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zenalpha

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Tout ce qui a été posté par zenalpha

  1. La guerre contre les russes n'arrête pas le business Mieux un avion vendu qu'un avion prêt à combattre
  2. zenalpha

    Sur le Cogito

    C'est malgré tout extrêmement naïf Parce qu'un loupé accidentel, c'est à 10 000 années lumière des ajustements fins constatés dans les constantes de la physique qui ne laissent aucune marge de manœuvre Et c'est aussi à 10 000 années lumières de nombreux événements extrêmement improbables tels que par exemple les conditions de constitution des éléments atomique complexe à commencer par cette invraisemblable coïncidence qui a rendu possible l'émergence du carbone par exemple. Bref oui, si on conceptualise une forme de soupe dans le temps où les événements se sont succédés par bricolage, c'est une vision peut être audible pour l'évolution Darwinienne mais totalement inaudible en matière de cosmologie depuis le big bang
  3. zenalpha

    Sur le Cogito

    Descartes partageait de Socrate la conviction que seule la raison permet une connaissance claire. Il y a une filiation de Socrate à Platon en passant par Saint Augustin Tous des rationalistes invétérés Comme Socrate, Descartes tournait le dos aux idées reçues des vieux livres et concernant Descartes, de la pensée du moyen âge Il a passé sa vie à voyager notamment au sein de l'armée dans différentes villes d'Europe dont 20 ans en Hollande pour mourir à 54 ans en Suède d'une pneumonie Descartes est le premier à tenter une philosophie cohérente qui reprend tout de zéro d'où le doute et le cogito comme le firent après lui Spinoza, Locke, Berkeley, Hume et Kant. Comme je le disais la scolastique avait vu au moyen âge Saint Thomas d'Aquin essayer de relayer cette philosophie d'Aristote à la théologie chrétienne. La renaissance fût une période tumultueuse philosophiquement Descartes chercha une première théorie de la connaissance par des idées claires et distinctes tout en étudiant le rapport de l'âme et du corps en initiant un élan aux 150 ans qui suivirent. Pour beaucoup l'homme devait être conscient de sa propre ignorance. Et comme Socrate qui s'est attaqué au scepticisme des sophistes, Descartes a cherché d'établir une méthode pour rendre compte des phénomènes naturels. Voici un point important à la marge de sa méthode A son époque, de plus en plus de personnes croyaient en une vision mécaniste du monde Avant ce 17eme siècle, l'âme était considérée comme un souffle de vie, cette étymologie pour l'âme se retrouvant dans la plupart des langues européennes Pour Aristote l'âme était un principe de vie présent dans tout le corps, il parlait d'une âme végetative et d'une âme sensitive. Cette vision mécaniste et matérialiste pour Descartes ne pouvait pas faire de l'âme une partie de la machinerie corporelle Descartes...comme Platon...était plutôt convaincu que l'esprit et l'âme étaient distincts de la matière Mais quant à expliquer le rapport de l'un à l'autre, Platon n'apportait pas de réponse. Dans le discours de la méthode...voici la cinématique cartésienne D'une part il relève l'efficacité de diviser un problème en autant de petits problèmes que possible, c'est le réductionnisme qui a été si fécond Chaque pensée à chaque sous problème doit être "pesée et mesurée" exactement comme Galilée l'a fait Partir du plus simple vers le plus complexe en se servant de l'intuition avec à chaque étape un contrôle pour ne rien laisser échapper Une application de la méthode mathématique aux problèmes philosophiques Douter de tout y compris de nos sens pour fonder le cogito ergo sum, c'est l'axiomatique de son système Douter de la réalité extérieure mais l'appréhender par des qualités à reconnaître par la raison : les rapports mathématiques de la mesure quand les sens sont trompés par les couleurs ou les odeurs. Ces rapports mathématiques sont pour lui la preuve d'un Dieu parfait et il nomme de "garantie de Dieu" que ce que nous reconnaissons par la mesure corresponde à quelque chose de réel Dieu existe, lui en tant qu'être pensant ainsi qu'une réalité extérieure. C'est ici qu'intervient son dualisme La première substance est la pensée et l'âme La seconde substance de la réalité extérieure est l'étendue ou la matière Dieu est indépendant car ces 2 substances découlent de lui mais la pensée est totalement indépendante de la matière Une création divine en 2, le dualisme cartésien Seul l'homme a cette disposition spirituelle en tant que maître et possesseur de la nature et c'est ici que les animaux ne seraient que des mécaniques perfectionnées L'homme aurait un corps comme les animaux mais un esprit Saint Augustin et Saint Thomas d'Aquin avaient déjà posé L'homme avec un esprit comme les anges... Une âme en connexion physique avec le corps, aujourd'hui on parlerait de la glande pinéale mais un esprit capable de se détacher de nos mécanismes animaux Même si j'ai mal au ventre, la somme des angles d'un triangle restent de 180 degrés en géométrie euclidienne et cette compréhension de la raison et de la perfection divine nous distingue de l'animal Une raison souveraine Pour qui la finitude mais la compréhension de la mesure permet un contact à l'infinitude et à la perfection divine Aussi certain de Dieu que de son état de sujet pensant Bref...Descartes quelque part, je m'en revendique par cet appel à la raison et je ne m'en distingue que par ce que nous avons appris depuis le 17eme siècle, par son axiomatique du cogito aussi Et ce n'est pas une paille Mais Descartes est un pas essentiel vers le poids de la raison et la définition de la connaissance éloignée de notre entendement et du bon sens issu de nos sens. Tant la mécanicité de l'univers que la conceptualisation théorique de notre rapport rationnel à lui ont subi des révolutions Certains sont arrêtés aux grecs, d'autres à Descartes Nous sommes en 2024
  4. zenalpha

