. Je me contente d'esquisser des pistes tout en m'appliquant dans les détails et de parfaire la forme (les rythmes et les sons).
  2. Blaquière

    Le roman de Je Humble

    2. PASSAGE UN MOMENT DONNÉ (Le football - La vierge Marie - Remake d’un massacre - Les beignets - La dictée - En caleçons dans les couloirs - Arold Zage - Mouchy ou la guerre des merdes - Alan Deloin - Le troubadour.) 10 Le football Je Humble se demandait ce qu’il faisait là : JE HUMBLE : Je me demande ce que je fais là ?!!! Là, c’était le terrain de football. Et Je ne regardait pas depuis la touche ni les tribunes : il courait au milieu ! Courait sur l’herbe rase du stade Raoul Delpont, Brignoles. Je était FOOTBALLEUR ! Courait...c’est beaucoup dire ! Mettons qu’il attendait au milieu. Au milieu et sous le regard de son grand nègre maigre de père qui lui, regardait depuis la touche. Et que le grand nègre n’y fût pas réellement ou qu’il ne fût pas noir, ne changeait rien au fait que Je sentît son regard brun peser sur lui… Car selon l’enseignement du grand maigre, "le ballon" était un art de vivre essentiel où s’épanouissaient les vertus cardinales que sont les copains, l’enthousiasme, le beau geste et l’exploit...auxquelles Je n’entendait rien pour respecter trop à la lettre, tel autre enseignement majeur du même grand nègre maigre sur l’absolue honnêteté, incompatible avec ces quatre-là. LE GRAND MAIGRE : C’est absolu ! LE CHŒUR : Et sous le regard brillant-vrillant, Je, soucieux de bien faire est tout paralysé, comme une figurine de baby-foot sans baguette à se remuer... (Est-il jamais question de ce dont on s’agite ?) En cette époque reculée, Je n’était pas bien grand : il s’arrivait tout juste à l’épaule. Mais il devait faire face,quelque éberglué qu’il fût sur la grande surface, face à cette nuée d’enfants courant la balle sus, en tous sens, très volontairement, au lieu d’attendre comme lui en bonne géométrie, son hypothétique et rectiligne passage (sans trop le souhaiter). Sans même le souhaiter du tout ! Et ils allaient parfois la chercher très loin cette balle ! Au risque du mystérieux hors-jeu guillotinaire, terreur de Je Humble, qui l’eût mis hors de soi. Dont il était désespéré. Se doutant bien que c’était cette chasse effrénée à la balle qu’on attendait de lui... LE CHŒUR : Je n’ose pas, comme s’il avait peur ou honte du ballon ! Et chaque coup de pied qui percutait la balle, c’était sa tête qu’il heurtait. Je agrippait alors son âme floue du bout des doigts —bien plus habiles que ses orteils — pour l’empêcher de se dissoudre entre les brins de la pelouse. Autour de lui, le décor sursautait, perdait de sa réalité. Au dedans, la pression montait en flèche. Il lui fallait mettre au point au plus vite, une tactique susceptible de le tirer de ce mauvais pas, au cas où la balle roulante, sautante et bondissante imprévisiblement, viendrait à rôder près de lui. Et soudain, il trouva ! L’essentiel n’était-il pas de bien montrer à tous, qu’il s’y intéressait furieusement, aux rebonds de la balle ? Il la fixerait donc, cette balle, sourcils froncés et maxillaire tétanisé, sans économiser sa peine. Opposant catégoriquement à ses tribulations insanes, le plus déterminé, le plus LISIBLE des efforts de concentration. Lequel effort — c’est ça le sport — ne fléchirait plus de toute la rencontre ! Tel un charmeur de serpents hypnotise dans son panier, le reptile d’humeur changeante et lui intime son propre regard fiévreux. Ce n’était là que le premier volet du plan... Le second serait tout simplement, de se maintenir en permanence et quoi qu’il arrive, le plus loin possible de la balle, afin d’éviter tout contact. Et Je irait si c’était nécessaire, jusqu’ à courir à reculons ! (Tout en fixant bien sûr, toujours la balle,intensément...) Je Humble footballeur fut ainsi, tout le temps du match, une aiguille déboussolée fuyant obstinément la petite mappemonde de cuir pentagoné-gonflé-dur. Une aiguille impubère. Il ne fut pas sélectionné pour la rencontre suivante et en fut bien marri : il avait pourtant fait son possible... LE CHŒUR : Et l’on vit petit Je verser des larmes amères sur une carrière de footballeur si prometteuse... Son grand nègre maigre de père, bonhomme, lui, en rit encore ! LE CHŒUR : De ses mâchoires décharnées...
