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Blaquière

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Tout ce qui a été posté par Blaquière

  1. Blaquière

    Vérité et réalité

    Absolument d'accord ! Réel incertain => Vérité indécise ?
  2. Tout ça, on le sait. Et ça ne change rien. Vous verriez la photo de ma mère quand elle était gamine, vous jureriez qu'elle était noire. Et mon grand père se disait fier d'être "à moitié noir", ce qui en plus était faux. (Ou alors pourquoi pas : dix générations en arrière.) N'empêche que mon petit fils de deux ans et demie qui a vu deux noirs (bien noirs) sur la plage le weekend dernier n'en est toujours pas revenu. Et c'est pas faute de lui expliquer qu'on est tous pareils avec seulement des petites différences d'apparence. Et tous les humains nous sommes aussi tous cousins des moustiques, des papillons et des éléphants. Et alors ? On focalise sur une question de vocabulaire et on ne traite jamais les problèmes. Le problème ici c'est de se convaincre tous (et soi-même) que tout humain en vaut absolument et a priori un autre. Et on n'y est pas encore. Je crois même qu'on ne le veut pas, au fond. D'où l'amalgame race-ethnie-culture. Une forêt qui cache un petit arbre vénéneux. Il y a eu un sujet "l'homme est-il sacré ?" Non : rien n'est sacré ! Mais s'agit de se comporter comme s'il l'était. On se sentira quitte à dire que les races n'existent pas, d'un point de vue biologique, ce qui n'est pas faux non plus. La philosophie exigerait (à mon avis) de traverser en dehors des clous mais aujourd'hui, ça n'est plus possible. Y'a trop de voix dures.
  3. J'aurais tendance à dire qu'on a besoin des deux. Sans en être sûr. Ce qui est sûr c'est que le rationnel semble plus efficace dans la vie courante. Plus que d'irrationnel, c'est peut-être d'incertitude qu'on a besoin ? De champ libre (pour ne pas dire de liberté car ça en froisse certains.) Et pourtant, l'irrationnel débouche souvent sur des certitudes et la non liberté. Je pense à l'astrologie. On est dans l'irrationnel, et pourtant, le sens général est que notre existence serait régie (donc contrainte et non libre) par des mouvements astronomiques qui ne dépendent pas de nous... Le besoin d'irrationnel serait dès lors plutôt à comprendre comme un refus inconscient d'être absolument libre mais qui donne l'illusion de liberté, d'incertitude. Pour ce qui est des Droits de l'Homme, aujourd'hui, j'ai entendu à la radio à propos des races, Que la science avait prouvé que les races n'existaient pas... Le but absolument louable est j'imagine d'éliminer le racisme. Mais je ne comprends pas ces démarches qui font penser à la formule à la mode qu' "il ne suffit pas de casser le thermomètre pour ne plus avoir de fièvre." Je me demande s'il n'y a pas simplement confusion au niveau du vocabulaire. Que tous les hommes soient une seule espèce, oui, c'est sûr, mais qu'il y ait des différences d'apparences, c'est évident. Que ces différences prennent le nom de races, ce serait faire preuve de racisme ? Alors, ce serait plutôt le mot racisme que celui de race qu'il faudrait interdire ... Je comprends mal en quoi le fait de nier des différences visibles par tous peuvent faire progresser les comportements ou l'intelligence ? Ce qu'il faut c'est s'habituer à penser qu'un noir vaut un blanc et un blanc un noir, et pareil pour un jaune ou qui que soit d'autre. Dire qu'un blanc n'est plus blanc, ça ne change rien, ça n'a pas de sens.
  4. Blaquière

    Vérité et réalité

    En tout cas, en histoire, si vous vous éloignez des conclusions (momentanément) officielles, vous êtes bannis de la bonne société ! (J'ai deux copains qui en ont fait et en font encore les frais.) C'est vrai que l'histoire est un bon exemple dans ce sujet, puisque la réalité y est à l'évidence incertaine, incomplète, fluctuante, c'est la Vérité (une vérité) qui y règne en maître.
  5. Blaquière

