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Tout ce qui a été posté par zenalpha
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Montée vertigineuse des discours de haine contre les musulmans de France.
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Philo007 dans International
Je te l'ai dit tu as choisi un camps J'ai choisi la dignité humaine Fin de l'histoire. Tu n'es pas mon ami. -
Montée vertigineuse des discours de haine contre les musulmans de France.
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Philo007 dans International
C'est du racisme de confondre la lutte contre des dictatures et l'oppression des peuples C'est du racisme de désigner "le hamas islamiste" comme cible mais de cibler les populations dans les faits C'est de plus une honte sans précédent dans l'histoire se l'humanité entière que d'avoir enmurré 2 millions de personnes C'est de la pure barbarie que de désigner un peuple entier alors qu'une extrême minorité aujourd'hui a voté pour le hamas et qu'il est composé à 50% d'enfants Et de la sottise la plus crasse en terme philosophique que de penser que la démocratie est le moyen de cibler l'ensemble d'une population coupable pour ses dirigeants Qui se serait attendu qu'un peuple exterminé dans des camps derrière des murs en dresse à son tour et extermine une population ? Qui se serait attendu que le peuple juif dont les valeurs religieuses devait porter le phare de la parole divine serait prêt à maltraiter et exterminer ses voisins pour une Terre après 2 millénaires d'exode ? Qui aurait cru qu'Israel tomberait si bas? Parce que tu es ce mouton qui suit la médiocrité Se battre pour son pays comme De Gaulle n'est même pas de leur dire que ses concitoyens sont des veaux mais être capable de lutter pour leur redonner une dignité Faux Tu serais bien incapable de donner une seule qualité à l'islam et te sert de l'islamisme comme prétendue cible pour servir ton racisme aveugle contre tous les habitants de Gaza, femmes et enfants Je m'arrête là parce que ce dialogue est inique et alimente la haine dont tu te nourris Simplement...je n'aurais absolument jamais la moindre confiance en toi ni le moindre respect Ce gouffre entre nous sépare l'humanité de la bestialité. Chacun pensera être du bon côté mais tu ne seras jamais un allié. -
Montée vertigineuse des discours de haine contre les musulmans de France.
zenalpha a répondu à un(e) sujet de Philo007 dans International
Le problème que tu as s'appelle le racisme. Tu n'aimes pas les gazaouis non pas pour ce qu'ils font mais pour ce qu'ils sont. Que personne n'ait pu voter avant d'avoir aujourd'hui 35 ans, ce qui représente une minorité extrême de la population, tu t'en fous tous responsables Que la majorité soit des enfants, tu t'en fous tous responsables Peu importe ce qu'ils ont pu faire Et donc qu'une minorité ait décidé d'une attaque...abjecte...alors que la population est enfermée entre les murs peu importe tous responsables Ce sont des lapins qui sont tous les mêmes et qui sont pour toi la lie de l'humanité Un peu comme les juifs à la fin des années 30 pour la doctrine allemande De mon point de vue, ce sont tous ces sous hommes qui caractérisent et surtout qui oppressent maltraitent voire exterminent une race, une ethnie ou un peuple et toi y compris la lie de l'humanité Même pas pour le courage de leurs actes vu qu'ils sont des lâches dans leurs canapés et généralement sans cervelle qui exploitent la misère philosophique du monde pour les plus haineux et en sont banalement touchés pour les misérables... Mais pour ce qu'ils "pensent" Et là on ne peut pas les regrouper pour aucun trait de ce qu'ils sont ... ils sont de toutes les origines... Mais par cette puanteur abjecte de ce qu'ils "pensent" et de la banalité de la monstruosité banale qu'ils incarnent par pure paresse et généralement davantage dépassés par leur médiocrité plus que par leur haine. Tous coupables. J'en viens presque à espérer que leur jugement dernier soit une réalité et en effet il se pourrait bien que les premiers soient de loin devenus les bons derniers ... A chacun ses convictions -
