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Tout ce qui a été posté par Blaquière
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Principe de lecture et d'écriture
Blaquière a répondu à un(e) sujet de Dompteur de mots dans Philosophie
"Je ne dirai pas que les sentiments qui animent mon écriture sont les miens, pas plus que l’amour que j’éprouverais pour une demoiselle serait le mien. C’est à Dieu et à lui seul qu’appartiennent de pareilles choses. Mon esprit pourri n’est pas assez large pour recevoir de telles doses d’immensité, il n’est pas assez solide pour encaisser de tels impacts. Je suis vulgaire et faible. Je ne suis que la courroie, le mécanisme, la main, l’esclave. Je ne suis bon qu’à pondre des mots, des guirlandes de mots imbéciles." -- Comediante ! Ceci dit, je pense aussi que rien de ce qui me définit n'est vraiment mien, n'est vraiment moi. Dans le détail. Mais mon "être" n'est pas à chercher dans une transcendance (Dieu) il n'est que cette accumulation, somme, totalité fortuite, qui découle d'une unité accidentelle mais nécessaire et inévitable de temps et de lieu. (Mon temps et mon lieu.) -
27 Le mercure Je contourna le comptoir et entra dans l’ancienne cuisine attenant au magasin. Là, il tomba sur... Victor ! Lequel alignait des bonbonnes au centre de la pièce. (Victor était le fils du beau Miguel, qui après avoir été chassé de la Présidence, venait de reprendre le maquis dans son hangar ondulé.) LE CHŒUR : Bien fait ! Des bonbonnes étaient neuves et des bonbonnes vieilles... Mais avant de s’intéresser au manège bonbonnant de Victor, Je posa sur la table le carton de gâteaux. C’est là qu’il constata qu’en prenant ses gâteaux, il avait raflé du même coup et d’une main inadvertante sur le comptoir de la boulangerie, une boite de poivre. Une boite haute et cylindrique... Mais tout compte faisait, sa bévue n’avait rien d’étonnant ! Qui aurait pu s’attendre à trouver du poivre au milieu de pâtisseries? LE CHŒUR : Je Humble est facétieux ! Mais Victor se moqua de Je Humble... Dont Je, plus lâche que nature feignit de ne rien entendre, s’enquérant simplement de la destination des bonbonnes. Victor lui expliqua ainsi son intention de ramener à chacun de ses prochains voyages « mais vraiment en grande quantité », du... MERCURE . Puis qu’il en avait l’occasion ! LE LECTEUR : Je m’ennuie ! LE CHŒUR : Du tout ! Le mercure est un corps mythique chez les Humble. À la fois métallique donc dur et liquide donc mou... KANT: De l’impénétrabilité et de la dureté des corps... —C’est une bonne idée, dit Je, amène, ça te fera des sous ! Mais le mercure, c’est lourd... on dit même "lourd comme du plomb",alors, le mercure, tu penses !... Et il rajouta : —Je sais des paniers très solides où l’on peut monter dedans debout en équilibre : tu devrais y placer tes bonbonnes, pour les transporter... LE CHŒUR : Je est ainsi, il est gentil, malgré la vexation : toujours prêt à rendre service ! Mais Je, lui, pensait qu’il était con à pleurer. LE CHŒUR : Mais non ! Une bonbonne de vingt litres de mercure, à supposer que le verre n’éclate pas, ça pèserait 260 kilos : de toutes façons c’est in-trans-por-table ! JE HUMBLE : — Ouf!
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Et si les smileys c'était pour se cacher, se désengager, pour dépersonnaliser ce qu'on vient de dire ? Ou veut dire ? Pour se banaliser. (Ce n'est pas vraiment moi qui parle puisque ce dessin, c'est pas moi qui l'ai fait.) C'est l'impression que je viens d'avoir en lisant un autre sujet. Le smiley induirait une distance ?...
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Vous avez raison tous les deux ! (On se parle à soi et en même temps c'est une bouteille à la mer qu'on jette...) Je vous mets ce qu'on pu faire des élèves : Au début je voulais leur faire écrire une devise ou un petit texte qu'ils aimaient. J'ai réduit mon ambition et me suis contenté de leur faire écrire leur nom... (J'ai mélangé les lettres pour éviter que les noms soient vraiment lisibles sur les exemples.)
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J'adore ! En plus ces smiley sont particulièrement laids : c'est parfait ! Il m'arrive d'intervenir dans les écoles pour faire faire aux élèves une plaque avec trois écritures différentes (sur le principe de la pierre de Rosette. Cunéiforme, hiéroglyphes et cursive romaine. Ce que j'explique aux élèves c'est que le génie de l'écriture c'est qu'avec un même "coin", on peut tout dire. Et que donc ce qui importe, c'est de vouloir dire quelque chose, d'avoir quelque chose à dire...