    Sur le Cogito

    C'est sûr que si en 200 ans nous avons inventé l'intelligence artificielle à partir de là découverte de l'électricité sur Terre, Dieu peut aller se rhabiller. Superbe argument.
  5. Bin oui On a des irresponsables patentés qui ont décidé de ruiner la France du haut de leur totale incompétence Je ne suis ni macroniste ni Gabriel Attal mais le danger plane de plus en plus sur la souveraineté financière de la France et de son modèle Je serai premier ministre que je resserrerai les boulons beaucoup plus encore sous les tomates et sous les boulons peut-être Mais va falloir qu'on se bouge les fesses au lieu d'attendre la pêche miraculeuse
  6. Pour ce poste, mieux vaux s'appeler Lucie casse têtes que Gérard casse couilles Un argument béton non repris par LFI qui connait ses limites
  7. zenalpha

    Sur le Cogito

    Si on replace Descartes au 17ème siècle, il a plutôt ouvert une brèche dans la certitude divine d'une part et dans la certitude des explications liées à la philosophie d'Aristote d'autre part qu'avalisé une solution divine certaine il faut aussi se souvenir... qu'il n'y avait pas d'alternative à l'époque... Comment sortir de millénaires dédiés au divin et aux certitudes de toutes sortes autrement que par le doute ? Maintenant si tu parles de la méthode... Descartes... c'est justement le discours de la méthode... et il en ressort avec... la preuve de Dieu Si j'en viens à cette volonté d'en finir avec Dieu, ça n'a rien à voir avec Descartes et son cogito... c'est le titre du livre de Richard Dawkins qui trône dans ma bibliothèque Autre sujet mais je trouve très très faible cette prétention. Qu'est ce qui serait... dans la méthode...de nature à biffer cette hypothèse ? J'entends que les religions entre elles sont contradictoires de même que les récits saints mais quid de l'idée générale d'un "créateur" ? En terme de méthode.... on ne soigne pas un virus par un antibiotique... Et donc... par quelle autre méthode plus appropriée se débarrasserait on de l'idée de Dieu ? Il y a je l'admets une grosse simplicité à associer à une création sophistiquée un créateur. Mais quelle est l'histoire sainte athée alternative qui explique notre présence au travers de ce que nous connaissons ? Et par quel "raisonnement" cette idée de créateur serait-elle une hypothèse à biffer ?
  8. zenalpha