On ne me perd jamais vraiment La vérité est d'autant plus forte que son cadre est restreint et sa logique facile Arrive cet instant où la vérité nous nargue aussi présente qu'inaccessible Puis telle le Phoenix elle s'évanouit pour renaître de ses cendres La boucle est bouclée Le meilleur d'entre nous dans la recherche de ce concept est Grothendieck Écoutons son hymne au Zen A propos de votre image de l’homme ange et démon, je ne crois pas à cette dichotomie du bien et du mal. Je ne partage pas cette façon de voir ; il y a plutôt un mélange complexe de deux principes opposés. Si vous le permettez, je vais faire une petite digression philosophique concernant le mode de pensée mathématique et son influence sur la pensée générale. Une chose m’avait déjà frappé avant d’en arriver à une critique d’ensemble de la science depuis prés de deux ans : c’est la grossièreté, disons, du mode de raisonnement mathématique quand on le confronte avec les phénomènes de la vie, avec les phénomènes naturels. Les modèles que nous fournit la mathématique, y compris les modèles logiques, sont une sorte de lit de Procuse pour la réalité. Une chose toute particulière aux mathématiques, c’est que chaque proposition, si l’on met à part les subtilités logiques, est ou bien vraie ou bien fausse ; il n’y a pas de milieu entre les deux, la dichotomie est totale. En fait, cela ne correspond absolument pas à la nature des choses. Dans la nature, dans la vie, il n’y a pas de propositions qui soient absolument vraies ou absolument fausses. Il y a même lieu souvent, pour bien appréhender la réalité, de prendre en ligne de compte des aspects en apparence contradictoires, en tout cas, des aspects complémentaires, et tous les deux sont importants. D’un point de vue plus élémentaire, aucune porte n’est jamais entièrement fermée ou entièrement ouverte, ça n’a pas de sens. Cette dichotomie qui provient peut-être de la mathématique, de la logique aristotélicienne, a vraiment imprégné le mode de pensée, y compris dans la vie de tous les jours et dans n’importe quel débat d’idées ou même de vie personnelle. C’est une chose que j’ai souvent remarquée en discutant avec des personnes, que ce soit en privé ou en public. En général, les personnes voient deux alternatives extrêmes et ne voient pas de milieu entre les deux. Si mon interlocuteur a choisi une certaine alternative et que j’aie une vision qui se situe au-delà de celle qu’il considère comme bonne, tout aussitôt, il m’accusera d’avoir choisi l’alternative extrême opposée, parce qu’il ne voit pas le milieu.
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Si ce n'était pas une anomalie statistique il n'y aurait aucune raison de trouver ces données intéressantes Si l'univers était isotrope comme nous le pensons dans le modèle lambda CDM il y aurait 50% de galaxies tournant dans un sens et 50% dans l'autre sens Les 60% observés doivent se rapporter à la taille de l'échantillon pour savoir si cette différence est significative ou si elle ne l'est pas Et cet écart de 10 points par rapport aux 263 observations est suffisamment important pour que ce soit une anomalie statistique donc un écart signifiant Un faible écart aurait pu s'expliquer par la faiblesse de l'échantillon donc un faible écart non statistiquement significatif Quand on dit qu'il y a une anomalie statistique significative, ça ne signifie pas que l'étude a été faite avec les pieds... Mais que compte tenu de l'écart et que compte tenu de la taille de l'échantillon, il y a une anomalie statistique par rapport à l'attendu qui est significative et doit être creusée Donc ce que je dis, c'est qu'en effet cet écart n'est probablement pas le fruit du hasard mais devra trouver une explication par rapport aux prédictions de notre modèle standard de la cosmologie Bon...j'y go...
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Tu es battu à plate couture Ma religion est la vraie vérité de la vérité vraie et plus on est de fous moins il y a de riz Au moins nous nous sommes entendus sur les grands principes d'une théorie de la connaissance A partir de là tout est possible
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Oui c'est à la fois hyper récent et hyper spéculatif 60% d'un échantillon assez faible de 263 galaxies tournent dans le même sens ce qui reste une anomalie statistique par rapport à un univers isotrope Cela relance une très vieille idée liée à la cosmologie de Schwarzschild dont l'idée que notre univers entier serait un trou noir Il y a pas mal d'autres modèles autour de cette idée des univers gigognes à la sélection naturelle cosmologique de Smolin et même l'univers Holographique de Hawking avec notre univers vu comme un trou noir dont l'information serait encodée à sa surface en 2d Le fait marquant est d'intégrer des données de James Webb donc oui en est espéré peut être une énorme découverte Pour le moment ça reste extrêmement spéculatif Je pense que ça le restera sans théorie de gravitation quantique
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J'adore ta religion Mes interrogations d'agnostique ont moins de jolies courbes Les ajustements fins des constantes de la physique, le miracle du carbone, les caractéristiques si particulières de notre système solaire... Rien pour conclure sur rien juste dormir avec quelques interrogations
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Nous sommes enfin prêts.