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Croyance en Dieu et philosophie sont-elles compatibles ?
Blaquière a répondu à un sujet dans Philosophie
"Je vais contredire : j'ai l'expérience de l'infini (si l'infini est bien la négation du fini, c'est-à-dire soi-même). Par exemple cette sensation face à une étendue immense dont je ne saisis aucune limite. " C'est vrai : tu as raison. Il semblerait qu'on puisse avoir une certaine expérience directe de l'infini. Comme l'horizon sur la mer... -
(Tonton Camille, suite) Pour aller voter, Tonton Camille se mettait sur son trente et un. Chemise propre à carreaux, joli veston, canotier... Puisqu'on vote le dimanche. Il descendait l'escalier extérieur de sa maison et empruntait la rue très étroite d'une vingtaine de mètres après l'angle de la terrasse. Il se guidait de sa canne. Non pas en balayant devant lui de gauche à droite comme on voit faire aux aveugles d'habitude, mais en la frottant contre les murs à mi-hauteur d'homme. Crrrrrr... Il connaissait parfaitement le chemin. Au bout de la ruelle il tournait à droite et suivait l'autre rue un peu plus large, sur vingt mètres encore et arrivait pratiquement sur la place. Encore une dizaine de mètre toujours en raclant sa canne sur les murs, là il avait une rue à traverser, celle qui allait à l'atelier de Tonton Vital, le forgeron. De l'autre côté, il avait encore sept ou huit pas et il savait qu'il devait traverser à angle droit la rue principale pour tomber juste devant la porte de la Mairie. Il entrait, avançait jusqu'au fond du couloir et montait le petit escalier. En haut, c'était le palier. A trois mètres sur la droite, la porte de la grand'salle était grande ouverte. Il demandait à la cantonade : "Cu l'a eïci ?" (qui est ici ?) Il lui fallait trouver quelqu'un de confiance. Ca pouvait être André Buisson par exemple. Tonton lui tendait alors le bulletin qu'on lui avait donné à la maison : "Digo mi un paouc cé qué l'a de marcat 'qui dessuto." (Dis moi un peu ce qui est écrit là dessus) Et il rajoutait à voix basse ; "Qué mi couillounoun pas" (qu' "ils" ne me roulent pas !) André lui répondait : Vous pouvez y aller, Monsieur Brun, c'est bien le bon ! Il mettait alors le bulletin en question dans l'enveloppe et l'enveloppe dans l'urne, au milieu de la grande table du Conseil, reculait de deux pas, se mettait au garde-à-vous et faisait claquer un : "Vive la République !" C'était lui, Tonton qui venait faire "partir" la première fournée vers deux heures du matin. La farine était dans le pétrin, le seau d'eau plein (à température ambiante), avec accrochée sur le rebord intérieur la boite de conserve trouée dont le sel s'était dissout depuis la veille au soir. Le pétrin, c'était une cuve cylindrique pas très haute, d'une soixantaine de centimètres de hauteur et d'un mètre soixante de diamètre. Sur un des côtés de l'axe, deux rouleaux verticaux, dentés sur leur longueur tournaient sur eux-mêmes et pétrissaient la pâte. Le tout était mu par un moteur électrique situé en hauteur près du plafond par l'intermédiaire d'une large courroie. La roue du moteur électrique était toute petite et tournait très vite, contrairement à celle sur le pétrin, lente et bien plus grande. A chaque tour complet de la courroie, son raccord faisait entendre une claquement qui rythmait la vie du fournil. Mais le pétrin, on l'appelait plutôt "la machine". Tonton faisait donc démarrer la machine. Il éfritait le paquet de levure sur le côté à mesure que ça tournait puis vidait le seau d'eau lentement toujours dans le pétrin qui tournait. Il en rajoutait un autre suivant la quantité de farine et laissait tourner une heure. Quand la pâte était prête, il arrêtait la machine et après l'avoir laissée lever une heure il descendait les trois petites marches du fournil à la farinière, puis celle un peu plus haute de la farinière au magasin. Là avec sa canne il tapait au plafond du magasin qui se trouvait juste sous la chambre de mes parents pour réveiller mon père. (Grâce à Tonton, il avait pu dormir deux heures de plus.) Bien sûr, ils avaient un code. Tonton tapait : "pan, papapan, pan..." et de couché mon père répondait en cognant des phalanges du point fermé sur le sol de la chambre : "Pan, pan !" Il avait bien entendu ! Non sans pester : "Qu'est-ce qu'il vient encore me faire chier ce vieux con ?!" Une journée ordinaire commençait en douceur... Bien sûr que mon père aimait son Tonton Camille à fond. Mais chez nous, c'était pas comme dans les films américains. Ca se disait pas à tout bout de champ qu'on s'aimait. Ca se savait, simplement.