    Mes mémoires

    Remplacer : N'empêche que même si son sens pratique laissait à désirer, ça ne l'avait pas empêché d'inventer le "Coupe-Roueïs"... par : Mais quand bien même son sens pratique pouvait laisser à désirer, ça ne l'avait pas empêché, Tonton, d'inventer le "Coupe-Roueïs"...
  6. Blaquière

    Mes mémoires

    Il avait son humour, Tonton et il lui en fallait, le pauvre. Mais un humour de pince sans rire. Quand le dimanche je revenais du collège, et que mes parents m'avaient suffisamment tancé : "Vas dire bonjour à Tonton !" Je finissais bien par y aller. Je passais juste la tête par la porte : " 'Jour Tonton". Et je lançais une bise à la volée, à quatre mètre de lui, assis au fond de la pièce :"Mvvy !" (En ce temps-là il y voyait encore un peu les ombres.) "Oou ! C'est Manu ?" "Voui !" "Mi moardes pas surtout" (Ne me mords pas surtout !) J'ai dit "le pauvre" parce que sa vie n'avait pas été rose du tout. Il avait été marié, il avait eu deux filles qui étaient mortes toutes jeunes ; et puis il avait divorcé. Et sa femme qui passait pour "un vrai numéro" avait eu après lui, plusieurs autres maris... Il nous racontait qu'un jour il avait pu discuter avec l'un de ceux qui lui avaient succédé et qui en avait donc aussi divorcé. Comme au bout d'un moment, il en avait eu un peu marre, Tonton, d'entendre le bonhomme lui lancer à tous propos des "ma femme" par-ci, "ma femme" par-là, il avait fini par lui dire : "Ne me dis plus "ma femme" dis moi plutôt "notre femme"! "... (1) (Mi digues pus ma fremo digo mi pus lèou nouestro fremo !) Et son bon mot le réjouissait, il affichait un grand sourire gourmand en pointant les lèvres et en relevant le menton... Tonton roulait ses cigarettes. Des cigarettes qui ressemblaient plutôt à des papillotes avec les deux extrémités torsadées. Il allumait son briquet à essence et approchait doucement deux doigts de la mèche, comme pour la pincer mais en fait pour sentir la chaleur. Savoir si le briquet s'était bien allumé ou pas. Si oui, il avançait le briquet de la cigarette... Et tout le bout torsadé (qui n'était que du papier) s'enflammait d'un coup ! Une flamme de quinze centimètre de haut ! Qui lui noircissait le bout du nez et la visière de la casquette. En dépit de son sort, Tonton était un optimiste. Un enthousiaste né. Assis dans le coin de la cuisine, derrière moi, à droite, "esquiché" entre la porte vitrée de la remise et la cuisinière, la canne droite entre les deux pieds, (un bâton fin et noueux, lustré par l'usage --surtout pas une canne blanche puisqu'il refusait d'être un aveugle de profession--) il se trémoussait sur sa chaise. Il commençait toutes ses phrases par des "Ah! Ah! Ah!..." en tremblant la tête de droite à gauche en signe d'impatience : il avait toujours quelque chose d'absolument formidable à dire qui allait à coup sûr changer le cours des choses. Ses lunettes noires (de soleil genre Ray Ban avant l'heure) était incroyablement patouillées. Pleines d'empreintes de doigts. Le verre presque noir en devenait mat. Il s'en foutait. C'était pas pour y voir, c'était pour pas qu'on le voit, lui. Pour pas qu'on voit ses yeux défoncés... Le fait d'être aveugle l'avait un peu déconnecté du réel, ce qui lui permettait d'être souvent sur la même longueur d'onde que mon père. Les deux ensemble étaient toujours sous l'emprise de quelque délire. Persuadés l'un comme l'autre, en permanence qu'ils venaient de trouver l'idée suprême à gagner des millions ! Et dans leurs délires, l'un des thèmes récurrents était de pouvoir --facilement-- planter