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Pas du tout... T'aura t'il échappé que cette alternative n'est pas contredictoire si fait que l'une des alternatives n'excluant pas l'autre, la signification de la réponse est ... nulle. Et justement le principe de superposition est précisément l'inverse Si je te demande si je suis un idiot ET en même temps un pur génie, la question est cette fois ci parfaitement posée puisque classiquement la première alternative est incompatible à la seconde. Hors la mécanique quantique permet ce miracle divin de considérer que si l'état A est possible et que si l'état B est possible alors l'état A + B est également possible. Si un état quantique possible de Zenalpha est d'être un idiot et si un autre état quantique de Zenalpha est d'être un génie alors il existe de facto un troisième état possible où je serais à la fois un idiot et un génie. Parlons philosophiquement. Les religions du livre à part la trinité catholique qui est parfaitement compatible aux principes de la mécanique quantique nous dressent le BIEN contre le MAL Auras tu remarqué que je suis diabolisé dans ta phrase, enfermé dans 2 alternatives où le mal uniquement s'exprime ? On a la...avec cet héritage judeo chrétien, une des raisons de la radicalisation des pensées L'enfer OU le paradis, le Bien OU le mal etc etc etc Tu es dans ce paradigme et rassure toi, 99.9% des individus y sont Un athée ne se rend pas compte que se définissant contre ce qu'il considère être une idiotie, rien ne lui donne une fondation pour exprimer ce qu'est le bien Vacuité ou Sunyata pour un Zen Le Yin et le Yang sont beaucoup plus subtils et profonds, le Yin contenant les germes du Yang et inversement dans une dynamique où les positions de l'un et de l'autre se mélangent et se complètent Tu me cités en mal mais jamais tu n'as défini le bien Et tu n'as pas saisi que ces 2 facettes sont essentielles dans la nature humaine
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Le principe de moindre action en physique ne décrit pas la psychologie humaine en effet Désolé de cette confusion dans le discours J'use d'une métaphore pour expliquer qu'à l'inverse du principe de moindre action pour la physique, chacun doit se prendre en main dans l'effort dans la vie. Ne pas y mettre une relation de cause à effet. Exactement Partant du principe que tu ne savais pas que le principe de superposition existe en mécanique quantique et y ayant passé 5 minutes dans ta vie, il y a inaptitude. Ça n'enlève rien de ta sympathie.
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Non Si une particule touche l'écran ou si un observateur fait une mesure, il y a effondrement de la fonction d'onde et destruction de la particule en un point précis Tous les photons qui entrent dans ton œil par exemple sont détruits dans ce processus Le phénomène d'interférence et de diffraction des systèmes quantique s'opèrent évidemment avant l'effondrement de la fonction d'onde... Je te remets le même petit film Le reste est lié à ton interet personnel, ton travail et à ton entendement Pars du principe de la méthode Feynman : de toutes les personnes susceptibles de te tromper tu es celle qui a de loin le plus grand rôle pour toi-même Challenge ta vision...si tu en as une... Et essaye de comprendre ce qui fonctionne parfaitement : la mécanique quantique
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Hello L'image que donne Feynman est exacte L'illustration la plus spectaculaire au delà de ce que dit Feynman est sans doute à trouver dans les expériences à choix retardé. En mécanique quantique, le résultat qu'on observe dépend de la mesure qu'on effectue. Par exemple dans une expérience d'interférence, l'expérience choisie par l'expérimentateur va pouvoir mettre en évidence soit un comportement ondulatoire soit un comportement corpusculaire. Et bien sûr l'expérimentateur peut décider à quel instant il va effectuer ce choix. John Wheeler à proposé du point de vue théorique de retarder au maximum ce choix de l'expérimentateur en attendant que la particule soit très très avancée dans l'interféromètre et cette expérience a été réalisée en laboratoire