  3. Je vous comprends pas le seul truc qui vaudrait d'être approfondi c'est est-ce que la pulsion de mort existe ou pas, et vous partez sur "vraie idée" ou pas vraie idée '"qu'après la mort on n'est plus rien"): C'est ni vrai ni faux, c'est mon avis ! En tant qu'idée, c'est une vraie idée, puisque vous l'avez sous les yeux. Mais c'est peut-être une idée fausse quand à son contenu.. Une vraie idée qui peut être fausse ou pas. C'est pourtant clair !
  4. Quand on se pose la question Dieu est-il une conscience, est-il matériel... on est pile dans le sujet de ce fil. C'est de la propagande athée, ça ? Mon Dieu !... Au lieu de ces questions vous comparez le récit biblique de la création avec l'évolution et la théorie du Big Bang... J'y comprends plus rien !
  5. J'ai dit dans un autre fil qui a été fermé que Dieu était une conscience par opposition à l'Univers qui était une chose... (C'était à partir de Spinoza ("Dieu c'est -à-dire la nature")= su Dieu est la nature, il n'est pas Dieu) Quelqu'un s'est écrié que je ne connaissais rien à Dieu pour dire ça. (Que Dieu était une conscience) Eh ! les croyants, éclairez moi ! Pour moi c'était évident que Dieu était du côté de l'esprit et de la conscience, de la volonté (volonté de créer le monde)... J'aurais tendance à penser que si Dieu était matériel il ne serait pas Dieu... (C'est un peu pour ça que j'y crois pas : à mon avis, le spirituel émane de la matière --comme on le voit chez l'homme, chez nous-- et non le contraire) Le "verbe créateur" est de mon point de vue qu'une figure poétique...
  6. Ben non ! je m'en fais une idée très précise : Je ne serai plus rien. Rien du tout . Comme avant de naître. C'est très simple...
  7. Flûte ! Je fais JAMAIS de sport ! Non ! La souffrance n'est jamais perçu comme agréable. Elle est perçue comme influx nerveux mais pas comme agréable. Elle est juste perçue comme information. Et cette information est traitée, non par la conscience, mais par le système de perception. qui reste en grande partie instinctif et non conscient. Sans ça, les animaux qui ne sont pas conscients ne percevraient pas la douleur... Je crois qu'on est d'accord sur le fond, et que ce n'est qu'une question de termes et de définitions... Les pulsions de mort, j'y crois pas ! Il me semble qu'il s'agit toujours d'une erreur de traduction ou d'interprétation entre le conscient et l'inconscient. Un Kamikaze (l'extrême de la pulsion de mort) ne se fait pas une idée vraie de la mort (à mon avis).
  8. Je lis ça : "Toutes les sensations perçues par le cerveau sont avant tout perçues comme agréables, avant d'être interprétées comme étant désagréables." Et je pense que si c'était le cas, nous n'existerions plus depuis belle lurette. Pour ce qui est de la sexualité, je pense aussi qu'il y a un ordre de priorités irréductible. En premier, c'est la nécessité de vivre. La vie. Et la première des conditions pour que la vie existe, c'est la reproduction. La fonction de la reproduction c'est la vie. En deux, le plaisir. La fonction du plaisir c'est de rendre "obligatoire" la reproduction. C'est pour ça qu'il existe, le plaisir. N'empêche qu'une fois que le plaisir est là... faut faire avec ! Et qu'il devient largement une fin en soi. La souffrance, maintenant ou la douleur ?... Il y a toute une échelle. De la pierre dans la chaussure qui fait tellement de bien quand on l'enlève, à l'excès de douleur qui peut nous détruire. Et le piercing ? En voilà un mot bien français que j'aime !!! Est-ce une automutilation ? Une souffrance pour le plaisir ? Le sens est-il dans tous les cas, outre de suivre la mode de se faire "transpercer"? Je sens du sexe, là dessous ! Et les Tatouages ? "Je suis pas assez beau et je préférerais une autre peau ?" Je pense qu'en attendant d'élucubrer, (même si j'aime bien et si c'est nécessaire) sur les douleurs et tortures psychologiques ou autres, la douleur physique est pour commencer une bonne frontière à ne pas franchir. (Genre mon corps est un temple !) C'est mon côté "ordre des priorités", encore.