des vignes. En quantité. Autant qu'il leur serait imaginable. Il fallait donc pouvoir faire des trous (dans le sol, évidemment), pour les planter. "Faire des trous" était donc devenu au fil du temps synonyme de faire fortune... J'ai retrouvé dans les papiers de tonton, la réponse d'une firme internationale d'outillage qui lui répondait : "Monsieur, vous nous demandez si nous avons des "machines à faire les trous". Pouvez-vous nous préciser de quelle sorte de trous il s'agit ? Des trous dans le papier, dans du métal, dans les murs, ou autres ? En attendant vos explications nous vous prions d'agréer... etc." Pour Tonton, le monde s'était refermé sur lui-même et les seuls trous envisageables étaient les trous pour planter les vignes de la fortune. N'empêche que même si son sens pratique laissait à désirer, ça ne l'avait pas empêché d'inventer le "Coupe-Roueïs". Un outil d'anthologie. En français, le "coupe ronces". L'idée étant de ne pas s'écorcher les mains, il avait tout simplement fait emmancher d'un long manche, une petite faucille bien recourbée. Mode d'emploi : accrocher la ronce à ras de terre puis tirer fermement vers soi. Un peu avant la fin, il nous avait sidérés : "Tout de même ! Mourir en pleine santé, c'est pas possible !" Qu'il avait dit. C'était ça, Tonton. Il avait plus de quatre vingt ans, il était aveugle, ne pouvait plus pisser, pratiquement plus marcher, mais il était... "En pleine santé" ! Tant que la tête va, tout va.
  7. Le printemps c'est Jacques hurlant Vert pervers à l'envers Foisonnant Toisonnant. L'été brûlé brûlant Est ma seule saison Tout le reste du temps, J'attends.
  8. Ce débile de Bergson, il m'a bien eu ! Et moi qui perdais mon temps à lire ces absurdités : MERCI ! Heuristique, heuristique, est-ce que j'ai une gueule d'heuristique ?
  9. C'est marrant que tu parles d'intuition et d'infinité de points parcourus dans un mouvement. Je suis justement en train de relire "la pensée et le mouvant" de Bergson et il oppose les deux : Le mouvement qui selon lui ne serait pas un déplacement de point en point (mais continu), ne peut se comprendre ou se sentir que par l'intuition. Et non par l'analyse (Zénon). (L'idée que le mouvement est un déplacement de point à point nie en fait le mouvement. En tout cas ne l'explique pas puisque lors du passage d'un point à l'autre, il faut encore inventer la transition donc, le mouvement.) L'intuition serait de saisir le mouvement dans sa mobilité même, comme une unité. Notre esprit (toujours pour Bergson) est mouvement, changement. Ce qui n'est pas très loin de ce que j'en disait l'autre jour que l'esprit est une production. Avec Bergson, je rajoute une production dans le Temps, momentanée. En est-il de même pour tout esprit ? Et donc d'un esprit hypothétiquement divin ? Ou toute conscience ? Un esprit de Dieu qui serait "production" et "momentané" (tributaire du temps, dans le temps), cela poserait bien des difficultés.
  10. Quand le combat de coqs numériques sera terminé, on pourrait en revenir au rapport entre la croyance en Dieu et la philosophie ? La philosophie étant par définition (c'est pas original) l'amour (ou la recherche) d'une certaine sagesse, et donc de se connaître et se comprendre soi et le monde, Que signifie croire en Dieu par rapport à cette sagesse et ces connaissances ?
  11. Et si je vous disait qu'au premier siècle, l'engobe sigillé ne pouvait pas être décanté grâce au silicate de soude, ou qu'un dolium ne pouvait pas être cuit au delà de 800 degrés, vous me répondriez quoi ?
  12. Blaquière