et même en utilisant des satellites réfléchissant des faisceaux laser sur de très très longues distances Et oui, la particule "change sa nature" à un moment donné de son passé selon le choix de l'expérimentateur fait dans un futur de ce point et même un futur très éloigné. Disons que selon la vision classique et naïve du monde, la mécanique quantique relie des actions faites dans le futur sur des événements passés Comme dit Alain Connes le passé bouge encore. On parle aussi de rétrocausalité Mon maître à penser en parle ici sauf qu'il devait sortir d'un apéro et manque de clarté Si tu lis ces livres, tu as une explication plus fondamentale à ce phénomène à laquelle je souscris. Mais point trop n'en faut Sur le second point....tu peux le résumer par mon pari métaphysique personnel. Imagine que le monde soit totalement déterministe (je ne le crois pas pour la raison que la mécanique quantique contient un hasard intrinsèque ou une forme de déterminisme alocal et atemporel puisqu'aucune variable cachée locale n'est possible - expérience Aspect 1982) ou Imagine que je sois un jouet cosmique dont le destin est écrit depuis la nuit des temps (le super déterminisme) Que... Aucun libre arbitre, aucun choix ne m'est possible. Et donc... Soit tout cela est faux et les règles de la psychologie humaine sont davantage qu'un jeu mécaniste (c'est mon pari métaphysique) Et dans ce cas tracer notre chemin nous appartient et nous sommes libres de nos choix (dans une certaine mesure). C'est le principe de la Justice où un criminel ne va pas répondre au juge qu'il est un jouet cosmique et responsable de rien.... Ou Toute ma vie est prédeterminée, déjà écrite et prédicible mes choix n'étant que de pures illusions... Et dans ce cas...je veux m'illusionner jusqu'au bout puisque dans tous les cas, prétendre l'inverse est une philosophie plutôt de passivité où on trouve dans le destin les sources de ses déboires Je suis de la philosophie Adidas La victoire est en nous
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Feynman comprend que le concept de trajectoire pour une particule n'a aucun sens en mécanique quantique puisqu'il n'y a ni une position ni une vitesse unique si on en fait la mesure pour une particule quantique... Mais que, néanmoins une particule part bien d'un canon à électron (par exemple) pour s'achever sur un écran (par exemple) Donc qu'une particule part bien du point A pour arriver au point B Ce qu'il comprend...c'est que si on place un écran percé de 2 fentes entre le canon et l'écran plein dans laquelle on enregistre le point d'impact...la particule passe simultanément par les 2 fentes puisque sa fonction d'onde interagit avec elle même et crée des interférences Feynman généralise Avec 3 fentes la particule passe par les 3 fentes Avec 1000 fentes elle passe par les 1000 fentes Avec un second écran de 1000 fentes elle passe dans les 1000 fentes du premier et dans les 1000 fentes du second Il généralise Avec une infinité d'écrans et une infinité de fentes dans les écrans (on appelle ça le vide...) la particule prend entre le point A et B (point B qu'on ne sait d'ailleurs pas prédire) tous les chemins possibles et imaginable, elle échantillonne tous les chemins dont certains deviennent extrêmement improbables car les interférences sont destructives alors que d'autres sont plus probables car les interférences s'additionnent Ce qui signifie que comme pour la lumière elle même, toute particule est associée à une onde qui emprunte simultanément tous les chemins possibles entre A et B donc qui lui permet d'expérimenter ou d'échantillonner toutes les possibilités (les intégrales de chemin de Feynman) et donc "connaître" le chemin extrêmal de moindre action parmi l'infinité des chemins possibles et qu'on retrouve dans la deuxième intégrale de l'équation Ce formalisme débouche sur le concept de champ quantique Bref.... Pour un zen.... il ne faut pas non plus confondre le fait de connaître le chemin avec le fait d'arpenter le chemin Je ne recommande pas le principe de moindre action dans nos vies
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L'abomination de l'intervention Israélienne à Gaza.