  9. Moi je trouve que "automutilation" est une très très beau mot ! Même si ça fait mal. En revanche, self-harm, comme beaucoup de mots anglais, je trouve ça très patoisant. L'équivalent français serait : Aïe-ouille ? Très onomatopéique. Ouaf-ouaf ! Grr-grr ! Big-bang ! Comment peut-on préférer ça à un long et beau mot de six syllabes bien de chez nous ? Mystère. Il y a deux sortes de masochistes : Qui sont les premiers et les seconds. Deux sortes d'asexuels Qui sont les premiers et les seconds. C'est comme les chasseurs. Il y a les bons et les mauvais chasseurs. Le mauvais chasseur, il chasse ! Tandis que le bon chasseur, lui, il chasse, mais...
  10. Blaquière

    Le roman de Je Humble

    9 Icare Depuis pas mal de temps errait Je Humble dans un réseau serré de galeries souterraines. Un dédale vraiment grottesque de boyaux humides, suintants, glissants, où dérapaient ses pas. Souvent il s’enlisait jusques à mi-mollets dans des bourbiers gluants... Parfois, en quelque étroit passage, le corps pris, étranglé par la taille, il s’agrippait des ongles à l’argile mollâtre. (Non odoriférante, heureusement !) Autant était froid l’air ambiant, autant Je s’échauffait. Suant, soufflant ; en grand effort ; à bout portant de la paroi condensante et gouttelétée, où se mêlaient ses humidités tièdes et les moites vapeurs de sa respiration, à celles de l’atmosphère déjà sursaturée. Confinée. Mais glacée. LE CHŒUR : Des gens payent pour visiter ces lieux, Et s’extasient devant des boursouflures calcifiées, Qui convenablement éclairées... Ont l’air de pas grand chose. Le goulot s’élargit, déboucha dans une grande salle... Un vieux monsieur mal rasé gardait la station service au bord du passage. Il héla Je Humble : — Hé là ! Je s’approcha... Et le vieil homme qui devait s’absenter un instant lui demanda de le remplacer quelques minutes à la station service. Puis,désignant d’un geste les trois arrosoirs miniatures alignés sur le comptoir : — Vous vous servirez de ça pour le service ! Et il s’éclipsa vers l’arrière boutique en précisant par dessus son épaule : —Nous servons aussi les glaces ! Certes, l’arrosoir est par essence un ustensile hermaphrodite, à la fois remplissable et plisseur... Il n’en est pas moins vrai, que Je, dont le regard allait-venait du gros pistolet de la pompe (qu’il venait de décrocher et de prendre à la main, juste pour voir) à la minuscule ouverture des arrosoirs, se serait senti parfaitement incapable d’emplir d’essence un seul des trois-petits-dits arrosoirs. Pas plus qu’il n’aurait su réaliser en dépit des modèles représentés en multicolore sur le panneau publicitaire suspendu à la fenêtre de l’échoppe, la plus simple des coupes glacées couronnées de superstructures crémeuses complexes, de fruits, de bigarreaux, et agrémentées pour la décoration, d’objets divers, érotiques et hétéroclites, comme sont œils de verre, bonnets de nuit, cannes blanches... et le tout — s’il vous plaît — magiquement en équilibre. Ce n’était pas-par chance l’heure de pointe, à la station service du fond de la grotte : le vieux réapparut sans que Je n’eût à s’occuper d’un seul client. Il expliqua alors qu’ici, les glaces se servaient en boules dans les arrosoirs, et d’un geste professionnel qu'il joignit sur le champ à sa parole en guise de démonstration, il modela de sa cuillère spéciale — clic-clac — deux magnifiques boules couilliformes qu’il fourra violemment dans l’arrosoir