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Croyance en Dieu et philosophie sont-elles compatibles ?
Blaquière a répondu à un sujet dans Philosophie
J'aurais dû être plus ferme. Quand Descartes dit "j'ai en moi premièrement la notion d'infini que du fini" il se trompe. La notion d'infini ne nous vient que de la négation du fini, ou de l'extension du fini très grand. Qu'on le veuille ou non c'est comme ça. Je pourrais raisonner. Partir de Kant : "Que toute connaissance débute avec l'expérience, cela n'implique/ne signifie pas qu'elle dérive toute d'elle". Si j'applique ça à notre problème, je pourrais en déduire que notre connaissance de l'infini ne saurait débuter avec l'expérience puisque nous n'avons aucune expérience de l'infini... En revanche, du fini, oui. Il nous suffit donc d'extrapoler à partir de l'idée de fini (expérimentale) pour forger notre idée d'infini (expérience du fini+raisonnement). Platon : "on ne fait pas la grande cruche pour ses débuts dans la poterie"... Je n'ai pas l'impression de dire une énormité là. -
Croyance en Dieu et philosophie sont-elles compatibles ?
Blaquière a répondu à un sujet dans Philosophie
Et voilà ! Comme on en arrive à la sublime (le mot a été lâché) spiritualité ! Je retranche le logos (et donc l'esprit) et il ne me reste... Rien. Ou plutôt si : on va dire l'instinct. Rien de bien "supérieur". Encore un pas en amont : La pulsion. Encore un pas : Sur-tension, sous-tension et leur relâchement. Rien que du mécanique et du quantitatif. On repart à zéro. Mais j'aime bien rêvasser aussi. Mais je sais que je rêvasse, j'en fais pas le sommet de mon activité intellectuelle. Ou alors c'est une amorce via l'inconscient qui resurgit en entraînant tout le reste. Un quart d'inspiration et le reste, savoir, intelligence, travail. -
Croyance en Dieu et philosophie sont-elles compatibles ?
Blaquière a répondu à un sujet dans Philosophie
Les choses n'ont pas d'essence. C'est à nous de décider de celles qu'on veut bien leur donner. (Bien sûr, je n'affirme rien : c'est mon point de vue !) Je ne mets pas le mot d'infini sur l'infini pour en cacher la réalité. C'est bien plutôt un premier pas vers une réflexion. Mais peut-être que tu as raison : on ne le comprend pas (con-prendre !). Mais même si on ne le comprend pas, on peut en avoir une idée acceptable. Par le raisonnement, ou par le changement d'échelle. Comme une vision de/par Dieu : Si le soleil était une orange, la terre serait une tête d'épingle à 10 m de lui. Et l'étoile la plus proche serait une autre orange plus loin que Moscou. D'accord, c'est pas l'infini, mais ça me donne une idée du très grand et... du vide. Et pour le coup, nous, les habitants de la tête d'épingle, nous sommes infiniment... petits. Voilà pour l'espace ! Maintenant, un temps infini ? L'éternité ? Un passé infini ? Un futur infini ? Ma réflexion (philosophique?) a toujours tendance à aller vers le concret. J'ai peut-être tort. Je lis ça : "notre psyché, qui ne supporte pas la moindre perturbation, puisque le temps jouera en notre défaveur" Certes ! Ben c'est pas la joie ! -
Lé T-2 Géo Va ? C kwa ? Zon vu Géo Va ?
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Croyance en Dieu et philosophie sont-elles compatibles ?