    Sur le Cogito

    C'est certain que tu as des oppositions philosophiques nombreuses, preuves de l'ouverture des esprits concernant par exemple ici le matérialisme et le spiritualisme. Descartes en est une forme de synthèse ou de cohabitation harmonieuse avec son dualisme : son rationalisme allié à sa croyance en Dieu, la séparation du corps et de l'esprit dont l'âme par exemple, une dualité vécue sans contradiction avec sa trinité catholique du reste ça me parait un pas dans la cohabitation église sciences quelque part et qui renvoie à la dualité de Descartes et aux besoins d'une époque Et donc qu'on oppose habituellement cette idée de monisme et du principe unique, du fondement unique, monisme matérialiste en conséquence et ils sont nombreux ou monisme spirituel et ils sont nombreux aussi Je n'ai pas le monopole de la vérité sur ces matières... Je constate en sciences physique que ce débat a trouvé des débouchés incroyables dans l'interprétation de la mécanique quantique et de la cosmologie quantique quand un Hawking n'hésitait pas dans son modèle Hartle Hawking à donner au sujet conscient le rôle de création de l'univers en fixant un passé cohérent non figé des conditions initiales de l'univers dans une logique top down de rétro causalité D'ailleurs de manière moins spéculative, toutes les théories de la connaissance repose sur la nature de la relation entre un sujet observant et un objet observé Est-ce que le monisme est un subjectivisme vaporeux ? Je ne sais pas On peut entendre que si on donne crédit au big bang par exemple, tout est issu d'un principe premier Maintenant je te donne mon AVIS donc PERSONNEL Aucun fondement premier ne résiste à l'analyse Même le big bang s'il est issu d'une fluctuation du vide quantique présuppose une origine et donc n'est pas l'origine... Aucune essence n'est fondamentale en soi par soi indépendamment du cadre qui lui donne une existence... On retrouve cela en physique quantique dans la physique quantique dite relationnelle ou l'objet comme la particule élémentaire n'est que la conclusion de relations qui lui sont plus fondamentales avec un aléa dont la nature est liée à une caractéristique relationnelle Je ne crois pas à l'être comme fondement, l'être est un objet qui jouit d'une certaine permanence... mais rien n'est impermanent Les mathématiques prolixes en physique sont basés sur les objets donc sur des invariants (donc des principes "absolus") qui génèrent certaines symétries et permettent une stabilité au système, voire les théorèmes de Noether Mais tous ces principes premiers restent globalement inexpliqués comme les constantes de la physique et comme peut être limites de notre connaissance jusqu'aux principes quantique ou la causalité même disparait Du reste je suis stupéfait que le principe d'incertitude soit une conséquence de la non commutativité des opérateurs mathématiques dans un espace de Hilbert mathématique et virtuel qui représentent les observables physique Je suis stupéfait qu'il faille introduire la notion de spectre d'opérateur pour rendre compte de la discontinuité des sauts quantique et faire cohabiter le continu au discret qu'on observe dans notre réalité physique Tout cela pour dire que s'il y a un principe premier fondamental, c'est la relation Et que les êtres fussent ils élémentaires ne sont rien en soi par soi sans un cadre qui leur donne corps Donc ce qui m'intéresse plutôt qu'un principe premier de réalité, c'est un ensemble où tout est inter-dépendant, changeant, cohérent La seule philosophie qui approche de près ou de loin ma manière de penser le monde provient de nagajurna Non en tant qu'il détienne la vérité bien sûr Nii que le passé ait été plus lucide que le présent Mais par le fait que l'état de nos connaissances s'approchent de ces anciens principes qui représentaient tout autre chose pour lui probablement... Rovelli en parle comme une référence pour lui et j'ai souri de le voir arriver à cette forme de conception philosophique qui reprenait celle qui me parle le plus... au regard de mon attrait pour la question de l'origine et des fondements Le monisme... ne résiste pas à l'analyse, pas plus que le dualisme... pas plus que l'essence fondamentale ni l'ontologie fondamentale Et la transcendance d'un principe premier appelé Dieu me semble une aspiration beaucoup trop humaine et naïve. A moins d'en retirer ses principes de vie...parce que je pense... qu'il est bon de définir ses principes
  9. zenalpha