du milieu. Ce qui sembla logique à Je. Marécageux. Cloaqueux. Glauque... LE CHŒUR : Je est pareil à la femme gourmande qui salive devant une coupe glacée... Après avoir quitté la salle de la station service, qui ne formait vue de loin, en coupe géologique, qu’une immense poche souterraine, mal cousue des deux côtés, Je s’enfonça de nouveau dans l’étroit conduit de plus en plus pentu. Jusqu’ à l’orifice final : le trou du fond de la poche. Il se retrouva dehors, à l’air pur, au sommet d’un éboulis caillouteux... Alors, Je Humble (le-bien-nommé) se demanda, consterné : « Suis-jeune pette qui sort du cul ? » LE CHŒUR : Consterné, consternant : c’est le mot ! Tout concordait en effet. Jusqu’ au public nombreux réuni tout exprès qui attendait son arrivée derrière une barricade en demi cercle pour lui jeter des pierres et lui cracher dessus. Et les crachats pleuvaient... Et les crachats pleuvaient... Pleuvaient et dégoulinaient depuis leur point d’impact sur son corps de Je Humble, qui en devint couvert. Ensuite et sous l’effet de la froidure, ils se solidifièrent en beaux cristaux complexes de sulfate de cuivre, et se changèrent en plumes soyeuses à reflets bleus, mordorés et moirés... Je prit ses ailes à son cou... Et s’envola ! Non sans se demander : « Suis-je Icare ? » à suivre : "10 Le football" ?
  11. Blaquière

    Le roman de Je Humble

    8 Le volcan Sur les pentes du vulcanus poussiéreusement noires, croisa Je Humble trois vipères, induites par hasard. Plus deux homos rasecrânés, dont un à fort nez de paysan réaliste. LE CHŒUR : « Yamail gross’ martèw a gastat poarte ! » (Jamaisun gros marteau n’a gâché une porte.1) Vinrent ensuite quatre italiens cyclocrossistes obscènement harnachés dans leurs caleçons luisants, moulants, redondamment couillus... Et pour finir, cinq bergers lubriques aux regards rougeoyants, vautrés sur un lit d’angéliques et de scabieuses bleues. Sans oublier le soleil. Gros. Laiteux. Étouffant. Trois, deux, quatre, cinq, un. Dès lors, découvrant les seins ronds, roux et lourds d' Elle, pleins et très ruisselants d’obsédante ascension, l’homo virilicus eût pu douté de ses non-désirs antiphalliques ?... Qui lui aurait jeté la première pierre ?! Et Je à-l’âme-avocate se serait demandé s’il eût été ou non charitable de lui prêter ces seins qu’il avait su si voir ?... Idée qu’il eût d’ailleurs sitôt chassée, prévoyant l’insondable tristesse, du compagnon malingre désespérément plat, le zéphyr du sommet, rasant l’arrête vive du cratère béant tout comme un sifflet d’orgue l’ayant sans doute aidé. Et puis, en désespoir de cause, tout serait retombé dans un ordre logique, sinon biologique : Sous le soleil obscénant de midi, les deux homos rasecrânés s’éloignèrent vers l’improbable sommet diamétralement opposé. Les trois vipères zigzaguèrent sous des touffes ombrues de bruyères à balais ; et les quatre italiens cyclocrossistes dévalèrent la pente, debout, pieds jointifs sur leurs pédales coupantes. LE CHŒUR : Depuis son casque glandulaire jusqu’ aux boyaux de ses deux roues, le pur cycliste n’est qu’une bite. Et en bas du volcan, les cinq bergers lubriques à bâtons scabreusement plantés dans un flot d’angéliques et de scabieuses bleues, se prélassaient toujours très ostensiblement, se souciant fort peu des peureuses brebis errantes le long du chemin creux... C’est ainsi que ça s’est passé. Y nada más ! 2 1) Proverbe créole ? 2) "Et pas autrement!"