Blaquière a répondu à un sujet dans Philosophie
C'est çui qui dit qui y'est ! Les affirmations péremptoires (façon gourou) fonctionnent bien sur les "pauvres en esprit". Même sans en être très riche on peut exiger du plus conséquent. On est pile dans le sujet : Soit la Vérité en Dieu, soit la tromperie de la philosophie... (Merci Dentelle de mots !) "Heureux les pauvres en esprit." Cette parole assez énigmatique prêtée à Jésus Christ, prend peu à peu son sens. Qui sont ces pauvres en esprit ? Les crétins ? Les débiles ? L'argument serait facile. Non juste des gens très ordinaires, simplement ceux qui n'aiment pas trop réfléchir, pas trop se prendre la tête et qui sont prêts à gober "tout rond" la belle parole qu'on vient leur servir. pour éviter d'avoir à s'en inventer une. Pour peu que le beau parleur ait un chapeau pointu et des habits dorés. (Ces "gobeurs" sont les contraires des philosophes.) Et ça fonctionne bien : Quand on me parle de Christ, sans l'article, j'ai déjà la chair de poule ! Moi je dis LE Christ. (Le pauvre...) PS ; je suis un peu étonné de vous voir affirmer comme une évidence notre incompréhension de l'infini. Bien sûr on n'en a pas une vision exacte puisque par définition c'est impossible, mais on a déjà le mot "infini" qui nous parle bien ! Et puis la notion, nous l'avons aussi. Descartes lui-même disait "j'ai en moi premièrement la notion d'infini que de fini". Bien sûr, il faut inverser son raisonnement. Une notion suffisante de l'infini peut très bien prendre sa source dans la simple négation ou extension de celle de fini. Reste l'angoisse de Pascal ("ces espaces infinis m'effraient"). Je me demande si son angoisse --et même plus, sa frayeur-- devant le vide (Schopenhauer) ne pointerait pas d'une certaine façon l'absence de Dieu. En quoi Pascal serait authentiquement... philosophe ! -
Et si Jesus n'était pas le fils de Dieu
Blaquière a répondu à un(e) sujet de Sylvano dans Religion et Culte
Pour l'essentiel, je partage cette vision de Jésus Christ. Et il serait sans doute tombé dans l'oubli s'il n'y avait pas eu un St Paul acharné aux relations publiques. Malheureusement pour lui (J-C) il était déjà mort... Si l'on lit avec attention les évangiles, le "ministère" de Jésus commence après son baptême. Avant ? rien. A mon avis, c'est au cours de son, baptême qu'il a eu la révélation d'être envoyé par Dieu (le Dieu de Moïse) pour réformer la religion juive. Conformément à la symbolique du baptême, il a eu à ce moment-là l'impression de renaître. La sortie des eaux du Jourdain sous l'égide de St Jean, un homme, un mystique, un religieux, était symbolique d'une renaissance selon la foi en Dieu le père, et venait annuler (ou remplacer) sa première naissance naturelle (sortie des eaux du ventre de la mère). C'est symboliquement, intellectuellement, qu'il est donc rené à ce moment là selon Dieu. Mais cette renaissance symbolique n'étant ni assez compréhensible ni assez spectaculaire pour les esprits simplistes des premiers chrétiens, il a fallu leur inventer ce mythe merveilleux d'une mère vierge et d'une conception par l'opération du Saint Esprit... L'étonnant c'est que même de très grands esprits soient restés bloqué sur cette fable bébête. Jésus Christ lui-même, n'a vraisemblablement jamais pensé qu'il était le fils de Dieu, ni que sa mère vierge avait été "fécondée" par un ange. Il pouvait se sentir simplement inspiré par l'esprit divin. Et ne devait se penser que SYMBOLIQUEMENT issu de Dieu, envoyé par lui. -
Croyance en Dieu et philosophie sont-elles compatibles ?
Blaquière a répondu à un sujet dans Philosophie
Bien sûr, le savoir, les connaissances progressent et ce que l'on croit vrai aujourd'hui sera peut-être démenti demain. Mais ces connaissances particulières ne sont pas l'essentiel. C'est le principe générique de la connaissance qui est important. Ce principe est que TOUT ce que l'on observe est explicable de façon rationnelle. Que l'on connaisse cette explication ou pas. Je ne me souviens plus si c'est Démocrite ou Epicure qui ne craignaient pas de donner plusieurs explications différentes pour un même phénomène. Pour eux l'essentiel était que le réel était explicable. Et je rajoute de façon rationnelle, autrement dit par le jeu habituel de causes et d'effets compréhensibles. La différence absolue avec les points de vue religieux qui font intervenir Dieu, c'est qu'il y s'agit d'une conception magique du monde. Dieu dit que la lumière soit et la lumière fut : Dieu est (par comparaison au monde réel dans lequel nous vivons) un magicien. Nous pour avoir de la lumière, il faut faire des lampes à huile, et déjà savoir faire de l'huile et deviner qu'elle brûle, ou des bougies (le suif, ou la stéarine) ou tirer des fils électriques, avec des interrupteurs, une prise de terre, inventer des ampoules : filament en tungstène, faire le vide dedans... etc... Dieu, lui il claque dans ses doigts et cling ! c'est la lumière ! Il faut aussi tenir compte de l'aspect symbolique de nos comportements : C'est Jésus Christ qui aurait dit que la foi déplaçait les montagnes. Oui ! Mais ce n'est pas la seule foi qui les déplace. Malgré toute la foi dont nous puissions faire preuve, le déplacement réel des montagnes devra passer par nos petits bras musclés... Parce que le monde réel n'est pas magique. Si l'esprit, (l'intellect voire l'âme) est produit par le biologique matériel, quand il a fait son petit bouillon tout seul, qu'il est allé au bout de son délire, il faut qu'il retourne dans le corps pour, par son intermédiaire trouver quelque efficience. (Mais je rajoute que la poésie n'est pas un rêve flou et qu'elle ne peut que s'inscrire au champ d'une précision. Elle n'a rien à voir avec Dieu contrairement à ce que disait Platon.) L'inspiration est désir, tout le reste est intelligence, savoir et travail. -
Croyance en Dieu et philosophie sont-elles compatibles ?