    Sur le Cogito

    Bien sûr "mon" raisonnement ne se rapporte ... qu'à celui de Descartes : Qui prône sa foi catholique et évoque une preuve de Dieu Qui se trouve dans l'obligation d'invoquer un "malin génie" comme une nécessité duquel il ne peut intellectuellement échapper pour fonder la seule réalité qui échappe au doute systématique à savoir sa propre pensée Et qui part du principe que sa pensée est une pensée suffisamment bien construite, une bonne pensée, pour bâtir de ce seul point de départ une théorie de la connaissance alliée au doute systématique (hors le fait qu'il pense et que son esprit est fondamental) Une "bonne pensée" souvent évoquée à tort par ceux qui se sont projetés dans le cogito sans contestation sur la nature de la pensée (qui peut être irrationnelle et dans l'erreur voire parfois manipulatoire ou suffisante ou encore malade et sous emprise de l'inconscient : la mauvaise pensée) Non, ce n'est pas "un délire absolu", Descartes n'est pas dans un doux délire Mais peut être parlais tu du prêtre ? ou de moi ? Descartes est né fin 16ème siècle et nous en sommes encore les héritiers dans notre manière de penser Il faut pour comprendre son apport et même sa REVOLUTION PHILOSOPHIQUE se remettre dans le contexte de son époque que ce soit le carcan religieux ou celui de la scolastique qui tentait une synthèse entre la ... vieille ... philosophie d'Aristote et la théologie religieuse Et c'est assez naîf je trouve d'avoir sans ce contexte sur Descartes une opinion comme si on l'avait trouvé au hasard d'un salon aujourd'hui avec tous les apports digérés qu'il nous a produit... je dis ça en règle générale je ne vise personne en particulier Parfois, Descartes est même analysé au regard d'une pensée grecque largement dépassée d'un esprit retardé ou parfois au regard de nos croyances modernes dont personne n'interroge les fondements philosophiques mais qui sont régulièrement assez largement médiocres (beaucoup pensent ce qu'ils pensent au regard...de pas grand chose... ni au travers la science, ni au travers des principes moraux, ni au travers.... de rien) Mais voici en synthèse 4 apports en complément du scepticisme et de la tradition sophistique de Descartes à notre époque moderne : - La conception dualiste qui a inspiré plusieurs siècles de discours - Le doute systématique qui a inspiré la démarche scientifique - Le rationalisme moderne dit cartésien - La méthode réductionniste ou chaque fondement doit être analysé (mal appliquée à ces animaux machines mais en phase avec cette idée révolutionnaire d'une grande horlogerie cosmique repris par Laplace après lui comme base de la démarche scientifique) Donc comprendre que c'est un électrochoc pour l'église car finalement douter de tout sauf de son esprit, c'est douter... de Dieu et de la scolastique orthodoxe, électrochoc qui visiblement irait dans ton sens Descartes tente (et rate) une preuve rationnelle de Dieu, preuve que son discours de la méthode a ses limites aussi bien sûr Et Descartes tire sans doute des conclusions sur la toute puissance de la pensée rationnelle et d'une forme de technicité appliquée aux animaux qui sera critiquée par Heidegger par exemple (lui même bien critiquable, principe premier de la philosophie...) Oui car certain s'illusionnent sur le lien philosophie vérité... chose qu'elle n'a jamais prouvée ni démontrée car tout ce qui relève de la preuve et de la démonstration... est sortie du spectre de la philosophie... Reste le sens. Et c'est essentiel Maintenant, le yin et le yang n'est pas à proprement parler une religion même si elle est présentée comme telle mais une philosophie, philosophie ouverte à la dynamique et à la remise en cause Je ne sais pas si tu le classes dans les délires qui du coup seraient les miens mais il y a un topic où j'en parle Et tu trouveras ce en quoi notamment le dualisme est déjà un enfermement de l'esprit sans une vision holisitique dont je parle de certains fondements mais sans absolu Le bien et le mal n'y échappent pas plus que tout ce qui se rapporte au dualisme fût il cartésien ça, c'est mon parti pris Le mariage du rationalisme occidental et de la philosophie orientale
  10. zenalpha

    Sur le Cogito

    Oui, c'est même pire que ça Le malin génie nous fait croire que nous pensons....bien....presque par définition...alors que nous pensons...mal Des truismes fait d'évidence et d'opinions qu'on nous a rabâchées ou d'idées préconçues qu'on se ressasse à la méthode coué Le fait d'être confronté à une première réalité qui viole notre entendement devrait normalement ouvrir la porte à la connaissance en portant le doute...sur sa propre pensée. On ne remplit pas une cruche pleine qui n'a aucun mécanisme pour vider ses erreurs et pour les remplacer, une méthode presque hors sa pensée pour la mettre sur la sellette et l'expérimenter aux faits. Pensée faite du doute Cartésien, certes, mais faites aussi de méthodes qui distinguent le vrai, le prouvé, le probable, l'efficace mais incomplet voire aux fondements faux... Et donc nous avons besoin de nous frotter aux théories qui nous échappent et à leur vérification pour interroger ces notions et les apprivoiser Dieu est omniprésent avec Descartes Mais ce malin génie échappe totalement au paradigme judeo chrétien Et pourtant du bien se crée le mal et du mal ressort du bien Les 2 sont omniprésents et complémentaires, les germes de l'un dans le corps de l'autre, changeant même l'un par l'autre. Les extremismes, les croisades, les dogmes, les violences au nom de Dieu C'est finalement le second paradoxe du modèle Cartésien dont l'église moderne occidentale qui, comme tout dogme, n'a jamais compris le fondement. Et fait des pirouettes au nom "du libre arbitre". Finalement choisir le bien nécessite donc le mal ce qui en fait un mal nécessaire et vertueux pour notre construction Le malin génie n'est pas compris
  11. zenalpha

    Sur le Cogito

    Autant de... rapport au monde que de Sujets Néanmoins il y a un monde Et les connaissances visent à l'objectivité Je te rejoins concernant les implications politiques Le post truth consiste à plaire et à être élu et non à dire "les vérités" impopulaires Voilà pourquoi le garde fou d'une démocratie est une population la plus "éclairée" possible Car si elle devient faible, naïve et influençable, le monde dépérit. Je me demande pourquoi on parle de sciences politiques et non d'hypnose des foules. Il faudrait y penser.
  12. zenalpha