zenalpha a répondu à un(e) sujet de frunobulax dans International
Ce qui est aussi assourdissant, c'est la ... totale ... hypocrisie et petitesse du monde intellectuel et philosophique qui ré écrit la grande histoire de l'humanité dans les errements les plus abjects du peuple d'Israël en tout cas par sa direction du pays. Une trahison de l'ancien testament Écoutons Levinas puisqu'il faut remonter très loin avant de voir une once d'humanité dans la crasse philosophie actuelle -------- Levinas et Israël : l’éthique à l’épreuve du politique Octave Larmagnac-Matheron publié le 13 octobre 2023 Après Sartre et Derrida, nous interrogeons le regard d’Emmanuel Levinas (1906-1995) sur le conflit israélo-palestinien, qui se déploie à partir d’une compréhension singulière de la vocation de l’État hébreu. Parcours en quatre étapes. 1948 : la création de l’État d’Israël Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la création de l’État d’Israël en 1948 représente un espoir pour une communauté juive massacrée lors de la Shoah. Levinas, pourtant, ne fera pas son alya, son retour vers la Terre Sainte. Non qu’il soit hostile à la création de l’État hébreu – au contraire, sa solidarité avec l’État d’Israël est inébranlable. Mais sa compréhension du judaïsme, de « l’honneur sans drapeau » des Juifs, le conduit à prolonger la voie qui, depuis l’origine, est celle du judaïsme : la voix de l’exil sans retour, de la diaspora. À Ulysse qui regagne son île, Levinas préfère Abraham, l’éternel errant. Comme il le dit en 1935 dans « L’inspiration religieuse de l’Alliance », « la diaspora est une résignation : un renoncement foncier à une destinée politique propre ». Il le dira encore en 1959 à propos de Rosenzweig : « Le Juif est d’ores et déjà arrivé. Il n’a pas besoin d’État. Il n’a pas besoin de terre, il n’a pas besoin de lois, pour assurer sa permanence dans l’être. » Il n’a besoin que de la responsabilité sans assise, sans institution, sans repère – de l’éthique. La naissance d’Israël ne laisse pas pour autant Levinas indifférent. Elle suscite même, si l’on veut, un sentiment double, un espoir radical mais également une inquiétude à la hauteur de cet espoir, s’il venait à être trahi. L’espoir, d’abord. Dans ses textes des années 1950, dont certains sont rassemblés dans Difficile Liberté (1984), Levinas écrit : « L’important de l’État d’Israël ne consiste pas dans la réalisation d’une antique promesse, ni dans le début qu’il marquerait d’une ère de sécurité matérielle – problématique, hélas ! – mais dans l’occasion enfin offerte d’accomplir la loi sociale du judaïsme. Le peuple juif était avide de sa terre et de son État, non pas à cause de l’indépendance sans contenu qu’il en attendait, mais à cause de l’œuvre de sa vie qu’il pouvait enfin commencer », la réalisation de la justice, d’une autre politique placée sous le signe de l’éthique – « comme, aux temps anciens, la pratique de la justice justifiait la présence sur une terre. » « Enfin arrive l’heure du chef-d’œuvre. C’était tout de même horrible d’être le seul peuple qui se définisse par une doctrine de justice et le seul qui ne puisse l’appliquer. » Tel est le sens de l’« élection » du peuple juif : « L’idée d’un peuple élu ne doit pas être prise pour un orgueil. Elle n’est pas conscience de droits exceptionnels mais d’exceptionnels devoirs. » La terre promise est essentiellement l’horizon ouvert de réalisation de cette exigence absolue, comme le dira encore Levinas dans L’Au-delà du verset (1982) : « Par-delà le souci d’un refuge pour des hommes sans patrie et les accomplissements, parfois étonnants, parfois incertains, de l’État d’Israël, ne s’est-il pas surtout agi de créer sur sa terre les concrètes conditions de l’invention politique ? C’est là la finalité ultime du sionisme et, ainsi, probablement, l’un des grands événements de l’histoire humaine. Pendant deux mille ans, le peuple juif n’en était que l’objet, dans une innocence politique qu’il devait à son rôle de victime. Elle ne suffit pas à sa vocation. Depuis 1948, le voilà, entouré d’ennemis et toujours en question, mais aussi engagé dans les faits, pour penser – et pour faire et refaire – un État où devra s’incarner la morale prophétique et l’idée de sa paix. » L’éthique portée par la judaïsme est « inséparable des fins temporelles de l’État et débord[e] ces fins ». 