  12. Blaquière

    Le roman de Je Humble

    Je suis bien content que vous ayez le courage de me lire ! Je continue encore un peu, alors ? 7 Le maelström fluvial Entre deux eaux cette fois-ci, ils s’en allaient tout d’un, remontant le courant, toujours du même fleuve, leurs poursuivants sur les talons à quelques encablures... À l’horizon, surplombant la surface liquide, se rapprochait lentement dans l’espace brumeux élargi, un très long pont dont la voûte écrasée presque plate, appuyée à un tiers de distance des bords sur deux piliers carrés plongés dans l’eau à mi-hauteur, enjambait l’immense fleuve. Au loin, loin devant eux, mais sous l’eau, en profondeur, à travers l’onde claire, apparut échoué dans le sens du courant, l’objet de leurs recherches et leurs tribulations : une petite barque ou un petit bateau, coulé là. Coulé là. Comme un sampan démâté ou la caisse d’un chariot far-westique surmonté de sa capote en arc de cercle et posé sur le sable au fond du lit du fleuve. Dans les rangs Je-humbliens à bord du soumascaphe, l’émotion en fut grande... et la satisfaction ! Mais leurs poursuivants : avaient-ils vu qu’ils voyaient ? Se produisit alors un grand chambardement. Dont toute l’eau fut aspirée dans une colossale vidange ! Les emportant. Se jouant d’eux. Mais sans aucune terreur ni trouble. Les faisant tournoyer dans ce grand remous, sur la crête d’une vague spiralique striée, qui les déposa toute eau bue, sur le rebord d’un gouffre fuselé d’ouverture, situé en contre-haut du fond de la baignoire, et dont les versants extérieurs s’inclinaient, montant haut, comme ceux d’un volcan émoussé d’Auvergne. Les y voyez-vous là, allongés lì ? Les pieds en contrebas, la tête dans le vide, contemplant dans les yeux le trou, face à leurs poursuivants à midi et de l’autre côté dans la même position qu’eux ? Peut-être que le tout but de cette opération était d’en venir là ? là, à ce face à face ? LE CHŒUR : Face à face avec l’Autre, qui voit que je le vois, que je vois me voyant, me voyant le voir, me-voyant le-voir, me-voyant le-voir... En un jeu de miroir où personne ne voit quiconque que soi. LACAN : Encore que par les yeux de l’Autre...
  13. Blaquière

    Le roman de Je Humble

    6 L’aventure africaine Dans la forêt équatoriale, dense comme une forêt équatoriale, Je Humble suivait le guide. Le chemin très étroit forait un inextricable fouillis végétal où s’enchevêtraient entre autres à de grandes feuilles luisantes, des tiges piquantes aiguës, des rameaux duveteux velus enrubannés de lianes larges, torsadées, interminablement... Nous dirons que le but du voyage était de prendre contact avec le chef d’un village africain traditionnel, ou de quelque tribu isolée… Mais n’est-ce pas la même chose ? (Je Humble était peu savant en matière africaine.) Lequel chef, passait d’ailleurs pour être particulièrement accueillant, imberbe et policé. Las, l’aventure si prometteuse fut ratée. Et bêtement ! À cause de la fichue chaussure droite de Je Humble dont la semelle se décolla de son long sur le côté extérieur, car dès lors, rien ne compta pour lui, plus que cette semelle. « Pourrait-Je faire des kilomètres en forêt — une forêt qui plus est dangereuse —, dans l’inconfort d’une semelle clapante à chaque pas ? » Quant à marcher sans chaussure, il ne fallait même pas y penser ! (Vu que ses plantes européennes, bien trop ampoulables, étaient loin de valoir celles des autochtones… je présume ?) Off course (bien sûr) ! Une longue préparation de plusieurs mois, à tourner là en rond, dans cette clairière, eût été nécessaire qui eût permis à la couenne de durcir ! LE LOCUTEUR : Je n’ai rien pu en tirer d’autre. Au loin, le cri de Tarzan ne retentissait même pas.
  14. Dans la Genèse elle-même il est dit quelque part que "les êtres divins trouvant les femmes des hommes belles s'unirent avec elles et il en naquit ces hommes fameux de l'ancien temps qu'on nommait les héros" (je cite de mémoire).