    Sur le Cogito

    J̌'en vois une. René Descartes fait sans doute partie de ces génies dans l'histoire qui avaient la faculté de se placer à la pointe de toutes les techniques et de toutes les sciences principales de leur époque Un tel cerveau finalement, s'il s'est donné comme point de départ la certitude de douter de tout sauf de sa propre pensée a dans le même temps et dans ce contexte jeté les bases de la Science Douter de tout, du moins... le doute raisonnable...et se donner le projet de tout comprendre par lui même Et finalement...s'il émet l'hypothèse d'un malin génie qui pourrait l'illusionner il semble et probablement dans bien des cas ne jamais douter de la force de sa propre pensée. Son existence...certes...mais aussi toutes les connaissances elles mêmes remises en doute pour avoir la base par sa pensée d'en faire des certitudes le cas échéant Ça me rappelle Alain Connes qui lorsqu'il attaque un domaine mathématiques, veut qu'on lui explique quelques principes pour redémontrer lui-même les théorèmes Tout maîtriser dans son domaine cette fois Il y a plusieurs esprits Les grands esprits dont ma foi, notre seule capacité est soit de comprendre le détail de leurs pensées...parfois...ou de reconnaître les conséquences heureuses qui les ont amené à cette reconnaissance par leurs pairs Les petits philosophes comme moi dont l'humilité leur permet de s'atteler à la tâche pour convenir qu'elle les dépasse, du reste aujourd'hui, impossible d'être à la page sur tout comme au temps de Descartes... et qui donc s'intéressent aux grands principes et aux conclusions Et enfin, les naïfs...qui ont compris le discours de la méthode mais qui n'ont pas la capacité de cerner leurs limites. Ici..Le cogito permet absolument tout... Je pense donc je suis...je pense comme un génie et si une opinion ne vaut pas tout à fait la mienne mon entendement est la mesure de la compréhension du monde et donc je comprends tout. Voilà finalement pourquoi depuis Descartes, il faut tout de même comprendre où se place la limite du cogito ergo sum comme refonte de la connaissance et du cogito ergo sum comme limites de son entendement Ce ne sont pas les mêmes
  13. zenalpha

    De l'existence de Dieu

    Oui J'évoquais le manque de valeurs morales et même déni de laïcité chez certains athées Mais oui, être croyant ne donne pas non plus un blanc seing concernant les valeurs mmorales bien sûr
  14. zenalpha

    De l'existence de Dieu

    Oui Mais certaines croyances ont été réfutées C'est ce qu'on appelle des découvertes philosophiques négatives Si on croit que la terre à 6000 ans et a été créée avec l'homme, ça reste une croyance Mais elle est fausse.et nous le savons Plus neutre mais pas forcément plus féconde dans quelque domaine que ce soit Si on ne croit en rien de l'amour ni à ses projets professionnels quand rien n'est certain par exemple, on ne configure rien La foi a historiquement déplacé des montagnes Et dans tous les cas, un athée s'il ne croit pas à certaines valeurs morales qui donnent sens a sa vie est un athée sans profondeur, donner sens à sa vie et trouver un sens à sa vie est déjà en soi une forme de religiosité Comprend bien que ce que je critique, ce sont les athées qui s'en prennent aux croyants (et non pas aux extrémistes) et qui se sentent investis de la vérité sur Terre avec des arguties de caniveau Un athée neutre est comme un croyant neutre concernant les athées : respectueux Respectueux de sa constitution : la laïcité Un athéisme médiocre, c'est attaquer les croyants... en étant philosophiquement vide Et comme il existe une croyance médiocre sans réflexion ni foi profonde, il existe un atheisme médiocre sans réflexion ni philosophie Une analyse objective à propos de Dieu ? Explique moi... Le fondement de la foi est un don de soi sans preuve J'entends parfois il n'y a pas d'amour mais que des preuves d'amour C'est une forme d'objectivité qui ignore tout de l'amour Il se manifeste et ne se prouve pas Demander l'objectivité de la foi, c'est rater la foi objectivement Harrari explique dans Sapiens que tout est histoire et même contes pour enfants La société anonyme est une belle histoire inventée, le crédit, la finance, la confiance au futur, la démocratie, la république française et sa mythologie révolutionnaire Quand Peugeot est attaqué pour un défaut sur ses voitures, Monsieur Peugeot n'a rien à craindre à titre personnel car on a créé une belle histoire inventée de personne morale intercalée et quand tu vas mettre tes chaussures Nike, on t'aura persuadé d'une association de belles valeurs à la marque qui se superposent au petit asiatique qui se tue les doigts à 12 ans avant de démarrer la partie où tu es le nain de world of warcraft avec un argent dématérialisé qui est versé même quand nous sommes malades Tu es pleine de belles histoires modernes et tu juges avec elles sans même apprécier ce pas historique de la spiritualité au consumérisme confortable Ce n'est pas la science qui tue la foi on m'a vite repris quand j'ai cité un paradigme scientifique, ce n'est pas davantage une philosophie vide de fondements C'est Hollywood chewing gum et le gratte ciel de valeurs associées Pourquoi implorer le ciel quand on est gavés d'histoires abracadabrantesques et qu'on y croit. C'est aussi de la pure subjectivité L'objectivité démarre par le recul pris sur soi et le regard de l'autre Ce n'est pas ce qu'on...croit...
  15. zenalpha