1967 : la guerre des Six Jours Mais Levinas perçoit, en même temps, le risque : risque que cette terre deviennent la matrice d’une obsession identitaire, le terreau d’un État qui, comme tous les États avant lui, se laisserait capturer dans les filets de l’enracinement et du nationalisme, dans une mystique de l’enracinement. Le judaïsme, précisément, invite à se méfier de la fétichisation de la terre, comme le précisera Levinas dans « Heidegger, Gagarine et nous » (1961) : « Le judaïsme a toujours été libre à l’égard des lieux. Il resta ainsi fidèle à la valeur la plus haute. La Bible ne connaît qu’une Terre Sainte. […] Nourriture, […] Boisson et […] Logis, trois choses nécessaires à l’homme et que l’homme offre à l’homme. La terre est pour cela. L’homme est son maître pour servir les hommes, et pas autre chose. » Israël, comme État souverain, ne risque-t-il pas d’oublier cette manière d’habiter la terre en étranger ? Pas dans l’immédiat, a priori. Car cette terre à laquelle s’arrime l’État hébreu, incessamment contestée, n’est en rien une assise pérenne. « Manque d’appui dans le monde, absence de toute “position de repli préparée à l’avance” » : « Telle est la terre même qu’Israël possède dans son État. L’effort de le bâtir et de le défendre se tend sous la contestation et la menace permanente et croissante de tous les voisins. État dont l’existence reste en question dans tout ce qui en constitue l’essence ; alors que la terre des nations politiques est toujours le fameux “fond qui manque le moins” et qui reste quand tout est perdu. » Ce qui, pour les autres nations, constitue le soubassement pérenne est, pour Israël, « enjeu ou impasse ». Mais précisément, face à ses voisins hostiles « entourés de leurs terres », Israël ne risque-t-il pas de se raidir dans un désir réactif d’enracinement tellurique ? Levinas tient en tous cas à rappeler ce que cette terre n’est pas : car « les livres […] nous portent plus profondément que le sol » (en particulier « le » Livre, la Bible hébraïque), car « la personne est plus sainte qu’une terre ». Et il n’hésitera pas à critiquer la forme souvent prise par le sionisme : « Le sionisme à la recherche d’un État juif, développant des colonies en Palestine, s’interprétait, pendant longtemps, malgré les formes nouvelles de la vie collective qui surgissaient dans les kibboutzim, en termes de nationalisme » (L’Au-delà du verset). La réalité historique confirmera en partie les craintes de Levinas. En 1967, Israël déclenche une « attaque préventive » contre ses voisins arabes, et occupe la bande de Gaza et le désert du Sinaï, le plateau du Golan et la Cisjordanie, mais surtout Jérusalem, qui devient sa capitale de fait, même si elle n’est pas reconnue internationalement. Au Colloque des intellectuels juifs de France, Levinas – en dépit de son attachement indestructible à l’existence de l’État hébreu – émet de vives critiques. Il interpelle le philosophe André Neher, qui soutient qu’« Israël est du côté de la justice » : « Israël ne peut ni ne doit être un persécuteur », réplique Levinas. « Écoutez, Neher, est-ce que vous n’avez jamais connu la moindre interrogation, le moindre doute dans la conscience ? [...] Écoutez encore : 800 000 Arabes privés de maison. Pour eux, être privé de maison, c’est être privé de tout. […] Nous commençons à avoir des réflexes d’occupant. [...] Nos colloques doivent être le lieu de nos scrupules. » 1977 : le rapprochement Israël-Palestine Dans « Politique après ! », Levinas aborde, sans l’y réduire, la dimension internationale du conflit. Il commence par revenir sur « l’origine du conflit judéo-arabe » : « Il est aigu depuis la création de l’État d’Israël sur un bout de terre aride qui avait appartenu aux enfants d’Israël il y a plus de trente siècles, que, malgré la destruction de la Judée en 70, les communautés juives n’ont jamais déserté, que dans la Dispersion elles n’ont cessé de revendiquer et que depuis le début du siècle elles ont fait refleurir par leur travail ; mais sur un bout de terre qui se trouvait aussi depuis des siècles habité par ceux qui, entourés de toutes parts, et sur de vastes étendues, du grand peuple arabe dont ils font partie, se dénomment Palestiniens. » Comme le remarque Levinas, « ce conflit […] pour le moment, commande toutes les autres questions judéo-arabes ». En témoigne les conflits fréquents de l’État hébreu. Mais les choses changent, au gré des événements du siècle. En 