  15. Mon défaut, c'est de vouloir comprendre le pourquoi du comment des choses. On me dira que dans les affaires de religion, il n'y a rien à comprendre puisqu'il s'agit de foi. M'en fous ! je cherche quand même ! Ainsi les musulmans tiennent à voiler les femmes ?.... C'est-à-dire à les cacher?... Est-ce parce que s'ils voient une femme non masquée ils ne peuvent s'empêcher de lui sauter dessus ? Ben non ! Ils ne sont pas si primitifs : ils savent se retenir aussi bien que les non musulmans. D'ailleurs, ils le disent : c'est par rapport à la religion, qu'il faut que les femmes se voilent. Par rapport à la religion, c'est-à-dire par rapport à Dieu. Dieu qui est une entité... masculine. J'en suis donc venu à penser que si les musulmans (ceux qui tiennent à voiler les femmes) se disent (inconsciemment, bien sûr) que si Dieu voyait les femmes -avec leurs beaux cheveux et leur beaux visages- tellement plus belles que les hommes, Y'a pas de doute qu'Il les préfèrerait, ces femmes, à nous : les hommes !... Et qu'il faut donc les lui cacher ! Les musulmans, comme tous les croyants veulent que Dieu les aime... Ce qui peut se comprendre...
  16. Après l'apparition du christianisme au Ier siècle, Il a fallu attendre la renaissance soit le XVIème siècle pour que l'évolution des esprits en occident reprenne son cours normal. Résultat : 1500 ans de perdus. Si l'on considère que les débuts de l'Islam datent du VII siècle, il faudra que les musulmans arrivent en 650 +1500 = 2150, pour reprendre une évolution normale... On vous attend, les copains !...
  17. Le temps que j'écrive et envoie mon étude sérieuse sur Dieu, Phil vient de dire : "Si par hasard on réussissais a l 'étudier et dévoiler sa nature cela lui enlèverait sa raison d'être." J'en ai eu comme un flash : Alors, c'est que Dieu est notre inconscient ?! (Vous avez remarqué que quand on écrit en caractères gras, ça semble plus vrai ?)
  18. Je m'exécute mon cher Scénon ! C'est une question de déduction. Bien sûr en partant de la Bible. 1er) "L'esprit de Dieu planait sur les eaux" On peut en déduire que Dieu n'est pas qu'un esprit. Car il aurait été écrit "Dieu planait sur les eaux" S'il est spécifié "l'esprit de Dieu" c'est que Dieu est aussi (en plus) autre chose qu'un esprit. Quoi je ne sais pas mais Il n'est pas qu'un esprit. Et en outre un esprit volant. 2ème) Quand Adam et Eve se sont fait des slips en feuilles de figuier (bonjour les boutons !) vu qu'ils ont honte d'être nus, ils se sont planqués dans les buissons . Et là, "Entendirent les pas de Yahvé Dieu qui se promenait dans le jardin" D'où nous pouvons en déduire que Dieu a des pieds. Et qu'il en a deux, puisque il est dit plus haut qu'il a créé l'homme à son image et que nous savons que l'homme -nous- a deux pieds. DIEU EST DONC AU MINIMUM UN ESPRIT VOLANT A DEUX PIEDS... Bon soir : on avance !
  19. Quand j'ai un peu de temps, le soir ou le matin ou à midi, je viens faire un tour par ici, voir mes copains ! (J'ai le droit de vous appeler mes copains ? Et là, bien souvent je me régale ! Chacun a sa personnalité... J'imagine que vous devez avoir votre idée de la mienne : c'est le jeu. Bref, y'a des croyants, des incroyants, des énervés, des qui se la joue sages, d'autres érudits... Bien sûr on tourne un peu en rond ! Mais c'est bien agréable. Cette nuit , je pouvais pas m'endormir. La lecture de l'Iliade avec le texte grec en vis à vis (où je vais faire quelques incursions pour essayer de reconnaître quelques mots), est en général est super efficace, (Au bout de quelques dizaines de minutes, je me dis : "Mais je m'en fous complètement d' Achille et d'Hector " ce qui m'endort facilement. Mais là, rien à faire ! Du coup je me suis relevé, et je me suis dit La solution pour s'endormir : LA BIBLE ! J'ai relu ppas mal depuis le début. Jusqu'à la descendance d'Adam. Vous savez ? "Les patriarches d'avant le déluge". "Quand Adam eut 130 ans, il engendra un fils !...etc." (Bien entendu, je cite le texte la bible, mais je tien à vous préciser ce que je pense en le lisant : " Mais quelle accumulation de sornettes ! dire qu'il y a des gens qui prennent ça au sérieux" Et là -- Comme souvent !!!- une idée géniale m'est venue : Et s'ils s'étaient trompés dans leurs comptes des âges et des naissances et des morts ? Ce serait trop marrant ! Alors je me suis mis à additionner les âges, les naissances.. les morts... etc. Mon idée était et si pour le déluge y'avait des ancêtres encore vivant, que Noë n'aurait pas pris à son bord !... ILS SE SERAIENT DONC NOYES ?!!! Quel naïf je fais quand même : vous pensez bien qu"'ils" ont dû les refaire un paquet de fois les comptes pour qu'on ne puisse rien leur reprocher ! N'empêche que je suis tombé sur un scoop que je vous communique illico ! MATHUSALEM EST MORT L'ANNEE MÊME DU DELUGE ! Si vous suivez mon esprit "tordu" vous en conclurez comme moi que ce sont bien des balivernes ! Promis, j'ai plein de trucs à dire sur l'étude de Dieu. Des trucs sérieux !