    De l'existence de Dieu

    Sans ornières ? Au nom de quoi cette croyance peut elle être réfutée ? Au nom de quel principe ce sont des fabulettes ?
  16. zenalpha

    De l'existence de Dieu

    C'est par une psychanalyse que tu t'es sorti de la croyance en Dieu ?
  17. zenalpha

    De l'existence de Dieu

    Je ne sais pas aux athées de le dire Ma plante verte et bubulle mon poisson rouge sont athées Toutes les civilisations depuis la nuit des temps ont leur histoire sainte, je n'ai pas à l'esprit une civilisation bâtie sans religion, il y a peut-être un précédent tu me diras Et même la science ne me semble pas une ligne de démarcation et d'ailleurs quand j'en parle, il semblerait que ce ne soit pas la logique athée Du coup...quelle logique et quelle contribution dans l'histoire ? Une licorne rose ? Invisible en effet.
  18. zenalpha

    De l'existence de Dieu

    Athée : qui ne croit pas en Dieu Mais à titre personnel évidemment, je trouve cette "logique" médiocre Je peux égrener une liste considérerable de concepts auxquels je ne crois pas et me "battre contre elles" Mais ça signifie que sans quelqu'un auprès de qui m'opposer, ma propre conception concernant la question ... est nulle. Pas tout à fait. Athée : qui a besoin d'une licorne rose invisible. Vous avez raison néanmoins En me référant à des paradigmes scientifiques, je dépasse totalement la conception athée. Je vous ressers une licorne rose ?
  19. zenalpha

    De l'existence de Dieu

    Je ne prétends pas que Dieu existe ni même qu'il soit sa propre cause Un enfermement dans un principe de causalité finalement qui serait plus fondamental que ce Dieu créé et qui le contraindrait à être créé "dans le temps" qu'il aurait lui même créé... En revanche, j'ai un peu de mal à comprendre que si le temps comme l'espace étaient une création comme c'est le modèle plutôt classique athée lié au big Bang, on puisse encore imaginer une création dans le temps d'un principe antérieur dont le temps lui même serait issu. Qu'est ce qui est antérieur au temps avant l'instant 0 ? C'est paradoxal d'imaginer un principe de causalité sans temps et sans espace. En réalité je ne comprends pas très bien la logique athée. Ou chez Aristote...avec un temps éternel et absolu pourquoi pas Sauf qu'Aristote est mort et bien mort en sciences
  20. zenalpha