Blaquière a répondu à un sujet dans Philosophie
Moi, j'appelle "Dieu" mon gros orteil droit... Pas vous ? Comme c'est étrange ! -
"Mes mémoires" ça fait un peu banal comme titre. Et c'est impersonnel. Je crois que j'ai trouvé mieux : Je venais pratiquement de naître et n'avais que quelques jours... (Avec l'accent du midi, ça fait "navet" !) Le landau était dans un angle du magasin de la boulangerie avec moi, bébé, dedans. Entre Lucienne de Danton. Elle s'approche du landau et jette un coup d'oeil dedans. -- Vous l'appelez comment ? Ma mère : -- Emmanuel. C'était le nom de mon grand père paternel qui était mort plus de dix ans avant ma naissance. -- Emmanuel ?... Lucienne réputée pour ses réparties aussi sottes qu'inattendues réfléchit quelques secondes puis lâche sous la forme d'un raisonnement parfaitement logique : -- Manu... Va nu... Va-nu-pieds ! C'est bon comme titre ça, non ? Je le garde ! Manu Va nu Va-nu-pieds Et puis, c'est... historique ! Merci, Lucienne. Dans le magasin, les gens se sont regardés : qu'est-ce qu'elle peut bien vouloir dire ? Rien ! Elle ne voulait rien dire. C'était juste une façon d'afficher son mépris et son dégoût. Mais elle fera bien pire comme réflexion à mon sujet. Je le raconterai plus tard. (Si j'ose.)
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Et si Jesus n'était pas le fils de Dieu
Blaquière a répondu à un(e) sujet de Sylvano dans Religion et Culte
Et ce sujet de mars 2010 qui ressuscite quatre ans et demi après, c'est pas une preuve, ça ? -
Croyance en Dieu et philosophie sont-elles compatibles ?
Blaquière a répondu à un sujet dans Philosophie
Plus qu'infini, je dirais plutôt que le/notre désir est indéterminé. Et incompréhensible. Ce qui aussi le rapproche de Dieu (!) Le questionnement sur l' "affaire Dieu" est spécial en ce sens qu'on a la solution : Dieu n'est rien, n'est qu'imaginaire Et qu'il s'agit donc poser le problème : Pourquoi Dieu ? Et même soyons honnêtes pourquoi Dieu est (presque) partout. (Dans les différentes civilisations, dans l'histoire...) Alors comment ce fait-ce ? Qu'on le voit (ou croit le voir) partout alors qu'il n'est nulle part ? J'y lis l'incompréhension de l'esprit et de la conscience humains vis a vis d'eux-mêmes. Bien sûr il faut être prudent avec le "mythe des origines", Mais on peut observer chez les peuples restés primitifs que dès lors que l'homme (en général) possède un esprit, il pense, croit qu'il en va de même pour tout ce qui l'entoure : les arbres, les sources, le ciel, la mer, les animaux. Il prête l'esprit à tout. C'est (à mon avis) une erreur, une incompréhension pratiquement constitutive de l'esprit. Issue de son caractère virtuel. (Virtuel => délire !) Dans la réalité, c'est le passage du niveau biologique au niveau spirituel ("spirituel" au sens de ce qui relève de l'esprit et non des divagations mystico-religieuses ) qui manque encore de nos jour d'une articulation satisfaisante. Parce que l'on voudrait voir dans l'esprit une sorte d'entité absolue qu'il n'est pas. Alors qu'il n'est qu'une production, qu'un phénomène. Qui peut faire le lien entre une émotion vécue et la production d'hormones (ou autres produits chimiques) au niveau de notre cerveau ? Qui peut faire le lien entre le désir sexuel et la fonction de procréation. Et pourtant c'est bien de cela qu'il s'agit en vérité. Il n'y a aucun mépris de ma part pour les peuples primitifs : Nous commettons nous aussi très souvent encore la même erreur : Certains scientifiques n'ont-ils pas encore récemment surnommé le boson de Higgs (la particule responsable de la gravitation), "la particule de Dieu" ? C'est à se taper sur les cuisses. L'erreur (toujours à mon avis) c'est de vouloir voir du sens là où il n'y en a pas. C'est nous, et nous seulement, humains qui avons "inventé" (sans le faire exprès!) l'esprit. L'esprit ne vient pas avant la matière : il vient après et est issu d'elle. C'est ce que je pense, crois, mais aussi constate. Et c'est le plus simple, le plus raisonnable et le plus vrai. Poser Dieu est une façon de se fuir soi tel qu'on est. Une façon à la fois de se mépriser et de se surestimer selon l'angle d'approche. Le grand programme de la philosophie reste "Gnoti se auton" C'est assez de travail ! Pas assez glamour ? Que néni, bien au contraire. -