  20. Il s'agit d'étudier Dieu : Soit ! Le problème c'est que personne ne propose une définition de Dieu acceptable par tous. (Je viens de passer un long moment à relire les pages précédentes et ne suis convaincu par aucune) Dès lors, comment étudier une chose indéfinie ? Une chose "changeante" selon les cas ? J'ai vu des "Être absolu", des "Esprit infini", ou des définitions empruntées aux différentes "Ecritures"... Chaque élément devrait être décortiqué : qu'est-ce qu'un Etre ? Pour moi, c'est rien : il y a des existants, oui, mais la notion d'Etre n'est à mon sens qu'un avatar grammatical. Dès lors "Etre absolu"n'a pas plus de réalité que "licorne" ou "Hercule"... Les idées sont réelles, mais en tant qu'idées, et ne corresponde à rien de réel. Les Ecritures ? A mon avis elles ont toutes été écrites sous le coup d'une illumination, d'un accès psychotique par des "fous de Dieu" et n'ont aucune valeur. Tout le monde peut constater qu'elles sont bourrées d'erreurs. Et comme dirait Descartes : "on ne peut se fier à ceux qui nous ont une fois trompés" !... Esprit infini ? j'ai essayé de dire plus haut qu'un esprit (en tout cas pour ce que nous pouvons connaître de l'esprit, à savoir, le notre) ne peu être infini... On en arrive à définir et étudier Dieu, en négatif, pour ce qu'il n'est pas !... De là à dire qu'il ne peut pas y avoir de Dieu il n'y a qu'un pas!... Dieu n'est pas un Être , Il n'est pas un existant, N'est pas un Esprit, N'est pas absolu, Pas Infini... ...Etc.
  21. C'est peut-être le passage des Méditations que je préfère ! (Avec le Malin Génie) "Prenons pour exemple ce morceau de cire qui vient d'être tiré de la ruche : il n'a pas encore perdu la douceur du miel qu'il contenait, il retient encore quelque chose de l'odeur des fleurs dont il a été recueilli ; sa couleur, sa figure, sa grandeur, sont apparentes ; il est dur, il est froid, on le touche, et si vous le frappez, il rendra quelque son. Enfin, toutes les choses qui peuvent distinctement faire connaître un corps se rencontrent en celui-ci.Mais voici que, cependant que je parle, on l'approche du feu : ce qui y restait de sa saveur s'exhale, l'odeur s'évanouit, sa couleur se change, sa figure se perd, sa grandeur augmente, il devient liquide, il s'échauffe, à peine le peut-on toucher, et quoiqu'on le frappe, il ne rendra plus aucun son. J'ai souligné les passages les plus parlants !!! Je me demande de quoi parle Descartes... C'est quoi au juste ce morceau de cire qu'il tient dans la main, qu'il approche du feu, qu'il frappe, qui grandit et qui se...liquéfie puis qu'on ne peut plus toucher !!! Je sais : j'ai l'esprit mal placé ! A moins que ce ne soit Descartes lui-même ! Si vous suivez les Méditations, il y cherche et étudie les limites de validité de la pensée, de l'esprit : le rêve, la folie... Exactement ce qu'étudiera Freud plus tard pour circonscrire les limites du psychisme. Jusqu'à l'idée du Malin Génie qui ferait "rien que faire exprès de nous tromper !" Et là, on peut penser à... l'inconscient. C'est l'intuition de Descartes. On pourrait bien voir en lui une sorte de précurseur de la psychanalyse... (Je ferai remarquer qu'on n'est pas loin du phallus signifiant de Lacan...)