    Sur le Cogito

    Hello Loufiat Il y a sur la forme dans le "cogito" la traduction latine où le "je" apparait normalement dans la conjugaison du verbe et non dans le pronom Le latin est comme l'italien : le pronom personnel ne se prononce pas sauf exceptionnellement pour renforcer l'appropriation Cogito, c'est simplement je pense en latin Dans les méditations métaphysique sur 3 pages ou "je pense, j'existe" reprend le célèbre "je pense donc je suis" du discours de la méthode, "je" est écrit 76 fois sur 2 pages et demi Peu importe la forme, mais le je est omniprésent dans ses textes. Sur le fond, le cogito consiste à placer la conscience comme le seul élément de connaissance qui échappe au doute, le reste n'étant que croyance : c'est la limite du doute cartésien pour un dogme de vérité absolue, son propre esprit, le sien ? Peut être plus que le notre oui, surement, mais pas pleinement non... "En définitive, se définir essentiellement par le corps ou par une propriété caractérielle est donc toujours contestable. On ne peut démontrer que nous sommes ce corps ou cet ensemble de propriétés que nous pensons avoir. Pour autant, notre nature n’est pas hors de notre portée, car nous sommes assurés de penser. La seule évidence qui s’impose est donc la suivante : le « je » qui existe est entièrement spirituel. Premièrement, je sais que je suis. Deuxièmement je sais que je pense. Là s’arrête notre savoir. Tout le reste est croyance." "Par conséquent, il y a de quoi douter de ce que l’on est. C’est même nécessaire de le faire. Il est en revanche indubitable que l’on pense être quelque chose. C’est-à-dire que notre nature consiste uniquement à penser. Je ne suis pas certain d’être réellement ce que je pense être mais je suis certain que je pense l’être, c’est-à-dire que je suis certain de penser. Je suis donc assurément une chose qui pense, un esprit. Je ne peux rien assurer de plus. Mes qualités, mes défauts, mes propriétés sont des hypothèses, des croyances plus ou moins crédibles mais absolument pas certaines. Dans le langage ordinaire, plutôt que de dire : « je suis x, je suis y, je suis z » il faudrait toujours dire : « je pense être x, je pense être y, je pense être z ». Nos propriétés existent dans notre pensée, c’est-à-dire qu’elles sont des idées. Il n’est pas certain que nous soyons ceci ou cela, mais il est certain que nous le pensons" Descartes est un fondateur et un génie Mais il y a une chose qui est certaine dans ce cogito, c'est qu'il replace dans le sujet humain un absolu par sa pensée et qu'il place un projet rationaliste avec une démarche quantitative qu'on retrouve dans ses mathématiques Mais déjà Protagoras soutenait que l'homme est la mesure de toute chose et Pythagore soutenait que comprendre l'essence des choses revenait à mettre au jour la structure mathématique Primat du sujet et Objectivisme rationaliste... scepticisme du doute et rationalisme de l'objectivité mathématique Personnellement je le vois ici son génie entre le cerveau gauche rationnel et le droit beaucoup plus créatif Belle âme que ce Descartes Et sa lecture montre du reste que ses questionnements métaphysique excèdent de loin le cadre rationnel J'aime son passé militaire, ses disputes, sa sombre ironie, ses controverses, sa polyvalence hors norme, le doute érigé en méthode Mais je n'aime pas le sujet en absolu Peut être et je dis bien peut être devrais tu lire la critique de la raison pure de Kant pour qui le cogito ergo sum cache une erreur logique A savoir inférer de la seule pensée, du seul concept pour reprendre cette manière rationnelle de penser, l'existence réelle du sujet fondée sur le seul "idéalisme" du cogito au delà de toute expérience Du reste... la science est cette rencontre entre la théorie et l'expérience Et je vois bien ce reliquat idéaliste où beaucoup voient dans la seule force de leur pensée ... les lacunes de systèmes beaucoup plus complexes et subtils. Je pense donc je suis est une autoréférentialité spirituelle qui est l'inverse d'une démarche de connaissance Et c'est un peu malheureux
  21. zenalpha

    De l'existence de Dieu

    L'IA garde un militantisme qui est celle de faire l'écho de son interlocuteur Personnellement, j'avais été stupéfait de ChapGPT par sa capacité à tenir un échange conceptuel qui donne le change avec pas mal d'arguments et de références Et dans le même temps par sa capacité de soutenir des énormités qui sont de parfaites contre vérités quand on l'interroge sur des éléments précis à commencer par exemple par des résumés de romans, par des présentations de personnages ou par des détails à propos de thèses ou des différents contextes On était même pas à deux doigts d'élucubrations mais dans des totales élucubrations suivis de "oui vous avez raison" suivi d'une ré écriture Nous ne sommes pas habitués dans une recherche google par exemple à des totales aberrations dans l'information délivrée, un cv de personnage public parfois et par exemple Il faut faire attention parce que sous couvert d'un échange absolument cordial et constructif, il n'y a que des références à des chaines de textes qui se rapportent précisément à la structure grammaticale que l'on utilise et au codage des intentions. Et les limites sont encore assez rapidement atteintes
  22. zenalpha