Principe de lecture et d'écriture
Blaquière a répondu à un(e) sujet de Dompteur de mots dans Philosophie
"Entre nous" c'est le bonhomme qui est derrière les mots qui compte, pas les mots eux-mêmes. Inutile de les mépriser ni le langage ni la parole ou l'écriture en général qui en dépit de toutes les imperfections qu'on leur connait valent pour une projection de notre esprit. Et ce principe d'en revenir toujours à Dieu, il me semble que c'est en premier pour se cacher soi. Et en second pour écraser d'emblée les contradicteurs éventuels. (Dieu ? OK ! Chuis pas à la hauteur...) Il faudrait jouer franc jeu. Et ne pas dire "Dieu, peut-être, peut-être pas", et faire tantôt comme si et tantôt comme si pas. Mais Dieu j'y crois ou j'y crois pas. Il n'y a pas d'objectivité dans ce domaine. Les dés sont pipés d'entrée de jeu par notre position. Et l'amour ? "Je t'aime" ne serait qu'attente de réciprocité ? Meuh non ! Dire "je t'aime" c'est se livrer pieds et points liés ! C'est le plaisir de fondre, de se fondre. De s'effondrer vers l'autre. Ne rien espérer d'autre que son propre affaissement... (Un joli mot en l'occurrence !) -
Croyance en Dieu et philosophie sont-elles compatibles ?
Blaquière a répondu à un sujet dans Philosophie
Dentelle de mots : Moi : (citation tronquée) Dentelle de mots : (Entre nous, il n'y a pas d'entre nous) Mais absolument : "Car la vie AVEC Dieu n’a aucun sens, ce n’est qu’une mécanique visqueuse et dérisoire, un long convoi funéraire ennuyant et inutile." Ici, nous avions déjà "visqueux" plus récemment je trouve : "Les mots puent", "déchet, pet, vomissure", "Mon esprit pourri", "guirlandes de mots puants", "Je suis vulgaire et faible"," Les mots puent"... Tu parles de plus en plus crade. Et ça s'aggrave. En plus à la fin tu retombes toujours sur Dieu. Peut-être tu devrais voir quelqu'un ? -
Principe de lecture et d'écriture
Blaquière a répondu à un(e) sujet de Dompteur de mots dans Philosophie
C'est parce que le nouveau gouvernement n'est pas assez à gauche que tu déprimes ? -
Tonton Camille. Tonton Camille était aveugle. Ca lui était venu petit à petit. Il avait toujours mal vu, puis presque plus ; et un jour, plus du tout. Ce qui nous permettait de lui faire de bonnes blagues. Quand il se levait et tendait les deux bras droit devant comme les somnambules, pour trouver le mur d'en face, il arrivait que la porte entrouverte se glisse juste entre ses deux bras... On le regardait s'avancer lentement les bras tendus, la porte traîtresse bien en enfilade entre les deux mains qui ne trouvaient que le vide avec un "chut" général du bout des lèvres... jusqu'à ce qu'il se prenne la porte dans la figure. Paff ! Et c'était un éclat de rire général ! Lui s'exclamait, la casquette de travers : "Qué bando dé couns !" (Quelle bande de cons!) Et les rires redoublaient. Il faut dire que mon père, Tonton et mon grand père, ne parlaient entre eux pratiquement qu'en provençal. Chacun avait sa personnalité, son rôle bien défini. Mon grand père, André, c'était l'Intelligence. L'Intelligence et la Mémoire. Il avait d'ailleurs été reçu au Certificat d'Etude, "Premier de l'Arrondissement" s'il vous plaît. Et nous le répétait souvent ! Mon père, lui, c'était l'artiste, l'originalité incarnée : il avait la fantaisie en plus. Mais pour avoir fait deux années de collège, après le certificat, son grade intellectuel s'en retrouvait incontestablement surélevé. Il avait appris un peu d'italien littéraire (contrairement aux italiens du village assez peu considérés dans l'ensemble qui ne parlaient le plus souvent qu'un patois piémontais) et savait ce qu'était l'algèbre. Quant