  22. J'allais répondre à ça : Le croyant ne connait pas dieu, mais trouve le bonheur dans ses écrits car ça l'arme face au monde où les valeurs se perdent. Ressentir dieu, c'est le stade supérieur, le travail sur l'esprit, l'esprit saint, la logique.... Dieu on le trouve partout, c'est la raison. Crois-moi, un moine qui médite pendant des heures sur ses contemplations, il fait pas ça pour rien. Comme quoi on peut toujours se faire couillonner : c'était juste de l'humour : une blague !
  23. Maxime dit : Je demande à tous mes amis croyants (j'en ai des trois religions du Livre) pourquoi est-ce qu'ils croient. Et tous sans exception n'arrivent pas à me donner une raison précise. Moi je pense qu'ils croient parce qu'ils ont peur de la mort, ou bien que c'est un truc culturel, mais eux ne croient pas pour une raison bien précise. Et c'est pour ça qu'on ne peut pas les attaquer dans leur croyance, c'est que leur croyance ne répond pas à une logique précise. Je suis assez d'accord. On peut dire ça. Je pense qu'aussi la croyance pourrait être comme un "pli" de l'esprit. Un pli reliquat de l'époque enfantine. Il faut arriver à penser que notre esprit (à chacun de nous) a une histoire. Il s'est forgé au cours du temps. Nos premières années. Qui curieusement jusqu'à 5 ans son effacées de notre mémoire. Mais notre mémoire consciente seulement. L'idée de la psychanalyse est qu'en fait rien n'est effacé. Si c'est vrai, au cours de nos premiers mois, il faut reconnaître que notre subsistance était entièrement dans les mains de ces êtres tout puissants qu'étaient nos parents. Il y a donc dans notre esprit, une possibilité réelle que des êtres tout puissants à qui nous devons tout existent au dessus de nous... Une sorte de prototype de l'idée de Dieu... Par la suite, ou cette impression, cette "évidence" subsiste, ou elle est contredite et annulée pas notre évolution personnelle (intellectuelle)... ou fortifiée par "notre peur de la mort" ou par la culture environnante...
  24. C'est un peu fatiguant cette façon de contredire pour le plaisir de contredire. Moi j'essaie juste de réfléchir de trouver des idées et de les exprimer. Pas à chipoter sans chercher à comprendre ce que l'autre veut dire et ce qui est plus ou moins sousentendu. Exemple : 1) "les croyants ne nient pas la mort" : merci ! Tout le monde le sait bien qu'on va mourir je prends pas les croyants pour des débiles. Ce que je veux dire, c'est que penser qu'il y a une vie après la mort est une façon de nier la mort. De la refuser. Tu ne dis pas autre chose à dire : "je n'aime pas qu'on me fasse miroiter un paradis qui me ferait négliger ma vie "terrestre"Pourtant, si cette idée soulage le chagrin et la peur et l'inquiétude (et j'en passe) de quelques milliards de gens...) 2) "L'idée de table dans ma tête est une vraie idée de table?" évidemment ! le problème c'est que l'idée ou l'image de table dans ma tête tendent toujours à valoir pour la table réelle. T'es jaloux de pas avoir eu cette idée ? Pour te consoler, elle n'est pas que de moi mais aussi de Sartre ! En fait, c'est toi qui patauges complètement Et tu ne fais rien que de faire des erreurs encore plus grossières GROSSIERES que les miennes ! Na ! Et tu n'es pas capable de suivre le fil d'un raisonnement.: tu oublies des morceaux en route : t'as oublié les pieds de la table ! Tiens, puisque l'infinité de l'esprit divin t'es si familière, essaie donc de m'expliquer ce que veut dire Lacan quand (can,can!) il dit que : "Le phallus est le trésor négatif du signifiant" Il n'y a rien d'infini là : ça devrait t'être facile... Et je dois avouer que je cale un peu...
  25. C'est exactement ce que je pensais en l'écrivant ! Je me suis retenu d'écrire : "Je doute qu'un scribe y comprendrait grand chose !" Merci pour l'indulgence !
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