1979, Israël et l’Égypte signent un traité de paix. Levinas veut y voir l’espoir d’une réconciliation possible. « La paix conclue entre Israël et l’Égypte, les conditions insolites dans lesquelles elle avait été suscitée par le voyage du président Sadate à Jérusalem le 19 novembre 1977 et qui, sur le petit écran, a pu paraître semblable aux premiers pas de l’homme sur la Lune – mais pas plus irrationnel – représente à nos yeux, malgré toutes les péripéties qui faillirent, dans la réalité des choses, faire échouer l’accord, malgré tous les écueils qui l’attendent peut-être et risquent de le réduire à néant, la voie même sur laquelle la réconciliation avait une chance de se produire. » Le philosophe ne cache pas son émotion. Il réaffirme « la grandeur et l’importance de Sadate » : « Son voyage a probablement été l’événement exceptionnel – trans-historique – qu’on ne fait pas et dont on n’est pas contemporain deux fois dans une vie. Pour un instant furent oubliés les étalons et les clichés politiques et toutes les motivations perfides qu’une certaine sagesse prête même au geste d’un homme qui se transcende et qui s’élève au-dessus de sa prudence et de ses précautions. » Levinas continue : « La paix était venue par une voie qui menait plus haut et venait de plus loin que les chemins politiques, quelle qu’ait été la part de ceux-ci dans l’itinéraire de cette paix. » Car c’est bien la paix qui reste et doit rester, pour Levinas, l’horizon : « Un Juif n’a pas besoin d’être “prophète ni fils de prophète” pour souhaiter et espérer la réconciliation judéo-arabe, pour l’entrevoir, par-delà le voisinage pacifique, comme une communauté fraternelle. » 1982 : Sabra et Chatila Du 16 au 18 septembre 1982, les milices chrétiennes perpètrent des massacres contre les combattants et civils palestiniens réfugiés au Liban dans le quartier de Sabra (Beyrouth ouest) et dans le camps de Chatila, en représailles à l’assassinat du président libanais Bachir Gemayel. L’armée israélienne, qui occupe alors la région, n’intervient pas. Dans un débat radiophonique de 1982 avec Alain Finkielkraut et Salomon Malka, Levinas réagit aux événements et condamne fermement les atrocités et « la tentation de l’innocence qui voudrait faire taire la mauvaise conscience » : « Se réclamer de l’Holocauste pour dire que Dieu est avec nous en toutes circonstances est aussi odieux que le Gott mit uns [Dieu avec nous] qui figurait sur les ceinturons des bourreaux » du Troisième Reich. Il ajoute, contre certains discours israéliens qui voudraient faire des massacres une affaire entre l’État hébreu et ses voisins : « Là où surgit la responsabilité morale de tous […], c’est dans cet événement de Sabra et Chatila. Là, personne ne peut nous dire : vous êtes en Europe et en paix, vous n’êtes pas en Israël et vous vous permettez de juger ! » Levinas tient en même temps à réaffirmer plus généralement le droit d’Israël à se défendre. Une affirmation qui est loin d’être évidente dans le cadre de son éthique. Levinas affirme en effet la « responsabilité infinie » de la conscience à l’égard d’autrui, de l’absolument autre. Mais alors, lui demande un de ses interlocuteurs : « Est-ce que l’autre pour l’Israélien n’est pas d’abord le Palestinien », plutôt que l’autre Israélien qui est déjà un peu le même, partageant une appartenance à une même communauté ? Levinas répond en ces termes : « Si votre prochain attaque un autre prochain ou est injuste avec lui, que pouvez-vous faire ? Là, l’altérité prend un autre caractère ; là, dans l’altérité, peut apparaître un ennemi, ou du moins là se pose le problème de savoir qui a raison et qui a tort, qui est juste et qui est injuste. Il y a des gens qui ont tort. » Le philosophe ajoute : « Mon peuple et mes proches, ce sont encore mes prochains », ils sont encore autres quelque soit le lien naturel, politique, territorial qui nous unit. « On défend le prochain quand on défend le peuple juif. » Il y a à côté du sentiment de « responsabilité illimitée une place pour une défense, car il ne s’agit pas toujours de “moi”, mais de mes proches qui sont mes prochains. À cette défense je donne le nom de politique, mais de politique éthiquement nécessaire », tournée vers la défense de l’Autre. Levinas, on le voit, n’aura cessé de confronter sa compréhension philosophique de la vocation d’Israël avec les événements tragiques du monde. Son message est avant tout tourné vers l’espérance d’une réconciliation : « On peut et doit penser, parfois en accord avec les penseurs les plus lucides du camp adverse, qu’il est temps de dépassionner cette adversité. » Pas très concret, sans doute. Peut-être que l’on peut synthétiser sa position dans l’anecdote suivante. En 1992, au philosophe israélien Jacob Golomb, qui lui demandait dans un entretien comment il fallait se positionner face à la réalité d’un conflit de plus en plus douloureux, Emmanuel Levinas répondit laconiquement : « Je suis toujours heureux si l’on parle. » -