à Tonton, il était la Malice personnifiée, le parfait rusé en affaires. Des affaires qu'il n'avait sans doute jamais faites : en fait, il était juste d'une nature visiblement méfiante ! Mais aussi (a contrario ?) un peu musicien. Mandoline, accordéon, guitare... C'est lui qui m'a appris mes tout premiers accords sur sa vieille guitare. Une guitare petit modèle d'un bois rougeâtre, foncé, qu'il m'avait donnée et que j'ai fini par décortiquer bêtement et sans succès, avec l'espoir d'en faire une guitare électrique ! Mais j'ai gardé le goût de la guitare et ces premiers accords. Ceux du refrain de "La Comparsita" : tan, tatan, tan, tan ; tatan tan tan, tatatatan, tan tan !... do et sol septième (avec le fa en haut sur la corde mi, à la première case). Mais là, j'étais déjà en quatrième ! Donc, puisqu'ils étaient tous "chanteurs", il était rare que l'après-repas ne se termine pas par la résurrection, le temps d'une chanson, du mythique "Orphéon" (Ô temps béni d'avant quatorze!). Presque toujours c'était le chant du "Gardian de Camargue". Le sommet de l'harmonie étant "d'attraper la tierce". C'était Tonton le plus souvent, qui s'y collait. Il l'entonnait, de sa voix tremblotante, MAIS JUSTE avec son sourire intérieur d'aveugle : "C'est le chant du gardian de Camargue," "Belle fille attendait son retour..." Et chaque fois, on pouvait lire dans les regards (et dans le sourire de Tonton) qu'ils vivaient là un moment exceptionnel. Parce qu'ils se sentaient, eux, exceptionnels. La tierce était parfaitement "plaquée", la vie valait d'être vécue. Incontestablement !
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On pourrait l'avoir en espagnol ? (Please?)
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Le cercle vicieux des pensées moribondes !
Blaquière a répondu à un(e) sujet de deja-utilise dans Philosophie
J'apporte aussi mon "comment taire". (J'ai adoré cette découpe, cette dé-couple quasi Lacanienne.) Lacan qui botte en touche (ou tôt en bouche) a la foi sans l'avoir. Lacan la flèche de Zénon qui s'avance, immobile; Qui dit en se taisant. Ma mort ne m'est pas extérieure même si celle d'autrui l'est. Ma mort ne viendra pas après ma vie. Ma mort c'est moi mourant. Une fraction de seconde lapalissade. Au delà de cette palissade il n'est plus rien. Pour une fois, l'être a du sens : le non sens du non-être. Il est vrai que si la mort (=la fin de la vie) n'existait pas, il n'y aurait pas de vie. Que la vie, le vivant, se sont construits, constitués autour de cette réalité, à cause d'elle. Mais ça c'est du raisonnement et l'angoisse est ailleurs. D'où le fantasme d'un immortalité, un jour, peut-être... Car bien plus que la mort c'est la vie qui m'étonne. . Le cercle vicieux des pensées moribondes c'est que moi nul en math, je soie mille fois meilleur compteur qu'un Einstein mort. A part sur radio nostalgie on n'entend plus jamais ni Brassen ni le Brel ni Trenet ni Barbara (La liste serait trop longue). Alors qu"on nous abreuve de nullités sonores et si peu poétiques... vivantes. La vie est injuste. Et le mort n'est plus rien. Le dernier vivant a toujours raison. "J'ai vingt six ans mon vieux Corneille Et je t'emmerde en attendant !" "Comment taire" la mort sinon que d'en parler ? Et "que philosopher c'est apprendre à mourir." Les morts eux seuls ne craignent plus la mort. Et ça nous fait une belle jambe ! -