    Sur le Cogito

    Su tu veux discuter, apprend 2 choses La bienséance et la remise en question Je te rappelle d'une part que tu as été et que tu restes incapable de résumer les conclusions de Zenon d'Elee concernant ses conclusions concernant la divisibilité ou l'indivisibilité de l'espace et du temps. Est il divisible ou indivisible ? Tout cela pour dire que les pythagoriciens avaient tort sans rien conclure de ses paradoxes lui même ? Et que tu restes également incapable de comprendre que les mathématiques résolvent l'ensemble des questions telles qu'elles sont formulées par Aristote qui les a relayé et résolu depuis plusieurs siècles déjà. Donc la question n'est pas tant de savoir ce qu'étaient les intentions de Zenon que tu n'as jamais comprises..ni résumées en terme de conclusion... Mais de comprendre que son questionnement est totalement résolu par l'emploi des bons concepts mathématiques dont il était dépourvu Non seulement ces paradoxes n'en sont plus mathématiquement depuis longtemps... Mais qu'en plus, physiquement, nous savons que la relativité générale nécessite une continuité de l'espace pour ne pas rompre les invariances de Lorentz Et qu'on a même pas besoin du reste de cette théorie cadre pour répondre à ses questions triviales aujourd'hui Et que nous savons également que les objets de l'espace physique indiquent une discontinuité de l'espace comme du temps au niveau quantique Bref...Zenon est un génie de son temps Mais en 2024, tu loupes le concept de suites infinies en mathématiques, tu loupes la relativité restreinte et générale, tu loupes la mécanique quantique, tu loupes toutes les théories de synthèse de gravitation quantique et de la définition de la nature des espaces associés Tout cela pour prétendre que le raisonnement mathématique de Zenon est bon alors qu'il est faux et tout cela pour ne même pas savoir répondre aux questions de discontinuité ou pas de l'espace Ta seule conclusion est de considérer vrai un raisonnement mathématiquement FAUX, en conclure sur la limite des mathématiques alors qu'on tombe dans les errances de la philosophie lorsqu'elle est réfutée par les mathématiques et par la physique Bref, c'est très très faible. Mais le plus faible en vérité est ton incapacité totale à raisonner et te remettre en cause
  23. zenalpha

    Sur le Cogito

    Ce qu'on ne verra jamais, c'est une méthode de réfutation ailleurs que dans le domaine scientifique. Et aucune philosophie ne dresse un protocole quelconque pour être mise à l'épreuve des faits et dresser des protocoles naturellement qui visent à la mise à l'épreuve expérimentale. Et cela est...parfois...un problème Parce que dans certains cas qui te concernent, il n'est plus naturel de cerner où se dresse le périmètre de la méthode scientifique et le périmètre de la discussion philosophique Quand un philosophe par exemple entend démontrer par l'absurde que les prémisses d'un monde continu mènent à une incohérence logique et que, dans le même temps, que les prémisses d'un monde discrétisé mènent également à une incohérence logique...il devrait savoir qu'un raisonnement par l'absurde ne vaut que si la logique utilisée répond à celle du tiers exclu Et donc qu'il ne peut pas utiliser une méthode ou A mène à une absurdité et non A mène également à une absurdité Et encore moins en theorisant une réflexion théorique...absurde...qui est contraire dans ses conclusions aux vérifications expérimentales Cet onanisme de pure pensée plus forte que la logique et plus forte que l'expérience est une dérive de la philosophie Du reste... Aucune philosophie n'est venue dans l'histoire de l'humanité réfuter sans une méthode scientifique une démonstration mathématiques ni une théorie physique Et donc si la philosophie me semble nécessaire à la pensée et au scientifique, si elle l'accompagne et l'influence dans de nombreux changements de paradigmes scientifiques, la philosophie se trouve dépassée par la démonstration, la theorisation, l'induction pour la physique, la déduction souvent pour les mathématiques et le processus de réfutation imaginé par l'expérience. D'ailleurs la science parfois à un pouvoir de réfutation de conceptions philosophiques quand elles concernent une vision du monde qui entre dans le champ de l'expérience et de la logique
  24. zenalpha

    Sur le Cogito

    Absolument. Sur l'idée du modèle où la carte n'est pas le territoire j'ai à peu près la même conception qu'Alain Connes pour le domaine mathématique où une "réalité mathématique archaïque" pré existe et n'est découverte que par la méthode axiomatique qui est un outil puissant mais limité et comme l'a démontré Gödel pour l'explorer. Et j'ai à peu près la même conception que l'anti réalisme de David Louapre concernant la physique où le modèle est une approximation efficace mais qui manipule des objets qui peuvent fondamentalement être extrêmement différent de ce que peut être la réalité ontologique et qui peuvent néanmoins être des outils puissants pour en dévoiler certains aspects. Oui, je ne suis ni pur physicien ni pur mathématicien, j'ai utilisé pas mal de mathématiques pour les statistiques et l'économie uniquement Et oui, quand je lis ce volume tout de même assez considérerable d'œuvres de physiciens et de mathématiciens, c'est parce que j'y vois le seul développement rationnel de la philosophie classique dont je ne cache pas qu'elle est un point d'entrée et que j'ai également poncé. Tout cela pour me forger ma propre philosophie et ma propre spiritualité qui identifie clairement les connaissances et ses limites, la recherche et ses méthodes, l'intuition et le bon sens issu de mes centres d'intérêt et même une forme de spiritualité envers mes semblables et envers ma reconnaissance envers ce monde Les techniques m'intéressent néanmoins sachant que nombre d'entre elles me dépassent. Mais je n'hésite pas à lire les formalismes y compris quand certaines choses m'échappent. Le sens. C'est ce qui m'intéresse
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