    Vérité et réalité

    C'est le syndrome de l'autre joue : ça se soigne...
  13. Tu aurais pu aussi bien dire : "La religion ? Non !"
  14. Texte complet ici Qui l'eût cru ? je suis cuit ! Je suis totalement marxiste !
  15. Dentelle de mots : Moi qui suis en permanence inquiet, indécis sur la façon de me comporter !... L'idée (la caricature) que tu te fais de moi est tellement fausse... Que... Que rien. J'ai dit une chose (à mon avis importante) que l'esprit (l'âme n'existe pas) était une production du corps. Du cerveau. Une production toute temporaire. Un phénomène qui se développe dans le temps. Notre esprit n'est plus produit (totalement) et l'on pourrait dire que l'on est "mort" pendant une bonne partie de notre sommeil. Quelqu'un a dit que d'après les neurologues ce serait plutôt le contraire. (Le corps produit pas l'esprit). C'est une façon de retourner vers Dieu : Une sorte d'idéalisme revu et corrigé. Que l'esprit ait une influence directe sur le corps, bien sûr. (L'autosuggestion existe.) C'est ce que je disait en parlant du retour vers le corps. L'esprit et le corps sont indissociablement liés. Dans les conditions normales d'utilisation (!) : puisque la mort cérébrale existe. Mais ces façons de toujours tout remettre en question sont aussi une façon de brouiller les cartes. Les choses sont plus simples. (à ce niveau seulement des rapports corps-esprit)) Parles du "sublime", de Dieu, c'est juste pour se donner de l'importance (à peu de frais) et pour se masquer les vraies difficultés à résoudre. Comme de passer du registre philosophique au registre poétique. (Encore que ça puisse être amusant... donc : j'ai rien dit !) On a parlé des pulsions. Oui. (Et à ce niveau on reste... assez impuissant !!!) Mais la pression originaire de ces pulsions a tôt fait de se convertir en désirs. Et c'est à ce niveau là que les choses se compliquent. (Mon désir est-il ou n'est-il pas désir de/d'un autre.) C'est là qu'il faut (faudrait?) tenter de SE comprendre soi-même. Ceci dit, je suis d'accord avec Dentelle de mots qui trouver important d'être un soutien pour ceux qui nous entourent. Et ça n'est déjà pas si facile. Décider de ce qui vaut le mieux ? Je ne suis jamais sûr de bien choisir. Donc leur être un soleil, une lumière, je trouve ça prétentieux et excessif. Pour moi, Dieu, le seul, le vrai, est celui des religions. Celui qui fait cramer des buissons pour épater Moïse, fait un fils à Marie (ou à Léda), ou encore dicte le Coran à Mahomet au fond d'une grotte, mais qui ne sait pas que c'est la terre qui tourne autour du soleil et non l'inverse : Des enfantillages. Le dieu des philosophes ? C'est juste le renoncement (à un certain niveau) de l'esprit... critique. Un besoin (désir) psychologique. A la gravité, je n'y crois pas : de la pomme de Newton à la lune en passant par le verre que j'ai cassé l'autre jour, je la vois, constate tous les jours. La philosophie comme la Science, c'est dire que même si je ne la connais pas, même si je ne peux pas la connaître, une explication rationnelle existe, pour tout ce qui existe, pour tous les événements.
  16. L'hiver au nez coulant De perles cristallines En zibeline Ou rat gouttant
  17. Je me contenterai de revenir sur un seul point. Je dis que l'esprit est une production du corps (Du cerveau) Toi pour te moquer de cette idée, tu dis en substance "ha ? l'esprit est produit par le corps tout comme un pet ?" Puisque ta compréhension des choses est que l'esprit n'est pas une production du corps ; mais est déjà dans le corps. Alors, voilà, je te suggère un exercice : Partant de l'hypothèse que ce que je dis est exact, à savoir que l'esprit, la pensée, la conscience sont des productions du corps (qui n'est pas lui-même à proprement parler spirituel), montre que cette production de l'esprit par le corps est tout-à-fait différente de la production d'un pet par ce même corps. Demain, je relève la copie. (Je l'ai déjà dit : je suis un peu fainéant.) Mais je ne triche pas : moi, qui ne suis un soleil pour personne (je voudrais bien), j'ai la solution de l'énigme.
  18. Je voulais te répondre point par point à ta critique, mais je renonce. Juste par fainéantise. Et puis je n'ai pas besoin de ME prouver que j'ai raison. En te relisant j'ai pu voir dans chacune de tes critiques que je n'étais pas d'accord du tout avec tes idées. Je n'ai pas envie de le démontrer comme s'il s'agissait d'un spectacle. Tu vois ce que je cite de toi au dessus ? "Je suis un soleil d'une chaleur inégalée..." Ou ça relève d'une blague ou d'un délire. Je renonce. En fait je m'en fous de décortiquer ça. Il y a oscillation entre un besoin de certitude et un autre d'irrationnel. L'irrationnel (comme une conception fausse de la poésie) étant à comprendre comme la seule possibilité de liberté. A mon avis, la seule complexité de ce que nous sommes et du monde qui nous entoure suffit à nous sentir libres. Tout pourrait en théorie être explicable mais ne l'est pas en réalité.
  19. L'automne fait semblant De ses rouges dorés Odorants Putréfiés
  20. L'été brûlé brûlant Est ma seule saison Tout le reste du temps, J'attends.
  21. Blaquière