Je te souhaite le meilleur. Et si tu me fais part de la manière en règle générale dont tu surmontes les problèmes qui te préoccupent, j'y trouverai a coup sûr matière à réflexion ou à échange Je ne parle pas pour toi. Mais de mon point de vue, la société se débilise intellectuellement à hauteur de la perte des valeurs individuelles, collectives et philosophiques. C'est souvent pris comme de la condescendance. Mais je ne me mens plus ce qui est le premier principe de sincérité à l'autre. En revanche...évidemment...je croise des êtres exceptionnels de toute sorte qui remplissent ma vie. Je suis dans un temps de sérénité avant la prochaine tempête Je ne te connais pas Apator Mais j'ai bien compris qu'en ce moment tu en prenais plein la tête et je ne parle pas de moi. J'en suis désolé et tu vois, tu as peut-être en moi une cible pour te défouler Mais je ne suis pas ton ennemi
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il y a une différence entre connaître le chemin et arpenter le chemin. Le Zen considère la mort comme un don, ni un ennemi ni même une fin mais une invitation à vivre chaque instant en pleine conscience. Un Ricard mon ami ?
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Les premiers seront les derniers t'inquiète pas pour ça, ça va aller
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Je la mets dans ma playlist, merci beaucoup Dans candide il faut cultiver son jardin, pour Camus dans le mythe de Sisyphe, c'est même un acte de révolte créateur de sens Une hétérotopie comme espace utopique d'où cultiver la contestation de l'ordre social Les jardins zen en revanche incarnent le wasi-sabi, la beauté de l'impermanence. D'où le samouraï peut tranquillement se ressourcer avant de couper les têtes en méditant le bushido
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De la philosophie aux fils à sophismes se manifeste une force d'extrême gravité inversement proportionnelle au carré de la distance à l'esprit qui sépare la matière du trou anal dans le bac, de l'organe d'où il y a une matière à pensée qui fera son trou dans les annales du bac. Prenez vos stylo, commencez à écrire Vous avez 4 heures.
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A l'astrologie chinoise et à la cartomancie en réalité
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Ce qui est discutable pour au moins une bonne raison Calculer ne sert que dans la mesure où on sait précisément ce qu'on recherche et comment on s'y prend. Je ne te confierai pas un calcul apres deux jours à avoir joué à chat GPT par exemple... c'est déjà déjà vrai en mathématiques et encore beaucoup plus exact en physique Ce shut up and calculate n'est pas une statue aux techniques du calcul...c'est juste une invitation à utiliser des procédures de calcul qui rendront compte des mesures sans se poser la question de la signification, ce qui convient dans la plupart des programmes de recherche Pas de bol...je suis plus philosophe que physicien... Et assez d'accord dans ce contexte avec la célèbre conférence de Sydney Coleman à savoir : quantum mechanics in your face. Et donc l'opérationnalisme de l'école de Copenhague ne dit pas quel type de formalisme utiliser ni dans quel cas ni même pour en faire quoi En l'occurrence je suis ravi de t'avoir fait découvrir par exemple cette petite initiation aux intégrales de chemin. C'est un bon début Oui ta conclusion est correcte Belle introspection personnelle Je ne comprends toujours rien de tes conceptions philosophique mais cet éclaircissement était important
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OK je n'avais pas suivi ce raisonnement depuis le début
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OK mais quand est ce que tu vas passer ce cap de passer de la mécanique classique aux intégrales de chemin de Feynman ?