La chatte Vieille Ronce, c'est mon père qui l'avait baptisée comme ça. Il faut dire qu'elle était particulièrement moche la pauvre ! Moche et maigre, rayée de noir sale et de gris. Et puis revêche ! Désagréable. Ne se laissant pas caresser : une horreur de minette ! Qui avait pourtant ses qualités. Celle d'attraper les souris (et dans une boulangerie ça n'est pas négligeable) plus celle de ne se laisser prendre que par le chat de Laurence, le plus beau chat du quartier. Ce qui nous aura valu pour ses petits, Spoutnik et Macoulie, des pelages angoras magnifiques. L'un dans les gris l'autre dans les fauves. On aura deviné que Spoutnik était né en 1957. J'avais dix ans. Mais avoir dix ans en 1957, c'est être à peu près sûr qu'à quarante, on ira passer ses weekends dans la banlieue de Saturne... (Bon, d'accord : "à peu près sûr" seulement !) Subséquemment, je ne pouvais être que moderne. Ne pouvais vivre qu'à la pointe absolue de la technique dernier cri. Ma carrière toute tracée serait celle d'INGENIEUR ! Et quel genre d'ingénieur, s'il vous plaît ? INGENIEUR A MARCOULE ! (Boum !) J'ai donc suivi des études moderne d'Ingénieur à Marcoule au Lycée Raynouard de Brignoles jusqu'à la classe de philosophie... Mais ne brûlons pas les étapes et revenons à la cuisine. En ce temps-là, les chats n'avaient ni boite de pâté ni croquettes. Ils se contentaient au mieux des couennes du jambon et au pire des peaux de melons. Tout en nous regardant manger. Macoulie qui avait eu une enfance indépendante -née au grenier- et que sa mère, Vieille Ronce ne nous avait présentée qu'assez assez grandette et donc à un âge suffisamment avancé pour qu'il ne soit pas envisageable de la trucider, était restée un peu sauvage... Ce qui ne l'empêchait pas d'avoir faim. Mais n'étant pas suffisamment câline pour s'installer sur nous, et nous jouer les chattemites, elle avait trouvé, pour se rappeler à notre bon coeur le moyen terme de se poster d'un côté quand nous étions assis à table, et de bondir sur nous, sur nos genoux, quand l'espace entre les bras et les jambes le permettaient, de nous "traverser", donc, à une vitesse de chat, et de redescendre immédiatement de l'autre côté, où elle se postait et nous regardait. Le message était clair. On comprenait qu'elle voulait nous dire : "Ô ? Pense un peu à moi !" (J'imagine mal nos chats nous vouvoyant.) Bien sûr elle héritait parfois d'une couenne de plus. Et -comme quoi les bêtes sont pas si bêtes- elle avait su refiler l'astuce à Spoutnik, son frère aîné. Qui dès lors s'était mis lui aussi à nous "traverser"... Comme une fusée. J'ai menti ! Les peaux de melons, n'étaient que pour la Vielle Ronce. Spoutnik et Macoulie, eux, non. Ils étaient de la nouvelle génération. Celle qui ne sait pas ce qui est bon ! Le plus souvent, à la fin du repas deux "comettes" venaient enrichir l'atome familial tabulaire stricto sensus et se plaçaient en orbite autour de nous quatre. Tonton Camille, l'oncle de mon père et le père Giraud, mon pépé. Le père de ma mère. Ils venaient en quelque sorte donner un coup de main (ou plutôt de coude ) à mon père, et l'aider à finir les deux litres de vin qu'il était allé chercher à la cave du Vieux Four pour le repas. Oui : j'avais oublié ça ! Qu'en rentrant du bar, avant de s'asseoir, mon père attrapait au vol deux bouteilles qui traînaient, plus la clé de la cave suspendue à la hotte de la cheminée, et tout ça dans la même main (la cigarette dans l'autre), descendait la calade de quelques mètres vers la cave, une rue plus bas, en chantant à pleine voix la dernière chanson à la mode. Il en marquait le rythme en toute fantaisie de la clé entre les bouteilles. Clin, cli-cli-clin, clin, clin... "La place rouge était blanche !" Cli-cli-clin, clin, clin ! "Devant moi marchait Nathalie !" ... Les trois, mon père, Tonton Camille et mon grand père, étaient chanteurs. Ils se disaient chanteurs. Barytons, même. Et plus précisément barytons "martin". Où étaient-ils allés pêcher ce "martin" ? Des Monsieur Martin, il y en avait plusieurs au village et ils n'avaient jamais chanté la moindre note. Or, cette qualification de "martin" prenait dans leur bouche la nuance d'une particule de noblesse. Je l'ai longtemps confondue avec l'oiseau du même nom, qui n'a rien d'un rossignol, lui non plus. Mais j'ai fini pas comprendre qu'ils étaient tous barytons, autrement dit, ni ténors ni basses, et qu'ils n'avaient donc pas des voix bien formidables. L'essentiel étant d'avoir une tessiture précisément homologuée. Officielle. Comme la table de la cuisine.