    Selon vous

    Casdenor ? J'admire ta patience ! Tes raisonnements sont parfaits, mais trop subtils pour un "croyant". Tout simplement parce qu'il veut croire. Il veut être une créature de Dieu, Il veut que le monde soit la création de Dieu. C'est son désir. Un désir est-il faux ? Non ! Il est ce qu'il est. Nous, nous n'avons pas ce désir. Tout ce que nous pouvons faire c'est essayer de comprendre d'où lui vient ce désir. Excuse- moi Al bombardi, parce qu'en un sens, ton but est louable : tu es persuadé que Dieu existe et tu voudrais nous aider à sortir de notre erreur. C'est généreux. Mais nous qui pensons/croyons savoir que c'est toi qui te trompes, nous sommes obligés de te considérer un peu (à notre tour) comme si tu étais malade ! Parce qu'il n'y a pas que les maladies du corps. Il y a les maladies de l'esprit. La religion en est une. Ou les religions. C'est à la psychologie de découvrir ces maladies. Et la psychanalyse. Pourquoi veux-tu être une créature ? Une sorte d'esclave de Dieu ? Pourquoi as-tu peur d'être absolument libre ? Si demain tu devenais certain qu'il n'y a pas de Dieu, pour te punir, pour te "contrôler", crois-tu que tu deviendrais méchant ? Personnellement, je ne crois pas du tout en Dieu, mais je tâche quand même d'être le meilleur possible. Ce n'est qu'une question d'intelligence (dans le sens où le mal qu'on fait risque de t'être rendu), de respect, de dignité, d'esthétique, presque. Tous tes arguments sont faussés parce que tu veux au départ arriver à la conclusion que Dieu existe et qu'il est LE CREATEUR. On pourrait donc retourner tous tes arguments : -- il n'y a pas de créateur parce que le monde n'est pas une création. Je veux dire par là qu'il a nécessairement toujours existé sous une forme ou une autre : le rien ne peut pas devenir quelque chose. C'est ce qu'on peut constater tous les jours. Nous ne voyons jamais rien dans notre vie courante qui sorte du néant. Alors, pourquoi y aurait-il eu un début où tout serait sorti du néant ? Et avant Dieu ? Qui aurait créé Dieu ? (Tu comprends bien que dire qu'il s'est créé lui-même c'est un peu ridicule : Il se serait fabriqué lui-même avec ses petits bras ou son gros esprit musclés ? Mais avant d'exister, avant de "se" fabriquer, il n'avait ni bras ni esprit ! ) La vraie absurdité des religions c'est qu'elles restent toujours muettes sur la création du créateur. Sur son apparition. Le monde est une création, on a donc besoin de lui imaginer un créateur ? (Que jamais personne n'a vu ? Soit !) Mais ce créateur n'a pas été créé ? Il vient d'où, alors ? Il est composé de quoi ? De tout, de rien, il vient de nulle part et jamais personne ne l'a vu ? Autant appliquer ces qualités de non création au monde lui même. ça nous économise un Dieu introuvable et incompréhensible, Et au moins, le monde, on le voit, lui. Et on peut même l'étudier. -- Quant à la complexité du monde, c'est aussi la preuve qu'il n'y a pas de plan prédéfini, pas de créateur. C'est la preuve que tout ce qui existe est le résultat d'une accumulation anarchique. C'est très complexe ? Oui ! Mais rien ne fonctionne parfaitement ! Les étoiles brillent un moment, puis elles explosent. Le Soleil va exploser d'ici quelques milliards d'années et la terre sera détruite. Nous notre corps c'est étonnant de complexité, mais y'a les maladies, la vieillesse, la mort... C'est pas si bien fait que ça. UNE INTELLIGENCE PARFAITE COMME CELLE QU'ON IMAGINE EN UN DIEU AURAIT TOUT FAIT PARFAITEMENT. Et c'est pas le cas. Peut-on imaginer qu'il nous ait créés nous et un mode un peu mal faits pour nous "tester"? Si c'était le cas, notre devoir moral serait de Lui demander des comptes. Mieux : de nous insurger contre lui ! Finalement, il vaut mieux pour Lui et pour nous qu'il n'existe pas ! Il nous incombe de nous débrouiller seuls. Le bien n'est qu'une question d'esthétique, de beauté. Parce que même si nous choisissons le mal (à moins de se faire attraper par les gendarmes) nous savons que nous ne serons pas punis. Il n'y a pas d'au delà. Il n'y aura pas non plus de jugement dernier. C'est à nous de décider de ce qui est le bien et de ce qui est le mal, sans être jamais sûr d'être dans le vrai. Tout comme le monde n'est pas très bien réussi, n'est pas parfait, la condition de l'homme est de douter, de n'être jamais sûr de rien. Comprends-tu, ressens-tu la vraie beauté, la vraie grandeur de cette condition ? Et comprends-tu que si notre lot était d'obéir à des principes fixés d'avance (par un créateur), ça ne vaudrait vraiment pas la peine d'exister ? Tout est à inventer. Si tout était déjà inventé (par Dieu) notre "bricolage" n'aurait aucun sens. Mais c'est bien ça la vérité : C'est que notre "bricolage" (notre existence, ce que nous faisons) n'a pas de sens a priori, preuve que notre présence n'est pas la conséquence d'un plan (divin), et qu'il nous échoit à chacun d'inventer un sens à notre existence.
  22. Et si Jésus n'était pas le fils de Dieu ? Et si la terre était ronde et que ce soit elle qui tourne autour du soleil et non l'inverse ? ça vous en boucherait un coin, non ?
  23. Je file la métaphore des briques. Oui les mots servent à cacher une partie de ce que je suis Le mur Mais aussi à en construire une autre Un autre mur. Laquelle de ces deux parties est le plus moi ? Celle (instinctive?) que je maquille ou celle (flatteuse?) que j'imagine ?
  24. On pourrait dire ça, puisque c'est pas moi non plus qui ai forgé les mots... Mais non ! Puisque le smiley est une pensée ou une idée fermée toute faite et que le mot n'est qu'un élément de pensée. Qu'une brique quand le premier est un mur. Je peux choisir des briques pleines ou creuses. Je peux construire mon mur avec des fenêtres et des portes où je veux. (là je me réjouis de ma propre bêtise métaphobrique !)
  25. Le "brouiller l'écoute" de Lobotomie m'a mis en forme pour le journée ! J'en reste là ! Bonne journée à tous !
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